L’équipe-type de Ligue Magnus de janvier 2019

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Au classement du meilleur Pintarič (aussi parfois appelé meilleur gardien), le vainqueur est toujours Matija Pintarič : le portier rouennais a totalisé neuf victoires pour une seule défaite (en prolongation) dans le mois, avec un pourcentage d’arrêts de 94,6% qui fait encore augmenter sa moyenne stratosphérique (94,4% sur la saison). Le Slovène lâchera-t-il sa place en février ? Notons tout de même une nouvelle concurrence en fin de mois : même si l’échantillon de rencontres est plus faible, Ervins Mustukovs a enchaîné 4 victoires depuis son arrivée à Mulhouse, et Sebastian Ylönen a enchaîné deux blanchissages depuis son retour de blessure à Anglet.

En défense, Chad Langlais atteint en ce moment un niveau d’excellence. Outre ses 12 points dans le mois (sans compter une assist oubliée à Chamonix), il a accumulé une incroyable fiche de +19 en janvier, ce qui porte son total annuel à un impressionnant +39. Sa paire défensive avec Kevin Dusseau fonctionne maintenant très bien et est la meilleure de Rouen. Le rival Grenoble a pour sa part bénéficié de bons jokers dans ses lignes arrières : McEachen pour l’aspect offensif, et Antonin Manavian pour l’aspect défensif. Tout en restant discret, ce qui signifie aussi qu’il ne commet pas trop de fautes inutiles, il est très propre. Il a bien stabilisé la défense, où il est aligné le plus souvent avec Tartari quand celui-ci joue en défense, et a fini le mois à +13 malgré un match en moins.

En attaque, la concurrence a été particulièrement vive à l’aile droite où quatre joueurs ont inscrit neuf buts ce mois-ci : Fleury, Perttila, Aleardi et Leclerc. En ajoutant ses neuf assists, le plus productif est en fin de compte Damien Fleury. L’homme qui cadre le plus de tirs dans la ligue, devant Mickevics – en panne complète de réussite à 4% – et Bouchard, a doublé son efficacité en janvier (27% au lieu de 14% les mois précédents), une valeur qui traduit chez lui le pur buteur. Et si en début d’année il trouvait surtout la faille en powerplay, ce n’est plus le cas puisque 17 de ses 18 points de janvier ont été inscrits à égalité numérique. Fleury devient une précieuse alternative pour Grenoble, dont la première ligne est seule à produire certains soirs.

Au centre dudit premier trio, Joël Champagne ne fait pas débat pour sa sélection (19 points et une fiche de +11). Depuis qu’il a été placé sur la même ligne que Leclerc et Kearney, il produit énormément avec deux bons finisseurs pour conclure les actions. On notera que, hormis le cas Pintarič dans les cages, les trois joueurs de première ligne des Brûleurs de Loups sont les seuls à avoir été désignés deux fois dans l’équipe-type. Ils trônent aussi aux trois premières places des compteurs de la Ligue Magnus… devant Rajamäki.

Le Finlandais Tuukka Rajamäki s’est vu accorder la liberté d’organiser le jeu niçois depuis son aile gauche, ce qui est légitime au vu de sa vitesse, dans le patinage que dans l’exécution technique. Il trouve de très bons angles de passe, principalement pour chercher le one-timer de son buteur Perttilä. Un duo trop flagrant n’est-il pas trop facile à contrôler ? Pour l’instant, en tout cas personne ne trouve la solution : Rajamäki a pointé sur 18 de ses 20 dernières rencontres, et les Aigles sont bien accrochés à une place en play-offs.

L’équipe-type de janvier 2019 : Matija Pintarič (Rouen) ; Antonin Manavian (Grenoble) – Chad Langlais (Rouen) ; Tuukka Rajamäki (Nice) – Joël Champagne (Grenoble) – Damien Fleury (Grenoble).

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