
Heureusement, le calendrier leur est favorable et ils bénéficient d’adversaires modestes pour apprendre à jouer ensemble avant d’affronter des candidats plus sérieux.
De leur côté, les Lettons ont vite compris qu’ils ne pouvaient rien contre la Russie et l’écart de niveau était tel qu’il est difficile de se faire une idée sur le niveau de l’équipe, que l’on sait à la recherche d’un second souffle et d’une nouvelle génération de bons hockeyeurs. C’est justement du côté des Américains qu’il faut peut-être trouver cette relève. En effet, Ted Nolan, l’entraîneur de la Lettonie a pu faire venir d’outre-Atlantique Zemgus Girgensons, 20 ans, dont les play-offs avec les « Rochester Americans » ont tourné court après 3 défaites contre Toronto en AHL.

La Lettonie n’est pas vraiment dominée mais les Américains ont des occasions plus franches. Lorsqu’ils s’installent en zone offensive, ils maintiennent un jeu en mouvement qui gêne efficacement la défense lettone alors que les Grenats semblent un peu figés lorsqu’ils parviennent à s’installer en zone offensive.
C’est là la principale différence, et on la retrouve lorsque chaque équipe joue en supériorité numérique. Une fois à cause d’un coup de coude de Georgij Pujacs, et une autre à cause d’un retard de jeu de Craig Smith, l’Américain de cette équipe qui connaît probablement le mieux la Finlande pour y avoir joué pendant le lock-out à Kuopio.

De retour sur la glace, le power-play letton se met en place et alors que le capitaine américain peut à nouveau refouler la glace, Arturs Kulda est servi en retrait face à la cage par Janis Sprukts et sa reprise bat le portier Ben Bishop. 1-0 à 21’11
Mais les Américains ont déjà montré leurs capacités de réaction face aux Autrichiens. Une minute exactement plus tard, ils égalisent. Sur une action confuse devant la cage lettone, la première tentative de Bobby Butler est repoussée mais Tim Stapleton et Paul Statsny étaient à l’affût pour le rebond. 1-1 à 22’11

Des buts qui ne sont pas spécialement beaux, mais très révélateurs de la différence de style entre des joueurs lettons qui utilisent beaucoup la largeur de la glace et des joueurs américains beaucoup plus à l’aise dans les petits espaces, et notamment à proximité de l’enclave.
Les Américains restent souvent maîtres de leur enclave aussi en défense. Ce qui force les Lettons à tirer de loin sur les power-play concédés par Jamie McBain, Justin Faulk ou David Moss. Mais sachant que Ben Bishop, le gardien des Tampa Bay Lightning, fait plus de 2 mètres, il n’est pas vraiment facile de le masquer et il peut aisément lire le jeu des tireurs de la ligne bleue.

La Lettonie peut compter sur l’aide ses nombreux et bruyants supporters pour espérer recoller au score. Les chants redoublent même de « Sarauj ! Sarauj ! » quand Martins Cipulis, toujours très en jambe, vient défier en échappée Ben Bishop, mais le palet finit parfaitement captée dans la mitaine du gardien géant.
Mais même « à domicile », ils finissent par craquer contre des Nord-Américains plus forts qu’eux. En supériorité numérique, un premier tir de la bleue de Tim Stapleton est repoussé et Bobby Butler dominateur devant le slot entre ses deux défenseurs reprend du revers pour marquer le 1-3 à 50’55.

Dès lors l’issue du match est scellée et les Américains gèrent la fin de la partie sans prendre de risque pour s’assurer un deuxième gain en deux parties. De quoi se mettre en confiance avant d’affronter l’ogre russe, qui jouera lui-aussi presque à domicile.
Désignés joueurs du match : Arturs Kulda pour la Lettonie et Ben Bishop pour les Etats-Unis.
Commentaires d’après-match :
Ben Bishop (gardien des États-Unis) : Je n’ai jamais joué sur une grande glace dans ma carrière. C’est un jeu différent. C’est plus amusant de jouer sur une glace de cette taille. Les équipes européennes sont plus habitués et on voit qu’elles arrivent à se procurer des échappées de ce fait, ça m’oblige de faire y face de temps en temps et à faire des arrêts sur des échappées. (échappée de Martins Cipulis arrêtée de la mitaine sur la photo ci-dessous)
Lettonie – États-Unis 1-4 (0-0, 1-2, 0-2)
Dimanche 5 mai 2013 à 20h15 à la Hartwall Areena. 5048 spectateurs.
Arbitrage de Matt Kirk (CAN) et Antonin Jerabek (TCH) assistés de Johannes Käck (SUE) et Jesse Wilmot (CAN).
Pénalités : Lettonie 14′ (2′, 6′, 6′) ; États-Unis 12’ (4′, 8′, 0′).
Tirs : Lettonie 20 (5, 12, 3) ; États-Unis 26 (4, 8, 14).
Évolution du score :
1-0 à 21’11 » : Kulda assisté de Sprukts et Darzins
1-1 à 22’11 » : Stapleton assisté de Butler
1-2 à 24’21 » : Moss assisté de Statsny et Trouba (sup. num.)
1-3 à 50’55 » : Butler assisté de Stapleton et Johnson (sup. num.)
1-4 à 52’21 » : Hunwick assisté de Statsny et Smith
Lettonie
Gardien : Edgars Masalskis.
Défenseurs : Arturs Kulda – Krisjanis Redlihs ; Agris Saviels (-1) – Georgijs Pujacs (A, 2′, -1) ; Maris Jass (2′) – Kristaps Sotnieks ; Janis Andersons – Ralfs Freibergs.
Attaquants : Lauris Darzins (C, +1) – Janis Sprukts (A, 2′, +1) – Martins Cipulis (+1) ; Miks Indrasis (-2) – Zemgus Girgensons – Ronalds Kenins (-1) ; Vitalijs Pavlovs – Armands Berzins (-2) – Roberts Jekimovs (2′, -1) ; Andris Dzerins – Juris Stals (4′) – Aleksejs Sirokovs (2′).
Remplaçants : Maris Jucers (G), Gints Meija.
États-Unis
Gardien : Ben Bishop.
Défenseurs: Matt Carle (A) – Justin Faulk (2′) ; Erik Johnson – Matt Hunwick ; Jacob Trouba (+1) – Chris Butler (+1) ; Jeff Petry – Jamie McBain (2′).
Attaquants : Craig Smith (2′, +1) – Paul Statsny (C, 2′, +1) – David Moss (4″) ; Bobby Butler (+1) – Drew Leblanc – Tim Stapleton (+1) ; Ryan Carter – Nate Thompson (A) – Stephen Gionta (-1) ; Danny Kristo – Nick Bjugstad – Aaron Palushaj
Remplaçants : John Gibson (G).









































