La Lettonie doit se remettre de sa défaite cuisante face à la Finlande (1-7) car c’est ce midi, face aux États-Unis, qu’elle doit faire un résultat pour espérer se qualifier en quart de finale. Son gardien titulaire Kristers Gudlevskis a repris place dans les cages pour rassurer son équipe. En face, Don Granato fait désormais confiance à Devin Cooley après les défaillances de Wolf et compose des lignes inédites, cherchant encore la bonne formule.
Les Américains dominent plutôt le début du match, mais sans se créer de grandes occasions face à une défense compacte et bien placée. Les Baltes s’avèrent bien plus efficaces en ouvrant le score sur leur deuxième tir et en profitant d’un marquage défaillant : Haralds Egle arrive seul en haut d’enclave pour réceptionner la passe de derrière la cage de Dzierkals (après un lancer hors cadre d’Andersons) et tirer au-dessus de la mitaine de Cooley (1-0, photo ci-dessous).
Le francophone Mathieu Olivier retient Deniss Smirnovs. La Lettonie ne s’installe vraiment que dans les dernières secondes de l’avantage numérique… et c’est alors que Ryan Lindgren lève sa crosse à deux mains au visage de Dzierkals. Deux minutes de plus alors que les deux précédentes venaient juste de s’achever. Et une seule occasion, quand Smirnovs tire dans le haut de la botte de Cooley au rebond d’un tir dans l’axe de Zile.
Revenus à cinq, les États-Unis mettent enfin un peu de présence dans l’enclave pour déstabiliser un Gudlevskis très serein. Arturs Andzans châtie alors Tkachuk d’un cross-check trop violent et évidemment puni. Le powerplay américain met une pression beaucoup plus forte que son homologue balte. La Lettonie dresse des barricades autour de sa cage. le défenseur Oskars Cibulskis joue un rôle essentiel en contrant deux tirs près du poteau gauche, ceux de Tkachuk et surtout de Leonard qui avait été décalé avec un angle ouvert. À 5 contre 5, Andzans revient très fort et bloque Paul Cotter au moment il cherche à feinter le gardien. Ces deux occasions, et la cage vide manquée par Oliver Moore ont été les trois vraies occasions américaines, plus que les 18 tirs comptabilisés qui ont souvent été peu dangereux.
C’est l’équipe qui a le mieux défendu qui mène au score. Mais il faut qu’elle le fasse sans dépasser les bornes. À la reprise, Oskars Cibulskis frappe Max Plante au visage avec sa crosse pour le dissuader de rester devant la cage. L’Américain se dit blessé mais ce n’est pas visible et les arbitres donnent juste deux minutes de pénalité. Cela ne trouble pas un Kristers Gudlevskis imposant qui dégage énormément de confiance dans sa cage. On en est presque surpris quand parfois il lâche un rebond, mais dans ce cas sa défense évacue le problème sans tarder.
Les Américains commenceraient-ils à s’énerver ? À la suite d’un énième arrêt propre de Gudlevskis, Mathieu Olivier agresse Freibergs après le coup de sifflet, ce qui lui vaut aussi une bagarre avec Batna. Il prend deux minutes de plus, sans conséquence face à un jeu de puissance indigent. Alberts Šmits doit même intervenir seul quand se profile un 2 contre 1 américain.
Gudlevskis est « good »… et Cooley un peu trop « cool » quand sa mitaine-savonnette relâche un lancer lointain de Smirnovs. Le puck retombe dans son dos, mais le défenseur Ryan Ufko revient le dégager avant qu’il ne franchisse la ligne.
Les mauvais coups continuent à chaque arrêt de jeu, un cross-check de Mamcics est la pénalité de trop. Danny Nelson arrache une mise au jeu à Batna et Oliver Moore à la ligne bleue cherche et trouve la déviation de Matthew Tkachuk, arrivé le premier – et seul – au poteau droit. Freibergs avait lâché le marquage en voulant aider Batna sur l’engagement (1-1, photo ci-dessus). C’était le 34e tir américain. La Lettonie est proche de reprendre immédiatement l’avantage sur une contre-attaque, mais Vilmanis manque le cadre après la bonne passe de Balcers. Les deux équipes se calment jusqu’à la seconde pause.
Est-ce le fait d’avoir égalisé ? En tout cas la pression offensive des États-Unis s’est éteinte en troisième période. La Lettonie se fait plus dangereuse… et marque après dix minutes. Sandis Vilmanis passe la ligne bleue et signe une superbe passe poiur la reprise de Rudolfs Balcers côté droit. Sur le rebond, Vilmanis rate son tir en pivot mais le palet arrive jusqu’à Deniss Smirnovs qui soulève bien le palet par-dessus la botte du gardien (2-1, photo ci-dessous).
Les États-Unis se laissent endormir et entraîner le long des balustrades, alors que chaque contre-attaque balte se termine par une action directe et oblige Devin Cooley à un arrêt difficile. Sur un rare palet remis dans l’enclave par les blancs, Krastenbergs fait trébucher Ufko. Une supériorité numérique providentielle à sept minutes de la fin. Tétanisés, les Américains mettent une minute à s’installer. La grosse occasion arrive enfin avec une déviation de Mathieu Olivier dans le slot, mais Tkachuk n’arrive pas à lever assez son revers sur le rebond. Une mêlée se forme au rebond mais la défense finit par dégager le palet toujours libre.
Granato sort son gardien à deux minutes de la fin. Sandis Vilmanis devance un Justin Faulk souvent indolent et part marquer seul dans les filets déserts (3-1). Mathieu Olivier, à l’effort constant, reçoit entre les cercles une passe de Tkachuk et bat Gudlevskis côté motaine (3-2). Coronato gagne l’engagement qui suit pour permettre au gardien de ressortir mais Tkachuk rate une réception de passe et Vilmanis, qui n’avait encore inscrit de but avant cette minute, s’offre un doublé en cage vide (4-2)
La Lettonie a été solide dans son système et bloquant les entrées américaines dans la défense avec un positionnement compact mais aussi avec un grand acharnement dans les duels. Elle passe devant les États-Unis et ne pourra donc plus être rattrapée si elle bat les deux petites nations (Grande-Bretagne et Hongrie). Les Américains, à 5 points avec deux rencontres à jouer, ne sont donc plus maîtres de leur destin, car si l’Autriche bat l’Allemagne ce soir, elle sera déjà qualifiée en quart de finale avec 12 points.
Désignés joueurs du match : Kristers Gudlevskis pour la Lettonie et Matthew Tkachuk pour les États-Unis

Lettonie – États-Unis 4-2 (1-0, 0-1, 3-1)
Samedi 23 mai 2026 à 12h20 à la Swiss Life Arena de Zurich. 9184 spectateurs.
Arbitres : Christoffer Holm (SUE) et Christian Ofner (AUT) assistés d’Onni Hautamäki (FIN) et Jiří Ondráček (TCH).
Pénalités : Lettonie 10’ (2’, 6’, 2’) ; États-Unis 8’ (4’, 4’, 0’).
Tirs : Lettonie 22 (5, 6, 11) ; États-Unis 47 (18, 18, 11).
Évolution du score :
1-0 à 08’47” : Egle assisté de Dzierkals et Zīle
1-1 à 34’48” : Tkachuk assisté de Moore et Nelson (sup. num.)
2-1 à 46’06” : Smirnovs assisté de Vilmanis et Balcers
3-1 à 58’58” : Vilmanis assisté de Batna (cage vide)
3-2 à 59’09” : Olivier assisté de Tkachuk et Faulk
4-2 à 59’18” : Vilmanis (cage vide)
Lettonie
Attaquants :
Rudolfs Balcers (C, +3) – Deniss Smirnovs (+1) – Sandis Vilmanis (+3)
Mārtiņš Dzierkals – Oskars Batņa (+2, 2’) – Toms Andersons (+1)
Kristaps Skrastiņš – Haralds Egle – Renars Krastenbergs (-1, 2’)
Filips Buncis – Gļebs Prohorenkovs – Oskars Lapinskis
Défenseurs :
Oskars Cibuļskis (+2, 2’) – Alberts Šmits (+2)
Ralfs Freibergs (A, +1) – Artūrs Andžāns (+1, 2’)
Kristaps Zīle (A) – Roberts Mamčics (2’)
Miks Tumānovs
Gardien :
Kristers Gudļevskis
Remplaçants : Gustavs Davis Grigals (G), Olivers Mūrnieks (A). Non équipés : Mareks Mitens (G), Kristofers Bindulis (D).
États-Unis
Attaquants :
Tommy Novak (-1) – Matt Coronato (-2) – Matthew Tkachuk (A, -2)
Alex Steeves – James Hagens – Isaac Howard
Ryan Leonard (-2) – Danny Nelson (-1) – Oliver Moore (-2)
Paul Cotter – Max Sasson – Mathieu Olivier (-1, 6’)
Max Plante
Défenseurs :
Mason Lohrei – Justin Faulk (C, -2)
Ryan Lindgren (A, 2’) – Will Borgen
Declan Carlile (-1) – Connor Clifton (-1)
Ryan Ufko (-1)
Gardien :
Devin Cooley [sorti de 57’47” à 58’58”, de 59’02” à 59’09” et de 59’15” à 59’18”]
Remplaçant : Joseph Woll (G). Non équipés : Drew Commesso (G), Wyatt Kaiser (D), Sam Lafferty (A).













































