Une finale suédoise riche en émotions

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La finale du championnat suédois a beau avoir été inattendue, cela n’a pas empêché d’offrir aux fans un spectacle palpitant.

Affiche finale match 7Éliminés rapidement en playoffs ces dernières années, le HV71 et Brynäs n’apparaissaient plus sur le devant de la scène, restant dans l’ombre de Skellefteå ou Växjö. Mais en 2017, les clubs de Jönköping et Gävle ont fait souffler un vent de fraîcheur en se hissant en finale de la SHL suédoise, déjouant les pronostics. Et les deux équipes se sont rendus coup pour coup, obligeant la série à se prolonger jusqu’au septième et dernier match décisif, prévu ce samedi.

Si le capitaine de Brynäs Jacob Blomqvist a ouvert le score en première période dans la Kinnarps Arena du HV71, Christoffer Törgren est parvenu à égaliser à un quart d’heure de la fin pour les hôtes. 1-1 après 60 minutes d’un match 7, l’atmosphère est alors devenu irrespirable parmi les 7000 spectateurs. À domicile, le HV71 a offert la délivrance à ses fans. Après 11 minutes de temps supplémentaire, Martin Thörnberg est parvenu à contourner la défense de Brynäs pour centrer et offrir un palet en or à Simon Önerud qui a réussi à loger le puck au fond des filets. Le HV71 remporte son cinquième titre de champion de Suède.

Meilleur buteur des playoffs, Simon Önerud a été élu meilleur joueur des playoffs, remportant le trophée Stefan Liv. Une performance lourde de sens puisque, avant de disparaître avec toute son équipe du Lokomotiv Yaroslavl lors du crash de 2011, Liv avait contribué à trois des cinq titres du HV71, 2004, 2008 et 2010. Comme la nouvelle page d’un livre, le club de Jönköping a brillé sans Stefan, mais sous les yeux de ses fils, Herman et Harry, deux des nombreux fans soulagés de l’issue heureuse après une série finale particulièrement riche en émotions. Une victoire que plusieurs ex-coéquipiers de Stefan, comme Adam Almqvist, Mattias Tedenby ou Martin Thörnberg, lui dédient aujourd’hui.

À cette victoire du HV71, après tant d’émotions, on peut y associer plusieurs symboles. C’est une revanche également pour Linus Söderström. À l’âge de sept ans, on lui a diagnostiqué le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme sans déficit intellectuel ou de retard de langage. Un handicap qui lui a valu tout de même son lot de moqueries, y compris sur la glace lors de cette finale, comme il l’a révélé à Expressen. Déjà crédité du meilleur pourcentage d’arrêts en saison régulière (94,3%), Söderström a fait la sourde oreille face aux perturbateurs, demeurant un rouage essentiel pour la conquête du titre. Nul doute que les performances du meilleur gardien du Mondial Junior 2016 auront attiré l’attention des Islanders de New York, qui l’ont repêché en 2014.

Malgré une saison étonnante, les joueurs de Brynäs n’ont pas pu offrir un cadeau de départ à leur entraîneur Thomas Berglund, puisqu’il était déjà entendu que Roger Melin le remplace dès l’été prochain. Alors, après cet épilogue malheureux pour la cité de Gävle, « Bulan » Berglund n’a pu retenir ses larmes. Comme si les nerfs, soumis à rude épreuve durant cette série finale, devaient lâcher.

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