Blessé à dix minutes des JO

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Lors d’un dernier match de préparation avant une grande compétition, on songe à la victoire mais surtout à ne pas subir de blessure, le pire scénario possible pour tout sportif.

La confrontation face à la Finlande restera donc un bien mauvais souvenir pour les Tchèques. Celui qui aura passé une bonne soirée, c’est le gardien Pavel Francouz, qui a gardé sa cage inviolée pendant trente minutes. Il y a gagné le poste de titulaire aux Mondiaux. Son concurrent Dominik Furch a en revanche vécu un calvaire en entrant en jeu à la mi-match : sur le premier lancer lointain en sa direction, de Juuso Hietanen, il relâche le rebond juste devant lui et l’opportuniste Veli-Matti Savinainen en profite. Dès l’engagement, les Finlandais s’installent à nouveau en zone offensive et le défenseur junior Miro Heiskanen ajoute un deuxième but d’un tir précis.

Le pire est à venir quand Milan Gulaš se blesse au genou dans un choc tout à fait involontaire avec Hartikainen (le Finlandais était de dos) à dix minutes de la fin. Il comprend vite que c’est sérieux : un ligament est touché, il sera absent un mois et demi. C’est très cruel pour un joueur trois fois retranché avant les championnats du monde et qui espérait enfin disputer une grande compétition, la plus belle de toutes. Sa paire avec Mertl à Plzen est dominante en Extraliga tchèque et ils ont donc été sélectionnés ensemble (on les surnomme parfois les « jumeaux »).

Le staff devra revoir ses plans en rappelant à sa place Martin Růžička. En décembre à Prague, pour son retour inattendu en équipe nationale, il avait mis un triplé pour remonter… un 0-2 contre la Finlande, justement !

Commentaires d’après-match

Dominik Furch (gardien de la République Tchèque) : « C’était malheureusement le pire début pour moi. C’est toujours déplaisant de monter dans le train en marche. Il faut démarrer alors que le match est à plein rythme. Les entraîneurs m’ont recommandé d’être chaud, donc je regardais seulement la retransmission internet tchèque en ligne. Je ne venais que rarement sur la glace. […] Les gars m’ont calmé. Paradoxalement, les quatre infériorités numériques en troisième période m’ont aidé. Je suis entré dans le tempo avec des interventions. Au moins on s’est entraîné dans cet exercice, mais il faudra prendre moins de pénalités dans le tournoi. »

Lauri Marjamäki (entraîneur de la Finlande) : « C’est important de jouer un match et pas juste de s’entraîner, on en avait besoin. Le sentiment a toujours été très bon. Nous avons bien joué cette saison, et encore aujourd’hui. Les joueurs voient l’excitation et la motivation. On avait besoin d’expérience commune : les lignes, et aussi celles de jeu de puissance. C’est bien d’avoir pu s’y exercer à la fin, même si on n’a pas marqué. Nous allons regarder la vidéo et travailler en petits groupes pour que chaque ligne puisse parler de son jeu. »

Josef Jandač (entraîneur de la République Tchèque) : « Après une longue pause, il fallait prendre le rythme de match. On a vu des deux côtés que c’était juste un match de préparation. Notre premier adversaire, la Corée, n’est pas exactement le favori du tournoi, mais elle a un grand gardien et nous devrons juste aller dans l’enclave. Nous n’avons pas mis la bonne pression sur la cage ce soir. […] Francouz semble plus vif et actif. C’est un gars très franc. Son petit handicap est sa taille. Il y a de situations où il fait tout bien et voit le palet passer dix centimètres au-dessus de son épaule. S’il réussit dans la cage, il ne sera pas remplacé. Nous n’avons jamais remporté une médaille sans une fantastique performance d’un gardien. C’est toujours la base pour toute équipe. »

 

République Tchèque – Finlande 0-2 (0-0, 0-2, 0-0)
Dimanche 11 février 2018 à 15h30 à Anyang. 500 spectateurs.
Pénalités : République Tchèque 8′ (0′, 0′, 8′) ; Finlande 6′ (2′, 4′, 0′).
Tirs : République Tchèque 23 (4, 7, 12) ; Finlande 26 (5, 4, 17).

Évolution du score :
0-1 à 31’17 » : Enlund assisté de Hietanen
0-2 à 31’53 » : Heiskanen assisté de Kontiola
 

République Tchèque

Attaquants :
Jiří Sekáč (-1, 2′) – Jan Kovář (-1) – Martin Erat (C, -1)
Roman Červenka – Tomáš Zohorna – Lukáš Radil (2′)
Dominik Kubalík (2′) – Tomáš Mertl – Milan Gulaš
Michal Birner (-1) – Roman Horák (-1) – Michal Řepík (-1)
Petr Koukal

Défenseurs :
Adam Polášek – Jakub Nakládal
Jan Kolář (A) – Vojtěch Mozík
Ondřej Vitásek (-1) – Ondřej Němec (-1)
Michal Jordán (-1) – Tomáš Kundrátek (-1, 2′)

Gardien :
Pavel Francouz puis à 29’57 Dominik Furch [sorti de sa cage à 59’11]

En réserve : Patrik Bartošák (G), Michal Vondrka (malade)

Finlande (2′ pour surnombre)

Attaquants :
Teemu Hartikainen – Joonas Kemppainen – Julius Junttila
Eeli Tolvanen (+1, 2′) – Petri Kontiola (C, +1) – Jukka Peltola (+1)
Mika Pyörälä – Jani Lajunen – Sakari Manninen (2′)
Veli-Matti Savinainen (+1) – Jarno Koskiranta (+1) – Jonas Enlund (+1)
Oskar Osala

Défenseurs :
Tommi Kivistö – Sami Lepistö
Miika Koivisto (+1) – Juuso Hietanen (+1)
Atte Ohtamaa (+1) – Miro Heiskanen (+1)
Lasse Kukkonen

Gardien :
Mikko Koskinen

Remplaçant : Karri Rämö (G). En réserve : Juha Metsola (G), Mikko Lehtonen (D), Marko Anttila (A).