Même si Angers conteste aujourd’hui leur domination, au point que les trois équipes sont dans un mouchoir de poche au classement du championnat avant la dernière ligne droite, Grenoble et Rouen restent les deux clubs de référence du hockey français. La Coupe de France a longtemps été le domaine réservé des Dragons, mais les Brûleurs de Loups ont dernièrement fait pencher la balance de leur côté. Ils ont participé aux trois dernières finales et en ont remporté deux. L’égalité est parfaite au palmarès avec six victoires chacun. Ce choc, qui met le hockey sur glace en lumière quelques jours avant le début des Jeux olympiques, permettra donc au vainqueur de trôner seul en tête.
Cette affiche à guichets fermés, pour laquelle 2000 demandes de billets n’ont pas pu être pourvues, a pourtant failli faire flop, comme le bruit d’une flaque d’eau. Mercredi matin, quand un problème de glace s’est déclaré à l’AccorHotels Arena, la FFHG n’en menait pas large. Mais avec l’appui de l’ex-international Julian Marcos, tout est prêt pour le jour J, même si le tournoi des petites crosses (avec 40 équipes de jeunes) a dû être intégralement joué sur la seule patinoire Sonja Henie pour préserver la grande glace.
La Marseillaise d’avant-match est chantée en « canon involontaire » car les voix graves des supporters rouennais recouvraient – mais pas dans le même tempo – les voix officielles des petits chanteurs d’Asnières.
Pourtant, le début de match des Dragons se déroule sans fausse note. La première incursion en zone offensive est la bonne avec un patinage plus dynamique et une action bien construite en tringle. Alexandre Lavoie s’infiltre pour recevoir la passe de derrière la cage de Tomas Simonsen et servir Simon Lafrance avec l’angle grand ouvert au poteau droit (1-0).
Les minutes suivantes donnent lieu à une réaction timorée. Les tirs grenoblois, bien visibles, ne constituent pas le moindre danger pour Mac Carruth. Au contraire, la deuxième séquence installée de Rouen amène un deuxième but. Florian Chakiachvili est servi seul dans l’axe à mi-distance et marque au-dessus de la botte droite de son ex-coéquipier Pintaric (2-0).
La défense grenobloise s’est-elle donnée pour consigne patriotique de mettre en confiance les deux internationaux de Rouen qui partent demain vers les Jeux olympiques ? En tout cas, une nouvelle relance cafouilleuse permet à Anthony Rech d’ajouter déjà un troisième but dans le slot (3-0).
5 minutes et 10 secondes de jeu : les Brûleurs de Loups sont menés de trois buts et Per Hånberg prend déjà son temps mort. Même le plus audacieux des supporters normands n’aurait pas misé sur un tel scénario !
Sur l’action suivante, un rebond traîne de manière ostentatoire devant les bottes de Mac Carruth (photo ci-dessous) mais le « pack » Yeo-Schmitt-Lafrance – pourtant peu massif – va faire corps pour protéger la rondelle et le gardien de la poussée de la mêlée blanche.
La première pénalité est sifflée pour une charge contre la bande de Robin Colomban. Le jeu de puissance grenoblois est installé deux minutes mais Rouen repousse avec patience. De retour à 5 contre 5, les blancs maintiennent la pression et la rondelle est rendue à Alexandre Mallet plein axe à mi-distance, dans une position proche du deuxième but de « Chak »… sauf que le puissant slap du Canadien est détourné par la botte droite de Carruth.
Le temps fort grenoblois s’estompe. Rouen redevient très calme dans sa gestion du palet, comme si un simple regard vers le score valait une séance de méditaton gratuite. Il est tout de même un peu tôt pour le nirvana. On n’est qu’au quart d’heure de jeu
Grenoble repasse à l’attaque. Un palet qui frappe le fond de zone arrive sur Nicolas Deschamps au poteau opposé… mais Mac Carruth est plus rapide pour se déplacer que le vétéran canadien pour ramener le palet vers la cage grande ouverte (photo ci-dessous). Avec cette grosse occasion manquée, Deschamps ne justifie pas son retour comme titulaire (alors que le solide joker défensif Kulbis-Marin fait les frais de la concurrence entre étrangers). C’est finalement Pontus Englund, lui-même victime de la rotation mardi, qui finit par réduire le score avec sa puissance de lancer (3-1).
Grenoble peut donc y croire. Après trois minutes en deuxième période, le duo Rautanen-Fertin bloque bien les crosses de Lampérier et Nesa sur un rebond très dangereux. Sur la contre-attaque qui suit, Sacha Treille se fait punir pour un coup de coude en zone offensive. Néanmoins, les BDL se dégagent très vite et ne sont véritablement mis en danger qu’en fin de pénalité, surtout parce que Grossetête a tenté une solution trop individuelle pour sortir le palet de sa zone et l’a perdu.
Le revirement fatal, c’est cependant celui du meilleur marqueur de la Ligue Magnus, Christophe Boivin, à gauche de la ligne bleue offensive. Chase Gresock en profite pour lancer Anthony Rech qui perce entre les défenseurs (Crinon-Prissaint), ajuste Pintaric et propulse son torse dans le plexi pour célébrer devant le kop rouennais (4-1).
Juste après la mi-match, Grenoble dispose à son tour d’une importante récupération de palet en zone neutre. Guillaume Leclerc file en contre-attaque vers le gardien et choisit plutôt de décaler son compagnon de ligne Aurélien Dair dont le tir s’écrase en plein sur le gardien. Encore une occasion à ne pas rater quand on a trois buts de retard.
Le réalisme de Rouen est au contraire maximal. La défense grenobloise coupe le centre de Chase Gresock et détourne le palet plus loin… sur le défenseur Dylan Yeo qui le reprend comme il vient et fait trembler les filets (5-1, photo ci-dessous). Yeo redonne une dernière chance aux Brûleurs de Loups en prenant deux minutes pour dureté dans la foulée, mais les tirs blancs restent peu dangereux pour Carruth avant la pause.
Il ne reste que 31 secondes d’avantage numérique à Grenoble au début du troisième tiers-temps. Insuffisant pour s’installer. Les lignes offensives modifiées par Per Hånberg ne changent rien à l’équation. Les BDL ne trouvent pas la solution, pas même le trio Boivin-Beauchemin-Mallet qui est le seul à toujours échapper aux réorganisations.
Le virage rouennais est le seul à animer encore le match. Il élève la voix d’un seul coup pour chanter en continu « Allez Rouen » pendant que les Dragons défendent vaillamment sous leurs yeux pour ne pas laisser la moindre once d’espoir aux champions de France.
Il ne se passe plus rien sur la glace mais Hånberg essaie de réveiller les tribunes en sortant son gardien à plus de deux minutes de la fin. Cela réveille surtout les partisans normands, qui avaient déjà les yeux grands ouverts. Rouen s’installe zone offensive à 5 contre 6 et Regush finit par marquer dans une cage défendue par des joueurs de champ (6-1, photo ci-dessous).
Grenoble a déçu lors de cette finale. Cette équipe à la profondeur inégalée en France n’a pas eu leadership de la part de ses hommes-clés, notamment le premier trio canadien qui a été neutralisé. Elle n’a jamais su se remettre de sa mauvaise entame.
Le RHE, au contraire, a su répondre présent en ce jour important pour s’offrir sa septième Coupe de France. Les trois buts inscrits par les deux joueurs que les Dragons enverront aux JO de Milan – Florian Chakiachvili (+4) et Anthony Rech (mis en confiance par son club qui lui a fait signer un nouveau contrat de 3 ans le matin même) – sont la cerise sur le gâteau et la meilleure préparation olympique possible.
Les joueurs rouennais peuvent recevoir leurs médailles remises par leur nouveau président Gaëtan Müller et par le Maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. Ils reçoivent les sincères félicitations des battus puis vont communier avec leur public en soulevant le trophée.
Élu meilleur joueur du match : Anthony Rech (Rouen).
Commentaires d’après-match :
Gaëtan Müller (président de Rouen) : « Très, très, très heureux. C’est une belle première pour moi. Une finale, c’est toujours particulier, on dit toujours qu’il faut la jouer mais surtout la gagner. Aujourd’hui ça a été fait avec la manière. Je pense que les joueurs étaient vraiment déterminés. Ça me fait vraiment plaisir de voir le public en ébullition avec un tel engouement comme tout au long de l’année. Ça fait 6 mois que je viens d’arriver, les choses tournent bien, tant mieux. Il faut avoir de l’humilité mais aussi savourer. C’est une telle ambiance, un tel plaisir, la vie de groupe, c’est juste phénoménal. C’est un projet qu’on essaie de bâtir. Commencer comme ça, c’est hyper positif. Les joueurs mouillent le maillot, ils ont l’ADN du club de Rouen. Je leur ai dit avant le match : il y a une belle histoire à Rouen, c’est à vous de l’écrire. »
Carl Malette (entraîneur de Rouen) : « C’est notre meilleur match de la saison : tout le monde engagé, de la discipline, de la structure. L’objectif, c’est de remporter des titres, le premier est remporté. Les joueurs soudés, ça peut accomplir de belles choses. […] 30 minutes avant l’échauffement, je les entendais de mon bureau, j’en avais déjà des frissons, ça me rappelait la belle époque, ce sont les meilleurs partisans de la ligue. Dès jeudi on a un gros match contre Angers, de gros points au classement, mais celle-là peut donner confiance à notre groupe pour la fin de la saison. […] Depuis le début de la saison, on forme une famille. Pour un nouvel entraîneur-chef, c’est l’objectif de faire une famille. On croyait en nos chances, je leur ai juste dit de profiter du moment, on a fait des sacrifices pour arriver ici. C’est une victoire méritée contre une excellente équipe, on va les revoir assez rapidement… »

Anthony Rech (attaquant de Rouen) : « C’était une journée formidable, ça ne pouvait pas mieux se terminer. Je suis fier de cette équipe, on a joué ensemble, soudés. Ce que je disais à plusieurs gars dont c’était la première expérience, c’est que c’est une journée intense, la fête du hockey. Il faut profiter, oui, mais on a un match à faire. 3-0 au bout de cinq ou six minutes, c’était l’entame rêvée. On était prêt dès le début. On a capitalisé sur nos chances. On nous avait dit qu’on ne marquait plus trop. Je pense que les buts, en fait, on les gardait pour ce soir. On a été opportunistes. Gagner la Coupe, c’était le premier objectif, on l’a fait. Il en reste un autre. […] Les Jeux Olympiques, c’est un peu un rêve d’enfant. On va un peu dans l’inconnu, on va se laisser porter. »
Florian Chakiachvili (défenseur de Rouen) : « Le discours du coach était de nous détendre. Ça peut être impressionnant au début, et honnêtement ça l’est. Avec la même entame, ça aurait pu rester à 0-0. Le risque en marquant trois buts aussi rapidement, c’est d’être un peu euphoriques. Ça nous a aidés parce que ça les a un peu assommés. Le début de match a été déterminant. Après, on a réussi à bien défendre. Pour un club comme Rouen, dix ans sans ce trophée et six ans sans finale, c’est beaucoup. On est content de ramener cette coupe. »
Per Hånberg (entraîneur de Grenoble) : « Tout d’abord, je voudrais féliciter Rouen d’avoir gagné cette finale. Ils ont été meilleurs que nous aujourd’hui. Il y a 3-0 après 6 minutes. Je ne pense pas qu’ils ont dû travailler trop dur pour obtenir ces buts. Nous avons ouvert les vannes dans notre propre zone, nous n’étions pas là au milieu comme nous en avons parlé et ils ont marqué trois buts d’une façon plutôt simple. À la fin de la première période, nous sommes un peu revenus, on arrivait à trouver de la vitesse. On s’est dit qu’il y a une chance. L’écart n’était que de deux buts mais une nouvelle fois on a perdu le palet au mauvais endroit sur la glace et ça fait 4-1. Ça commençait à faire de nouveau un gros écart et nous ne sommes jamais vraiment revenus dans le match pour être un danger pour Rouen. Comme il y a deux jours contre Angers, on encaisse des buts trop facilement. On doit être plus disciplinés dans le jeu défensif. Il faudra montrer autre chose sur la fin de saison que sur cette finale. Je ne suis pas en colère, j’aime mes joueurs mais on sait ce qu’il faut faire pour gagner et aujourd’hui nous n’avons pas été assez bons. C’est comme ça mais je ne me mets pas en colère parce qu’on perd. Ce n’est pas mon style. On fait une mauvaise performance, mais si vous apprenez de cela, c’est une leçon. Les erreurs, c’est comme dans la vie. Vous faites des erreurs tous les jours, j’en fais aussi. Nous avons fait de très bonnes choses pendant un an et demi, donc j’ai une grande confiance en mon équipe. Les fans de Grenoble sont toujours derrière nous, nous les entendons. Je leur dis : N’abandonnez pas, ne nous lâchez pas car nous allons revenir. L’année dernière nous avons également perdu la finale ici mais ensuite nous avons gagné le titre de champion et c’est ce sur quoi nous allons nous concentrer maintenant. »
Nicolas Deschamps (attaquant de Grenoble) : « C’est une déception. Rouen a été meilleur que nous ce soir. Les trois premiers buts, ils les marquent de l’enclave. On leur a donné et ils en ont marqué un, ça les a enflammés et après ça ils en ont marqué deux autres. Avant qu’on réagisse, c’était 3-0 donc c’est très compliqué pour commencer un match. On ne montre pas notre vraie image ce soir, maintenant on va se concentrer sur la Coupe Magnus. Mais c’est très décevant… Il me manque un peu les mots… Le plus dur c’est de perdre 6-1 contre Rouen, c’est une finale, ce n’est pas le scénario qu’on avait imaginé… On était encore confiants dans notre aptitude à revenir. On était un peu en train de reprendre le rythme mais le quatrième but nous a un peu cassé les jambes. J’imagine la déception de nos fans qui font des centaines de kilomètres pour nous supporter. Ce qu’on a à dire, c’est merci de vous être déplacés, d’avoir été là pour nous, et on va se remettre en question. On va retourner au tableau et on va leur donner le meilleur hockey qu’on peut pour le reste de la saison. L’an passé, on a échappé la coupe de France, mais on remporte le grand titre quand même. Demain on recommence à zéro et on se concentre sur ce qui nous reste. Chaque défaite peut te servir de leçon, c’est sûr qu’on va revenir plus forts. »
Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « On ne s’est pas présenté. Il n’y a rien à dire, c’était pitoyable comme performance. Je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé… Peut-être qu’on pensait que le match était comme sur L’Équipe [en différé] à 16h30. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut se présenter comme ça dans une finale. Je n’ai pas de mots, pour l’instant c’est trop tôt, il va falloir analyser, réfléchir… À 3-1 on y croit encore, mais il y a de la frustration d’un début de match inexistant. Même si on regarde les 60 minutes, il n’y a rien, pas de réaction, pas d’actions dangereuses, c’est très stérile, pas beau. C’est emmerdant pour tous les gens qui se sont déplacés, pour nos familles, c’est décevant, c’est presque un manque de respect. Donc on s’en excuse et on va travailler pour essayer de redresser ça. »

Adel Koudri (attaquant de Grenoble) : « On va essayer de se reprendre par la suite mais le résultat est là. On est passé à côté de cette finale et il faut oublier, passer à autre chose. La saison est longue et il nous reste encore beaucoup de choses à vivre. Donc on oublie ce qui s’est passé ce soir tout en gardant ça comme une leçon à apprendre pour la suite. »
Aurélien Dair (attaquant de Grenoble) : « On a été mauvais pendant 60 minutes. Revenir de 3-0 dans une patinoire comme ça, c’est compliqué et on n’arrive pas à gérer derrière… On a très bien compris qu’ils ont été meilleurs que nous aujourd’hui. Nous n’avons pas été bons dans le système, pas bons devant la cage, ils ont été très bons offensivement, on n’a pas été assez bons défensivement et voilà. Il y a une belle trêve qui arrive, il va falloir recharger les batteries et on se focussera sur la Magnus quand ce sera le moment. En CHL, contre les grosses équipes, on a montré du caractère, on n’avait rien à perdre, on jouait juste au hockey, mais ce soir on ne s’est pas assez bien présenté. On donne du crédit à Rouen, ils ont été meilleurs que nous et voilà. Point barre. »
Rouen – Grenoble 6-1 (3-1, 2-0, 1-0)
Dimanche 1er février 2026 à 15h00 à Paris-Bercy. 13 877 spectateurs.
Arbitres : Nicolas Cregut et Jérémy Rauline assistés de Pierre Mercier-Landry et Quentin Ugolini.
Pénalités : Rouen 4′ (2′, 2′, 0′) ; Grenoble 4′ (0′, 2′, 2′)
Tirs : Rouen 34 (12, 15, 7) ; Grenoble 37 (10, 9, 8)
Évolution du score :
1-0 à 00’50” : Lafrance assisté de Roy et Simonsen
2-0 à 04’10” : Chakiachvili assisté de Vigners et Holway
3-0 à 05’10” : Rech assisté de Regush et Perret
3-1 à 18’08” : Englund assisté de Treille
4-1 à 27’11” : Rech assisté de Chakiachvili et Regush
5-1 à 37’28” : Yeo assisté de Tessier et Vigners
6-1 à 58’29” : Regush assisté de Gresock et Vigners (cage vide)
Rouen
Attaquants :
Anthony Rech (+2) – Michael Regush (+3) – Tommy Perret (+1)
Alexandre Lavoie – Simon Lafrance – Tomas Simonsen (+1)
Chase Gresock (+4) – Julien Tessier (+2) – Rolands Vigners (+2)
Loïc Lampérier (C) – Robin Colomban – Vincent Nesa
Arrières :
Florian Chakiachvili (A, +4) – Patrick Holway (+1)
Pier-Olivier Roy (+1) – Gustav Bouramman
Dylan Yeo (A, +3) – Charles Schmitt (+1)
Gardien :
Mac Carruth
Remplaçant : Lucas Mugnier (G). Absent : James Phelan (raisons personnelles)
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin (-3) – François Beauchemin (-2) – Alexandre Mallet (-3)
Sacha Treille (C, +1, 2’) [puis Leclerc] – Fredric Weigel (-1) – Martin Karlsson (+1)
Guillaume Leclerc [puis Treille] – Matias Bachelet – Aurélien Dair (-2) [puis Grossetête]
Nicolas Deschamps (A, -3) – Adel Koudri (-3) – Valentin Grossetête (-1) [puis Dair]
Défenseurs :
Nolan Zajac (-1) – Pontus Englund
Juho Rautanen (-2) – Antoine Fertin (-3)
Pierre Crinon (A, -2, 2’) – Axel Prissaint (-2)
Gardien :
Matija Pintarič [sorti de 57’35” à 58’29”]
Remplaçant : Cebald Debiak (G). Absents : Jakub Štěpánek (G, étranger surnuméraire), Théo Gueurif (commotion), Andrius Kulbis-Marin (étranger surnuméraire), Rudy Matima (surnuméraire).





















































