Le rêve olympique davantage accessible pour les Bleues

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La mesure a été officialisée par le Comité International Olympique cette semaine : le tournoi olympique féminin de hockey sur glace s’élargira de huit à dix nations dès 2022.

C’était un secret de polichinelle, surtout après que la fédération internationale ait entériné sa réforme des Championnats du monde féminins à l’issue du congrès de Cologne en 2017. Dès 2019, elles seront dix nations, au lieu de huit, à disputer les Mondiaux. Et depuis mercredi et le feu vert du CIO, on sait désormais que cette mesure se traduira également à l’heure olympique. Une décision logique puisque, dans le hockey féminin, le tournoi olympique se substitue aux Mondiaux tous les quatre ans.

Une concurrence plus rude et un nombre croissant de sélections féminines prenant part au programme IIHF avaient motivé la décision d’un élargissement. L’année prochaine, ce seront cinquante équipes féminines qui participeront aux événements IIHF, c’est le double d’il y a 15 ans.

Évidemment, cet élargissement à dix nations dès Pékin 2022 est une excellente nouvelle pour l’équipe de France féminine, qui a déjà profité de l’élargissement des Mondiaux en se qualifiant pour le premier Mondial élite à dix prévu l’année prochaine en Finlande. Et lors des qualifications pour PyeongChang 2018, les Bleues étaient allées jusqu’au tour final, au Japon.

Pour l’heure, pour Pékin 2022, le mode de qualification n’a pas encore été communiqué. Une chose est sûre, la Chine, comme la Corée du Sud cette année, sera automatiquement qualifiée comme pays organisateur, tant chez les hommes que chez les femmes. Mais désormais membres du top 10 mondial, avec deux tickets olympiques supplémentaires, les Françaises peuvent songer à l’organisation d’un tournoi de qualification olympique (et non d’un tour intermédiaire) et se rapprocher davantage du rêve olympique.

Lors d’un récent entretien avec l’Équipe, le nouveau coach de l’équipe de France masculine, Philippe Bozon, a annoncé son souhait de faire des JO le grand projet de son mandat. Son homologue de la sélection féminine, Grégory Tarlé, peut désormais en faire de même.

 

Réactions (communiqué IIHF) :

René Fasel (président de l’IIHF) : « L’IIHF est pleinement heureux et satisfait de la décision du bureau exécutif du CIO d’augmenter le nombre d’équipes féminines de hockey sur glace. Nous discutions de ce sujet depuis longtemps, et nous sommes heureux que cela se concrétise pour Pékin 2022. Je tiens à remercier le CIO et le comité d’organisation des Jeux olympiques de Pékin d’avoir rendu cela possible. C’est l’une des plus grandes avancées du hockey féminin depuis son introduction aux JO d’hiver de Nagano en 1998, et pour toutes les joueuses qui rêvent de participer aux Jeux olympiques. Cela atteste également de la progression et de la croissance du hockey sur glace féminin, la parité croissante et des discussions que nous avons eues au sujet de l’égalité des sexes.« 

Kit McConnell (directeur sportif du CIO) : « Nous sommes ravis que le comité exécutif du CIO de hockey sur glace ait décidé aujourd’hui d’inclure deux équipes féminines supplémentaires. C’est un grand pas vers la parité au hockey sur glace et cela reflète les initiatives introduites par l’IIHF l’année dernière. Cette décision est conforme aux recommandations du CIO sur l’égalité des sexes, qui ont été approuvées en février 2018 et qui visent à atteindre 50% de parité aux Jeux olympiques d’hiver d’ici 2026. Nous avons vécu un grand tournoi de hockey à PyeongChang 2018, nous nous attendons à encore plus action sur la glace à Pékin 2022.« 

Zsuzsanna Kolbenheyer (membre du conseil IIHF et présidente du comité féminin de l’IIHF) : « Le comité féminin de l’IIHF est très heureux que le CIO soit sur la même longueur d’onde et qu’il comprenne pourquoi il est important d’augmenter le nombre d’équipes aux JO d’hiver. Comme nous avons pu le constater lors des deux dernières olympiades, le hockey féminin progresse chaque année, et ce non seulement dans les nations de l’élite mondiale mais aussi dans les autres pays. Les fédérations nationales membres de l’IIHF consacrent de plus en plus de temps et de fonds au développement du hockey féminin. Nous attendons avec impatience le premier championnat du monde à dix équipes en 2019 en Finlande, et nous espérons y voir un tournoi très compétitif.« 

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