La Norvège est dans l’exacte même position que la France. Elle compte 5 points après avoir défait ses deux principaux adversaires pour le maintien (Grande-Bretagne et Autriche), la porte pour les quarts s’était alors légèrement entrouverte, avant d’être violemment refermée par la Suède (1-7). Mais contrairement à la France, son classement peut encore évoluer, il lui est encore possible de passer devant l’Autriche avec pour seul but d’améliorer son rang de classement IIHF. Toutefois, il faudrait pour cela battre les États-Unis.
Des Américains assurés de participer aux quarts de finale grâce à la (petite) victoire de la Suède sur la Lettonie, plus tôt dans la journée. Ils ne pourront d’ailleurs faire mieux que quatrièmes du groupe et connaissent déjà leurs futurs adversaires, la Suisse en l’occurrence. La tentation de se ménager est probablement grande. Les Américains auront-ils recours au frein à main alors qu’ils affronteront jeudi l’explosive (et invaincue) équipe helvète ?
Car les Américains jouent toujours avec uniquement cinq défenseurs dans leur alignement, le coach David Quinn utilise une configuration hybride où certains de ses attaquants prennent le poste en défense. Et la machine fonctionne, assez rapidement dans ce match. Ryan Hartman dévie une première fois un lancer lointain de Sam Lafferty, Henrik Haukeland repousse une première fois, Alex Galchenyuk remet alors (involontairement dans l’action) à Hartman qui marque dans un angle ouvert (1-0, 03’45). L’attaquant du Minnesota inscrit son premier but dans ce championnat du monde, fraîchement arrivé avec son complice du Wild Matt Boldy… qui double la mise quelques minutes plus tard. Servi par Galchenyuk, Boldy file couloir gauche après avoir éliminé Kåsastul et marque d’un tir croisé (2-0, 07’20).
Les Américains dominent leur sujet, la Norvège ne se procurant qu’une seule vraie occasion en première période, par Mathis Olimb, seul dans le slot, qui manque de peu de dévier au fond des filets. 2-0 après vingt minutes, malgré une dernière bonne chance de Kieffer Bellows, qui se retrouve dans une position identique à celle de Boldy, Henrik Haukeland fait le double arrêt. Après vingt minutes, Jeremy Swayman laisse alors sa place à l’autre gardien américain Strauss Mann.
Grâce à une pénalité tardive dans le premier tiers-temps, les Norvégiens reviennent sur la glace en supériorité numérique. Ils n’en profitent pas mais ils parviendront à marquer quelques instants plus tard. Martin Røymark est en back-check en zone neutre et intercepte le puck, Michael Haga laisse alors le soin à Andreas Martinsen de partir seul, Strauss Mann s’incline… peu après son entrée en jeu (2-1, 22’43) !
Les Américains n’ont pas l’intention de lâcher du lest et, de suite, s’installent en zone offensive. Les Norvégiens se dégagent une première fois après avoir souffert pendant plusieurs minutes, mais la menace revient vite. Vinni Lettieri marque après que le puck soit dévié… par le patin de l’arbitre dans sa chute. Le but est logiquement refusé. La menace se rapproche tout de même, d’autant qu’une belle passe de dos entre les jambes de Boldy permet à Galchenyuk de se présenter seul, arrêt splendide de Haukeland. Le troisième but de Ben Meyers, en une-deux avec Luke Hughes, est finalement d’une logique implacable (3-1, 28’05), tant les Américains sont dominateurs.
Après 40 minutes de jeu, les USA préservent un écart de deux buts, malgré une belle reprise de Ken Andre Olimb. Dès l’entame de la troisième période, on frôle même l’écart à trois avec un 2 contre 1 du Wild Boldy pour Hartman, Haukeland fait l’arrêt. Les Norvégiens ont frôlé la correctionnelle mais réagissent : la passe de derrière le but de Kristian Jakobsson trouve complètement à l’opposé Daniel Rokseth qui marque dans un but quasi vide (3-2, 41’59).
Le match semble relancé mais il se ferme avec des occasions assez limitées, en dépit d’un jeu de puissance offert à chacune des deux équipes dans la dernière période. À la 58e minute, Michael Haga, après un contre bien mené par Ken Andre Olimb, est en bonne position en frappant du revers côté droit, Mann déséquilibré arrête tout de même des jambières. Une telle occasion ne se représentera pas pour la Norvège qui sort son gardien, Sean Farrell se fait alors un plaisir de marquer en cage vide.
4-2, score final pour les États-Unis qui rendent une copie propre, en plus d’avoir évité une quelconque blessure avant le quart de finale tant attendu face à l’énergique équipe de Suisse. Quant aux Norvégiens, il leur a manqué de la fraîcheur, probablement de la motivation aussi pour finir sur une meilleure note.
Élus joueurs du match : Matt Boldy pour les États-Unis, Henrik Haukeland pour la Norvège.
États-Unis – Norvège 4-2 (2-0, 1-1, 1-1).
Mardi 24 mai 2022 à 16h20 à la Nokia Arena de Tampere. 5435 spectateurs.
Arbitres : Jeff Ingram et Fraser Lawrence (CAN) assistés de Maxime Chaput (CAN) et Simon Synek (SVK).
Pénalités : États-Unis 4′ (2′, 0′, 2′), Norvège 4′ (0′, 2′, 2′).
Tirs : États-Unis 37 (14, 13, 10), Norvège 23 (9, 8, 6).
Évolution du score :
1-0 à 03’45 : Hartman assisté de Galchenyuk et Lafferty
2-0 à 07’20 : Boldy assisté de Galchenyuk
2-1 à 22’43 : Martinsen assisté de Haga et Røymark
3-1 à 28’05 : Meyers assisté de Hughes et Kuhlman
3-2 à 41’59 : Rokseth assisté de Jakobsson et Trettenes
4-2 à 59’20 : Farrell
États-Unis
Attaquants :
Alex Galchenyuk (+1) – Ryan Hartman (+2) – Matthew Boldy (+1)
Kieffer Bellows – T.J. Tynan (2′) – Adam Gaudette
Sean Farrell (+1) – Ben Meyers – Karson Kuhlman
John Hayden – Sam Lafferty (+3) – Austin Watson (A)
Vinni Lettieri (+1, 2′), Riley Barber
Défenseurs :
Jaycob Megna – Seth Jones (C, +1)
Nate Schmidt (A) – Andrew Peeke (-2)
Luke Hughes (+2)
Gardien :
Jeremy Swayman puis Strauss Mann à 20’00.
Remplaçant : Strauss Mann (G). En réserve : Jon Gillies (G), Thomas Bordeleau (A). Blessés et repartis : Nick Blankenburg (D), Jon Merrill (D).
Norvège
Attaquants :
Tobias Fladeby (-2) – Mathis Olimb (C, -2) – Ken Andre Olimb (A, -2, 2′)
Martin Røymark (+1) – Michael Haga (2′) – Andreas Martinsen (+1)
Ludvig Hoff – Mathias Trettenes (A) – Kristian Jakobsson
Eirik Salsten (-1) – Magnus Brekke Henriksen (-1) – Martin Ronnild (-1)
Défenseurs :
Emil Lilleberg (-1) – Johannes Johannesen
Mattias Nørstebø (-1) – Max Krogdahl
Christian Kåsastul (+1) – Daniel Bøen Rokseth
Andreas Klavestad (-3) – Magnus Geheb
Gardien :
Henrik Haukeland [sorti de 58’03 à 59’20]
Remplaçants : Henrik Holm (G). En réserve : Jonas Arntzen (G), Christian Bull (D). Blessé : Mats Rosselli Olsen.