Répartition des joueurs de Division 1 2019-2020 par lieu de naissance

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Après avoir analysé les données pour la Ligue Magnus, il est l’heure de découvrir la répartition par lieu de naissance des joueurs de saison régulière de Division 1 2019-2020. Ce travail est mené pour la troisième saison consécutive sur ce championnat.

Commençons par le rappel habituel du fonctionnement : les tableaux et éléments de contexte qui vous seront proposés sont accompagnés d’une carte interactive, que vous trouverez en début d’article. Cette carte vous permettra de matérialiser les données évoquées.

Dans sa version visible directement, un point (orange pour la Division 1) symbolise une commune concernée, y compris à l’étranger. En cliquant sur ce point, une étiquette vous fera apparaître l’ensemble des informations à son sujet (nombre de joueurs, nom(s) et club(s) de ce(s) dernier(s)). Apparaissent également des icônes contenant le logo d’une équipe engagée dans le championnat (les logos sont la propriété des clubs concernés). Cela représente l’équipe dans laquelle le joueur évolue. En cliquant sur l’icône, on retrouve l’identité du joueur. La plupart de ces étiquettes contiennent une photo du joueur. La totalité de ces photos est issue des sites de la Fédération Française de Hockey sur Glace (https://www.liguemagnus.com/ ou https://www.hockeyfrance.com/championnats ), et en sont la propriété.

Il vous est possible de naviguer sur la carte via la souris ou le pad, pour vous déplacer progressivement. Les boutons « + » et «  » vous seront précieux pour zoomer ou dézoomer, toutes les données ne sont pas apparentes à une échelle trop large, en particulier pour les villes comptant de nombreux joueurs. Le mode plein écran apporte un confort à la visibilité, mais vous isole des explications contenues dans l’article (il conviendra en plein écran de retirer tous les calques d’analyse qui apparaissent directement).

Vous serez régulièrement invités à utiliser les calques (bouton « voir les calques »). Chaque équipe est représentée par un calque indépendant (« Données Brest », « Données Caen », etc). En masquant le calque des treize autres formations du championnat (« Voir les calques » puis cliquer sur l’œil pour masquer), vous avez la possibilité de voir la répartition des joueurs pour une seule équipe de Division 1. Il convient alors de recliquer sur l’œil pour faire réapparaitre les données masquées.
Surtout, ces calques vous permettront de suivre les données analysées en temps réel. En début de chaque partie, nous vous demanderons d’afficher le calque d’analyse correspondant.

Un dernier point sur les données traitées, le panel qui est pris en compte : pour rappel, entrent dans l’étude les joueurs ayant « statistiquement » pris part à une rencontre de saison régulière de Division 1, ce qui correspond aux joueurs de champ comptant à minima une présence sur feuille de match, et aux gardiens montés au jeu au moins une fois. Un joueur possédant un astérisque apparait à la fois dans l’analyse de la Ligue Magnus et celle de la Division 1 (transferts, licences bleues…).

Place à la carte pour la saison 2019-2020 de Division 1 :

Voir en plein écran

RÉPARTITION INTERNATIONALE :
(Pour suivre ces données sur la carte, nous vous invitons à cliquer sur la dernière icône « voir les calques », puis l’icône œil correspondant à la ligne « Données internationales », pour afficher le contenu correspondant, en masquant « Données régionales » et « Données départementales »).

Après deux augmentations successives, le nombre de joueurs à avoir foulé les glaces du championnat est en forte baisse. Nous passons de 399 à 372 joueurs. C’est l’équivalent de la perte d’un effectif (27 joueurs) alors que la Division 1 compte le même nombre d’équipes que la saison passée. Sans nul doute une conséquence des changements réglementaires, et un resserrement des effectifs tel que l’on peut observer à l’échelon supérieur. La saison passée, Chambéry battait tous les records avec 42 joueurs différents alignés. Cette saison, c’est Mont-Blanc qui dénote avec 35 compétiteurs différents équipés (comme la saison passée). Toutes les autres équipes se tiennent entre 23 joueurs (pour 3 formations) et 30 joueurs.

Pour le coup, la corrélation entre ce fait et l’apport des licences bleues n’est pas du tout évidente. Il y a certes un accord entre Mont-Blanc et Chamonix dans le cadre plus large du hockey haut-savoyard et de la formation commune, mais cela ne concerne finalement que 3 joueurs cette saison (Enzo Baravaglio, Clément Mermoux et Jérémie Penz). On retrouve jusqu’à 5 licences bleues pour Chambéry (accord avec Grenoble) et Neuilly (accord avec Amiens).

Parmi ces 372 joueurs, on retrouve 228 natifs du territoire national contre 236 la saison dernière. Cela représente un pourcentage de 61,3% et une augmentation de 2,2 points de pourcentage. À ce jour il n’y a aucune analyse à ressortir véritablement, tant cette donnée est mouvante. Si c’est encore loin des parts d’il y a 10 ans, gageons que le fait de repasser la barre des 60% puisse augurer de regrapiller peu à peu à l’avenir. Notons que sur les 228 Français, on compte 24 joueurs présents à la fois dans le registre Ligue Magnus et Division 1 (licence bleue ou transfert).

Tableau A

Moins de joueurs mais une nationalité de plus avec 17 pays ! À vrai dire un brassage est réalisé puisqu’il n’y a pas eu cette année de joueurs natifs d’Estonie, du Monténégro ou du Brésil. En revanche, on voit cette année les entrées du Belarus (avec la licence bleue Nikita Shaleï et Serge Toukmatchev) et de l’Algérie avec la licence bleue Rayan Belharfi. La présence à Clermont de Jacob Böll ramène le Danemark pour la première fois depuis 2014-2015 (les Mulhousiens Kasper Gommesen et Daniel Villadsen).

Enfin, le jeune joueur de Cholet (en formation à Angers) Alix Bouchy-Guillot correspond au tout premier Andorran de naissance en Division 1 (il n’y en a jamais eu non plus en Ligue Magnus).

La deuxième provenance est sans surprise le Canada. Cette saison, ils étaient 48 dans le championnat, avec 27 joueurs nés au Québec. Cela représente un pourcentage de 12,9%, soit une stabilité avec la saison dernière (- 0,6 point de pourcentage). Derrière en 2018-2019, on retrouve respectivement la Slovaquie avec 30 joueurs (8,1%, + 0.6 point de pourcentage) et la République Tchèque mais cette fois-ci avec une baisse un peu plus prononcée (18 joueurs, 4,8% et une baisse de 1,5 point de pourcentage).

Tableau B

RÉPARTITION RÉGIONALE :
(Pour suivre ces données sur la carte, nous vous invitons à cliquer sur la dernière icône « voir les calques », puis sur l’icône œil correspondant à la ligne « Données internationales » pour masquer les données, et enfin sur l’icône œil correspondant à la ligne « Données régionales », pour afficher le contenu correspondant).

Légende :
– 0 joueur = couleur blanche
– de 1 à 9 joueur(s) = couleur jaune
– de 10 à 19 joueurs = couleur rose
– de 20 à 29 joueurs = couleur orange
– 30 joueurs et plus = couleur rouge

La région Auvergne-Rhône Alpes est déjà la place forte historique du hockey français, une terre de découverte et de formation. La Division 1 a vu de surcroit une nouvelle équipe provenir de ce territoire (Clermont) et rejoindre Chambéry et Mont-Blanc. Mais l’effet est infime. 74 joueurs sont natifs de la région, soit 32,5% des joueurs nés en France (+ 0,3 point de pourcentage). Cela reste un peu au-delà de la même donnée pour la Ligue Magnus (31,9%). Notons tout de même pour pondérer que ce sont malgré tout 11 joueurs qui sont communs à l’analyse Magnus et D1, parmi lesquelles… 10 licences bleues (seul Jonathan Estienne, natif de Lyon a connu un transfert classique entre Mulhouse et Dunkerque).

Derrière Auvergne-Rhône Alpes, on retrouve l’Ile de France avec 32 joueurs mais une baisse qui se poursuit (14% des joueurs français, soit une chute de 3,4 points de pourcentage). Les deux pensionnaires que sont Cergy et Neuilly participent à la présence locale (6 joueurs chacun, respectivement sur 13 et 15 Français), mais il demeure de vrais capacités d’exportation : sur 14 équipes alignées, 11 comptent au moins un Francilien en naissance. Malgré cela, cette part baisse depuis plusieurs saisons, et la promotion des Jokers de Cergy ne devrait pas contribuer à inverser cette tendance à l’échelle de la division.

Délestée de la Région Sud qui a subi une baisse clairement associée à la promotion des Diables Rouges de Briançon en Ligue Magnus (16 joueurs, 7% des joueurs français et une perte de 1,9 point de pourcentage), la Normandie complète désormais seule le podium, avec 19 joueurs (8,3% des joueurs nés en France, une baisse de 0,6 point de pourcentage). Toujours les mêmes éléments d’équilibre pour cette région avec une équipe locale qui fait comme chaque année confiance au cru, dans un ancrage territorial très marqué : 9 joueurs de la formation sont nés en Normandie (dont une seule licence bleue), parmi lesquels 7 sont nés à Caen.

Le club normand est tout simplement un modèle en la matière, et le retour au pays pour la prochaine saison de l’international Jonathan Janil n’en est qu’un témoignage supplémentaire.

La meilleure progression est à mettre au crédit du Grand-Est, avec 17 joueurs, soit 7,5% des joueurs nés en France et 4,5 points de pourcentage de plus que l’année passée. La relégation de Strasbourg, qui fait appel à bon nombre de joueurs locaux (8 joueurs de l’effectif alsacien sont nés dans la région) a contribué à cet accroissement qui a de fortes chances de se confirmer avec la promotion d’Épinal pour la saison prochaine.

Tableau C

RÉPARTITION DÉPARTEMENTALE :
(Pour suivre ces données sur la carte, nous vous invitons à cliquer sur la dernière icône « voir les calques », puis l’icône œil correspondant à la ligne « Données départementales », pour afficher le contenu correspondant).

Légende :
– 0 joueur = pas de remplissage
– de 1 à 4 joueur(s) = couleur jaune
– de 5 à 9 joueurs = couleur rose
– de 10 à 19 joueurs = couleur orange
– 20 joueurs et plus = couleur rouge

48 départements sont représentés cette saison, contre 50 la saison passée. Sur les nouveaux venus, 4 retours (la Haute-Vienne avec une dernière présence en 2014-2015, le Puy de Dôme et le Haut-Rhin [2016-2017] et le Territoire de Belfort [2017-2018]) et 2 nouveautés : les Alpes de Haute Provence et les Côtes d’Armor. Si le département 04 a déjà vu l’un de ses natifs (Jean-Baptiste Chauvin né à Digne-les-Bains, avec Gap en 2002-2003) évoluer en élite, Valentin Laporterie (Nantes, né à Saint-Brieuc) est le premier joueur issu des Côtes d’Armor à évoluer dans l’une des deux plus hautes divisions françaises.

Le principal département de provenance est la Haute-Savoie comme la saison dernière. 31 joueurs y sont nés, soit 13,6% des nationaux, une part inchangée par rapport à la saison passée. Les Yétis du Mont-Blanc symbolisent l’imprégnation locale, en tant que club historique et « carrefour » dans le parcours de formation proposé par l’HC74 en passage au hockey majeur, entre Chamonix en Ligue Magnus et Morzine-Avoriaz (ainsi qu’Annecy, en structure plus détachée) en Division 2. Résultat : sur un effectif de 35 joueurs à avoir porté le maillot du Mont-Blanc dont 26 Français, 17 joueurs sont nés dans le département ! Parmi ceux-ci, les 4 gardiens à avoir eu du temps de jeu pour le club cette saison (Victor Goy, Lucas Mugnier, Jessy Dugat et Victor Ganis).

Derrière, on retrouve sans surprise l’Isère, avec 21 joueurs mais une baisse notable (9,2 % des joueurs nés en France, une chute de 2.7 points de pourcentage). Il n’y a plus de club isérois en deuxième division depuis près de 20 ans (Villard-de-Lans en 2001-2002), mais Grenoble reste un club formateur majeur qui produit un grand nombre de joueurs, que l’on retrouve ensuite dans toutes les divisions (ou à l’étranger). Le partenariat Grenoble – Chambéry n’est pas la justification, puisqu’il n’y a finalement que 3 joueurs nés en Isère concernés par les licences bleues, dont 2 concernés par l’entente… Rouen – Caen !

Le podium est complété par une petite surprise : le Maine et Loire. Le département compte 12 joueurs natifs, soit 5,3% des joueurs nés en France et une augmentation d’1.5 point de pourcentage. La saison passée avec des données pourtant moindres, on ne pouvait négliger la présence du club proche la Roche sur Yon. Mais les Aigles ne sont plus là et le département augmente malgré tout. On constate que les joueurs nés à Cholet y restaient (Thomas Cornu, Alex Guerard, Mathis Soulard) ou y sont revenus (Pierre Pelletreau). L’influence d’Angers joue également tant pour le club voisin de l’échelon inférieur (Baptiste Couturier, Alexis Neau, Charlie Doyle) que plus largement avec des joueurs évoluant à Nantes (Brieuc Houeix), Tours (Raphaël Garnier), Clermont (les frères Nalliod-Izacard) ou encore Marseille (Nicolas Deshaies). Aucun natif du département n’est concerné par le registre Ligue Magnus.

Notons que depuis le début de l’analyse pour la Division 1, une région continue de voir tous ses départements représentés, en l’occurrence l’Ile de France (1 joueur de Seine-Saint-Denis, 2 de Seine-et-Marne, 3 du Val de Marne et du Val d’Oise, 4 des Yvelines, 5 de l’Essonne, 6 de Paris et 8 des Hauts de Seine).

Tableau D

RÉPARTITION LOCALE :
(Cette analyse ne nécessite pas de calque supplémentaire sur la carte interactive).

85 villes françaises différentes sont représentées cette année, de la capitale Paris (ville la plus peuplée) à Combloux (2 106 habitants et ville de naissance de Matteo Daita).

Au regard de la baisse des joueurs issus d’Isère, la ville de naissance la plus représentée en Division 1 est désormais celle de Sallanches, avec 13 joueurs. La commune de Haute-Savoie joue à plein la carte locale ! Sur les 13 natifs, 12 évoluent chez les Yétis, et la seule exception est pour le voisin du pays de Savoie (Gabriel Caratini, joueur de Chambéry). Arthur Devouassoux avait bien démarré la saison à Montpellier, mais il a vite rejoint l’équipe du Mont-Blanc.

Derrière Sallanches, on retrouve la ville de Grenoble avec 11 joueurs. Si on associe les communes de l’aire urbaine (Saint-Martin-d’Hères, Échirolles, La Tronche), on retrouve les 21 joueurs nés en Isère. Mais si les Grenoblois de Ligue Magnus se caractérisent par une grande diffusion dans les diverses équipes de l’élite française, en Division 1 il y a tout de même la proche Chambéry pour concentrer la majeure partie des présences (7 joueurs des Éléphants nés à Grenoble). Un peu à l’instar des Drakkars à Caen, la troisième ville en termes de provenance avec 9 joueurs (et 7 qui évoluent dans le club local).

Pour les 14 villes qui comptent une équipe en Division 1, 13 disposent d’un joueur natif (si l’on compte Pontoise pour Cergy-Pontoise), la seule exception étant Neuilly sur Marne. Dans 11 cas sur 13, au moins un joueur évolue dans l’équipe de sa ville de naissance. Ce n’est pas le cas pour Cergy-Pontoise (Benoit Valier joue à Neuilly) et Nantes (Julien Msumbu, licence bleue Rouen – Caen).

Tableau E

 

(Photographie d’illustration : Denis Broyer)

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