Les Brûleurs de Loups se sont imposés à Marseille vendredi (4-1) à l’issue d’un match longtemps serré mais au cours duquel ils ont fait la différence au troisième tiers-temps. Cela leur permet d’enchaîner avec une deuxième victoire d’affilée après celle face à Briançon mardi (5-2). C’est donc la passe de trois que Grenoble va viser face à Nice afin de créer enfin une dynamique positive en cette fin de saison régulière. Deux mauvaises nouvelles sont néanmoins venues assombrir l’horizon grenoblois cette semaine : Matias Bachelet doit se faire opérer d’une douleur récurrente à l’épaule et sera forfait pour le reste de la saison. Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, Martin Karlsson sera lui aussi absent pour une durée indéterminée. Ces deux forfaits viennent s’ajouter à celui de Rautanen (déjà annoncé la semaine dernière) et de Gueurif, absent depuis plusieurs mois. Une avalanche de mauvaises nouvelles juste avant les play-offs qui a contraint le staff grenoblois à faire appel à Maxime Toukmatchev de Chambéry pour compléter l’effectif en attaque.
De son côté, Nice, sixième, peut encore aller chercher Marseille, cinquième mais doit aussi se méfier de Briançon, septième, juste derrière. Les Aigles restent sur quatre victoires consécutives, avec notamment une belle série depuis la fin de la trêve olympique et des victoires face à Marseille (7-4), Chamonix (4-2) et Cergy (4-3 aux tirs au but). C’est donc une équipe des Aigles en pleine confiance qui se présente à Pôle Sud ce soir. À noter les absences d’Adam Nobes, Charles-Antoine Roy et Robin Johansson du côté des Aigles. Cette saison les Brûleurs de Loups se sont imposés à trois reprises (5-1, 4-1, 4-1) dans les confrontations face à Nice, une équipe qui leur réussit plutôt bien jusqu’à présent.
Les Brûleurs de Loups se montrent offensifs dès les premiers instants avec un premier tir de Zajac puis un rebond pris par Prissaint mais Shank parvient à détourner le palet. La première ligne grenobloise essaie de mettre la pression en zone offensive sous l’impulsion de Boivin mais la défense niçoise est bien positionnée et ne concède pas de grosse occasion de tir. Les Aigles ont du mal à approcher de la cage jusqu’à ce que Mugnier parvienne à ressortir le palet de la bande pour Loizeau qui arrive tout seul face au slot et ajuste Pintaric à bout portant alors que Zajac et Prissaint étaient tous les deux partis derrière la cage (0-1, 04’47). Nice ouvre donc le score sur cette grossière erreur de marquage.
Les Grenoblois accusent le coup et ont du mal à réenclencher l’offensive face à une équipe des Aigles toujours aussi bien organisée. Le pressing niçois dans la zone grenobloise est efficace, les Isérois n’arrivent pas à construire leurs actions et les contre-attaques niçoises sont tranchantes à l’image de Loizeau qui prend un tir sur Pintaric malgré le bon retour de Zajac. Le match est très fermé, cadenassé par les Aigles et les minutes défilent sans le moindre tir dangereux à la cage. C’est même Nice qui se paie le luxe de prendre un tir sur la cage grenobloise avec Coffy.
La meilleure opportunité pour Grenoble vient d’un lancer de Crinon repoussé difficilement par Shank alors que Treille, présent devant le slot, n’arrive pas à contrôler le palet pour prendre le rebond. Et sur une relance ratée de Englund, Grenoble se remet en danger avec Cherkowski qui trouve Larinmaa seul face à la cage mais cette fois Pintaric parvient à détourner le palet. Sur une contre-attaque grenobloise, Dair s’ouvre le chemin de la cage mais bute sur Shank qu’il trouve de nouveau sur sa trajectoire lors du rebond. Boivin tente sa chance de loin mais Shank détourne le palet.
Il y a du mieux dans le jeu grenoblois dans la deuxième partie du tiers mais Nice continue de se montrer dangereux avec un décalage pour Coffy qui ne parvient pas à cadrer son tir en cage ouverte. Sur une relance dans l’axe de Kulbis-Marino, Desgagnés hérite du palet et peut prendre un tir très dangereux face à la cage mais qui n’est pas cadré. Un lancer de Prissaint au milieu du trafic est bloqué difficilement par Shank. Ce dernier bloque un lancer de Treille d’une belle mitaine et garde sa cage inviolée dans ce premier tiers-temps. Nice mène donc d’un but alors que Grenoble n’a pas été très inspiré offensivement et a commis des erreurs de relance en défense dont une fatale.
La deuxième période débute sur un rythme à peine plus élevé que la première. Nice continue de presser haut et de gêner les Grenoblois dans la construction du jeu. Un premier tir de Boivin sur réception n’est pas cadré et la précision continue de faire défaut côté grenoblois. Kulbis Marino voit son lancer repoussé par Shank. Sur une contre-attaque grenobloise rapidement jouée, Leclerc laisse en retrait à Grossetête dont le tir contré part dans les airs. Le jeu continue de se dérouler sur un faux rythme avec des Brûleurs de Loups incapables de mettre la pression en zone offensive et des Aigles qui font ce qu’il faut pour écarter les Grenoblois dans la bande. Un palet mis à la cage par Mallet traîne devant le slot mais n’est pas exploité par Boivin.
Les hommes de Terglav arrivent enfin à s’installer ponctuellement en zone offensive. Prissaint lance à la cage et cherche une déviation de Koudri mais le palet est contré par Shank. Un nouveau lancer de Prissaint est détourné de la mitaine par Shank. Dans sa zone défensive, Prissaint se fait contrer par Larinmaa lequel peut servir Nogaretto dans l’axe mais le palet est contré. La contre-attaque est fulgurante : Boivin trouve Beauchemin qui part dans le dos de la défense pour aller ajuster Shank de près (1-1, 28’07). Elle fait du bien à Grenoble, cette égalisation qui fut longue à obtenir.
Elle libère les Grenoblois qui se montrent plus entreprenants avec un nouveau tir de Boivin qui profite d’un écran de Mallet. Mais une nouvelle fois les Brûleurs de Loups manquent de peu de se faire prendre en contre-attaque avec un 2 contre 1 entre Regis et Mugnier mais ce dernier est contré de justesse au moment de tirer par un poke-check de Pintaric. Une occasion qui précède un petit moment de panique dans la défense grenobloise alors que Pintaric avait perdu sa crosse mais Boivin parvient finalement à dégager le palet. Nice ramène le palet en zone offensive avec un tir de Rommel repoussé par Pintaric. Nice se montre offensif depuis le but grenoblois mais Zajac aurait pu lui aussi marquer sur un tir du revers consécutif à bonne passe de Treille juste devant le slot. Zajac tente de nouveau sa chance de près mais trouve le filet extérieur.
Alors que les Brûleurs de Loups peinent à trouver la faille, Larinmaa est tout près de marquer le second but niçois sur une contre-attaque. Il prendre son propre rebond en mettant le palet sur la barre transversale. Leclerc essaie de remettre de l’ordre dans le jeu grenoblois avec une bonne accélération ponctuée d’un tir sur la cage niçoise bloqué par Shank. Alors que l’intensité baisse d’un cran, la première pénalité du match est sifflée contre Coulaud qui fait trébucher Leclerc. Non seulement les Brûleurs de Loups n’arrivent pas à s’installer, mais une passe en retrait de Treille est interceptée par Rommel qui part en 2 contre 1 avec Mugnier mais l’action ne va pas à son terme. Grosse frayeur pour Grenoble. Treille prend un dernier tir, sans conséquence.
En troisième période, Grenoble installe rapidement le power-play dans le temps restant, mais sans pouvoir prendre de tir. Le troisième tiers débute sur le même faux rythme que les deux premiers mais Treille trouve une belle ouverture pour Deschamps qui remet tout de suite sur Matima, lequel manque une cage grande ouverte face à lui. Le tir sur réception de Morillon passe juste au-dessus. Les Brûleurs de Loups occupent la zone niçoise mais n’arrive pas à se montrer suffisamment dangereux au point d’inquiéter la défense niçoise.
À la lutte avec Deschamps, Lefevre est pénalisé pour une crosse haute sur l’attaquant grenoblois. Cette supériorité numérique est l’occasion pour Grenoble, toujours en difficulté, de faire enfin la différence. Deschamps prend un tir dévié par Koudri. Mais en voulant relancer rapidement, Englund se fait contrer par Mugnier, le palet revient sur Teemu Loizeau qui plonge tout seul dans l’axe pour se présenter seul comme lors du but niçois… mais cette fois c’est Pintaric qui remporte le duel. Gros ouf de soulagement pour Grenoble qui était à deux doigts de se retrouver mené en infériorité numérique.
Les Brûleurs de Loups installent de nouveau le power-play, Mallet laisse passer le palet pour Boivin qui se décale et marque dans un trou de souris entre les jambières du portier niçois (2-1, 48’20). Une supériorité numérique bonifiée par Grenoble qui mène au score alors que Nice est passé tout près d’en faire autant quelques instants plutôt sur l’occasion de Loizeau. Devant au score pour la première fois du match, les Brûleurs de Loups n’ont plus qu’à protéger leur avantage. Nice essaie de réagir avec Ruel mais Grenoble est plutôt à l’aise dans cet exercice de gestion du score.
Zajac, en bonne position face à la cage, se fait enlever le palet par Ruel. La fin de match approche, les esprits s’échauffent entre Grossetête et Coulaud. Les Brûleurs de Loups contrôlent cette fin de match et Marc-André Levesque n’a d’autre choix que de prendre un temps mort et de rappeler au banc Alexis Shank pour les deux dernières minutes. En dégageant le palet, Zajac manque de peu la cage vide, les Aigles à 6 contre 5 n’arrivent pas à approcher la cage. Une pénalité est appelée contre Englund qui fait trébucher Cirgues mais le coup de sirène met fin à la rencontre et les Brûleurs de Loups s’imposent par la plus petite des marges face à Nice.
À l’issue d’un match terne et sans grande intensité, les Brûleurs de Loups obtiennent leur troisième victoire dans le temps règlementaire cette semaine. Si le bilan comptable fait du bien après deux défaites consécutives, que dire de la manière qui n’est toujours pas au rendez-vous. Défensivement, Grenoble n’encaisse qu’un but mais s’est fait de grosses frayeurs avec une grande fébrilité qui aurait pu avoir des conséquences bien plus importantes sans quelques arrêts clés de Matija Pintaric. Offensivement, les Grenoblois n’ont jamais réussi à mettre suffisamment de pression sur Nice et n’ont pas réussi à accélérer le jeu pour mettre en danger Shank et sa défense. Les deux buts sont le résultat de deux actions de talent de Beauchemin et de Boivin mais le collectif a encore beaucoup de mal à se mettre en place. Pas forcément très rassurant à deux semaines du début des play-offs. Il reste deux matchs la semaine prochaine à Cergy puis Chamonix pour régler les derniers détails, élever enfin le rythme et assurer la deuxième place de la saison régulière.
Nice a revanche réalisé une grosse prestation défensive en pressant et en gênant constamment les Brûleurs de Loups dans leurs relances et dans la construction du jeu. Dominateurs en zone neutre, les Aigles ont réussi à mettre en danger Grenoble en exploitant les erreurs adverses provoquées en mettant sous pression les défenseurs isérois. Shank a réalisé une belle prestation devant le filet et avec un peu plus de réalisme face à la cage, les Niçois auraient pu repartir avec la victoire ou au moins un point. Loizeau et Mugnier ont été les attaquants niçois les plus dangereux. Avec cette défaite, Nice connaît un coup d’arrêt dans sa progression et devra lutter pour conserver la sixième place face à Briançon mais si la cinquième reste encore accessible. Pour les deux dernières rencontres la semaine prochaine, les Brûleurs de Loups iront recevront à Amiens et iront à Gap, deux rencontres à gagner pour les Aigles s’ils veulent terminer le plus haut possible.
Désignés meilleurs joueurs du match : Christophe Boivin (Grenoble) et Samuel Regis (Nice)
Commentaires d’après-match :
Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « La victoire c’est bien mais ce que j’ai beaucoup aimé, c’est la réaction par rapport au match à Marseille où le jeu n’était pas à notre image. Ce que j’ai aimé aujourd’hui, c’est l’effort. Aujourd’hui on ne joue pas le hockey qu’on est habitué à jouer. Déjà, il y a beaucoup trop de déchet, on ne manage pas certaines situations bien, on voit certains joueurs un peu en difficulté avec le palet. Mais l’effort est là et quand tu veux performer, ça commence avec ça. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées ces dernières quatre semaines, mais aujourd’hui il faut se rendre compte que le championnat est très homogène. Tout le monde peut battre tout le monde, il y a des surprises, on était tellement habitués dans le temps d’avoir trois-quatre équipes avec qui c’était serré et puis le reste, on pouvait jouer à 50% et on gagnait mais ce n’est plus le cas. Nice sur les derniers matchs est une des top-4 équipes en Ligue, ils viennent de gagner quatre matchs. Il faut jouer de la bonne façon, on donne juste un but. On n’a pas pris de pénalité, ça c’était une bonne chose aussi. On va chercher des victoires dures et c’était important parce que c’est là qu’on voit le caractère de l’équipe, si les gars jouent bien ensemble, il y a beaucoup de sacrifices, on bloque les shoots. On joue des équipes qui ont un bon système défensif. Elles défendent à trois, quatre, bloc de cinq devant leur cage. C’est à ce moment-là que je trouve qu’on force un peu les jeux, on essaie d’aller à travers un ou deux joueurs au lieu de plus jouer la possession du palet en zone offensive, de bouger le palet un peu plus et attendre une autre opportunité. Ça nous est arrivé maintenant depuis deux matchs, on est impatient, on a des joueurs qui sont offensivement habitués à marquer des points et là ils sont un peu en difficulté. Sur une saison de hockey, ça va arriver. Mon discours vers eux c’est juste de rester focus, continuer à travailler, les choses vont venir. On parle souvent de confiance, il faut aller la chercher en faisant les choses bien. Si on regarde les vingt dernières minutes, des fois il faut garder le match plat, même s’il n’y a rien qui se passe, ce n’est pas grave. Les tirs, 8 à 5 pour nous, c’est ça qu’on veut. C’est le message que les joueurs doivent savoir, on ne veut pas un style très ouvert comme un ping-pong. Ça c’est dangereux. Quand c’est le temps, on y va, quand on n’a pas le palet, on essaie d’être compact, d’attendre notre chance… On a vu ça plus aujourd’hui qu’au dernier match et c’est un bon signe. On parle de jeux simples, de confiance… On est quand même sur l’avantage numérique où on donne deux chances, aujourd’hui on donne 13 chances au total, deux à quatre… Heureusement on a derrière un Pintaric qui est là quand on a besoin de lui. On parle des chances de marquer, entre 12 et 13 contre par match, c’est l’objectif qu’on veut donner. Je suis au club, le club m’a demandé de faire un truc… Tout ce que je fais, je l’ai toujours fait à fond. Maintenant je sais que c’est une situation pas évidente parce que vers la fin de saison ce n’était pas le moment de tout changer, beaucoup de choses étaient déjà en place et trop de changement, c’est dangereux à cette époque-là parce que ça prend du temps. Mais pour moi, c’était important d’aller chercher le meilleur de chacun, il y a énormément de potentiel dans cette équipe. Travailler plus individuellement avec les joueurs, ls jeunes pour les aider à faire la progression. Julien [Baylacq, nouvel assistant-coach] n’a jamais été dans cette situation-là, donc il apprend aussi et moi j’essaie d’aider, de partager un peu les tâches sur lesquelles il peut m’aider. Je ne vais pas le mettre dans une situation inhabituelle. C’est quelqu’un qui représente un peu l’identité du club, les valeurs, c’est quand même un gars qui a passé longtemps avec cette équipe-là, je lui fais confiance énormément et il est très bien investi avec les gars, il va chercher à les motiver, à les réconforter quand les choses vont moins bien aussi. On oublie des fois qu’on a quand même gagné trois matchs, dans la difficulté, mais ce sont ces moments-là qui amènent une équipe ensemble. Pour moi c’est important de voir dans ces moments-là qui est prêt à faire tous les sacrifices pour le maillot, pour les copains dans le vestiaire. On ne pense plus trop les buts, les passes, les victoires, on pense à l’équipe, qu’on soit unis, qu’on travaille l’un pour l’autre et pour moi c’est ça le plus important. »

Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « Il y a beaucoup de bonnes choses ce soir avant notre dernière semaine sur la route. Il y a quand même encore des petits trucs à corriger mais ça reste quand même une belle performance d’équipe. Pas de pénalité, ça c’est vraiment un point positif pour nous, on sait qu’on a du mal avec ça donc c’était un peu le mot d’ordre et ça a été respecté. Et puis une dernière petite victoire à Pôle Sud avant de retrouver les play-offs, la meilleure partie de l’année. On n’a jamais dégringolé au classement, c’est sûr qu’il y a eu des hauts et des bas au niveau de nos performances, on est en train de corriger tout ça… Il y a eu beaucoup de changements, ça prend un peu de temps de se restructurer et de faire la même chose tous ensemble sur la même page. Aujourd’hui notre vestiaire vit à la perfection, tout le monde s’entend super bien et c’est le genre de chose qui fait que tu peux te sortir plus facilement quand tu as des bas de performance. On a à cœur de garder cette deuxième place pour avoir au moins l’avantage de la glace jusqu’en demi-finale. Il n’y a que deux petits points d’écart avec Angers, ça fait partie des objectifs. Les JO, c’était une super belle expérience. Vraiment, je n’ai jamais connu dans le sport de telles émotions, un tel tournoi, une telle organisation, c’était juste magique, deux semaines et demie avec les gars, on a pu se côtoyer avec tout ce qui se fait de mieux sur la planète hockey donc ça a été super bon, intéressant, enrichissant. Pour les plus jeunes pour 2030, pour les plus vieux pour finir là-dessus, c’était vraiment des émotions folles. On aurait pu créer une meilleure surprise contre les Allemands mais encore une fois il y avait une telle différence que ça aurait pris le match parfait de tout le monde sur son meilleur jour et ce n’est jamais simple de réunir ça… On connaît, c’est du sport et c’était franchement magique. Le but, c’est le petit souvenir en plus, il y a du monde qui m’a félicité pour ça et c’est le petit cadeau dans les bagages. Personnellement j’ai été satisfait de ce que j’ai donné et collectivement de ce que notre ligne a fait. On avait un rôle défensif de gros bonhommes et on a su tenir ce rôle presqu’à la perfection parce qu’on finit à 0 en plus/minus contre des équipes comme ça. C’était notre petite victoire de ligne. C’était un autre monde, la patinoire était petite aussi donc tout arrivait plus vite, mais à la fois on était proche de tout pour défendre pour les grands comme nous, notre ligne avait cet avantage d’avoir le physique pour jouer très rapidement, les longues crosses pour essayer d’intervenir dans les moments difficiles. Si je suis encore, c’est que j’estime que je peux encore apprendre beaucoup, il n’y a pas d’âge pour apprendre et c’est ça qui donne le plaisir d’essayer de s’améliorer à chaque fois, même à 39 ans en fin d’année. C’était vraiment une expérience magique et la cérémonie d’ouverture était vraiment un moment exceptionnel. »
Christophe Boivin (attaquant de Grenoble) : « L’effort était là, c’est certain. Il manquait un peu d’opportunisme, on aurait pu aller chercher plus de buts mais l’important c’est la victoire. Chaque match à domicile, on veut gagner devant nos fans, nos supporters, et surtout finir ce soir avec une victoire en vue des play-offs qui commencent dans deux semaines. La dynamique est bonne dans le vestiaire, les gars sont soudés, on sait que ça n’a pas été facile dernièrement. Les bonnes équipes trouvent toujours un moyen de gagner des matchs, c’est ce qu’on a fait cette semaine. On va essayer de continuer, de retrouver notre rythme, jouer avec notre identité. Notre trio, ça fait trois ans qu’on joue ensemble, il y a des matchs où on est plus surveillés que d’autres, il y a des matchs où notre exécution est peut-être moins parfaite, mais au final ce soir on va chercher deux buts encore donc on va bâtir là-dessus aussi. Ça a été peut-être un peu plus difficile dernièrement au niveau de notre trio défensivement mais on reste concentrés pour jouer dans nos forces et je pense que le succès va revenir, on reste confiant et tout va bien de notre côté. Il y a des gars qui ont parlé avant le match que c’était compliqué pour nous de jouer le dimanche cette saison mais une fois que le match est commencé, tu n’y penses plus. C’est une statistique qui fait mal de ne pas avoir remporté un match un dimanche mais ce soir on l’a fait, on a mis ça derrière nous. Edo a apporté des petits détails, des petites modifications, jouer peut-être un peu plus rapidement sur la relance, jouer en fond de zone, placer des palets derrière leurs défenseurs et travailler en bas de zone. Je pense que quand on fait ça, on a du succès offensivement, on brûle nos adversaires et on va chercher des chances de marquer. On est une équipe offensive, c’est ce qu’on veut : jouer rapidement, créer de l’attaque et évidemment être fier des stats défensivement pour limiter le nombre de buts à nos adversaires. Dernièrement on avait plus de difficulté à rester disciplinés, à garder cinq joueurs sur la patinoire. On n’a pas pris de punition ce soir, on préfère jouer en power-play qu’en désavantage, c’est positif. »

Grenoble – Nice 2-1 (0-1, 1-0, 1-0)
Dimanche 1er mars 2026 à 18h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitres ; Geoffrey Barcelo et Bostjan Golicic assistés de Achille Lefevre et Alexia Cheyroux
Pénalités : Grenoble 2’ (0’, 0’, 2’), Nice 4’ (0’, 2’, 2’)
Tirs : Grenoble 31 (12, 11, 8), Nice 30 (12, 13, 5)
Engagements : Grenoble 31 (11, 12, 8), Nice 30 (11, 8, 11)
Évolution du score :
0-1 à 04’47” : Loizeau assisté de Mugnier et Morillon
1-1 à 28’07” : Beauchemin assisté de Boivin et Prissaint
2-1 à 48’20” : Boivin assisté de Mallet et Beauchemin (sup. num.)
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin – François Beauchemin – Alexandre Mallet
Guillaume Leclerc – Adel Koudri – Aurélien Dair
Sacha Treille (C) – Nicolas Deschamps (A) – Rudy Matima
Maxime Toukmatchev – Fredric Weigel (A) – Valentin Grossetête
Défenseurs :
Nolan Zajac – Axel Prissaint
Pierre Crinon – Pontus Englund (2’)
Antoine Fertin – Andrius Kulbis-Marino
Gardien : Matija Pintarič
Remplaçant : Isidore Agnel (G). Absents : Jakub Štěpánek (surnuméraire), Théo Gueurif (commotion), Juho Rautanen (blessé), Matias Bachelet (épaule), Martin Karlsson (blessé).
Nice
Attaquants :
Mathieu Desgagnés – Henrik Rommel (A) – Nicolas Ruel (C)
Jesper Larinmaa – Hugo Nogaretto – Nicholas Cherkowski
Jordan Mugnier – Teemu Loizeau – Loïc Coulaud (2’)
Hugo Proux – Henry McKinney
Défenseurs :
Samuel Regis (A) – Colin Morillon
Louis Cirgues – Jules Lefebvre (2’)
Yoan Salvé – Valentin Coffy
Gardien :
Alexis Shank [sorti de 58’31” à 60’00”]
Remplaçants : Isaac Charpentier (G). Absents : Adam Nobes, Charles-Antoine Roy, Robin Johansson















































