Grenoble encore en rodage…

Pour cette rencontre, les Brûleurs de Loups se présentent enfin au complet avec le retour de joueurs ayant manqué une bonne partie de la préparation à cause de petits pépins physiques (Luc Tardif Jr, Francis Desrosiers, Sylvain Dufresne et Sébastien Raibon notamment). De quoi espérer un résultat meilleur que ceux des matchs de préparation qui ont vu Grenoble s’incliner à quatre reprises face à des équipes de Magnus (Chamonix, Briançon, Angers et donc Gap) pour seulement trois victoires face à Villard et deux équipes de D1 (Anglet et Bordeaux). Du côté de Gap, la seule absence marquante à déplorer est celle de la nouvelle recrue Mickael Perez, encore convalescent.

Les trois blocs principaux fonctionnent plutôt bien même si Desrosiers, qui retrouve Le Blond et Tartari comme lors des play-offs 2011-12, ne semble pas encore à 100%. Tartari reçoit la première pénalité grenobloise. Le power-play gapençais se met en place avec une belle installation en zone offensive et les premières situations chaudes devant la cage de Raibon. Un deuxième power-play consécutif à une faute de Tekel permet à Grenoble d’accentuer son emprise sur la rencontre, mais les Brûleurs de Loups ne parviennent pas à faire la différence au tableau d’affichage malgré une domination d’ensemble. Après quelques tensions suivant le coup de sirène, M. Velay n’apprécie visiblement pas les contestations de Kai Syväsalmi et lui inflige une double méconduite, synonyme de fin de match pour le défenseur finlandais de Gap.

Les Grenoblois pensent avoir fait le plus dur en ouvrant le score mais Kévin Dusseau est envoyé en prison dans la foulée. Cette fois Colin Circelli ne laisse pas passer l’occasion en récupérant un palet mal dégagé par la défense grenobloise pour finalement battre Raibon de près (1-1, 23’26 »).
Gap a même l’occasion d’enfoncer le clou quelques minutes plus tard lorsque Sylvain Dufresne est envoyé à son tour en prison. Un deuxième power-play consécutif pour les Rapaces bêtement interrompu par un surnombre incontestable, sifflé alors que les six joueurs gapençais étaient en zone d’attaque. Ce retour à égalité numérique permet aux Brûleurs de Loups de souffler. Mieux même, ils marquent en supériorité numérique sur un tir anodin de Dufresne, le palet étant touché au passage par Tartari, suffisamment pour tromper Mike Zacharias, visiblement surpris par la trajectoire (2-1, 27’13 »). Ce but heureux remet les locaux dans le bon sens mais les défenseurs grenoblois continuent d’être dans le collimateur de M. Velay. Après Dusseau et Dufresne, c’est au tour de Crossman de se faire pénaliser dans ce tiers. Les Rapaces poussent mais Raibon répond présent face aux assauts de Moore, Circelli et Virpiö, les Gapençais les plus percutants. Grenoble s’accroche à son petit but d’avance malgré une nouvelle pénalité de Dufresne en fin tiers.

L’issue du match est donc toujours aussi indécise à un peu plus de 15 minutes de la fin. Les hommes de Jean-François Dufour obtiennent pourtant une occasion en or de reprendre les devants : alors que Martin Charpentier venait de se faire pénaliser, Jiri Rambousek percute Sébastien Raibon qui en rajoute un peu mais suffisamment pour que Rambousek se fasse pénaliser pour obstruction. À cinq contre trois pendant près de deux minutes, les Grenoblois mitraillent la cage de Mike Zacharias, mais ce dernier tient bon et les tirs grenoblois manquent souvent de précision. Les Gapençais résistent héroïquement pendant deux minutes et frustrent les Brûleurs de Loups qui semblent avoir laissé passer leur chance.

Grenoble s’accroche à ce but opportun alors que Gap se complique la tâche avec une pénalité de Moore au mauvais moment. Deux minutes de supériorité numérique bienvenues pour les Grenoblois même si ses derniers se montrent fébriles et se font des frayeurs inutiles. Après un arrêt miraculeux de Zacharias devant Arrossamena, Ari Salo doit finalement se résoudre à demander un temps mort et sortir son gardien. Une opération vaine puisque Mike Vaskivuo marque finalement dans la cage vide en angle fermé, confirmant ainsi le difficile succès grenoblois (4-2, 59’49 »).
Les Rapaces sont passés tout près d’une première victoire dans cette coupe de la ligue, ne cédant finalement que dans les dernières minutes à l’issue d’un match sérieux et prometteur pour la suite. Mike Zacharias a bien tenu sa cage pendant une bonne partie du match, jouant de malchance sur deux des trois buts grenoblois. En défense, la méconduite de match de Kai Syväsalmi à la fin du premier tiers-temps a compliqué la tâche des 5 autres défenseurs même si le jeune Brice Mansouri a fait ce qu’il a pu. En attaque, Jouni Virpiö et Colin Circelli sont assurément les bonnes surprises du recrutement et leur deuxième bloc forme une belle alternative à l’immuable duo Rambousek-Jelen. Les Gapençais auront leur mot à dire dans cette poule D, mais en attendant ce sont les Ducs de Dijon qui les attendent samedi pour l’ouverture de la Ligue Magnus.
Une défaite aurait compromis les chances grenobloises pour la suite de la compétition, cette victoire étriquée fera du bien au moral à une équipe dont la préparation a été tronquée par les blessures de joueurs cadres et qui évoluait pour la première fois au complet. Le manque évident de repères a gêné la cohésion d’ensemble et les trop nombreuses pénalités ont été sanctionnées à deux reprises par les Gapençais. Une discipline à surveiller lors des prochaines échéances même si M. Velay s’est montré bien tatillon ce soir. Parmi les éléments positifs, on retiendra la bonne rentrée de Luc Tardif Jr, très tranchant dans ses interventions, ainsi que la percussion de Mike Vaskivuo qui poursuit sur la lancée des matchs de préparation. Quant à la défense, elle semble reposer surtout sur les deux cadres Baptiste Amar et Sylvain Dufresne déjà très – trop ? – utilisés dans les moments les plus chauds. Avec un poids en moins, les Grenoblois peuvent maintenant se tourner vers l’ouverture de la Ligue Magnus dès samedi à Morzine.
(Photos Philippe Crouzet – www.ipernity.com/doc/182273/album)
Commentaires d’après-match (d’après Le Dauphiné Libéré) :
Jean-François Dufour (entraîneur de Grenoble) : « Je suis très satisfait de l’intensité. Même si on a peut-être été trop physiques, ce qui nous a causé du tort, mes joueurs n’ont pas baissé les bras. »
Jason Crossman (défenseur de Grenoble) : « C’était important de commencer correctement. On a appliqué la principale ligne de conduite du coach : rester concentrés sur notre système et ça a payé. »
Grenoble – Gap 4-2 (0-0, 2-1, 2-1)
Mardi 11 septembre 2012 à 20h15 à la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 2400 spectateurs.
Arbitrage de Damien Velay assisté de Mathieu Pretat et Adrian Popa
Pénalités : Grenoble 14′ (2′, 8′, 4′), Gap 42′ (4’+10’+20′, 2′, 6′)
Tirs cadrés : Grenoble 40 (15, 11, 14), Gap 29 (6, 15, 8)
Évolution du score :
1-0 à 22’37 » : Bedin assisté de Vaskivuo
1-1 à 23’26 » : Circelli (sup. num.)
2-1 à 27’13 » : Tartari assisté de Dufresne et Ouimet (sup. num.)
2-2 à 43’00 » : Tekel assisté de Rambousek et André (sup. num.)
3-2 à 50’12 » : Ouimet assisté de Tardif et Baylacq
4-2 à 59’49 » : Vaskivuo assisté de Baylacq (cage vide)
Grenoble
Gardien : Sébastien Raibon
Défenseurs : Baptiste Amar (A) – Sylvain Dufresne (4′) ; Nicolas Antonoff – Kévin Dusseau (2′) ; Jason Crossman (A) (4′) – Maxime Suzzarini.
Attaquants : Joris Bedin – Ed McGrane – Mike Vaskivuo ; Francis Desrosiers – Christophe Tartari (2′) – Mathieu Le Blond (2′) ; Nicolas Arrossamena – Mathieu Briand – François Ouimet ; Luc Tardif Jr – Julien Baylacq (C) ; César Joffre.
Remplaçant : Antoine Bonvalot (G).
Gap
Gardien : Mike Zacharias (sorti de 59’01 » à 59’04 » et de 59’40 » à 59’49 »)
Défenseurs : Martin Charpentier (2′) – Milan Tekel (A) (2′) ; Kai Syväsalmi (10’+20′) [puis Mansouri après 20’00 »] – Niko Mäntylä ; Alexandre Cornaire (C) – Matus Luciak ; Brice Mansouri.
Attaquants : Jiri Rambousek (2′) – Jiri Jelen – Mathieu André ; Jouni Virpiö – Colin Circelli – Jérémie Paradis (A) ; Yoann Lacheny – Colin Moore (4′) – Norbert Abramov ; Charly Cirgues – Alexis Dicharry – Paul Schmitt.
Remplaçant : Anthony Durbin (G). Absents : Mickaël Perez, Julian Barrier-Heyligen, Bertrand Fribault, Jérémy Baridon.






































