Retour sur les finales d’association

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Il ne reste que 4 équipes en liste. Dans l’Ouest, les Knights qui font office de « cendrillon » des séries, et Winnipeg qui est jeune mais bourrée de talent. À l’Est, Tampa Bay a clairement affiché ses intentions d’aller au bout depuis le début de la saison morte – et n’a pas arrêté depuis – et les Capitals, qui viennent de sortir Pittsburgh. Tout un programme !

Des Golden Knights sans pitié

Après avoir surpris au premier tour, puis confirmé au deuxième tour, Vegas était attendu au tournant. Ils allaient faire face à une équipe très rapide, avec une défensive mobile, et un gardien en feu. Cela ne vous rappelle rien par hasard ? Certes, la construction de la formation a été différente, mais les styles de jeu sont similaires. De l’autre côté, les Jets ont réussi à éliminer les favoris de l’Ouest. Leur ligne de centre est très bien garnie, les gros noms répondent présent, et Hellebuyck continue sur la lancée de sa saison incroyable.

Après un repos forcé, les Knights ont entamé le premier match sur les talons. Winnipeg en a profité, et n’a laissé aucune chance à l’équipe visiteuse de revenir. Une victoire nette et sans bavure. Mark Scheifele – le meilleur joueur de son équipe en séries – a marqué de son empreinte ce premier affrontement. Il a inscrit son 12e but des playoffs (à l’issue de la série, il est toujours le meneur dans cette catégorie avec 14 buts).

Le premier sang a coulé, mais il en faut bien plus pour faire mal à cette vaillante équipe de la ville des péchés. En effet, le reste de la série (les 4 matchs suivants) ont été l’affaire de Marc-André Fleury et de la patience tactique de sa formation. L’attaque placée au bon moment, c’est la formule gagnante de Gerard Gallant. Vitesse et précision, rien de plus ! Les Jets ont tout tenté, mais en vain. Leur élimination semble rapide, mais cela a été la série la plus proche en terme de jeu fourni. Il faudra compter sur eux pour les saisons à venir.

Les Capitals enfin en finale !

Le rouleau compresseur bleu a dégoûté ses adversaires lors des deux premiers tours grâce à sa profondeur offensive. Les trois trios axés sur la vitesse et la possession de la rondelle ne laissent que des miettes aux adversaires. Quand on y ajoute une défensive solide et un cerbère en plein contrôle, l’équation paraît compliquée à résoudre. Washington n’est pas autant spectaculaire que par le passé, mais est plus efficace, très efficace. Holtby a connu une saison régulière difficile, mais le repos de fin de saison l’a grandement aidé.

La série s’est passé en trois temps : les deux premières joutes ont été l’histoire des Caps, le Lightning a repris l’avantage lors des trois suivantes, avant que la tactique et le mur Holtby soit infranchissable. Kucherov, Stamkos et cie n’ont pas su trouver la réponse. L’équipe était juste la meilleure. Les chiffres ne mentent pas :

Plus de temps de possession en zone offensive, plus de lancers cadrés, plus de chances de marquer (lancers de l’enclave tentés), plus de lancers de l’enclave cadrés, et donc plus de BUTS. L’arithmétique est simple. Les Capitals ont trois lignes équilibrées au sein desquelles chaque joueur à son rôle. La brigade défensive a eu quelques ratés, mais leur dernier rempart a été solide. Une équipe enfin complète et balancée !

Petites notes rapides : 

Les deux équipes ont touché le trophée remis au champion de conférence !

Les deux gardiens ont joué moins de 50 matchs de saison régulière.

Les deux formations ont été bâties (l’ossature pour les Caps) par George McPhee.

 

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