Répartition des joueurs de Ligue Magnus 2018-2019 par lieu de naissance (2e partie)

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Vous avez découvert lundi la première partie de l’analyse de la répartition des joueurs de la saison régulière de Ligue Magnus selon leur lieu de naissance. Voici la seconde partie avec l’étude à échelle des départements et des villes.

Si vous découvrez ce travail à l’occasion de cette publication, voici pour rappel le contexte et les explications afin de suivre au mieux la démarche qui est la nôtre :

Les tableaux et éléments de contexte qui vous seront proposés sont accompagnés d’une carte interactive, que vous retrouverez à chaque fois en début d’article. Cette carte vous permettra de matérialiser les données évoquées.
Dans sa version visible directement, un point (violet pour la Ligue Magnus) symbolise une commune concernée, y compris à l’étranger. En cliquant sur ce point, une étiquette vous fera apparaitre l’ensemble des informations à son sujet (nombre de joueurs, nom(s) et club(s) de ce(s) dernier(s)). Apparaissent également des icônes contenant le logo d’une équipe engagée dans la Ligue (les logos sont la propriété des clubs concernés). Cela représente l’équipe dans laquelle le joueur évolue. En cliquant sur l’icône, on retrouve l’identité du joueur. La plupart de ces étiquettes contiennent une photo du joueur. La totalité de ces photos est issue des sites de la Fédération Française de Hockey sur Glace (https://www.liguemagnus.com/ ou https://www.hockeyfrance.com/championnats), et en sont la propriété.

Il vous est possible de naviguer sur la carte via la souris ou le pad, pour vous déplacer progressivement. Les boutons « + » et «  » vous seront précieux pour zoomer ou dézoomer, toutes les données ne sont pas apparentes à une échelle trop large, en particulier pour les villes comptant de nombreux joueurs. Le mode plein écran apporte un confort à la visibilité, mais vous isole des explications contenues dans l’article.

Vous serez régulièrement invités à utiliser les calques (bouton « voir les calques »). Chaque équipe est représentée par un calque indépendant (« Données Amiens », « Données Angers », etc). En masquant le calque des onze autres formations du championnat (« Voir les calques » puis cliquer sur l’œil pour masquer), vous avez la possibilité de voir la répartition des joueurs pour une seule équipe de Ligue Magnus. Il convient alors de recliquer sur l’œil pour faire réapparaitre les données masquées.
Surtout, ces calques vous permettront de suivre les données analysées en temps réel. En début de chaque partie, nous vous demanderons d’afficher le calque d’analyse correspondant.

Un dernier point sur les données traitées, le panel qui est pris en compte : pour rappel, entrent dans l’étude les joueurs ayant « statistiquement » pris part à une rencontre de saison régulière de Ligue Magnus, ce qui correspond aux joueurs de champ comptant à minima une présence sur feuille de match, et aux gardiens montés au jeu au moins une fois.

Voici donc la carte pour la saison 2018-2019 :

Voir en plein écran

RÉPARTITION DEPARTEMENTALE :
(Pour suivre ces données sur la carte, nous vous invitons à cliquer sur la dernière icône « voir les calques », puis l’icône œil correspondant à la ligne « Données départementales », pour afficher le contenu correspondant).

Légende :
– 0 joueur = pas de remplissage

– de 1 à 4 joueur(s) = couleur jaune
– de 5 à 9 joueurs = couleur rose
– de 10 à 19 joueurs = couleur orange
– 20 joueurs et plus = couleur rouge

Pour la troisième saison consécutive, 43 départements français sont représentés dans l’analyse. Les départements de l’Indre, de la Meurthe et Moselle, de l’Eure et Loir, du Var et du Vaucluse sont numériquement remplacés par la Saône et Loire, les Pyrénées Orientales, le Loiret, le Finistère et, sous l’impulsion de la montée d’Anglet, des Pyrénées Atlantiques.

Pas de surprise pour les premières places. L’Isère demeure évidemment le département le plus représenté, avec 26 joueurs soit 12.4% du total français. La part augmente légèrement par rapport à la saison passée (+ 0.4 point de pourcentage), ce qui peut être en partie lié au recours à plusieurs reprises cette saison à des juniors en formation chez les Bruleurs de Loups de Grenoble, jeunes joueurs régulièrement du cru (Lauric Convert, Maxence Leroux, Loïc Corvez). Mais d’une manière générale, l’Isère via sa métropole reste la plus grande source de joueurs hexagonaux de haut niveau.

Derrière l’Isère, on retrouve en toute logique la Haute-Savoie avec 20 joueurs (9.6% de la part des joueurs français, + 0.8 point de pourcentage). Pour le coup, le critère « formation » est ici pleinement marqué : sur les 20 natifs du département, 12 n’excèdent pas l’âge de 20 ans ! Le travail d’école mené dans les clubs alpins puis au sein de la structure HC 74 pérennise l’ancrage territorial dans toutes les divisions en réalité, du fait des nombreuses structures présentes : 10 clubs dont 4 formations qui présentent 5 équipes alignées dans le hockey sénior de division (de la Ligue Magnus à la Division 3). Un témoignage supplémentaire, s’il en fallait un, de l’importance de créer les possibilités (matérielles, organisationnelles) de pratiquer le hockey dès le plus jeune âge pour développer par ruissellement le nombre de licenciés adultes à tous les niveaux.

Cette saison confirme la prédominance des Hautes Alpes sur la Somme, qui fut longtemps le troisième département de provenance. Le représentant provençal talonne désormais la Haute Savoie avec 19 joueurs et 9.1% de la part des natifs de France. Une belle augmentation d’1.9 point de pourcentage. Ce département présente le net avantage d’abriter en son sein deux villes de hockey, Gap et Briançon, et il faut remonter à la saison 2001-2002 pour trouver un championnat Elite où ne figuraient aucune de ces deux équipes. Le hockey du Nord suit avec 16 joueurs pour la Somme (7.6%, + 1.4 point de pourcentage), devant la Seine Maritime (14 joueurs, 6.7%, + 1 point de pourcentage).
La baisse la plus importante est cette saison en adéquation avec la situation sportive, puisqu’elle concerne le département des Vosges, qui ont perdu leur représentant en Ligue Magnus ainsi que 2.2 points de pourcentage dans la part des joueurs ayant fréquenté le championnat.

RÉPARTITION LOCALE :
(Cette analyse ne nécessite pas de calque supplémentaire sur la carte interactive).

Les 209 joueurs nationaux sont issus de 73 communes. Ramenées aux régions, on constate une très forte différence en nombre de villes concernées entre les régions Auvergne-Rhône Alpes et Ile de France (18 villes chacune) et le reste du territoire (un maximum de 7 villes, pour la région Provence-Alpes Côte d’Azur).
Sur ces 73 villes, 44 possèdent un club de hockey affilié à la FFHG (60% des villes). Cette saison, la ville du panel (hors Cayenne) la plus éloignée d’une patinoire en activité est la ville de Saint Vallier, en Saône et Loire, distante de 66 kilomètres de la patinoire de Pont-de-Vaux, dans l’Ain.

En tête, la ville de Grenoble est représentée par 17 joueurs, soit le plus grand total sur les trois dernières saisons consécutives. Les 26 joueurs du département de l’Isère sont originaires de l’agglomération grenobloise (Grenoble, Echirolles, Saint Martin d’Hères). Mais dans le même temps, la part des joueurs natifs d’Amiens augmente également, et ce sont 16 joueurs qui sont nés dans la capitale samarienne. Dans les deux cas, ancrage territorial et mobilité géographique se complètent : 6 des 17 grenoblois de naissance évoluent pour les Bruleurs de Loups, les autres se répartissent sur 8 équipes différentes. Seuls Amiens, Chamonix et Mulhouse ne comptent aucun grenoblois d’origine dans leur effectif, et encore le Scorpion Kenny Martin est né à Saint Martin d’Hères. Pour Amiens, 5 des 16 joueurs sont des Gothiques cette saison, et là encore 8 autres formations sont concernées (Angers, Bordeaux, Gap, Lyon, Mulhouse, Nice, Rouen, Strasbourg).

A la troisième place, c’est la ville de Rouen qui fait un bond en avant par rapport à la saison passée, de 7 joueurs en 2017-2018 à 12 cette saison. Trois juniors ont fait l’apparition dans le panel (Jules Lefebvre, Mathieu Mony et Robin Robl), tandis que deux autres sont rentrés de Finlande (Bastien Maïa et Sebastian Ylönen). Une quatrième ville est représentée à hauteur d’au moins 10 joueurs, c’est Briançon qui est donc la première ville de l’étude parmi celles qui ne possèdent pas d’équipe dans la Ligue. Elle est désormais talonnée par sa voisine Gap qui passe de 4 à 9 joueurs, avec un effet « juniors locaux » important puisque 5 de ces 9 joueurs ont été mobilisés pour compléter l’effectif senior des Rapaces de manière très éparse (Anthony Allemand, Maxence Bortino, Louis Cirgues, Axel Tarabusi et Hugo Vasse).

Une seule formation parmi les 12 de la Ligue Magnus n’est pas représentée dans la répartition locale. Il s’agit d’Anglet, dont la commune ne possède pas de maternité. Trois joueurs (évoluant tous pour l’Hormadi) sont en revanche natifs de Bayonne.

Retrouvez dans quelques jours l’analyse de la répartition par lieu de naissance pour la Division 1.

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