C’est le 200e match en Bleu de Nicolas Ritz, 21e joueur à atteindre ce cap : le vétéran de l’équipe de France espère, comme toute l’équipe, un rebond après la contre-performance contre l’Ukraine. Mais cela commence mal : après avoir déjà perdu Hugo Gallet, les Bleus perdent Charles Schmitt dès l’échauffement, touché dans un choc avec un coéquipier ! Fabien Colotti dépanne en défense…
Mal rentrée dans le match contre l’Ukraine, la France débute avec de meilleures intentions cet avant-dernier match du tournoi. La première présence se joue entièrement dans le camp lituanien, grattant le long de la bande, à la recherche de solutions devant la cage. La deuxième suit le même schéma… et le tir de Simonsen n’est pas cadré. Il obtient cependant une pénalité contre Emilijus Krakauskas pour accrochage.
Les Bleus tentent : Bruche traverse l’enclave, Simonsen lance du cercle gauche. Bougro enchaine du même endroit, Leclerc chasse un rebond d’Aurélien Dair… mais encore une fois le jeu de puissance reste muet.
Derrière les Bleus cafouillent quelques relances et évitent le pire grâce à de solides retours défensifs. La douzaine de supporters français donne de la voie dans une arena déserte. Mais l’attaque peine à entrer en zone en contrôle, et envoie au fond, où la récupération n’est pas fréquente.
Ces palets perdus offrent parfois des contres aux Baltes. Servi en retrait par Paulius Gintautas, Ugnius Cizas reprend en force et Papillon doit intervenir. Après dix minutes, l’attaque française est aux abonnés absents.
Il faut attendre douze minutes pour une bonne situation. Aurélien Dair trouve la mitaine fébrile de Fauustas Nauseda et, dans la continuité, Flavien Dair reprend de volée, déviée. Sur la mise au jeu qui suit, la Lituanie contre et Gintautas échappe à la défense. Il perd son duel contre Papillon.
La France essaie de réagir ; cela reste laborieux. Leclerc derrière le but trouve Kévin Bozon devant la cage, et Nauseda sauve. Puis, Boudon décale le slap de Dusseau, trop sur le gardien.
La France se fait finalement punir de ses erreurs bêtes. Jordann Bougro rate une passe latérale vers Fabien Colotti devant la cage et Dovydas Jukna est seul devant Papillon. Il ne cadre pas face au grand écart du gardien, mais parvient, en déséquilibre, à remettre le palet sur le côté du but. Martiens Grinius déniche un trou de souris le long du poteau, alors que Papillon s’attendait à la sortie du palet à l’opposée (0-1).
Le jeu tricolore se montre trop brouillon après ce but, et le score à la pause est inquiétant à la fois sur le fond et la forme : trop de palets perdus, de passes approximatives et de mauvais contrôles.

Tomas Simonsen sonne la charge dès le premier shift, et son revers est repoussé. Flavien Dair ne parvient pas à cadrer le rebond, mais les intentions sont là. Le travail dans les bandes offre une chance lointaine à Kévin Dusseau, encore trop sur le gardien.
Ces intentions positives paient assez vite. Après deux minutes, Leclerc et Bougro travaillent dans le coin. Ce dernier sort le palet, remonte vers la bleue et, plein axe, décoche, avec écran massif de Douay et Leclerc (1-1). Initialement attribué à Bougro, le but est finalement donné à Douay en déviation.
Les Bleus tentent une combinaison similaire peu après, sans réussite, mais continuent à jouer avec énergie, vers l’avant. Les mises en échec, appuyées, permettent de se procurer quelques chances. Après six minutes, Jordann Perret trouve ainsi le poteau après avoir repris un rebond en pivot.
Le métal, meilleur ami de la Lituanie, sauvée à nouveau par le montant gauche lorsque Simonsen reprend de volée une passe en retrait de Louis Boudon. La France joue mieux, mais se tire encore une balle dans le pied sur une charge ratée de Dusseau. Les officiels consultent la vidéo, et donnent finalement deux minutes seulement.
Agressive, la France repousse le jeu dans la neutre. Boudon prend même de vitesse Nerijus Alisauskas et se présente seul devant Nauseda, qui sauve le tir en hauteur. Aucune occasion concédée : une bonne séquence tricolore. Derrière, cela défend bien, et la relance envoie Simonsen sur l’aile droite. Le tir du cercle n’échappe pas au gardien lituanien.
La France laisse venir, bloquant bien l’entrée dans sa zone pour mieux démarrer en vitesse et écarter le jeu. Physiquement, les mises en échec dominent les Baltes. Reste à trouver des occasions franches… L’une d’elle arrive avec cinq minutes à jouer. Un revirement dans la neutre envoie Bruche et Bougro en deux contre zéro ! Mais Bruche hésite trop, et sa passe bien trop tardive est interceptée par le gardien…
Cette occasion aurait fait du bien aux joueurs de Yorick Treille, un peu bousculés dans leur camp. Fort heureusement, le danger reste réduit ; seul un tour de cage de Lukas Zukauskas menace un peu Papillon. En contre, Boudon exploite un changement de ligne et slalome, terminant par un tir croisé capté facilement. Eimantas Noreika se heurte ensuite au gardien français, à la réception d’un revers d’Ilja Cetvertka.
Le tiers se termine par une séquence forte de la première ligne tricolore, et une grosse chance de Perret : 1-1 après quarante minutes.

Les joueurs de Yorick Treille entament avec de bonnes intentions. Ils confisquent le palet, font preuve de séquences offensives durables, bien que trop périphériques. Simonsen se procure une nouvelle chance, pas cadrée, et cinq minutes ont déjà filé…
Une relance de Dusseau exploite un changement de ligne. Douay s’infiltre, efface et échoue sur Nauseda. À 12’55 de la fin, Grinius charge Papillon qui était allé jouer le palet derrière son but. Le jeu de puissance tricolore entre en piste.
La faiblesse chronique des Bleus dans l’exercice est encore évidente : un déplacement du palet assez lent, un manque d’initiative pour prendre des tirs, la recherche de passe dans l’enclave. Un jeu stéréotypé, facilement lu par la défense. La Lituanie revient au complet.
Les minutes qui suivent sont tendues. Les Bleus ne trouvent pas de solution, peinent à s’imposer dans la zone adverse. Ils se mettent à la merci de contres, et Papillon intervient même du masque sur un tir de Grinius. Offensivement, il n’y a pas grand chose : à peine un tir de Colotti dévié par Valentin Grossetête au dessus, à 4’36 de la fin du match. C’est ensuite Jules Boscq qui essaie de la bleue, sans réussite.
La France se fait peur à 2’37 de la fin avec un slap en force sur lequel Papillon doit se jeter. La France se reprend dans les derniers instants et Douay s’octroie une chance dans le slot sur le fil, sans réussite : prolongation, un résultat catastrophique pour les ambitions françaises.
La France se fait peur sur un revirement et Nicolas Ritz sauve le coup. Puis, Louis Boudon s’avance à gauche et Nauseda sauve le tir. Les deux équipes, prudentes, ne lâchent rien, et il faut attendre la dernière seconde pour une autre occasion franche, lorsque Grinius déborde et se heurte à Papillon.
La séance de tirs au but débute. Bruche entame entre les jambes (1-0).
Krakauskas, patient, fixe et égalise (1-1).
Boudon tente entre les jambes, c’est arrêté.
Grinius tire à côté.
Perret feinte pour tirer à contresens, c’est arrêté.
Sadauskas lève son tir et le poteau repousse.
Bougro fixe et veut glisser le palet le long du poteau, sans réussite.
Cizas échoue sur Papillon, qui ferme vite les jambes.
Simonsen trouve l’espace entre les jambes… presque involontairement (2-1).
Cetverka ne cadre pas.
La France remporte donc deux points seulement… et reste (un peu) en vie en attendant les matchs suivants.
Désignés joueurs du match : Quentin Papillon (France) et Martynas Grinius (Lituanie)
Commentaires d’après-match :
Floran Douay (attaquant de la France) : « C’était un faux rythme tout le match, avec une équipe en face qui a tout donné. Nous nous sommes créé beaucoup d’occasions mais nous n’avons pas réussi à concrétiser. On doit clairement prendre plus de tirs de loin, amener le volume nécessaire. Le seul but que l’on met à 5 contre 5, c’est un ‘tip’ devant la cage, il en faut plus, mettre plus de trafic devant la cage. On ne marquera pas en tic tac toe… On doit garder moins le puck sur la canne. Mais c’est difficile pour nos défenseurs, on affronte des équipes qui donnent tout au bloc. On doit trouver des tirs anodins pour chercher des gros rebonds, envoyer dans les pieds du gardien depuis l’aile… Je pense qu’il nous manque la mentalité de jouer ce genre de match comme on joue ceux contre les grandes nations, où on va chercher le but de raccroc. On verra demain, ce sont des joueurs solides, nous n’avons pas le droit à l’erreur. »
Jordann Perret (attaquant de la France) : « Nous avons manqué d’esprit de tueur. Sur deux trois occasions, on aurait pu ouvrir le compteur, changer la confiance du gardien. Ce sont de petits détails. On a réussi à sortir la tête de l’eau pour les deux points, et on va voir selon la journée, sur les autres matchs. Demain ça ne sera pas le même style de jeu en face. Nous devons apprendre à jouer notre identité, imposer notre style et notre rythme quel que soit l’adversaire. Là, on s’est embêtés tout le match. On est capable de ça pourtant, je ne sais pas trop l’expliquer. On ne doit pas changer de style selon l’adversaire, mais imposer notre ADN de chiffonnier, en rouleau compresseur. Ce soir, c’est le minimum. »
Kévin Dusseau (défenseur de la France) : « On a manqué d’efficacité ce soir. Offensivement, on ne prend pas les devants, le jeu de puissance n’a pas fonctionné. On doit continuer à travailler, mettre du trafic, aller au rebond. On marque sur ce genre de tirs, mais nous n’avons pas réussi à le répéter ensuite. On doit se montrer plus agressifs vers la cage, nous jouons trop à l’extérieur. Défensivement, il y a toujours des moments faibles à gérer dans un match, mais je trouve que nous avons plutôt pas mal géré, même si on peut toujours faire mieux. On a limité leurs chances. Ce genre d’équipe, leur défense joue bas, protège bien devant la cage. Nous, arrières, on attend que nos coéquipiers puissent aller à la cage, mettre du trafic. Il y a beaucoup de tirs bloqués, à ce niveau les équipes jouent leur vie et se sacrifient. »
Yorick Treille (entraineur de la France) : « Tous les matchs de D1 sont compliqués, on le sait. Les gars connaissaient l’importance du match. Nous avons produit pas mal de choses pour générer des chances. Nous avons manqué d’efficacité, d’instinct de tueur. C’est surtout ça qu’il a manqué aujourd’hui. On perd un défenseur à l’échauffement et un attaquant file un coup de main. Je pense qu’on a fait les efforts suffisants pour se créer des chances. En face, c’était une équipe qui sait bien défendre, qui est en place, athlétique. On a deux breaks, deux supériorités, deux poteaux… Ça prend ça pour se rendre le match plus facile. Ce résultat fait qu’on perd un peu notre destin, il existe des types de résultats qui ne nous mettraient pas bien. On sera fixés ce soir, dans tous les cas il faut trois points demain. Il n’y a pas d’équipe facile, le Kazakhstan a des qualités, peut-être plus que nous, et pour une fois nous ne serons pas favoris. Hugo Gallet ? Il ne sera pas là demain. »
France – Lituanie 1-1 (0-1, 1-0, 0-0, 0-0) / 2-1 aux tirs au but
Jeudi 7 mai 2026 à 12h30 au Stadion Zimowy de Sosnowiec (Pologne). 161 spectateurs.
Arbitres : Michal Baca (POL) et Uldis Buss (LET) assistés de Junseo Lim (KOR) et Michal Zak (POL).
Pénalités : France 2’ (0’, 2’, 0’, 0’) ; Lituanie 4’ (2’, 0’, 2’, 0’).
Tirs : France 29 (9, 13, 4, 3) ; Lituanie 20 (6, 6, 5, 3).
Récapitulatif du score :
0-1 à 17’29” : Grinius assisté de Jukna
1-1 à 22’11” : Douay assisté de Bougro et Leclerc
Tirs au but :
France : Bruche (but), Boudon (arrêt), Perret (arrêt), Bougro (manqué), Simonsen (but)
Lituanie : Krakauskas (but), Grinius (manqué), Sadauskas (manqué), Cizas (arrêt), Cetvertak (manqué)
France
Attaquants :
Jordann Perret (C) – Louis Boudon (A) – Tomas Simonsen (-1)
Baptiste Bruche – Jordann Bougro – Guillaume Leclerc
Kevin Bozon – Nicolas Ritz – Floran Douay (+1)
Aurélien Dair – Valentin Grossetête – Flavian Dair
Défenseurs :
Jules Boscq (+1) – Enzo Cantagallo
Enzo Guebey – Thomas Thiry (A)
Fabien Colotti (-1) – Kevin Dusseau (2’)
Gardien :
Quentin Papillon
Remplaçants : Antoine Keller (G), Charles Schmitt (D, blessé à l’échauffement), Hugo Gallet (D, blessé)
Lituanie
Attaquants :
Paulius Gintautas (A) – Ugnius Cizas (A) – Dominykas Sadauskas
Dovydas Jukna (+1) – Martynas Grinius (2’, +1) – Emilijus Krakauskas (2’, +1)
Aivaras Bendzius – Ilja Cetvertak – Lukas Zukauskas
Linas Dedinas – Dovydas Laimutis – Eimantas Noreika (-1)
Egidijus Binkulis
Défenseurs :
Paulius Rumsevicius – Kostas Gusevas
Nerijus Alisauskas (C) – Daniil Kovalenko
Artur Seniut – Simonas Valivonis
Herkus Marcinkevicius
Gardien :
Faustas Nauseda
Remplaçant : Laurynas Lubys (G).









































