Roanne fait respecter la hiérarchie

Lyon - Roanne, match de préparation

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Après une saison 2021-2022 frustrante, car stoppée aux portes du carré final, les Lyonnais retrouvent leur public de Charlemagne pour leur premier match de présaison à domicile. Leur adversaire du soir n’est autre que le club voisin (et partenaire) des Renards de Roanne. Les deux équipes ont l’habitude de croiser le fer en préparation. D’ailleurs, le match du jour sonne comme une revanche du match du samedi précédent, remporté 5 à 4 en prolongation en terre ligérienne par les pensionnaires de D3 (grâce à un but de Franzino) dans une rencontre qui, sur la foi des statistiques, semble avoir été très intense (73 minutes de pénalités cumulées, dont 50 minutes pour Lyon).

L’effectif de Lyon, qui n’aura connu qu’une seule défaite la saison passée (lors du quart de finale retour face à Anglet), est reconduit – presque – dans son ensemble pour une nouvelle saison. Le staff mise certainement sur l’expérience acquise après une saison complète en D3, ainsi que sur les arrivées de Clément Guennelon (passé par les équipes de jeunes de Grenoble et en provenance de Roanne), Jonathan Estienne (en D1 à Dunkerque l’année passée), Clément Ginier (back-up en Magnus à Chamonix les deux dernières saisons et lui aussi passé par Roanne), William Lamothe (en provenance de Poitiers après avoir connu 6 saisons à Roanne entre 2014 et 2020) et sur le retour de blessure de David Kubovcik (absent ce soir, mais 47 points en 11 matchs en 2021-2022). Le principal changement intervient derrière le banc où Damien Raux a définitivement raccroché les patins pour se consacrer pleinement au coaching.

Pour le Club des Hockeyeurs Roannais, les recrues Aleksandrs Visockis (Letton, 28 points en 26 matchs à Dunkerque en 2021-2022), Théo Perrenoud (à Strasbourg 2 et Colmar en 2021-2022), Sylvain Puravet (de retour chez les Renards après un passage à Clermont-Ferrand) et Matthieu Depanian (qui gardait les cages de Courchevel-Méribel-Pralognan l’année passée) sont présentes sur le glaçon lyonnais à la différence des deux Canadiens Lee et Luscombe, absents de la feuille de match.

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Avant le coup d’envoi de la rencontre, une minute de silence est respectée en la mémoire de Gabriel Lyant, entraîneur des catégories de jeunes du LHC (et ancien joueur de Lyon et de Roanne) tragiquement décédé au mois d’août.

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Roanne entame le match tambour battant et se projette en territoire lyonnais. Une perte de palet au centre de la glace permet à Perrenoud de déclencher un premier tir (hors cadre). Puis Aurélien Haasser, d’abord en pivot puis des poignets, alerte Ginier. Le jeu se déroule en zone défensive des Lions, et à force d’être pressés, les pensionnaires de D3 finissent par concéder une pénalité (charge incorrecte de Lamothe). Placé à la bleue, Romain Bonnefond distribue le jeu et cherche le one-timer de Visockis depuis le point d’engagement. Le Letton aligne les tentatives sans parvenir à trouver le fond du filet. Les situations chaudes se multiplient devant la cage lyonnaise, Perrenoud puis Thonnessen (par deux fois) se procurent de franches occasions. Les Renards finissent par trouver la faille sur un débordement d’Oulmantich (0-1, 8’09).

Dominés jusqu’à lors, les joueurs du coach Raux parviennent enfin à s’approcher du but adverse. Estienne déborde et alerte Depanian, puis Lamothe s’offre un bon tir plein axe. Symbole du bon passage lyonnais, c’est Roanne qui concède une pénalité. Les Roannais défendent bien et tuent la pénalité sans avoir été trop mis en danger. Mais le LHC est mieux dans son match et concrétise son bon passage en égalisant par l’entremise de Romain Ginier (1-1, 15’12). Alors qu’il reste un peu plus de quatre minutes à faire dans le tiers, Franzino est puni pour un retenir, et Lyon se retrouve à défendre à court d’un homme. Bien organisés, les Lyonnais repoussent les assauts des Roannais mais y laissent des forces. Acculée durant de longues séquences dans sa zone, la défense de Lyon cède lorsque Sylvain Puravet – monté aux avant-postes – profite d’un décalage de Visockis pour loger le palet sous la barre de Clément Ginier (1-2, 19’43).

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À la sortie des vestiaires, les Renards sont de nouveaux les plus agressifs. Profitant d’un revirement, Visockis peut s’avancer et ajuster Clément Ginier côté rapproché (1-3, 21’36). Le LHC continue de subir le jeu et concède une nouvelle pénalité par son portier, sanctionné pour avoir joué un palet derrière son but en dehors de la zone trapézoïdale. Saunier et l’omniprésent Visockis enchaînent les tirs sur Clément Ginier qui tient bon et garde son équipe dans le match. À peine revenus à forces égales, l’indiscipline rattrape les Rhodaniens. Durant la même phase de jeu, Filippi (trébucher) et Loua (coup de genou) sont pénalisés. À 3 contre 5, Roanne continue d’appliquer sa méthode, à savoir rechercher la reprise de volée de Visockis depuis les cercles. Et quand le Letton choisit la passe à travers le slot (plutôt que le tir) pour déstabiliser la défense lyonnaise, Sylvain Puravet manque d’un rien la cage vide. Il se rattrape quelques instants plus tard en inscrivant le quatrième but des siens en fin de supériorité numérique (1-4, 24’35). Alors que l’on craint que le match ne tourne à la démonstration en faveur des Roannais, les Lyonnais se relancent en exploitant une supériorité numérique (en seulement neuf secondes !) pour recoller à deux longueurs par l’entremise de Baravaglio (2-4, 27’08). L’indiscipline passe côté Roanne qui concède deux pénalités coup sur coup (Oulmantich puis Ravanel). À contre 5 contre 3, Les Lions ne manquent pas l’occasion et Baravaglio s’offre un doublé (3-4, 32’17). Malheureusement pour les Lyonnais, deux nouvelles pénalités viennent couper leur élan. Sylvain Puravet et Haaser en profitent pour se créer des occasions sans toutefois parvenir à faire évoluer le score.

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Dès le début de la troisième période, le LHC se complique la tâche en étant encore puni. Clément Ginier pare la tentative d’Haaser puis de Ravanel de loin. Dans la continuité, Portier est lui aussi sanctionné, laissant ses coéquipiers défendre à 3 contre 5 pendant près d’une minute. Solidaires, à l’image de Szelig qui se sacrifie sur un tir, les Lions parviennent à tuer les deux pénalités. Profitant d’un surnombre suite d’une pénalité différée, Kulha se procure un bon tir que Depanian capte sans laisser de rebond. Le dernier rempart ligérien s’illustrera en détournant de la botte un lancer d’Estienne alors que Lyon est en supériorité numérique. Plus offensifs, les Lyonnais poussent les Roannais une nouvelle fois à la faute. Hélas, après seulement quelques secondes de powerplay, Franzino est puni pour accrocher, laissant le jeu se dérouler à 4 contre 4. Sur une action un peu confuse devant le but des locaux, Clément Ginier parvient à sauver les siens. L’indiscipline continue pour les locaux puisqu’avec un peu plus de cinq minutes à faire dans le match, c’est Kulha qui se retrouve au banc d’infamie pour deux minutes. La grosse soirée de travail se poursuit pour Clément Ginier qui s’interpose à nouveau face aux tirs des Renards. La défense lyonnaise est de nouveau mise à l’épreuve alors qu’il ne reste plus de trois minutes à disputer en concédant sa douzième (!) pénalité. Les Lions tiennent bon, mais laissent beaucoup d’énergie à jouer si longuement en infériorité numérique. Avec une minute à jouer, ils tentent de se lancer à l’abordage des buts de Depanian, mais c’est finalement Gradoux qui assure la victoire des siens en propulsant d’un slap dans la lucarne un palet auparavant plusieurs fois contré.

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Les Renards remportent un match qu’ils auront globalement dominé, faisant de fait respecter la hiérarchie entre les deux équipes séparées d’une division en championnat. Roanne aura su capitaliser sur ses temps forts en fin de premier tiers et en début de second tiers. Les pensionnaires de D2 auraient pu se mettre à l’abri tôt mais la réussite en supériorité numérique leur a fait défaut (seulement un but en douze occasions) et ils se sont également heurtés à une solide performance de Clément Ginier devant le filet lyonnais. Maintenus dans la rencontre par les prouesses de leur gardien, les Lions se sont montrés accrocheurs mais trop pénalisés pour forcer la décision.

 

Lyon (D3) – Roanne (D2) 3-5 (1-2, 2-2, 0-1)
Mercredi 24 août 2022 à 19h30 à la patinoire Charlemagne. 922 spectateurs.
Arbitres : M Robert assisté de M. Touveron et Mme Billandon
Pénalités : Lyon 24’ (4’, 10’, 10’), Roanne 12’ (2’, 6’, 4’)

Évolution du score
0-1 à 08’09’’ : Oulmantich assisté d’Haaser
1-1 à 15’12’’ : Ginier assisté Guennelon
1-2 à 19’43’’ : S.Puravet assisté de Visockis et Granoux
1-3 à 21’36’’ : Visockis assisté de S.Puravet
1-4 à 26’10’’ : S.Puravet assisté de Visockis (double sup. num.)
2-4 à 27’08’’ : Barravaglio assisté de Kulha et Portier (sup. num.)
3-4 à 32’17’’ : Barravaglio assisté de Lamothe et Portier (double sup. num.)
3-5 à 59’38’’ : Granoux

Lyon

Attaquants :
Matteo Baravaglio – Aloïs Franzino (A) – Martin Kulha
Hugo Petrozzi – Jonathan Estienne – Romain Ginier
Benjamin Robert – Léo Filippi – Rémi Mouret
Sylvain Loua – Hugo Gaillochet – Pavel Voitik

Défenseurs :
Dominik Kysilka (A) – William Lamothe
Florian Portier (C) – Clément Guennelon
Axel Fanget – Marcel Szelig
Xavier Carrichon

Gardien :
Clément Ginier

Remplaçant : Sydney David-Thivent (G). Absent : David Kubovcik

Roanne

Attaquants :
Aleksandrs Visockis – Aurélien Haaser (A) – Vladislavs Lescovs
Souleymane Oulmantich – Felix De Coquereaumont (A) – Théo Perrenoud
Clément Grossetête – Rémy Granoux – Eddy Thonnessen
Lucas Lacroix – Thomas Gambier

Défenseurs :
Romain Bonnefond – Sylvain Puravet
Thomas Ravanel (C) – Lydéric Puravet
Allan Villand – Victor Fournier

Gardiens
Matthieu Depanian

Remplaçant : Bastien Bonnefond (G). Absents : Tommy Lee, Blake Luscombe, Martin Obuch

Note : l’auteur de l’article remercie le LHC Pro pour lui avoir transmis la feuille de match.

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