Grenoble – Lyon (Ligue Magnus 2017/18, 41e journée)

Grenoble avait une faim de Lions

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Battus à Nice mardi (4-2), les Brûleurs de Loups ont de nouveau coincé en déplacement. C’est la troisième fois depuis le début de l’année 2018 après les matchs perdus à Mulhouse (5-3) et Strasbourg (6-3). Un mal récurrent face à des équipes de deuxième moitié du tableau contre lesquelles les Grenoblois semblent avoir du mal à trouver de la motivation. Ce fut encore le cas vendredi dernier contre Chamonix avec une « petite » victoire, à Pôle Sud cette fois (4-3).

Les Brûleurs de Loups doivent donc se reprendre face à Lyon, une équipe qui leur réussit plutôt bien depuis le début de la saison (victoires 6-4, 6-3 et…11-0 !). Un voisin lyonnais encore sur son nuage après la victoire en finale de la coupe de France dimanche dernier à Bercy face aux Rapaces de Gap (1-0). Un premier titre pour Lyon version « LHC » qui permet aux Lions d’aborder sans pression la fin de saison. Et même si ces derniers sont redescendus « sur terre » mardi face à Rouen (défaite 0-3), rien de tel qu’un bon derby rhône-alpin pour relancer la machine et laver l’affront du 0-11 encaissé à Charlemagne.

Horak tout juste revenu du All star game à Bordeaux vendredi, c’est Antoine Bonvalot qui est titularisé dans les cages grenobloises. Une petite surprise compte tenu de l’enjeu de la rencontre car Grenoble ne peut plus se permettre de perdre du terrain sur Rouen. Mais c’est un bon moyen de relancer le back-up grenoblois, en délicatesse lors de sa dernière sortie à Strasbourg.

Le coup d’envoi à peine donné, Pavel Chernook se retrouve déjà pénalisé. Les Brûleurs de Loups ont du mal à installer le jeu de puissance et seul un tir non cadré de Dame-Malka vient inquiéter Maris Jucers. De retour à cinq contre cinq, les deux équipes se livrent une belle bataille pour le palet en zone neutre mais l’accès à la cage est verrouillé par les défenses. Il faut attendre près de huit minutes pour voir un tir lyonnais dangereux, sur une passe en retrait de Sims pour Gerling, mais Bonvalot est vigilant. La réponse grenobloise vient de Kara avec un tir au ras du poteau. Le rythme s’accélère avec une bonne contre-attaque du duo Abramov-Ankerst mais ce dernier bute sur Bonvalot.

Après un bon travail en zone offensive, Gabin Ville voit son tir repoussé par Jucers mais il récupère le palet, donne derrière la cage à Legault qui sert en retrait Tartari dont la reprise instantanée ne laisse aucune chance à Jucers (1-0, 10’18). Les Brûleurs de Loups continuent sur leur lancée avec une percée de Dame-Malka puis une reprise à bout portant d’Hordelalay mais Jucers réussit à bloquer le palet. À force de pousser en zone offensive, les Grenoblois obtiennent une pénalité de Tomko. Rapidement installés, ils mettent la pression et Legault se retrouve seul face à la cage lyonnaise mais Jucers sort une belle mitaine pour faire l’arrêt à bout portant. Nouvelle opportunité manquée alors que Joel Champagne fait trébucher grossièrement Correia et offre une première supériorité numérique à Lyon. Mais les Lions n’arrivent pas à déplacer la défense grenobloise et se procurent peu d’occasions.

Finalement, en fin de tiers, c’est Grenoble qui double la mise sur un lancer lointain de Hardy dévié au passage par Guillaume Leclerc (2-0, 17’02). Ce deuxième but ouvre le jeu de part et d’autre. Labrecque bute sur la cage de Bonvalot et, sur le contre, Baylacq est tout près du 3-0, freiné par Jucers qui réalise un gros arrêt. Dans les dernières secondes, Bonvalot doit rester vigilant sur un palet perdu par sa défense et repris par Takac.

Lyon se doit de réagir en début de deuxième tiers-temps et le fait à merveille : sur une bonne relance de Takac, Gerling s’échappe, perd le contrôle du palet mais parvient à centrer en retrait pour Sims qui se joue de Tartari pour reprendre le palet victorieusement (2-1, 21’20). Les Lions se remettent à croire en leurs chances mais se précipitent parfois un peu trop à l’image d’un palet perdu devant le slot que Giroux est tout près de bonifier. Sur l’action suivante, une passe de Rodman met Champagne en position idéale face à la cage mais il est gêné par Chernook au moment de tirer. Supériorité numérique que Grenoble met rapidement à profit : Rodman parvient à reprendre acrobatiquement un palet mis devant la cage par Giroux et le pousse au fond des filets (3-1, 24’01). Un but longuement contesté par les Lyonnais qui voyaient une crosse haute de Rodman ou éventuellement un but marqué du gant. Le but est validé mais la trop longue contestation n’est pas du goût des arbitres qui donnent deux minutes de pénalité au banc de Lyon.

Grenoble peut donc enchaîner avec une nouvelle supériorité numérique, non mise à profit malgré la pression de Legault sur la cage et un lancer de Dame-Malka. De retour à cinq, les Lyonnais retrouvent le chemin de la cage grenobloise avec un déboulé de Correia et de Takac. Ville est contraint à la faute. Le jeu de puissance lyonnais est bien en place et fait le forcing. Le danger est permanent autour de la cage grenobloise. Et au moment où Ville revient sur la glace, Gerling accélère sur l’aile droite en prenant de vitesse Tartari et centre en retrait pour Sims dont la reprise à bout portant fait mouche (3-2, 29’02). Un deuxième but lyonnais qui ressemble étrangement au premier et avec les mêmes acteurs !

Mais la joie rhodanienne ne sera que de courte durée. Sur l’engagement, la défense lyonnaise oublie Alexandre Giroux sur une passe en profondeur de Bisaillon : le buteur grenoblois s’offre un dribble magnifique pour déjouer Jucers (4-2, 29’23).

De nouveau avec deux buts d’avance, les Brûleurs de Loups ont de quoi voir venir mais ils continuent d’attaquer et Baylacq dévie le palet sur un lancer de Tartari, un palet sauvé sur sa ligne par la défense lyonnaise. Après une nouvelle tentative de Giroux de près, Leclerc et Champagne partent en deux contre un mais Champagne bute sur Jucers. Leclerc est pénalisé en zone offensive pour avoir fait trébucher Correia. Un power-play bien géré par les Lyonnais, mais malgré quelques situations chaudes autour de la cage grenobloise, ils ne parviennent pas à tromper Bonvalot.

En fin de tiers, Custosse est coupable d’une crosse haute sur Baylacq et Grenoble peut terminer la période en supériorité numérique. Sur un lancer à la bleue de Hardy, Champagne dévie victorieusement dans le but lyonnais (5-2, 39’18). Sur l’engagement, Baylacq donne le palet à Hordelalay qui s’en va transpercer la défense lyonnaise et ajuster Jucers pour un sixième but (6-2, 39’28). Un but qui provoque la sortie du gardien lyonnais et qui surtout met quasiment fin au suspense.

Avec quatre buts de retard, les Lyonnais bénéficient d’une prison de Champagne dès l’entame de la troisième période. Le power-play est installé timidement et les Grenoblois n’ont pas trop de mal à se dégager. De retour sur la glace, Champagne bénéficie d’un très bon travail de Leclerc qui lui donne le palet en retrait : le centre canadien des Brûleurs de Loups ajuste Olivier Richard d’une subtile déviation (7-2, 43’28). Et comme si cela ne suffisait pas, Grenoble rajoute un huitième but sur un lancer de Giroux repoussé par Richard sur Hardy qui renvoie le palet dans la cage lyonnaise (8-2, 44’19). Ce but sera de nouveau contesté par Lyon, la crosse de Hardy semblant haute devant le slot.

En roue libre, les Lyonnais semblent avoir lâché prise. Sims est sanctionné pour une charge illicite sur Le Blond et offre une nouvelle supériorité numérique à Grenoble. Relativement inoffensifs, les Brûleurs de Loups sont tout près de se faire surprendre sur une contre-attaque de Mickevics. Terglav profite de l’écart au score pour faire entrer Munoz et Pascal et leur donner du temps de jeu. Les Lyonnais peuvent relâcher l’étreinte sur une pénalité à l’encontre de Baylacq. La supériorité numérique donne l’opportunité à Bonvalot de s’illustrer. Les Grenoblois se contentent de contrôler le jeu dans les dix dernières minutes même s’ils concèdent une nouvelle pénalité pour Champagne, sa troisième personnelle. Trop tard pour Lyon qui n’a de toute façon plus grand-chose à espérer dans cette rencontre et qui concède une nouvelle lourde défaite face aux Brûleurs de Loups.

Décidément les Lyonnais réussissent bien à Grenoble. En quatre rencontres face aux Lions, les Brûleurs de Loups ont signé quatre succès et ont marqué 31 buts ! Ce soir, il a fallu attendre la fin du deuxième tiers-temps et deux buts marqués dans la dernière minute pour voir les locaux se détacher définitivement. Malgré un bon départ de Grenoble lors du premier tiers-temps, Lyon était resté jusque-là au contact. Mais l’offensive grenobloise était en feu ce soir avec huit buts marqués par les quatre lignes et sept buteurs différents, une nouvelle preuve de la profondeur de l’offensive grenobloise. Une bonne nouvelle également dans la perspective de la période qui s’annonce puisque les Brûleurs de Loups seront privés de Rodman et Golicic pendant la durée des Jeux Olympiques. Grenoble signe un dix-septième succès consécutif à domicile cette saison. Une performance qu’il faudra renouveler à l’extérieur cette fois, à commencer par le déplacement à Épinal mardi et ce sans Edo Terglav, lui aussi du voyage à PyeongChang.

Les Lions se sont montrés aujourd’hui beaucoup trop fébriles en défense pour espérer ramener un résultat de Pôle Sud. Solides et hermétiques il y a une semaine à Bercy, ils étaient plutôt en mode « portes ouvertes » aujourd’hui à Grenoble. Un manque de concentration qui leur coûte cher : à peine revenus à 3-2, ils encaissent un but quelques secondes plus tard. Bis repetita en fin de deuxième tiers avec deux buts encaissés en dix secondes. La seule satisfaction lyonnaise est venue du duo Gerling-Sims, très actif et impliqué sur les deux buts lyonnais. Mais ce fut insuffisant pour inquiéter une équipe grenobloise en pleine confiance qui avait beaucoup à se faire pardonner. Après deux défaites face aux deux premiers du championnat, les Lions devront se remobiliser rapidement pour ne pas glisser au classement : la réception d’Angers mardi sera déjà déterminante pour la fin de saison lyonnaise.

Désignés meilleurs joueurs du match : Alexandre Giroux (Grenoble) et Jordan Sims (Lyon)

(Photos Emmanuel Giraudeaux)

Commentaires d’après-match :

Mitja Sivic (entraîneur de Lyon) : « Je pense qu’on est venu ici pour jouer le match mais pas pour le gagner. Ça fait une grosse différence. Quand Grenoble joue comme ça, et ils jouent toujours comme ça, contre eux on ne peut pas être battus dans l’intensité. On doit faire plein de petites choses bien mieux que nous ne l’avons fait ce soir. Si on regarde les gros matchs que nous avons gagnés cette année, on était une équipe qui savait exactement ce qu’elle avait à faire, et ce soir nous ne l’avons pas fait. Grenoble est vraiment une bonne équipe mais pas aussi forte que ne l’indique l’écart au score. Ce soir, ils méritent parce qu’ils ont plus travaillé. On les a joués quatre fois. Le premier match de la saison ici, on n’avait vraiment pas été bons, on était désorganisés. Ensuite il y a un match à Lyon où on était très proches mais où notre gardien n’avait pas été irréprochable. Et il y a ce 11-0 qui était embarrassant pour nous, mais finalement j’ai bien aimé car parfois il faut perdre comme ça plutôt que 5-3, ça nous a fait réagir ensuite. Ce soir je suis vraiment déçu parce qu’on peut voir que d’une semaine à l’autre, on n’est pas capable de reproduire le même niveau de jeu. Mais on ne peut jouer contre les meilleures équipes de la ligue et être battus dans l’intensité. Si on ne travaille pas plus contre des joueurs qui sont techniquement plus habiles, on paie la note à la fin. Après la victoire en coupe, il y a eu un peu de décompression au niveau des joueurs mais pas pour moi ou mon assistant. On est concentré sur le futur. On a trop de hauts et de bas et c’est notre problème cette année. La victoire en coupe est une bonne chose pour Lyon mais on ne peut pas mal finir la saison. Car si on ne finit pas fort la saison, cela sera une saison décevante. »

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « Je voulais sentir qu’on n’est pas dans une zone de confort parce qu’on est sûrs de finir au moins deuxième. C’est important qu’on construise sur notre jeu, qu’on essaie d’améliorer les points faibles jusqu’à la fin. Aujourd’hui on a vu une équipe solide pendant soixante minutes, quatre blocs qui ont poussé de la même façon. Tout le monde a joué de la même manière et quand on fait ça on se crée beaucoup d’occasions et je suis content pour les gars qui ont marqué beaucoup de buts. En avantage numérique, ça fait quelques matchs qu’on n’était pas bien, on cherchait des solutions, on se mettait en difficulté, et aujourd’hui on avait deux trois phases de jeu qu’on voulait faire, on a créé beaucoup d’occasions sur le power-play pour aller chercher le momentum. Quand le rythme est bon, l’intensité est là, les shifts sont courts, c’est notre identité, et j’ai senti que les joueurs étaient prêts de faire ça aujourd’hui. Au troisième tiers, on a donné leur chance aux deux jeunes, Pascal et Munoz, c’est bien de voir qu’ils ont participé à cette victoire. C’est sûr que deux joueurs majeurs vont manquer à cette équipe mais on parle beaucoup de notre profondeur. Aujourd’hui on avait Matthias Arnaud qui était malade. Pour Jean-Philippe Côté, on attend le feu vert des médecins. On a beaucoup de solutions pour remplacer ces deux joueurs et c’est aussi l’opportunité pour d’autres joueurs de prendre un rôle plus important au cours de ces trois matchs avant les play-offs. La ligne Leclerc-Champagne-Kara, c’est une ligne qui travaille bien avec Guillaume et Vincent qui font un énorme travail et Joël Champagne, on sait ce qu’il peut faire. Depuis qu’ils jouent ensemble, c’est la ligne la plus régulière de toutes. C’est parce qu’ils simplifient le jeu, ils mettent beaucoup de palet à la cage, ils sont très bons dans les duels. Quand on a amené Leclerc, c’était pour avoir un peu plus de profondeur. Même si c’est un joueur qui est encore jeune, on voit match après match qu’il produit, il devient meilleur et c’est bon signe pour la fin de saison. »

Maxime Legault (attaquant de Grenoble) : « On a capitalisé sur des grosses chances tôt dans le match, ça apporte un peu de confiance et ça met un peu l’équipe adverse dans une position difficile. On a continué à mettre la pression pendant soixante minutes, on n’a pas baissé la cadence et on a travaillé fort pour aller chercher les points. La force de notre équipe, c’est la profondeur, on a quatre blocs très solides avec des juniors qui viennent nous aider, qui font un très bon job, et justement quand il manque des joueurs ou qu’il y a des blessés, c’est là qu’on voit la profondeur. L’équipe est soudée, tout le monde travaille dans le même sens et c’est important que chacun prenne son nouveau rôle, augmente son niveau de jeu et comble ces pertes-là pour les matchs restants. Chaque joueur aime marquer des buts, ce n’est pas parce qu’on mène par deux ou par trois ou par cinq qu’on va arrêter de lancer à la cage ou de mettre la pression. Quand l’équipe adverse a des relâchements, on en profite et on garde le même système, je crois que la simplicité nous a apporté beaucoup plus que quand on essaie de faire des jeux compliqués ou spectaculaires. On a le droit de croire à la première place, mais même si c’est la deuxième, l’important est de se concentrer sur notre jeu, de corriger les petites erreurs, les petits détails qui nous manquent et de commencer les play-offs. Peu importe contre qui on joue, il faut garder l’identité de Grenoble et garder notre meilleur hockey. »

 

Grenoble – Lyon 8-2 (2-0, 4-2, 2-0).
Dimanche 4 février 2018 à 17h la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3500 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Savice Fabre assisté de Joris Barcelo et Charlotte Girard
Pénalités : Grenoble 12′ (2’, 4’, 6’), Lyon 22’ (4’, 6’, 2’+10’)
Tirs : Grenoble 34 (12, 14, 8), Lyon 26 (7, 6, 13)

Évolution du score :
1-0 à 10’18’ : Tartari assisté de Legault et Ville
2-0 à 17’02’ : Leclerc assisté de Hardy et Kara
2-1 à 21’20’ : Sims assisté de Gerling et Takac
3-1 à 24’01’ : Rodman assisté de Giroux et Hardy (sup. num.)
3-2 à 29’02’ : Sims assisté de Gerling
4-2 à 29’23’ : Giroux assisté de Bisaillon et Rodman
5-2 à 39’18’ : Champagne assisté de Hardy et Giroux (sup. num.)
6-2 à 39’28’ : Hordelalay assisté de Balyacq et Tartari
7-2 à 43’28’ : Champagne assisté de Leclerc et Dame-Malka
8-2 à 44’19’ : Hardy assisté de Giroux et Hardy

Grenoble

Attaquants :
Alexandre Giroux – Boštjan Goličič – David Rodman
Guillaume Leclerc (2’) – Joël Champagne (A) (6’) – Vincent Kara
Julien Baylacq (2’) – Matthieu Le Blond – Pierre-Charles Hordelalay
Gabin Ville (2’) – Sébastien Rohat – Maxime Legault
Julien Munoz

Défenseurs :
Kyle Hardy (C) – Sébastien Bisaillon
Christophe Tartari (A) – Olivier Dame-Malka
Joona Kunnas – Aziz Baazzi
Alexandre Pascal

Gardien :
Antoine Bonvalot

Remplaçant : Lukáš Horák (G). Absents : Matthias Arnaud (malade), Teddy Trabichet (commotion), Jean-Philippe Côté (blessé)

Lyon

Attaquants :
Julien Correia – Dave Labrecque (C) – Arturs Mickevics
Samuel Takac – Jordan Sims (2’+10’) – Trevor Gerling (A)
Norbert Abramov – Jaka Ankerst – Valentin Michel
Fabien Kazarine – Quentin Berthon (A) – Aubin Lamirault
Sébastien Delemps

Défenseurs :
Renars Demiters  – Pavel Chernook (4’)
Cédric Custosse (2’) – Marc-André Levesque
Jules Breton – Slavomir Tomko (2’)
Maxime Favre-Felix

Gardien :
Maris Jucers puis Olivier Richard à 39’28

Absents : Thomas Roussel, Rok Stojanovic (surnuméraire)

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