Granby – L’ancien dur à cuire des Huskies de Rouyn-Noranda, Guillaume Desbiens, en a parcouru du chemin depuis la fin de son stage junior.
L’ancien choix de 4e tour des Thrashers d’Atlanta en 2003 a disputé 9 saisons chez les professionnels avant de vivre une nouvelle expérience en Europe, plus précisément en Autriche, avec sa petite famille. Retour sur le parcours du hockeyeur aujourd’hui âgé de 30 ans. 
Le gaillard, qui était un gentleman à l’extérieur de la patinoire, a d’ailleurs reçu le trophée de joueur humanitaire de l’année à sa dernière saison dans la LHJMQ : « J’ai adoré mes 4 années d’expérience en Abitibi où je me suis développé comme joueur et comme individu. C’est certain qu’au départ, j’avais une certaine crainte à partir de chez nous, mais l’adaptation s’est faite rapidement. Je suis encore en contact avec plusieurs personnes rencontrées lors de mon séjour, comme ma famille de pension et un garçon qui vivait des difficultés avec qui j’ai développé une belle relation », a expliqué celui qui peut également évoluer à l’aile gauche.
C’est lors de sa deuxième saison avec l’uniforme des Huskies que Desbiens s’est forgé un nom dans le monde du hockey, avec ses 33 points et 233 minutes au cachot. Lors du repêchage de la grande ligue qui se déroulait en 2003 à Nashville, celui qui endossait le n°12 lors de ses années chez les juniors a entendu son nom être prononcé lors de la 4e ronde par les défunts Thrashers d’Atlanta, aujourd’hui les Jets de Winnipeg. Un souvenir qui est encore frais dans sa mémoire : « J’ai passé une agréable fin de semaine à Nashville à ce moment, qui est une très belle ville. J’étais accompagné de mes parents, ma sœur, ma marraine, mon parrain ainsi que de mon agent. Je n’avais pas d’attente à ce moment, je voulais seulement être repêché, alors j’étais bien content lorsque j’ai entendu mon nom, même si Patrice Bergeron, un bon ami qui était également présent, a été repêché un peu plus tôt que moi… », a déclaré le Québécois avec humour.
L’ancien espoir des Thrashers a commencé sa carrière professionnelle lors de la campagne 2005-2006 avec les Gladiators de Gwinnett de la East Coast Hockey League (ECHL), ou Ligue de hockey de la Côte Est, où il a connu sa meilleure saison au point de vue offensif en carrière avec une récolte de 33 buts et 27 passes.

Bien qu’il n’ait disputé que quelques rencontres lors de ce championnat, c’est un sentiment que n’oubliera pas de sitôt le principal intéressé : « Gagner la Coupe Calder avec les Wolves a été incroyable. Même si j’étais souvent laissé de côté, je ne perdais pas le moral et lorsque j’embarquais sur la patinoire, je connaissais mon rôle comme tous les autres joueurs dans l’équipe. Tout le monde a contribué à ce championnat », a décrit celui qui n’avait que de bons mots à dire au sujet de l’organisation des Wolves, elle qui n’a pas peur de dépenser pour ses joueurs.
À la suite de ce championnat, l’homme fort a signé un contrat de deux ans avec l’organisation des Canucks de Vancouver avec qui il a disputé son premier match lors de la saison 2009-2010. Il y a également disputé 12 autres rencontres la saison suivante sans récolter de point. À l’été 2011, le Canadien a apposé sa signature sur un contrat d’une seule saison, cette fois-ci avec un club rival, les Flames de Calgary. Passant la majorité de l’année dans la AHL à Abbotsford, Desbiens a tout de même pris part à 10 autres parties dans la NHL pour un total de 23 en carrière où il a passé 37 minutes au banc des pénalités : « Disputer mon 1er match dans la LNH a été incroyable! J’étais aussi nerveux que lors de mon mariage ! (rires) Toutefois, après quelques parties, la nervosité était passée et je vivais bien avec la pression de jouer dans la meilleure ligue de hockey du monde. Comme joueur d’énergie, c’est certain que je faisais mes devoirs avant chaque match en regardant l’alignement de l’équipe adverse, mais j’étais bien préparé », a lancé Desbiens pince-sans-rire.
Étant lui-même un joueur qualifié de «bagarreur», il était difficile de ne pas passer sous silence les tristes événements de certains anciens hommes forts de la ligue qui sont morts au cours des dernières années, dont Steve Montador. L’athlète de 1m88 a fait face à la musique : « C’est certain qu’on entend plus parler des conséquences des commotions cérébrales aujourd’hui qu’il y a quelques années. J’ai une petite fille âgée de 2 ans et demi maintenant ; je veux être présent pour elle. C’est sûr que ça fait un peu peur de voir ce qui est arrivé à d’anciennes connaissances, mais je sais ce que je fais. Je me bats moins depuis quelques années, surtout depuis mon arrivée en Europe, mais il reste que c’est grâce à cet aspect de ce sport que j’ai su me tailler une place jusqu’à la LNH…» 
Pour l’an prochain, Desbiens est ouvert à toutes les options. Bien qu’il sache qu’un retour dans la NHL est pratiquement impossible, il ne dirait pas non à revenir dans la AHL si les conditions lui sont favorables. Cependant, ayant aimé sa dernière année en Europe, rester sur ce continent est sa priorité !






































