Décidément, le réservoir finlandais semble inépuisables quand il s’agit des gardiens de but. Juuse Saros n’est pas issu de la fameuse école du TPS, il a été formé au HPK Hämeenlinna, où il a débuté en senior cette saison. Pour autant, il incarne parfaitement les principes de formation finlandais.
Alors qu’en Amérique du nord, on enseignait aux gardiens à faire rempart de leur corps devant les tirs, l’école finlandaise s’est bâtie sur la réactivité face au palet. S’il avait grandi de l’autre côté de l’océan, Juuse Saros n’aurait peut-être jamais bénéficié de toute l’attention requise en raison de sa petite taille (179 cm). En Finlande il est un héros depuis qu’il est devenu champion du monde au Nouvel An, et a quelques jours de ses 19 ans, il a fait ses premiers pas « avec les grands » en équipe nationale dans une victoire 5-1 contre la Lettonie. Il est confirmé ce soir contre l’Allemagne dans la petite patinoire (2000 places) de Savonlinna, la patrie de… Tuukka Rask.
Les Allemands, eux, sont venus sans leur premier gardien Dennis Endras : le meilleur joueur du Mondial 2010 est forfait pour des raisons personnelles que le staff a convenu avec lui de ne pas dévoiler. Rob Zepp, remis d’une légère blessure, a en revanche intégré l’effectif.
L’absence d’Endras n’est pas la seule mauvaise nouvelle de la semaine. Christian Ehrhoff, capitaine aux derniers championnats du monde, a subi une commotion cérébrale à l’avant-dernier match de la saison régulière de NHL, tout comme son coéquipier de Buffalo – Alexander Sulzer – un mois plus tôt. Le précédent capitaine, Michael Wolf, soigne actuellement une blessure au pied et est incertain.
La Finlande démarre très fort grâce à ses grandes qualités de patinage, et Zepp doit tout de suite enchaîner les arrêts. Juha-Pekka Hytönen tire sur le poteau. Mais si la domination locale à 5 contre 5 est incontestable, les – rares – unités spéciales semblent plus favorables à l’Allemagne. Elle met une bonne pression en supériorité numérique, alors qu’en infériorité, Frank Mauer a réussi à s’échapper en solitaire, mais a raté la conclusion.
Le deuxième tiers-temps est toujours dominé par les Finlandais, mais ils ne réussissent toujours pas à concrétiser. Petteri Wirtanen en particulier échoue sur Zepp, après une bonne contre-attaque du grand espoir Leon Draisaitl. Les Allemands arrivent en effet toujours à placer des contres solitaires, mais Mauer tire sur le poteau. En fin de tiers cependant, Zepp est couché sur la glace et Jere Sallinen peut enfin convertir un rebond (1-0).
Le plus dur est fait. En troisième période, la Finlande accroît son avance à 3-0 : Veli-Matti Savinainen est seul face au but, puis Eeto Pöysti marque son premier but international par un slap puissant sur un engagement remporté par Juha-Pekka Hytönen.
Juuse Saros, pour son deuxième match international avec les Leijonat, obtient donc un blanchissage, avec l’appui de son poteau mais aussi de sa transversale, toujours face à un Frank Mauer décidément malchanceux.
Commentaires d’après-match
Pat Cortina (entraîneur de l’Allemagne) : « Nous ne pouvons être satisfaits du début de match, nous avons mis cinq ou six minutes à nous habituer au tempo élevé des Finlandais. La performance contre un adversaire de haut niveau était OK. Ce qui ne m’a pas plu, c’est notre jeu en possession du palet dans notre zone et en zone neutre. Le positif, c’est que nous n’avons quasiment concédé aucune occasion en trois infériorités numériques. L’équipe aurait mérité au moins un but. »
Finlande – Allemagne 3-0 (0-0, 1-0, 2-0)
Jeudi 17 avril 2014 à 18h30 à la Talvisalon Jäähalli de Savonlinna. 2014 spectateurs.
Arbitrage de Jari-Pekka Pajula et Timo Metsälä (FIN) assistés de Teemu Riikonen et Tuomas Sorsa (FIN).
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