La défaite contre le Danemark la veille n’a pas éliminé les Bleus de la course aux quarts de finale, mais les chances sont désormais infimes. Elles reposent sur des succès contre la Suisse, seule équipe invaincue du Mondial, et le Canada… Pire, les Bleus sont privés de Damien Fleury. Le capitaine n’a pas disputé le troisième tiers la veille, et a quitté le groupe, blessé.
En face, la Suisse veut poursuivre sur sa lancée pour consolider la première place du groupe, surtout après la victoire dans l’après-midi de l’Allemagne, adversaire de la Nati mardi. Pour ce match, Patrick Fischer lance Reto Berra dans les cages, et place Christian Marti et Calvin Thürkauf en tribunes. Philippe Bozon doit pour sa part jongler avec ses lignes.
L’absence de Fleury, aligné au centre depuis le deuxième match, accentue encore la faiblesse criante de l’équipe de France à ce poste. Valentin Claireaux se retrouve sur la première ligne avec Alexandre Texier et Tim Bozon, et tout le monde monte d’un cran : Louis Boudon avec le capitaine du soir Sacha Treille et Anthony Rech, Nicolas Ritz en troisième ligne avec Charles Bertrand et Jordann Perret… et Fabien Colotti en quatrième, aux côtés d’un Dylan Fabre qui semble avoir gagné la confiance du coach, et de Kévin Bozon. Guillaume Leclerc, 13e attaquant, devrait alterner. Colotti n’a disputé que 37 secondes et une seule présence face à l’Allemagne, et se retrouve donc propulsé dans le grand bain face à une sélection suisse dont la moitié des joueurs évolue en NHL… Enzo Guebey, lui aussi aligné contre l’Allemagne où il avait peu joué, est le septième défenseur en lieu et place de Romain Bault.
La mission est complexe. Pierre Crinon commence par se rassurer avec une mise en échec sur Timo Meier. L’ailier des Sharks lance le premier tir du match, de loin, sans souci pour Sébastian Ylönen. Les Bleus obtiennent eux aussi une chance : Anthony Rech trouve la barre transversale. Louis Boudon est accroché en chassant le rebond, offrant le premier jeu de puissance aux Bleus.
Le jeu en triangle Texier-Treille-Bertrand fonctionne mais le tir est bloqué. Le palet circule bien. Les Suisses réduisent les espaces et coupent les lignes de tir. Dans les dernières secondes, Leclerc et Perret combinent, fixent la défense et décalent Claireaux. Il y a du champ avec une cage un peu ouverte, mais il rate le cadre. La France combine bien, s’octroie une bonne chance… et le revirement piège toute l’équipe. Pius Suter démarre en contre, en deux contre zéro et passe vers Malgin… Hugo Gallet, revenu de nulle part, se jette et coupe la passe !
That's defence!🛡 @Hockey_FRA #SUIFRA #IIHFWorlds pic.twitter.com/JZsUC1lXw4
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Une nouvelle mise au jeu perdue en attaque lance la Suisse en deux contre un. Llorca défend bien la passe et force Corvi au tir, capté par Ylönen. Le bon début des Bleus est récompensé sur une énorme erreur défensive : Corvi donne le palet à Texier juste devant Berra, et l’attaquant de Columbus n’en demandait pas tant (0-1). C’est la première fois que la France ouvre le score dans le tournoi !
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Privée de Tristan Scherwey, blessé un peu plus tôt sur une charge, une Suisse vexée part à l’assaut et provoque la faute de Sacha Treille dans l’enclave bleue. Ylönen, bombardé, reste serein et repousse plusieurs tirs. La France s’en sort… Sans complexe, les Français s’appliquent et harcèlent le porteur. Le duo Colotti-Fabre bourdonne autour de la cage de Berra, et frôle le deuxième but, avec un palet qui traîne près du poteau.
La France défend bien, s’applique à la relance. Une mise au jeu gagnée par Boudon tourne derrière le but et remonte vers Gallet qui tente de la bleue, dans la mitaine de Berra. Puis, Boudon bloque une sortie de zone et envoie Rech seul devant Berra… qui sauve le revers !
Les joueurs de Philippe Bozon sont sur un nuage. Tim Bozon entre en zone, relaie vers Texier qui trouve une diagonale vers Claireaux, tout seul au deuxième poteau. Il n’a plus qu’à pousser le palet (0-2).
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Une mauvaise passe transversale de Geisser est interceptée par Kévin Bozon qui file en échappée. Il est accroché et obtient un tir de pénalité. Alexandre Texier s’avance mais a du mal à conduire le palet. Il tente sa spéciale à une main, et Berra s’impose.
La Suisse a bien du mal à franchir le rideau français. Il y a toujours une crosse, du soutien défensif… et Ylönen. Le portier gèle un palet près de son but et Malgin vient lui taper le gant. La défense tricolore vient au soutien et cela tourne à la bagarre générale. Malgin, Suter d’un côté, Perret et Auvitu de l’autre, prennent deux minutes, mais le jeu reste à cinq-contre-cinq.
La Nati s’agace. Ambühl fait résonner la balustrade avec une grosse charge sur Boudon, mais les Bleus continuent l’action et Llorca tente un tir puissant de la bleue, bloqué par Berra. Réplique immédiate : Dean Kukan s’avance sur la gauche et le défenseur de Columbus trouve la barre d’Ylönen !
La France vire en tête avec un 2-0 à l’issue d’un tiers de très haute qualité. On sent une animosité criante entre les deux équipes, dans un match assez physique.
La France s’attend à une tornade suisse au retour des vestiaires. Et elle se fait piéger dans la neutre. Meier démarre en deux-contre-un, fixe et décale Hischier pour une volée gagnante (1-2). Le public helvète, sonné jusque là, se réveille.
Tim Bozon est puni pour faire trébucher et la pression monte, avec une deuxième pénalité appelée contre… son frère Kévin. 1’39 de double avantage… Ylönen sort un tir de Meier, et le trio Auvitu-Gallet-Ritz, bien placé, empêche la Suisse de jouer vite. La première faute est tuée, et la deuxième suit. Tim Bozon sort et attaque la cage… Mis au sol dans le duel, il percute le but et déchire le filet. La cage doit être remplacée.
Alors qu’Ylönen continue son festival, la défense bleue l’aide bien, bloquant tirs et passes. Berstchy et Riat échouent sur le gardien de Cergy, et la France prend confiance, fermant la neutre. Malheureusement, sur un slalom en zone offensive, Texier est sanctionné de deux minutes. Les Bleus sont enfermés dans leur zone, résistent avec un bon jeu à la crosse, et Ylönen s’impose sur deux tirs de l’aile droite.
La France a plié, et cède à 7’33 de la pause. Geisser reçoit le disque au point d’appui gauche, lance à la cage et profite d’un écran superbe de Riat, au duel avec Thiry. Ylönen ne voit rien et est battu côté plaque, le palet étant dévié par l’attaquant (2-2).
La tempête gronde encore un peu plus lorsque Chakiachvili assène un coup de crosse sur le bâton d’Ambühl et le brise : deux minutes évidentes. Les Bleus commencent bien en gardant le palet loin, mais la Suisse finit par s’installer. Ambühl, servi entre les cercles par Corvi, échappe au duo Colotti-Fabre et reprend victorieusement avec l’écran de Hischier (3-2).
Andres Ambuhl!🤩 @SwissIceHockey #SUIFRA #IIHFWorlds pic.twitter.com/TqjGXkc4wB
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La Suisse rentre au vestiaire en ayant renversé le match. Les Bleus auront énormément défendu, souffert physiquement dans ce deuxième tiers-temps, terminé avec un cinglant 2-12 aux tirs. La Nati a clairement changé de braquet sur ces vingt minutes…
Et cela repart tout aussi fort, avec un tir de Malgin du cercle droit et une série d’actions chaudes. La France subit ces premières minutes marquées par des duels dans les bandes. Le danger se rapproche : Moser lance de loin et le palet détourné rebondit juste à côté du poteau. Ambühl piège ensuite Ritz derrière la cage et sert Corvi seul devant Ylönen, qui repousse de la plaque ! Puis, Riat, dans l’enclave, pivote sur un palet qui traine et ne cadre pas. La France n’existe plus offensivement et est privée de Louis Boudon, touché à l’épaule droite sur une charge en début de tiers. Guillaume Leclerc, qui n’a eu que deux présences au premier tiers en supériorité, et aucune au deuxième, prend sa place aux côtés de Rech, et se crée une bonne présence en zone offensive. Perret, lui, essaie un revers excentré et le palet effleure la barre.
À 10’47, l’échec-avant de la quatrième ligne tricolore provoque un revirement, et Fabien Colotti décoche deux tirs sur Berra, sans réussite. Une présence suivie d’une bonne action de Bertrand et Treille, qui font reculer la Suisse. Celle-ci réagit vite et Ylönen sauve de la plaque un tir excentré.
À 8’43 de la fin, les Bleus cèdent sur un lancer de Dean Kukan de la bleue, un tir rasant qu’Ylönen ne voit pas venir, très bien masqué (4-2). À l’origine pourtant, une mise au jeu gagnée par les Français, mais mal dégagée.
La France essaie, avec ses moyens du moment. Mais la Nati va vite, très vite. Guebey perd le palet derrière la cage face à Kurashev qui sert en retrait Herzog, qui échoue sur Ylönen. Le gardien est ensuite relayé par Chakiachvili sur une action dangereuse dans l’enclave.
Offensivement, les joueurs de Philippe Bozon n’obtiennent pas grand chose. Un tir contré envoie Texier à l’attaque, et Berra bloque son tir. De quoi poser un temps mort avant une mise au jeu en zone offensive et sortir le gardien.
Les joueurs de Philippe Bozon essaie de trouver la déviation de Treille mais n’y arrivent pas, puis peinent à installer leur équipe en attaque. À ce petit jeu, les duels dans la neutre profitent finalement aux Suisses, et Nico Hischier marque cage vide, malgré le retour d’Auvitu, qui dévie de la crosse, mais pas suffisamment (5-2).
La Suisse remporte donc son sixième match en six rencontres, mais a perdu son assistant capitaine Tristan Scherwey, pied cassé. Une perte ennuyeuse mais compensable pour une équipe qui dispose d’une profondeur de banc de qualité, à l’image du match de Damien Riat, peu utilisé jusque là. Le choc contre l’Allemagne mardi déterminera le premier du groupe. La dernière fois que l’équipe avait gagné six matchs de suite, c’était en 2013 : la Nati en avait alors gagné 9, et perdu en finale.
La France aura retrouvé son niveau des quatre premiers matchs. Un premier tiers exceptionnel, exploitant les erreurs suisses, n’aura malheureusement pas suffi contre une équipe de ce calibre. Portée par ses joueurs de NHL, la Nati a accéléré dans le deuxième tiers et profité de l’indiscipline tricolore pour renverser la partie. Les Bleus ont alors manqué d’énergie au vu des efforts consentis et, s’ils ont eu quelques situations en troisième tiers, la marche était encore trop haute. On peut tirer de nombreuses satisfactions de cette rencontre, disputée sans le capitaine Damien Fleury, puis sans Louis Boudon, creusant encore plus le déficit au poste de centre. Sébastian Ylönen aura convaincu dans le but, et les nombreux débutants aux Championnats du monde – Llorca, Guebey, Colotti, Fabre – ont su élever leur niveau de jeu. Ils auront sans aucun doute beaucoup appris ce soir.
Désignés joueurs du match : Sébastian Ylönen (France) et Reto Berra (Suisse)
Commentaires d’après-match :
Damien Riat (attaquant de la Suisse) : « J’étais heureux d’être intégré à l’effectif aujourd’hui, ce n’est pas drôle d’être en tribunes. Mais je suis resté positif et j’ai attendu ma chance. Je suis heureux, c’était une belle partie et il y a la victoire au bout. Sur mon but, c’est un cafouillage devant le but, j’effleure le palet mais je n’en étais pas sûr. C’est le premier, je ne sais pas si on a gardé le palet ! Au premier tiers, on aurait pu se faire peur. Je suis sur la ligne avec Meier et Hischier, ce n’est pas à moi de faire le jeu. Je suis là pour mettre de l’intensité, jouer simple, leur ouvrir le jeu et aller à la cage. Ce soir cela a bien réussi, on verra pour le prochain. »
Fabien Colotti (attaquant de la France) : « Nous avons fait un bon début, puis baissé d’intensité au deuxième tiers, avant de relever la tête au troisième. C’était un match difficile, avec un très bon niveau et un exemple de ce qu’il me reste à travailler. J’ai pu voir ce qui me manquait pour être plus performant à ce niveau. Je sais ce qu’il me reste à faire, apprendre à simplifier mon jeu, aller plus vite, vers l’avant si possible. C’est une très belle expérience, tout va plus vite, plus gros, plus fort. Mais je n’ai pas été déstabilisé ; même si on voit que l’on est un cran en dessous, nous avons travaillé fort ce soir. »
Enzo Guebey (défenseur de la France) : « Oui, j’attendais un peu ce match, j’étais content d’être aligné. Je pense que les Suisses nous ont pris un peu à la légère au premier tiers, nous avons bien joué. Mais ils étaient beaucoup plus prêts au deuxième. Ce qui manque à l’équipe de France ? C’est une très bonne question… Je pense, plus d’homogénéité. On a un manque d’habitude de jouer à ce niveau. Il y a sans doute un manque de compétition à l’entraînement toute l’année, et des matchs comme celui-ci. En Suisse, je suis dans un gros club et je dois travailler fort pour gagner plus de temps de jeu. »
Sébastian Ylönen (gardien de la France) : « On a débuté super fort et ça les a surpris. Mais on n’a pas su conserver ce niveau de jeu sur le deuxième tiers. On s’est dit on continue, on continue, on savait que ça allait revenir fort. On a un peu craqué physiquement avec beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de pénalités. ça nous a coûté beaucoup d’énergie. Sur le dernier tiers c’est une coche au-dessus. On le savait, mais je pense qu’on progresse. On a quand même quand même tout donné. Je pense qu’on peut être fier de nous. C’est rassurant. »
Philippe Bozon (entraineur de la France) : « Oui, on a quasiment retrouvé l’équipe des premiers matchs, si ce n’est la discipline. Il y a eu l’effort. Il y avait quelque chose à jouer contre cette équipe, qui avait joué la veille un match de haute intensité et aux émotions fortes, car c’est toujours difficile d’enchainer après cela. Nous sommes restés dans le match, mais on ne peut pas jouer un deuxième tiers comme cela contre un adversaire de cette qualité. Les gars ont travaillé fort, ils ont eu la bonne attitude.
On part bien dans ce match, on a même une chance de 3-0. Texier a essayé son « move » que tout le monde a vu. On a là l’opportunité de leur faire mal. Quand le momentum change, quand on l’a perdu au deuxième, c’est dur de s’en remettre. Eux avaient les jambes et l’énergie, cela va vite et c’est compliqué d’obtenir des occasions contre une équipe de ce niveau.
On prend un but trop vite au deuxième. Sur l’engagement, on n’envoie pas au fond, on est arrêtés à la ligne bleue et c’est une contre-attaque… Ce but arrive trop tôt, c’était sûr qu’ils arriveraient forts, on l’avait dit à la pause.
Après Fleury, maintenant Boudon… On bricole au centre ! Les joueurs font de leur mieux, ils ne sont pas à leur position naturelle. Cela permet de voir les jeunes, comme Colotti. Quand on joue de grandes nations, la profondeur de banc est très importante, et le poste centre est un poste clé au hockey. On souffre là dessus.
Les jeunes ont montré de la vitesse pour ce niveau, c’est très bien. Il leur reste à apprendre, tout va plus vite. Je m’attendais à leur fraîcheur, il leur manque l’expérience dans le jeu, ce qui est normal. C’est très positif en tout cas, il va falloir construire avec tout ça.
Ylönen, on l’avait déjà vu en préparation et contre l’Allemagne, il a été très bon. Il sait qu’il doit prendre quelque chose avec la retraite de Hardy. On était parti avec Henri en premier, mais il montre qu’il peut le challenger. Ce Mondial est très positif sur le poste de gardien. »
Suisse – France 5-2 (2-2, 3-0, 2-0)
Championnats du monde élite 2022.
Lundi 22 mai 2022, 20h20. Helsingin jäähälli, 3997 spectateurs.
Arbitrage de Jeff Ingram et Fraser Lawrence (CAN) assistés de Andreas Krøyer Weise (DAN) et Jonas Merten (ALL)
Pénalités : Suisse 6′ (6′, 0′, 0′), France 14′ (6′, 8′, 0′)
Tirs : Suisse 39 (12, 12, 15), France 19 (10, 2, 7)
Récapitulatif du score
0-1 à 04’58” : Texier
0-2 à 13’25” : Claireaux assisté de Texier et T. Bozon
1-2 à 20’25” : Hischier assisté de Meier et Kukan
2-2 à 32’27” : Riat assisté de Geisser et Hischier
3-2 à 35’42” : Ambühl assisté de Corvi et Kukan (sup. num.)
4-2 à 51’17” : Kukan assisté de Herzog et Corvi
5-2 à 59’38” : Hischier assisté de Herzog et Ambühl (cage vide)
Suisse
Attaquants :
Timo Meier (+2) – Nico Hischier (C, +3) – Damien Riat (+2)
Denis Malgin (2′, -1) – Pius Suter (2′, -1) – Dario Simion (-1)
Andres Ambühl (A, +1) – Enzo Corvi – Fabrice Herzog (+1)
Philipp Kurashev – Christoph Bertschy – Tristan Scherwey
Marco Miranda
Défenseurs :
Dean Kukan (+1) – Jonas Siegenthaler (+1)
Michael Fora (A, 2′) – Janis Moser
Tobias Geisser (+1) – Andrea Glauser (+1)
Dominik Egli
Gardien :
Reto Berra
Remplaçant : Sandro Aeschlimann (G). Réservistes : Leonardo Genoni (G), Christian Marti (D), Calvin Thürkauf (A)
France
Attaquants :
Tim Bozon – Valentin Claireaux (A) – Alexandre Texier
Anthony Rech – Louis Boudon (blessé au 3e tiers) – Sacha Treille (C)
Charles Bertrand (-1) – Nicolas Ritz – Jordann Perret
Dylan Fabre – Fabien Colotti – Kévin Bozon
Guillaume Leclerc
Défenseurs :
Yohann Auvitu (A) – Hugo Gallet (+1)
Florian Chakiachvili – Vincent Llorca
Pierre Crinon (-2) – Thomas Thiry (-2)
Enzo Guebey (-1)
Gardien :
Sébastian Ylönen [sorti de sa cage de 57’55” à 59’38”]
Remplaçant : Quentin Papillon (G). Réserviste : Henri-Corentin Buysse (G), Romain Bault (D). Blessé : Damien Fleury (A)