Brest – Nantes (Division 1, amical)

244

Remise en jambes 

Cela doit démanger dans les jambes des Brestois. Depuis plus de deux semaines, les Bretons n’ont que les matchs inter-équipe à se mettre sous la crosse. Souvent avare de matchs, la préparation de l’équipe du président Bounoure se contente de deux matchs amicaux contre le voisin nantais. Ces derniers ont déjà disputé cinq rencontres et sont donc, à priori, mieux rodés.

L’enjeu de ce type de match est pour les joueurs de trouver leurs marques avec leurs coéquipiers de ligne et travailler le système de jeu mis en place par l’entraîneur. Pour le public c’est surtout l’occasion de découvrir les nouveaux visages… Et ils sont nombreux du côté des locaux. Pas moins de quatorze recrues sont à signaler. Il est en fait plus simple de lister les joueurs présents l’an passé dans l’équipe de Division 1 : les défenseurs Gaëtan Cannizzo et Aurélien Gréverend ainsi que les frères Avenel en attaque. Et encore pour ces derniers, leur re-signature n’est intervenue, de manière étrange, que quelques heures avant la reprise de l’entraînement. Il reste également les jeunes Quentin Dubos (absent ce soir) et Maxime Foulon (remplaçant).

En habitué des lieux, le capitaine Jonathan Avenel ouvre la marque en exploitant un rebond laissé par Vojtěch Sedláček sur un lancer de Gaëtan Cannizzo (1-0 à 1’59’’). La mise est doublée à la cinquième minute mais le corps arbitral applique la nouvelle réglementation et refuse la réalisation qui a été inscrite du patin.

Le match n’a quasiment pas d’arrêts de jeu hormis des pénalités sifflées de part et d’autre dont deux à l’encontre de Baptiste Bruyas (5’57’’ et 13’30’’). Chaque équipe a ses occasions mais les Albatros sont plus rapidement dangereux en zone offensive. L’attaquant de poche Justin Bernier réalise une belle interception qui lui permet de partir en solitaire. Mais il ne cadre pas son tir sur la cage de Sedláček (15’15’’). Le gardien slovaque doit ensuite s’interposer de justesse en coinçant le palet sous sous bras sur une tentative au second poteau d’Alexandre Perron-Fontaine (16’10’’).

La première période aura passé à une vitesse folle du fait d’un jeu propre qui va un peu « s’encrasser » au tiers médian. Samuli Kivimäki est d’abord victime d’un choc à la tête dans le dos des arbitre qui le laisse groggy (24’27’’). Des amabilités sont ensuite échangées entre Brenton et Krivohlavek (24’46’’) mais les choses finissent par se calmer.

C’est au tour des Corsaires de ne pas exploiter un raid en solitaire de Martin Obuch qui ne cadre pas. Le nouveau portier brestois Carmine Guerriero continue son bon travail en enchaînant les arrêts propres sur les tentatives dangereuses adverses lancées par Brenton, Grofef et Hamrak notamment. Du côté local, hormis le gardien c’est surtout le premier bloc Sprukts – Piispanen – Kivimäki qui s’illustre offensivement avec de beaux mouvements collectifs.

Mais il reste encore la mire à régler pour trouver plus souvent le cadre. Le jeu de puissance obtenu par Justin Bernier sur une faute de Dugast (42’38’’) l’illustre assez bien avec un bombardement en règle en direction de Sedláček mais peu de lancers trouvent le cadre.

Brest tient mordicus à sa courte avance et l’ensemble des joueurs abat un bon travail défensif devant un Guerriero particulièrement efficace. Nicolas Thos n’hésite d’ailleurs pas à se coucher pour couper une passe (55’20’’). Une ultime pénalité de Kivimäki (56’34’’) ne permet pas aux Nantais de tromper le cerbère brestois qui s’offre un blanchissage de 26 arrêts pour une première sortie tout à fait convaincante.

Les deux équipes ont proposé quatre lignes équilibrées et homogènes. Du côté brestois, un gros potentiel se dégage de la première ligne offensive mais les autres n’ont pas été en reste. On aura également particulièrement apprécié le retour au jeu de Gaëtan Cannizzo après une longue blessure la saison passée. Il a d’ailleurs gratifié le public de plusieurs belles remontées de palets preuve que la rupture de son tendon d’Achille n’est qu’un lointain souvenir. Soulignons aussi que le jeune Anthony Laurent, récompensé de sa bonne saison en équipe réserve par une participation au camp d’entraînement, a bien paru en tant que centre du quatrième bloc.

Les Nantais ont offert une bonne opposition et affichent un visage intéressant notamment au niveau défensif avec plusieurs cadres qui ont plus que fait leurs preuves dans cette division. Mais on peut dire la même chose offensivement avec des cadres tels que Brenton, Dufournet, Grofek et Hamrak. Leur domination aux tirs sur ce match (26 tirs à 13) reste malgré tout à nuancer. Ils ont bénéficié d’un adversaire encore en rodage en précision de tir et le bilan est sans doute plus équilibré en terme d’occasions dangereuses. Mais les Corsaires seront à coup sûr un solide prétendant au haut de tableau.

Brest – Nantes 1-0 (1-0, 0-0, 0-0).
Mardi 4 septembre 2018 à 20h00 au Rïnkla Stadium. 368 spectateurs.
Arbitrage d’Alexandre Bourreau assisté de Joffrey Yssembourg et Charles-Édouard Salmon.
Pénalités : Brest 8′ (4’, 0’, 4’), Nantes 8′ (2’, 4’, 2‘).
Tirs : Brest 13 (4, 5, 4), 26 (5, 9, 12).

Évolution du score :
1-0 à 01’59’’ : J. Avenel assisté de Cannizzo.

Brest

Attaquants :
Gatis Sprukts – Markus Piispanen – Samuli Kivimäki
Jan Krivohlavek – Taylor Makin – Justin Bernier
Nicolas Thos – Graham Avenel – Jonathan Avenel (C)
Nathan Bernier – Anthony Laurent – Dimitri Motreff

Défenseurs :
Aurélien Gréverend (A) – Alexandre Perron-Fontaine (A)
Miha Pesjak – Nicolas Favarin
Gaëtan Cannizzo – Baptiste Bruyas

Gardien :
Carmine Guerriero

Remplaçants : Stéphane Duvernois (G), Maxime Foulon. Absent : Quentin Dubos.

Nantes

Attaquants :
Matthew Brenton (A) – Edouard Dufournet (C) – Tomas Grofek
Daniel Babka Jr – Matej Hamrak – Dominik Briestenský
Johan Saint-André – Lucas Bini – Hugo Damy
Antonin Cartron – Elias Leprieult – Valentin Dugast

Défenseurs :
Patrik Prokop – Ondřej Martinka (A)
Martin Obuch – Alex Pisarik
Michal Fabian – Théo Lanvers

Gardien :
Vojtěch Sedláček (sorti vers 59’30)

Remplaçant : Corentin Lapointe (G). Absents : Brieuc Houeix, Kevin Richard, Nicolas Le Dren.

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :