Il n’y a pas de bonne ou mauvaise situation, mais celle des États-Unis est meilleure qu’elle ne l’était. Ils risquaient une élimination qui ne dépendait pas d’eux, ce n’est plus le cas. L’Autriche est restée à portée de fusil, il suffit maintenant de la battre, comme cela a été le cas lors des 6 dernières confrontations en championnat du monde.
L’Autriche n’a pas seulement perdu le match contre la Finlande, elle a aussi perdu un joueur-clé, Dominic Zwerger, blessé à l’épaule.
Même si Ryan Leonard démontre son talent par une entrée en zone à pleine vitesse, les Américains n’effectuent aucun tir cadré en quatre minutes, une statistique inhabituelle de leur part. La première occasion est donc pour l’Autriche lorsque Tim Harnisch vole le palet au capitaine étoilé Justin Faulk dans la zone américaine : Benjamin Nissner passe de derrière la cage pour Harnisch… dont le tir ricoche sur la barre transversale !
Cette occasion manquée va être très chèrement regrettée car les États-Unis, eux, convertissent leurs deux premières séquences offensives. James Hagens masque d’abord le gardien sur le lancer de Connor Clifton, le défenseur de Pittsburgh qui inscrit son premier point du tournoi (1-0). Puis, 45 secondes plus tard, le gardien Atte Tolvanen voit passer sous son bras gauche un lancer lointain de Ryan Ufko (2-0).
C’est le jeune Vinzenz Rohrer qui s’efforce de relancer l’Autriche par sa vitesse. Lui aussi n’avait pas fini le match face à la Finlande à cause de sa vieille blessure à la jambe mais il est rétabli, et bien rétabli. Il passe dans le dos de Will Borgen, part à 2 contre 1, mais sa passe pour Thaler est interceptée par la crosse posée sur la glace par Mason Lohrei. Vingt secondes plus tard (!), Paul Huber relance ce même Rohrer en breakaway face à Devin Cooley, qui réussit une superbe parade du bouclier (photo ci-dessus). Certains Autrichiens réclament vainement un tir de pénalité car Rohrer a reçu coup de crosse de Coronato au moment de son tir.
Cette réaction reste isolée. L’Autriche subit la fin de période, plombée par des crosses hautes de Scherzer et Nissner. Les moments difficiles restent sans conséquences, tout comme une action qui prête à sourire : quand il est percuté par un de ses défenseurs, la crosse de Tolvanen reste coincé dans sa jambière et il se trémousse dans tous les sens sans pouvoir l’enlever pendant que l’action se déroule alentour !
Les États-Unis tuent le suspense dès la reprise. Mathieu Olivier presse d’abord Unterweger derrière le but autrichien pour lui prendre le palet et il vient ensuite se placer juste devant le gardien pour dévier un lancer de Will Borgen. Une double contribution décvisive car Paul Cotter arrive à exploiter le rebond avec une précision extrême dans un angle très fermé.
Un accrochage de Bernd Wolf donne un powerplay aux Américains. Matt Coronato est servi seul au poteau gauche et reprend… sur le poteau. Matthew Tkachuk entre alors dans son domaine, le slot, pour pousser le palet sous Tolvanen. Les arbitres font appel à la vidéo qui confirme l’absence d’obstruction sur le gardien (4-0, photo ci-dessous).
L’Autriche semble réduite à défendre, mais sur une rare séquence installée, Simeon Schwinger dévie joliment un palet envoyé à la cage par David Maier (4-1). Les blancs sont maintenant revigorés et attaquent la cage. Devin Cooley fait trébucher Neubauer venu chercher un rebond, mais les blancs ne parviennent pas à concrétiser l’avantage numérique avant la pause.
La troisième période ne change plus rien. Les Autrichiens essayent jusqu’à la fin, avec 13 lancers en 20 minutes, mais sans remettre en cause la victoire des États-Unis qui contrôlent la situation. C’est même James Hagens qui est tout près de marquer le 5-1 en toute fin de match, un but qu’il aurait d’ailleurs plutôt mérité.
Les États-Unis se dirigent vers un quart de finale où ils affronteront le Canada. Une confrontation qui ne présente que des avantages pour eux : avec cet effectif, ils ne seront tellement pas favoris qu’ils n’auront rien à perdre. Toute la pression sera sur les stars au maillot à la feuille d’érable.
Désignés joueurs du match : Connor Clifton pour les États-Unis et Leon Kolarik pour l’Autriche.
Trois meilleurs Autrichiens du tournoi selon leur coach : Peter Schneider, Vinzenz Rohrer et Benjamin Nissner.

États-Unis – Autriche 4-1 (2-0, 2-1, 0-0)
Mardi 26 mai 2026 à 16h20 à la Swiss Life Arena de Zurich. *** spectateurs.
Arbitres : Riku Brander et Mikko Kaukokari (FIN) assistés de Renars Davidonis (LET) et Onni Hautamäki (FIN).
Pénalités : États-Unis 4’ (2’, 2’, 0’) ; Autriche 6’ (4’, 2’, 0’).
Tirs : États-Unis 36 (14, 15, 7) ; Autriche 26 (4, 9, 13).
Évolution du score :
1-0 à 05’34” : Clifton assisté de Borgen et Steeves
2-0 à 06’19” : Ufko assisté de Novak
3-0 à 21’07” : Cotter assisté d’Olivier et Borgen
4-0 à 31’52” : Tkachuk assisté de Coronato et Leonard (sup. num.)
4-1 à 36’10” : Schwinger assisté de Maier et Wallner
États-Unis
Attaquants :
Oliver Moore – Matt Coronato – Matthew Tkachuk (A)
Alex Steeves (+1) – James Hagens (+1) – Isaac Howard (+1, 2’)
Paul Cotter – Max Sasson – Mathieu Olivier (A, -2, 2’)
Tommy Novak (+1) – Danny Nelson (+1) – Ryan Leonard (+1)
Sam Lafferty
Défenseurs :
Ryan Lindgren – Justin Faulk (C)
Mason Lohrei – Will Borgen (+2)
Declan Carlile (+1) – Connor Clifton
Ryan Ufko (+1)
Gardien :
Devin Cooley
Remplaçant : Joseph Woll (G). Non équipés : Drew Commesso (G), Wyatt Kaiser (D), Max Plante (A).
Autriche
Attaquants :
Tim Harnisch – Benjamin Nissner (-1, 2’) – Peter Schneider (C, -1)
Paul Huber (-1) – Vinzenz Rohrer – Lucas Thaler
Leon Kolarik (-1) – Mario Huber (-1) – Henrik Neubauer (-1)
Ian Scherzer (2’) – Leon Wallner – Simeon Schwinger
Défenseurs :
Clemens Unterweger (A, -1) – Bernd Wolf (A, -1, 2’)
Gregor Biber (-1) – Thimo Nickl (-1)
Dominic Hackl (+1) – David Maier (+1)
Paul Stapelfeldt (-1) – Ramon Schnetzer (-1)
Gardien :
Atte Tolvanen
Remplaçant : David Kickert (G). Non équipés : Florian Vorauer (G), Dominic Zwerger, Maximilian Rebernig (A).







































