L’équipe-type des play-offs de Ligue Magnus

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La ligne Deschamps-Guttig-Aleardi, prometteuse en saison régulière, a su élever son niveau en de jeu progressivement jusqu’à la finale, où elle a fait la différence par rapport aux lignes de Champagne et Rodman.

La trouvaille de l’hiver Alex Aleardi (9 buts, 11 passes) a confirmé sa capacité à dynamiter les défenses grâce à vivacité, sa qualité de patinage et des mains en or. Nicolas Deschamps (10 buts, 10 passes) a compté au moins un point à chaque match de la finale et a inscrit le but du sacre en prolongation. Ce duo d’artistes-travailleurs, qui a marqué des buts-clés, a trouvé en Anthony Guttig (6 buts, 5 passes) le parfait complément. Le Dijonnais, qui a connu son apogée lors du match 3 de la finale (2 buts, dont l’égalisation à 1’53 de la fin) a su par sa vista créer le liant, faisant de ce trio LE trio dominant des séries.

Matija Pintaric a été le pilier de l’édifice normand, le socle d’une défense au demeurant très solide (où Chad Langlais a mérité une mention en deuxième ligne pour sa contribution offensive et défensive). Des stats affolantes (1,58 b/match, 94,2% d’arrêts) et un mental de guerrier. Avec ce gardien-là, il ne pouvait pas arriver grand-chose à une équipe rouennaise qui a remporté 6 de ses 7 matches à l’extérieur.

À Grenoble, Kyle Hardy et Sébastien Bisaillon ont connu des play-offs exceptionnels, portant à bout de bras l’équipe tour après tour, tant défensivement qu’offensivement, marquant souvent les buts décisifs contre Mulhouse (Bisaillon) ou Bordeaux (Hardy). Ce n’est pas pour rien qu’ils terminent, et de très loin, les meilleurs pointeurs de Grenoble en play-offs. On notera au passage le très bon +/- de Hardy qui s’est comporté en vrai leader dans ces play-offs et le faible total de pénalités de Bisaillon (2′), ce qui pour un défenseur est assez exceptionnel en 17 matchs de playoffs, surtout compte tenu de son temps de jeu énorme. Difficile de défendre plus propre…

Le fait que deux défenseurs soient les meilleurs pointeurs de Grenoble renforcent encore plus la faillite des attaquants grenoblois sur ces play-offs. Golicic s’en sort le mieux compte tenu de sa blessure, Rodman et Champagne ne sont pas très loin derrière mais ne méritent pas une place en équipe-type. Sans parler du cas d’Alexandre Giroux qui a traversé les playoffs comme un fantôme. En progrès constant depuis son arrivée, Guillaume Leclerc a sans doute été le meilleur attaquant grenoblois des play-offs. Accrocheur, bon patineur, il protège aussi très bien son palet et certains soirs il semblait être le seul attaquant grenoblois à pouvoir marquer… Vraiment un bon joueur qui n’a pas fini de faire parler de lui. Son compagnon de ligne Vincent Kara est désigné à l’aile droite, poste où la concurrence était moindre derrière un Aleardi souverain.

Les demi-finalistes malheureux ne sont pas oubliés, ils auront fait trembler les finalistes. Henri-Corentin Buysse a fait douter Rouen en menant deux fois dans la série grâce à un blanchissage puis grâce à sa spécialité dans les tirs de barrage. Maxime Sauvé qui à mon sens a été le meilleur attaquant bordelais, juste devant Lessard, et Jonathan Janil a fini avec le meilleur +/- des play-offs.

1re équipe-type
Nicolas Deschamps (Rouen) – Anthony Guttig (Rouen) – Alex Aleardi (Rouen)
Kyle Hardy (Grenoble) – Sébastien Bisaillon (Grenoble)
Matija Pintaric (Rouen)

2e équipe-type
Guillaume Leclerc (Grenoble) – Maxime Sauvé (Bordeaux) – Vincent Kara (Grenoble)
Jonathan Janil (Bordeaux) – Chad Langlais (Rouen)
Henri-Corentin Buysse (Amiens)

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