
Excellent club formateur mais désargenté, Kladno est en temps normal un candidat au maintien en temps normal. Le lock-out NHL lui a permis de récupérer une super-ligne « maison » : Marek Zidlicky – Tomas Kaberle / Jiri Tlusty – Tomas Plekanec – Jaromir Jagr. Avec ce cinq majeur, Kladno est deuxième du classement derrière Plzen, qui bénéficie pour sa part du meilleur gardien de la ligue, Tuukka Rask. Ceci dit, les gardiens tchèques de NHL ne se sont pas adaptés aussi bien que leur collègue finlandais Rask. Michal Neuwirth avec le Sparta Prague et surtout Ondrej Pavelec avec Liberec (toujours sous les 90% d’arrêts) souffrent en bas de tableau.
En fait, les quatre équipes actuellement non qualifiées pour les play-offs viennent toutes de changer d’entraîneur. Richard Zemlicka, qui avait été viré du Sparta – dernier – début octobre (juste après les frères Treille), a retrouvé un poste chez… l’avant-dernier, Karlovy Vary, où il remplace Vladimír Kýhos.
Tous ces mouvements ne font pas l’affaire de Liberec (12e sur 14), qui a viré son entraîneur Marian Jelínek et qui voit les pistes de remplacement se refermer car ses concurrents ont réagi plus vite. L’entraîneur slovaque Peter Oremus vient ainsi de signer à Vitkovice (11e sur 14), où il succède à Mojmir Trlicik. Aussitôt viré… aussitôt ré-engagé ! Trlicik a signé à Pardubice, le plus surprenant participant à ce jeu de chaises musicales.
Classé huitième, Pardubice n’est pas dans une situation catastrophique, mais le champion sortant a pourtant chassé Pavel Hynek, l’homme qui l’avait pourtant conduit au titre en avril dernier. Manque de mémoire ? L’argument des dirigeants est que les performances ne sont dues qu’au duo de NHL David Krejci – Ales Hemsky.
Pour autant, la plus grosse surprise du jour est à mettre au crédit de la « Sportovni Holding », qui possède à la fois le Sparta et le Lev Prague (KHL). Le manager de la holding, Normunds Sejejs, dirige les deux structures et a eu une idée originale : un échange d’entraîneurs ! Josef Jandac, viré du Lev ce week-end, sera ainsi recasé au Sparta, une solution maligne qui évite de payer des indemnités de départ ! Quant à Vaclav Sykora, arrivé depuis un mois au Sparta sans avoir vraiment redressé la situation d’une équipe toujours lanterne rouge, il est envoyé au Lev !









































