Belarus – France, EIHC tournoi de Bled, Slovénie

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Les deux équipes avaient conclu le dernier mondial avec une rencontre gagnée 5-2 par les Biélorusses. Depuis, les deux ont vécu la désillusion des tournois de qualification olympique. Désillusion d’autant plus cruelle pour le Belarus qu’il était pays hôte d’un tournoi et qu’il a vu s’envoler la qualification aux tirs au but (contre la Slovénie).

JANIL Jonathan 150507 071Mais les deux équipes qui s’affrontent à Bled dans les montagnes slovènes devant des tribunes quasi désertes n’ont pas grand-chose à voir avec les équipes du dernier Mondial. Les deux Dave canadiens qui entraînent la France et le Belarus, Henderson et Lewis, ont sélectionné beaucoup de jeunes.

L’entraîneur Dave Lewis a d’ailleurs déclaré avant la rencontre que parmi la quinzaine de jeunes qui sont testés lors de ce tournoi, il serait content si 2 ou 3 montraient un niveau suffisant pour le prochain championnat du monde à Paris. Dave Henderson n’a rien déclaré de tel mais on peut légitimement penser la même chose au vu de la prestation d’aujourd’hui…

Ronan Quemener a l’occasion de rentrer tout de suite dans la partie car Grégory Beron perd sa crosse et les Biélorusses en profitent pour presser autour de la cage. Le défenseur amiénois essaye tant bien que mal de dégager de la main ou de bloquer la rondelle du patin contre la balustrade et les Bleus s’en sortent sans dommage.

Mais ils sont pénalisés peu après quand Antonin Manavian rejoint le banc des prisons. Robin Gaborit se sacrifie et bloque un lancer et les Bleus parviennent à tuer la pénalité.

Il faut attendre 10 minutes pour voir la première occasion avec Peter Valier qui part dans le dos de la défense et affronte le gardien en un contre un. Il perd son duel mais cela réveille les Bleus avec une reprise de volée de Nicolas Ritz face au jeune gardien slave, suivie d’un tir de Robin Gaborit dans le trafic.

QUEMENER Ronan 150507 034Jonathan Janil fait trébucher Alexander Kogalev qui entre en zone offensive. Mais la supériorité numérique ne dure que quelques secondes car Dmitri Ambrazheychyk est puni lui aussi. La situation à 4 contre 4 ne débloque pas la situation car les Bleus ne réussissent pas à utiliser leur vitesse et les espaces. On rejoint donc le vestiaire avec un logique 0-0 à la première pause.

Mais dès le début de la seconde période, on sent que les Bleus commencent à céder. Le jeu se déséquilibre en faveur des Biélorusses à l’image des 3 dégagements interdits français dans les deux premières minutes.

Une pénalité contre Ustinenko est la bienvenue et permet à l’attaque française de s’exprimer avec Antonin Manavian qui va au fond pour la supporter puis tire de retour à la bleue. Mais la supériorité numérique ne permettra pas d’ouvrir le score pour autant.

Le jeu gagne un peu en intensité des deux côtés après un premier tiers qui ressemblait à un rodage. Une situation de 2 contre 1 de chaque côté, des phases installées de chaque côté, même si l’ensemble reste assez brouillon et imprécis de part et d’autre. Et le premier but illustre parfaitement cela. Deux joueurs français qui se gênent dans le coin et qui se retrouvent au sol, un tir anodin qui trompe Quemener, et le Bélarus marque le 1-0 par le même buteur du Dynamo de Minsk qui avait déjà ouvert la marque contre la France au Mondial.

BESCH Nicolas 140512 063Parmi les jeunes avants français, Mathieu Briand s’illustre par son enthousiasme et sa ténacité, mais après un bon pressing en zone adverse, il est un peu court sur un repli défensif et lève la crosse un peu trop haut pour arrêter son adversaire ; il est envoyé en prison pour deux minutes.

Ses coéquipiers tuent bien la pénalité mais de retour à cinq contre cinq, ils commettent une énorme erreur en entrée de zone : une succession de malentendus pour éviter le hors-jeu, et finalement le palet flottant en zone neutre est récupéré par Sergei Drozd qui file au but et s’en va gagner son duel contre Ronan Quemener.

Ce deuxième but juste avant le retour au vestiaire fait mal mais il n’est pas immérité au vu de la tournure du match. Le troisième tiers-temps confirme la tendance. Robin Gaborit, sur une entrée de zone adverse, bloque un Biélorusse avec une charge au niveau du genou.

Il ne reste pas bien longtemps dans le cachot car la sanction est quasi-immédiate. Engagement gagné, quelques échanges de passes avec comme chef d’orchestre du jeu de puissance le seul Canadien sélectionné parmi la colonie toujours grandissante de Nord-Américains dans l’effectif biélorusse. Charles Linglet tire de la droite pour chercher une déviation de Ambrozheychyk, Quemener fait l’arrêt mais dévie le palet au loin dans le cercle gauche où le défenseur Graborenko s’était avancé pour reprendre dans une cage béante.

GRABORENKO Roman 140511 248Dans la foulée, Antonin Manavian récidive et laisse ses coéquipiers en infériorité. Même si le jeu de puissance biélorusse est bien installé, les Français tiennent bien cette fois.

Mais les Bleus ne passent plus la zone neutre, les rares palets d’attaque, ils les récupèrent parfois dans les bandes. La construction et les relances finissent immanquablement dans la trappe biélorusse qui a reculé d’un cran pour conserver le score.

Même dans les derniers instants quand Ambrozheychyk prend 2 minutes, et malgré un power-play à peu près installé, la cage biélorusse reste inviolée et les Bleus ne parviennent pas à sauver l’honneur.

Les Français n’ont jamais été tranchants. Le jeune Karnaukhov a toujours été impeccable face aux très peu d’occasions franches, et bien peu d’individualités sont sorties du lot, même si certains, à défaut d’avoir marqué ce soir, ont davantage pesé dans le jeu que d’autres. Les jeunes Biélorusses ont davantage convaincu que les jeunes Français qui auront encore deux rencontres pour prouver qu’ils méritent leur place, face à la Lettonie et à la Slovénie, avec dans chacune des deux équipes plusieurs visages connus dans la ligue Magnus.

Désignés joueurs du match : Karnaukhov pour le Bélarus et Manavian pour la France.

 

Bélarus – France 3-0 (0-0, 2-0, 1-0)
Jeudi 3 novembre 2016 à 16h00 au Bled Ice Hall. Une poignée de spectateurs, 93 officiellement.
Arbitrage de Miha Bulovec et Borut Lesniak, assistés de Grega Markizeti et Gasper Jaka Zgonc
Pénalités : Bélarus 6′ (2′, 2′, 2′) ; France 10′ (4′, 2′, 4′).
Tirs : Bélarus 27 (7, 14, 6) ; France 22 (8, 6, 8).
Évolution du score :
1-0 à 32’20 » : Lopachuk assisté de Turkin et Kogalev
2-0 à 39’30 » : Drozd assisté de Razvadovskiy
3-0 à 47’21 » : Graborenko assisté d’Ambrozheichik et de Linglet (sup. num.)

Bélarus

Attaquants :
Charles Linglet – Pavel Boyarchuk – Dmitri Ambrozheichik (4′)
Stanislav Lopachuk (+1) – Viktor Turkin (+1) – Alexandr Kogalev (+2)
Danila Karaban – Sergei Drozd (+1) – Artem Demkov
Artem Levsha – Pavel Razvadovskiy (+1) – Artem Chernikov
Kirill Nikulin

Défenseurs :
Vladimir Denisov (+2) – Roman Graborenko (+1)
Nikita Ustinenko (2′) – Pavel Kazakevich
Dmitri Znakharenko – Roman Dostanko (+1)
Nikita Mitskevich

Gardien :
Mikhaïl Karnaukhov

Remplaçant : Valeri Pronin (G).

France

Attaquants :
Anthony Rech – Maxime Lacroix (-1) – Peter Valier
Dimitri Thillet (-1) – Maurin Bouvet (-1) – Nicolas Arrossamena (-1)
Eliot Berthon – Nicolas Ritz – Robin Gaborit (2′, -1)
Romain Gutierrez – Mathieu Briand (2′, -1) – Joris Bedin
Romain Chapuis

Défenseurs :
Nicolas Besch (C) – Antonin Manavian (A, 4′)
Aziz Baazzi (-2) – Grégory Béron (-1)
Teddy Trabichet (-1) – Jonathan Janil (A, 2′)
Raphaël Faure – Pierre Crinon

Gardien :
Ronan Quemener

Remplaçant : Florian Hardy (G).

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