À Tampere, les Suomalaiset, locaux et vice-champions du monde en titre, attaquent aujourd’hui leur troisième match. Après avoir triomphé de la Norvège et de la Lettonie, les Lions reçoivent les Américains, vainqueurs de la Lettonie et (en prolongation) de l’Autriche. Un match-charnière pour deux équipes qui cherchent à accrocher une médaille. Compte-rendu d’une rencontre au sommet du hockey mondial.
Mikko Lehtonen se rend vite coupable d’une charge avec la crosse sous les yeux des arbitres (00’24). Une nouvelle fois dans ces championnats du monde, les unités spéciales défensives finlandaises effectuent un très bon travail pour annihiler la pénalité. Quand elle s’achève, Sakari Manninen une percée entre les deux défenseurs pour alerter Strauss Mann mais le portier américain s’impose. Dans la foulée, Nate Schmidt tente une passe transversale lobée mais elle passe derrière le plexiglas et lui vaut un séjour en prison pour retard de jeu (05’44), sans conséquence.
La tension monte entre les acteurs, Schmidt et Seppälä filent tous deux en prison pour dureté (12’02). À 4 contre 4, Strauss Mann s’interpose sur un tir à bout portant de Manninen. Andrew Gaudette est à son tour pénalisé pour accrocher (16’04). En supériorité numérique pour la deuxième fois, les Finlandais ouvrent la marque sur un joli tir de Mikael Granlund qui passe entre les jambières de Mann (1-0, 17’20). Les Lions reprennent leur marche avant mais sur un duel contre la bande, Jere Innala fait trébucher Blankenburg avec sa crosse (18’16). Les Étasuniens frappent à la porte d’Olkinuora mais ce dernier reste vigilant et permet aux locaux de regagner les vestiaires sur la plus petite des marges.
Au retour des vestiaires, les seize dernières secondes de la pénalité contre Innala sont annihilées. Mikko Lehtonen, touché à la jambe gauche sur une charge de John Hayden, repasse par les vestiaires. Austin Watson est expulsé pour un coup de coude illégal au menton de Hartikainen. Les Finlandais évoluent donc en supériorité numérique pour cinq minutes. Les tentatives se multiplient sur la cage gardée par Strauss Mann qui reste souverain et maintient les siens dans la partie dans un premier temps. Asphyxiés par la supériorité numérique finlandaise, les Américains finissent par céder par deux fois. Un centre d’Innala qui permet à Valtteri Filppula de tromper Mann (2-0, 24’42, photo ci-dessous). Puis, Granlund décale dans le cercle droit Sallinen qui envoie au second poteau une rondelle que Manninen la pousse au fond des filets (3-0, 25’36). Les cinq minutes ont donc permis aux Finlandais de prendre une avance confortable au tableau d’affichage.
Alors que les Américains tentent de revenir dans ce match, Thomas Bordeleau est envoyé en geôle deux minutes pour conduite anti-sportive (26’49). Ce match est marqué par l’indiscipline des deux équipes. Joel Armia est sanctionné à son tour pour retenir (30’44) avant que Galchenyuk ne soit sanctionné à son tour pour avoir volontairement brisé la crosse de son adversaire sur la remise en jeu (30’45). Les deux équipes sont donc à 4 contre 4 pendant deux minutes. Sur l’engagement, Mikko Lehtonen, de retour sur la glace, hérite du palet à la bleue et envoie un tir puissant dans la lucarne gauche (4-0, 30’50). Sonnés, les Américains sont une nouvelle fois sanctionnés. Kieffer Bellows retient son adversaire contre la bande et est envoyé en prison pour interférence (33’28). Les compatriotes de l’oncle sam tiennent bon et annihilent cette pénalité. Le match s’envenime une nouvelle fois. Mäenalanen, auteur d’une mauvaise charge contre Megna, est envoyé en prison. Un début d’échauffourée éclate, Anttila et Megna en viennent aux mains et sont envoyés en prison pour dureté (39’45).
Les États-Unis évoluent donc à 5 contre 4 pendant 1’45 au début du troisième tiers. Un avantage numérique stérile, pour le plus grand plaisir du public de la Nokia Arena. Dos au mur, les Américains imposent leur rythme. Sam Lafferty est sanctionné pour charge illégale (43’34). Solidaires, les coéquipiers de Strauss Mann annihilent cette situation d’infériorité numérique. Les Américains mettent la crosse sur le palet et forcent les Finlandais à la faute. Jussi Olkinuora joue la rondelle dans la mauvaise zone et pénalise les siens (48’51). Les Lions, en infériorité numérique, font bloc et écœurent des Étasuniens qui tentent le tout pour le tout. Après 40 minutes de contrôle, les Finlandais subissent la pression constante imposée par des Américains qui trouvent enfin la solution. Derrière la cage, Luke Hughes trouve Alex Galchenyuk qui trouve la place entre ses propres jambes pour tirer et tromper Jussi Olkinuora (4-1, 58’12). Ce sursaut n’intervient que trop tard dans cette partie.
Tout va bien pour la Finlande. Le bilan comptable est parfait, tous les secteurs du jeu fonctionnent et elle a annoncé dans la journée l’arrivée d’un joker de luxe, l’excellent défenseur Miro Heiskanen des Stars de Dallas. Il ne devrait pas encore être là pour le prochain défi qui excite déjà tout le public : le derby contre la Suède mercredi soir.
Désignés joueurs du match : Sakari Manninen pour la Finlande et Luke Hughes pour les États-Unis.
Un compte-rendu de Nino Bourge-Maldinez
Commentaires d’après-match :
Jukka Jalonen (entraîneur de la Finlande) : « Neuf points, beaucoup de confiance, et une grande foi d’être sur la bonne voie. Nous avons été bons en infériorité et en supériorité. Cela fait 13 matches que l’infériorité numérique est bonne, en préparation et ici. On a affronté des Américains bons en infériorité et on a vraiment bien joué en supériorité face à eux. Nous avons été bons pendant deux tiers-temps, avec et sans palet. En troisième période, nous avons un perdu notre concentration et nous n’avons pas fait la même chose. »
Seth Jones (capitaine des États-Unis) : « Nous avons été pris par les émotions du jeu et nous avons pris trop de pénalités. C’est l’histoire de ce match. Contre un tel powerplay, ce n’est pas facile. Cela fait 1-1 sans les buts en supériorité numérique. À la fin, nous avons plus tiré qu’eux. Ils ont une équipe douée, très bonnes, très systématique dans ce qu’elle fait défensivement. Mais le principal pour nous est de rester en dehors du banc des punitions. Nous y avons passé trop de minutes. »
Finlande – États-Unis 4-1 (1-0, 3-0, 0-1)
Lundi 16 mai 2022 à 20h20 à la Nokia Arena de Tampere. 11 555 spectateurs.
Arbitres : Mikael Nord (SUE) et Marian Rohatsch (ALL) assistés par Jonas Merten (ALL) et Nathan van Oosten (CAN).
Pénalités : Finlande 14’ (6’, 6’, 2’). États-Unis 41’ (6’, 8’+25’, 2’).
Tirs : Finlande 25 (11, 11, 3). États-Unis 30 (8, 6, 16).
Évolution du score :
1-0 à 17’20 : Granlund (sup. num.)
2-0 à 24’42 : Filppula assisté d’Innala et Vatanen (sup. num.)
3-0 à 25’36 : Manninen assisté de Sallinen et Granlund (sup. num.)
4-0 à 30’50 : Lehtonen assisté de Hartikainen et Manninen
4-1 à 58’12 : Galchenyuk assisté de L. Hughes et Jones
Finlande
Attaquants :
Mikael Granlund (A) – Sakari Manninen (+1) – Teemu Hartikainen (+1)
Harri Pesonen – Valtteri Filppula (C) – Joel Armia (2’)
Jere Innala (2’) – Juho Lammikko – Jere Sallinen
Saku Mäenalanen (-1, 2’) – Hannes Björninen (-1) – Marko Anttila (A, -1, 2’)
Défenseurs :
Mikko Lehtonen (+1, 2’) – Juuso Hietanen (+1)
Mikael Seppälä (-1, 2’) – Atte Ohtamaa
Niklas Friman – Sami Vatanen
Ville Pokka (-1)
Gardien :
Jussi Olkinuora (2’)
Remplaçants : Harri Säteri (G), Toni Rajala (A). En réserve : Frans Tuohimaa (G).
États-Unis
Attaquants :
Karson Kuhlman – Sam Lafferty (2’) – Austin Watson (A, 25′)
Alex Galchenyuk (+1, 2’) – Thomas Bordeleau (2’) – John Hayden
Kieffer Bellows (2’) – Ben Meyers – Riley Barber (+1)
Sean Farrell (-1) – Adam Gaudette (2’) – Vinni Lettieri
Défenseurs :
Jaycob Megna (2’) – Seth Jones (C)
Nate Schmidt (A, 4’) – Andrew Peeke
Luke Hughes – Nick Blankenburg
Gardien :
Strauss Mann
Remplaçant : Jon Gillies (G).