Week-end de reprise après la trêve de fin d’année pour les équipes de Division 2 (exception faite de Roanne et Vaujany-Grenoble qui se sont affrontées le week-end dernier en match en retard, pour une victoire des Renards sur le score de 6-2). À un mois et demi de la fin de la saison régulière, il était nécessaire de très vite retrouver le rythme avant d’aborder la dernière ligne droite.
Objectif pleinement atteint pour le leader de la poule A La Roche sur Yon, qui a étrillé Évry-Viry en passant la barre des dix buts pour la première fois de sa saison. Un match à sens unique durant lequel les Aigles ont remporté les trois périodes tout en soignant les statistiques offensives, à l’instar des quatre points récoltés par Vladislav Tunik (2+2), Aleksei Ishmametev (1+3) ou Tyler Rollo (1+3). Bien mauvaise soirée en revanche pour le portier québécois Mathis Lussier, chassé après deux tiers et huit buts concédés. Le HOGLY confirme ses ambitions en tête de la poule, alors que l’entente occupe la cinquième place (11-3).
Soirée totalement bénéfique pour les Yonnais, puisque leur plus proche poursuivant a quant à lui manqué sa rentrée. Les Albatros de Brest ont fait le long déplacement au Luxembourg, mais c’est bredouille qu’ils repartent en Bretagne. Ils ont pourtant mené au score en début de deuxième période par l’intermédiaire de Joé Dubé, puis ils sont revenus à hauteur du Tornado dans le troisième acte, mais le joueur du Grand Duché ont dominé le money time, s’octroyant la victoire dans les dix dernières minutes sur des buts de Julien Vogt et Aurélien Serres (5-3). Une victoire nécessaire pour les hommes de Christer Eriksson qui avaient achevé 2025 sur deux défaites. Ils occupent la sixième place à un point d’Évry-Viry et à trois du top-4. Une bien mauvaise opération en revanche pour les Brestois qui mettent fin à une série de quatre victoires consécutives, et voient la Roche sur Yon prendre quatre points d’avance en tête du classement.
En embuscade, Châlons en Champagne pouvait également profiter de la défaite brestoise. Les Gaulois ne le feront que petitement puisqu’ils concèdent tout de même un point dans leur victoire sur Courbevoie. Face à une équipe accrocheuse qui a réalisé un gros départ dans ce match, menant 0-3 en début de deuxième tiers, les Châlonnais durent s’employer pour revenir à hauteur et même envisager les trois points au cours de la troisième période, mais le premier but avec les Coqs de Frédérik Tchoungui a conduit la rencontre en prolongations. Hélas pour les Franciliens, Châlons possède une arme redoutable et déjà bien connue dans la Division, du nom de Tigran Petrosyan. Le russo-arménien, qui avait déjà relancé les siens en inscrivant les deux premiers buts de son équipe, a terminé le travail pour offrir aux locaux leur quatrième victoire consécutive (6-5 a.p.). Laissant toutefois un point en route, ils en comptent toujours un de retard sur Brest. Malgré la bonne performance et le point acquis, Courbevoie subit en revanche la victoire de son concurrent direct, et tombe donc à la dernière place du classement.
Même résultat mais issue favorable en effet pour Rouen 2 qui s’impose au bout du suspense face à Paris. Une rencontre des plus serrées et indécises, puisque chaque période réglementaire s’est achevée sur une égalité, que le match a connu cinq égalisations et que les Français Volants ont mené trois fois, et les Dragons deux ! Dans ce scénario, c’est Denis Filatov qui a tiré son épingle du jeu. Le défenseur a été l’auteur du but égalisateur à vingt-six secondes de la sirène, puis il a permis à son équipe de s’imposer en marquant le but vainqueur dès l’entame des prolongations (6-5 a.p.). Des efforts récompensés puisque le CHAR cède la dernière place à Courbevoie, pour un point, avec l’adversaire du soir dans le viseur, qui ne compte que trois points d’avance et n’a clairement pas garanti sa place en play-offs.
En milieu de tableau, Reims recevait Orléans avec l’objectif de recoller au classement. Rendez-vous manqué pour les Phénix, qui n’auront pas géré l’ensemble des temps forts dans la partie. Ils ont d’abord été dominés au cours du premier vingt, avant de renverser la vapeur dans le tiers médian, virant en tête grâce à Brennan Davis, Dwayne Goudard et la recrue américaine en défense, Caydon Meyer. Mais ce sont bien les Orléanais qui s’imposeront au bout du compte, grâce à un Louis Groussaud homme du match, déjà auteur de deux buts au cours du premier acte, et l’inévitable Aleksis Burkits, auteur du but vainqueur (5-6). Grâce à cette victoire, Orléans accède au top 4, et compte désormais six points d’avance sur Reims, septième.
2026 démarrait en poule B par la plus grande affiche de cette phase régulière : Montpellier, leader invaincu, se déplaçait chez son dauphin Valence, qui restait sur six victoires de rang. L’occasion était belle pour les Lynx de marquer les esprits en faisant chuter les Héraultais pour la première fois de la saison. Et le millier de spectateurs venu assister à ce choc a pu voir un match à la hauteur de l’évènement : dans un début de partie haché par de nombreuses pénalités, c’est Théo Lobstein qui a ouvert le score pour les Montpelliérains, pourtant en infériorité numérique. L’égalisation valentinoise interviendra en début de deuxième période, par Charles-Olivier Ouimet. Mais alors que la rencontre se durcissait à l’instar d’un match couperet en play-offs, Erik Cermak redonnait l’avantage aux Vipers. À l’aise dans les retours de vestiaire, les locaux récidivèrent le coup du T2 en égalisant rapidement à la reprise du jeu, par Jules Plenet. Comme attendu, le leader devait se donner du mal pour s’imposer dans cette rencontre, mais il y parviendra tout de même : à neuf minutes du terme, Valtteri Virtanen trompait Nans Blanc, et malgré la sortie du natif de Gap dans les derniers instants pour créer le surnombre, les visiteurs ne craqueront plus (2-3). Cette victoire chez son très solide dauphin est un tour de force pour Montpellier, qui s’envole avec sept points d’avance et une confiance au maximum, parfaitement capable de terminer la première phase sans la moindre défaite. Valence reste deuxième malgré la défaite, mais il n’est pas impossible que ces deux formations aient une nouvelle occasion de se croiser cette saison, en toute fin de compétition…
La défaite de Valence aurait pu faire les affaires de Roanne, en mesure de rejoindre la deuxième place. Mais après la victoire du week-end dernier évoquée en début d’article, les Renards n’ont pas capitalisé et chutent même plutôt lourdement sur la glace d’Annecy. Les Chevaliers du Lac se sont donnés les moyens de se rendre le match plutôt confortable, en inscrivant trois buts sur deux minutes au cours du premier tiers, un avantage qu’ils conserveront tout au long de la rencontre. Ils mèneront même de cinq buts à mi-match, avant une réaction des visiteurs bien trop tardives pour renverser le scénario, d’autant qu’Annecy remportera le dernier tiers (7-3). Roanne reste ainsi à la troisième place, toujours à trois points de Valence, et désormais à dix de la tête. Un beau succès en revanche pour Annecy, solidement accroché à sa cinquième place.
Difficile en revanche de revenir sur le quatrième Toulouse-Blagnac, qui impose un gros rythme depuis plusieurs semaines. En déplacement à Vaujany-Grenoble, les Bélougas profitent d’une courte victoire pour signer un sixième succès de rang. Malgré l’ouverture du score de Malik Lahssini pour l’équipe-école grenobloise, les Toulousains réagirent par Lucas Audisio auteur du but égalisateur. En fin de deuxième période, Camille Mutte trouvait la faille à son tour, pour ce qui allait être le dernier but du match (1-2). Les Toulousains au pied du podium reviennent fort sur Roanne, à deux points. Vaujany est septième, derrière le trio de queue qui a connu du mouvement.
Depuis le début de saison, la situation semblait assez claire entre Dijon, Mulhouse et Anglet 2. Sans le moindre point acquis contre toute autre équipe, le trio se disputait un championnat exclusivement à trois, au sein duquel l’équipe hôte s’imposait toujours jusqu’alors. Nouveau témoignage ce samedi avec les Ducs qui accueillaient les Scorpions, et bien sur une volonté de revanche pour les Bourguignons, qui s’étaient inclinés en Alsace le 8 novembre. Dans un match échevelé et pleinement prolifique, les Dijonnais eurent du mal à trouver le rythme, et concédèrent rapidement deux buts inscrits par les Mulhousiens. Mais ils reviendront à hauteur avant la sirène, puis ils remporteront les deux autres périodes du match, pour s’imposer en passant la barre des dix buts, mais en en concédant tout de même six (10-6). Dans ce type de rencontres, il est plutôt habituel de voir de grosses lignes dans les statistiques individuelles, à l’instar des cinq points de Maxime Jury (3+2) ou des quatre de son capitaine Loïc Chabert (2+2), ou de ses adversaires Joachim Sonnet (2+2) ou Jack Suchy (0+4). Cette victoire permet aux Ducs de passer devant l’adversaire du soir avec le même nombre de points, et de sortir provisoirement de la zone rouge.
Pour autant, la hiérarchie pourrait se retrouver bousculer : pour s’en sortir de ce schéma particulier, il faut d’abord gagner ses confrontations directes à domicile, si possible arracher un point en déplacement, mais quand on commence à prendre des points contre d’autres adversaires que les deux directs, les cartes peuvent totalement être redistribuées. Anglet 2 a réussi cette performance, en venant à bout de Clermont-Ferrand après une séance de tir au but. Si les Mulhousiens étaient rentrés frustrés du Pays Basque le 15 novembre, s’inclinant contre une équipe renforcée par des joueurs de la Magnus, cette victoire de l’Hormadi ne doit rien à personne. Avec son effectif habituel, Anglet a remporté la première période malgré l’ouverture du score de Tristan Narbonne côté auvergnat. Ensuite menés, ils ont trouvé les ressources pour aller arracher les prolongations, grâce à un but de Mathias Lemaire à deux minutes du terme. Ils feront mieux enfin puisqu’ils remporteront les tirs au but pour décrocher les deux points de la victoire (4-3 t.a.b.). Ce succès donne un avantage réel à cette formation toujours dernière pour le moment, mais qui terminera sa saison par la réception de Dijon dans un match qui pourrait bien être décisif dans la course au maintien.
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(Illustration : Luc Cordebar)






































