Bordeaux – Cergy : les Jokers tout sourire

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Dans une meilleure forme que fin 2020, les Boxers, sur 4 victoires de rang, reçoivent les Jokers de Cergy, qui avec le jeu des matchs en retard, sont toujours à portée de fusil des Bordelais, avec seulement 2 points de retard et autant de rencontres en moins à jouer. Victoire à domicile impérative pour Bordeaux pour garder la dynamique, et surtout faire un petit écart en vue de la potentielle qualification en playoffs. Cergy peut en revanche passer devant son adversaire du soir en cas de victoire, et réaliser la belle opération de la soirée.

10 ans que ces deux équipes ne s’étaient pas retrouvées à Mériadeck, et si la victoire permettrait de faire un petit trou avec la suite de la troupe, elle aurait également comme vertu de pouvoir permettre aux Boxers de regarder devant, et notamment vers Nice, à maintenant 3 points, avec 2 matchs à jouer en plus pour les hommes d’Olivier Dimet. Le calendrier de la « fin de saison » sera moyennement clément pour Bordeaux, avec notamment des déplacements à Grenoble, Rouen et Gap, sans parler de celui à Briançon qui aura tout l’air d’un beau traquenard.

Les Jokers de Cergy alignent leur jeune gardien de 18 ans Trystan Tricoche.

Bordeaux, et le retard à l’allumage

Une première charge contre la bande de Jules Gallet provoque la première supériorité numérique des Jokers convertie immédiatement par Aku Kestilä laissé seul au second poteau. 0-1 d’entrée, comme un film déjà vu à Mériadeck d’ailleurs…

Le bon échec avant des visiteurs gêne Bordeaux, qui ne parvient pas à sortir en ce début de match. Il faudra attendre la septième minute pour voir Gabriel Desjardins s’offrir la première occasion bordelaise. Alexandre Bauvais aura une autre possibilité quatre minutes plus tard mais les locaux sont fébriles dans la relance, chose plutôt gênante car cela se passe le plus souvent devant leur but, ou du moins dans des zones dangereuses.

Ce manque de maîtrise offre d’ailleurs une ou deux situations à Cergy, qui continue à mettre la pression et se trouve bien dans la zone neutre, ce qui lui permet de plus régulières entrées en zone offensive en contrôle du puck.

Bordeaux traverse cette entame avec difficulté mais égalise pourtant par Mathias Arnaud sur un bon rebond laissé par Trystan Tricoche. Une aubaine et une récompense pour cette ligne travailleuse qui remet donc les siens en selle. Olivier Labelle aura une dernière banderille à placer au-dessus de la cage et les joueurs se quittent sur ce score de parité 1-1.

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Trystan Tricoche écœure les Boxers

À l’inverse de la période précédente, c’est Bordeaux qui entre mieux, en témoigne cet énorme 3 contre 0 raté par Loïk Poudrier qui tire au-dessus de la cage. Il avait pourtant bien récupéré le palet dans les patins de son adversaire direct, mais manque d’efficacité devant la cible.

Une crosse haute de Kevin Da Costa plus tard, voici Bordeaux dans sa première supériorité. Simon Bourque à la bleue, et Marc André Levesque ne convertissent pas, tout comme Alexandre Mulle, Andrew Johnston, Louis Bélisle, et Olivier Labelle butant sur un Trystan Tricoche ultra solide en position papillon notamment. Un jeu de puissance particulièrement fertile en occasions dangereuses, mais sans réussite.

À peine le temps de se remettre de leurs émotions, qu’un surnombre revient mettre la zizanie dans l’alignement francilien et un nouveau powerplay se prépare. Loïk Poudrier, pourtant dans sa position préférentielle, bute sur Tricoche, qui repousse ensuite 2 tentatives lointaines de Louis Bélisle.

Alerté encore par Gabriel Desjardins sur un tir sur réception bien senti, puis par Mark Hurtubise, le gardien visiteur tient la baraque. Clément Fouquerel est plus tranquille qu’en première période, et Jules Gallet provoque une nouvelle pénalité par une accélération sur son aile droite. Olivier Labelle manque encore le cadre sur un jeu à trois, et après Paul Schmitt, c’est Kevin Da Costa qui rejoint le banc des pénalités pour cinglage. Un court 5 contre 3 ne donne rien, tout comme le 5 contre 4 qui suit. Les Jokers sont en retard, et un nouveau cinglage de Pierre-Charles Hordelalay redonne une énième supériorité aux Boxers.

Simon Bourque et Louis Bélisle allument à côté, et Olivier Labelle trouve encore le monumental Trystan Tricoche. Nouvelle infortune, et en contre Clément Fouquerel s’emploie sur l’un des premiers tirs de Cergy sur ce deuxième tiers.

Dans la dernière minute, Olivier labelle se rend coupable d’un cinglage, et les Jokers ont coup sur coup trois grosses occasions arrêtées par Clément Fouquerel, qui se réchauffe en cette fin de période. Cela sentait le piège pour des Bordelais qui ont dominé ce tiers par 19 tirs cadrés à 4.

Malgré tout, le score reste le même et on espère du côté d’Olivier Dimet que l’on ne regrettera pas toutes ces occasions manquées.

Cergy chirurgical

Reprise à 4 contre 5 pour Bordeaux, et une énorme occasion pour Aku Kestilä qui rate une cage vide mais Joonas Sammalmaa reprend un rebond et redonne l’avantage à Cergy. Dur dur pour les Boxers qui se voient de nouveau derrière au score alors qu’ils avaient sans doute le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait sans pour autant réussir l’essentiel, marquer.

Cergy, revigoré appuie sur l’accélérateur, et oblige Bordeaux à se découvrir. Robin Lamboley et Julien Guillaume tentent leur chance, mais en contre Pierre Charles Hordelalay est à deux doigts de conclure dans la lucarne de Clément Fouquerel bien placé.

Il ne faudra toutefois pas attendre trop longtemps avant de voir Paul Schmitt aggraver la marque en déviation devant l’infortuné Fouquerel qui voit le palet lui passer entre les jambières. 1-3 et des Jokers bruyants sur le banc pour fêter ce double avantage.

Bordeaux a pris un coup sur la tête, et Mathias Arnaud fait trébucher Alexandre Lubin dans la zone neutre. Les esprits s’échauffent un peu sur l’arrêt de jeu suivant, et Cergy contrôle maintenant le score, et le chronomètre.

Bordeaux aura bien une occasion en or ratée, mais en contre, Pierre Charles Hordelalay prend le meilleur sur Louis Bélisle et termine le travail sous la barre. 1-4 et les carottes semblent cuites à Bordeaux. Ultra efficaces dans ce tiers, après avoir laissé passer le gros orage de la deuxième période, les Jokers sont appliqués, et méthodiques.

En contre à 6 minutes de la fin, Loïk Poudrier envoie le puck dans la lucarne de Trystan Tricoche. Mince espoir de retour, de courte durée, car après un palet contré sur une relance de Louis Bélisle, Norbert Abramov crucifie Fouquerel et redonne trois buts d’avance à Cergy.

Jérémie Penz et Mathias Arnaud ont une petite explication après une crosse haute du défenseur de Cergy. À 4 contre 4, Bordeaux a les meilleures occasions, mais Trystan Tricoche continue son œuvre. Les esprits s’échauffent de nouveau et Mathias Arnaud, à peine sorti de prison, y revient avec Gabriel Desjardins, pour attitudes antisportives. 2 minutes 30 à jouer, et le piège des Jokers s’est bien refermé sur des Boxers manquant encore, cruellement, d’efficacité.

Ils parachèveront leur performance par un but en cage vide par Jesse Pelamo, 2-6, et un score fleuve, qui tranche radicalement avec la belle deuxième période bordelaise. L’énorme performance de Trystan Tricoche pour son deuxième match de Ligue Magnus en est par ailleurs un fait marquant.

Pour Olivier Dimet, ce n’est pas une surprise car la consigne était « justement de faire bouger ce grand gardien ». Manquant d’efficacité, à « vouloir chercher les lucarnes », les Boxers se sont heurtés à « une très belle équipe de Cergy, qui a fait le dos rond quand il fallait, a été très efficace, et mérite sa victoire ». Il lui faudra donc remobiliser ses troupes, non content de pouvoir enchaîner la semaine prochaine, car si les Boxers ont perdu pas mal de matchs cette saison, c’est souvent dans des périodes « sans pouvoir enchaîner ».

La récente dynamique l’a été sur une période où les matchs se sont succédé d’une semaine à l’autre, ce qui semble convenir nettement mieux aux Boxers. « La saison est ce qu’elle est » mais Bordeaux ne parvient pas à s’adapter dans ces circonstances sans pouvoir jouer pendant plusieurs semaines.

Bordeaux – Cergy 2-6 (1-1, 0-0, 1-5)
Vendredi 26 février à 20h30 à la patinoire Mériadeck. Huis clos.
Arbitrage de Savice Fabre et Nicolas Crégut assistés de Philippe Guillon et Didier Lambert.
Pénalités : Bordeaux 38′ (12′, 2, 24), Mulhouse 12 (0, 8, 4).
Tirs : Bordeaux 33 (8, 19, 6), Mulhouse 24 (10, 4, 10).

Évolution du score :
0-1 à 01’31 » : Kestila assisté de Sammalmaa et Lorcher
1-1 à 17’38 » : Arnaud assisté de Guillaume et Levesque
1-2 à 41’05 » : Lorcher assisté de Kestila
1-3 à 45’40 » : Schmitt assisté de Pelamo et Da Costa
1-4 à 52’45 » : Hordelalay assisté de Lubin et Kalter
2-4 à 53’57 » : Poudrier assisté de Mulle et Moisand
2-5 à 54’41 » : Abramov
2-6 à 59’32 » : Pelamo

Bordeaux

Attaquants :
Johan Skinnars – Andrew Johnston – Gabriel Desjardins
Alexandre Mulle – Loïk Poudrier – Olivier Labelle
Julien Guillaume – Robin Lamboley – Matthias Arnaud
Mark Hurtubise – François Paquin – Jules Gallet
Alexandre Bauvais

Défenseurs :
Louis Bélisle – Marc-André Levesque
Jules Lefebvre – Simon Bourque
Maxime Moisand – Aina Rambelo

Gardien :
Clément Fouquerel

Remplaçant : Gaëtan Richard (G).

Cergy

Attaquants :
Joonas Sammalmaa – Aku Kestilä – Timothée Franck
Pierre-Charles Hordelalay – Alexandre Lubin – Max Kalter
Norbert Abramov – Kevin Lorcher – Louis Petit
Paul Schmitt – Kevin Da Costa – Jesse Pelamo

Défenseurs :
Philippe Bureau-Blais – Brien Robert Diffley
Toni Kluuskeri – Aurélien Dorey
Jérémie Penz

Gardien :
Trystan Tricoche

Remplaçant : Rémi Husson (G).

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