Interview de Guillaume Chassard

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Guillaume Chassard a annoncé la fin de sa carrière professionnelle en tant que joueur et laisse un souvenir mémorable à tous les supporters spinaliens. C’est l’un des joueurs les plus mémorables du club et ayant une longévité impressionnante après 22 saisons passées avec le maillot d’Épinal.

Avec beaucoup de gentillesse et de simplicité, il a accepté de partager cet entretien avec Hockey Archives.

Comment se passe cette période de confinement ?

« Tout se passe bien, c’est un peu long mais il faut le respecter et je suis en bonne santé ! »

Chassardguillaume2À l’âge de 42 ans, comment as-tu fait pour continuer à jouer ?

« C’est avant tout ma passion, j’adore jouer affronter la compétition et les challenges. En plus ça permet de continuer à côtoyer les copains et on se prend au jeu au fur et a mesure des matchs. Au début c’était plutôt la rigolade mais ensuite avec les problèmes qu’a rencontré le club, le challenge est monté et on est passé en mode compétiteur. On avait à cœur de participer à la sauvegarde de notre club. »

Tu as joué plus de 300 matchs en élite ! Comment perçois-tu les divisions inférieures ?

Le niveau de toutes les divisions monte chaque année, il faut beaucoup donner sur la glace pour s’imposer. Il y a une volonté des clubs de se renforcer, se structurer. En conséquence, les ambitions augmentent. À Épinal on a rajeuni le groupe, et on fait jouer les jeunes du club. Ils ont vraiment un bon niveau et ils en veulent.

La victoire en D3 l’année dernière a été un super souvenir car c’était la victoire d’une équipe de copains ! L’équipe était composée à 98% de joueurs formés au club, ça a été un super moment. Cette année, on était bien lancé mais la saison s’est malheureusement terminée trop rapidement. »

On sait d’où vient le club après la fin brutale de la période Gamyo. Comment vois-tu l’avenir d’Épinal ?

« Tout d’abord, on s’est appuyé sur la base de nos jeunes. Nous avons aussi un public fantastique qui nous a suivis dès le nouveau départ tout en bas ! Le nouveau président et toute son équipe ont fait un travail remarquable ces deux dernières années pour sauver le club et le remettre sur pieds. On a déposé un dossier pour intégrer la D1 (pas encore décidé par la fédération lors de l’interview). On cherche à reconstruire, à développer les jeunes aussi, organiser et renforcer le club. »

Chassardguillaume3Tu es maintenant passé de l’autre côté mais tu ne vas quitter l’environnement du hockey spinalien ?

« Non, je serai encore présent dans le club et je veux apporter mon expérience et mon envie pour aider à avancer. On a une présidence qui est vraiment dynamique. »

Quelles sont les chances d’Épinal en D1 et les jeunes sont-ils prêts pour cette division ?

« Nous savons d’où nous revenons, nous devons donc rester raisonnables, prudents et continuer à faire confiance aux joueurs formés au club tout en intégrant des joueurs plus expérimentés. À eux de nous montrer qu’ils pourront encore élever leur niveau de jeu et répondre aux défis de la D1. »

D’où viens-tu Guillaume, comment as-tu débuté dans le hockey ?

« Ma famille est vosgienne mais je suis né en région Parisienne et j’ai débuté le hockey avec Évry vers l’âge de 5 ans, et je suis passé par le club de Viry aussi. Ensuite je suis revenu dans la région et j’ai intégré le club d’Épinal pour y faire pratiquement tout mon hockey mineur. Puis j’ai intégré l’équipe première. »

Ton meilleur souvenir ?

« Je n’ai pas un souvenir en particulier ça a été une période superbe tout au long de ces années. Les jeunes en D1 dans le renouveau, les matchs en élite/Super 16/Magnus, le titre en D3, la finale de coupe à Bercy, les sélections en équipe nationale [NDLR : il y en eut six contre l’Italie, la Lettonie et le Danemark à Mulhouse, puis contre le Bélarus, en Lettonie et enfin face au Kazakhstan] et pour le All star game. Et tous les joueurs, entraîneurs et amis que j’ai côtoyé et avec qui j’ai passé de très bons moments. »

Mais un petit passage de l’autre côté des Vosges ?

« Oui, j’avais décidé de changer d’environnement et de côtoyer une structure plus pro pour pouvoir progresser et sortir de ma zone de confort. À Mulhouse j’ai été bien accueilli et ça a bien fonctionné. J’ai pu jouer dans une très belle équipe avec Olivier Coqueux, Lilian Prunet, Fab’ Lhenry, et beaucoup d’autres et ça été une très belle expérience. »

Comment vois-tu le hockey français aujourd’hui et on se pose la question entre élitisme et développement !

« C’est toujours la même question ; c’est compliqué mais je pense qu’il faut aider à faire progresser et jouer les jeunes, et renforcer la formation. Pour le reste c’est vrai qu’il faut des moyens et on verra comment se passe cette période difficile. Moi je veux aider le club et on veut avancer ! »

photos de Pascal Huc

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