La loi des séries, Chamonix la connaît. Les Pionniers avaient vécu une terrible série de 8 défaites, de fin octobre à début décembre, une période noire qui a démarré avec la blessure du meilleur marqueur du début de saison Mathias Terrier. Allait-on vivre une saison de calvaire au pied du Mont-Blanc aucune infirmerie qui ne voulait pas se vider ? Les Chamoniards ont décidé que nom. Ils ont enchaîné par une autre série, victorieuse celle-là : 6 succès d’affilée, y compris face au deuxième du classement Angers, avant de s’incliner à Pôle Sud. Un rôle décisif a été joué par un Malo Ville omniprésent (photo de titre). Encore centre en début de saison, il a été placé à l’aile gauche lors de son retour au jeu mi-novembre. À ce poste, il déploie à merveille ses qualités offensives avec des passes avisées et un tir très précis et a accumulé 5 buts – souvent forts beaux – et 7 assistances en décembre.
Quand on parle de précision de lancer, on ne peut pas manquer notre choix à l’aile droite, Jonathan Charbonneau. C’est un buteur vraiment redoutable, sans doute le meilleur de la Ligue Magnus actuellement. Il est le sixième joueur au nombre de tirs tentés (109), mais cela ne signifie pas qu’il canarde au hasard, car il a aussi un pourcentage de réussite phénoménal (19,3%). Charbonneau est le second joueur à avoir élu deux fois dans une de nos équipes-types cette saison, après un autre Angevin (Tommy Giroux).
Au centre, Nicolas Deschamps (photo ci-dessus) est l’attaquant grenoblois le plus régulier, capable de vraiment faire basculer des rencontres comme en témoigne son égalisation contre Rouen dans le match au sommet. Il a ainsi contribué au mois parfait des Brûleurs de Loups, qui ont gagné toutes leurs rencontres. Il obtient donc notre préférence sur Andreï Rychagov, centre russe typique, très à l’aise techniquement, mais avec le défaut des centres russes : sa faiblesse aux engagements. C’est pourquoi Mulhouse a perdu les trois dernières rencontres de l’année quand il a pris moins d’un tiers des engagements et inscrit aucun point, alors qu’il en avait mis 12 – même total sur le mois que Deschamps – en cinq matches. Prime à la constance avec le Canadien.
La régularité, Grenoble la retrouve aussi en défense, avec un Stepanek retrouvé mais aussi bien protégé. Toujours aussi habile techniquement et dans son patinage, Kyle Hardy contribue toujours autant en zone offensive avec 9 points (dont seulement 2 en avantage numérique). Il n’a pas négligé ses arrières pour autant et affiche un bilan sans tache de +7 sur le mois, soit autant que le défenseur défensif Jere Rouhiainen (photo en fin d’article). Celui-ci fournit des performances très solides et complètes car il est capable de jouer dans toutes les situations de jeu (supériorité et infériorité) et sait même mettre des buts importants comme le 1-2 contre Rouen.
Les deux gardiens français de la nouvelle génération, Quentin Papillon et Julian Junca continuent de dominer les statistiques de la Ligue Magnus, avec plus de 93% d’arrêts chacun en décembre. Honneur cette fois-ci au Mulhousien, qui n’a jamais encaissé plus de trois buts alors qu’il a reçu 33 tirs par match en moyenne sur le mois. Ses mauvais soirs sont de plus en plus rares et c’est un signe de son affirmation.
L’équipe-type de décembre 2022 : Quentin Papillon (Mulhouse) / Kyle Hardy (Grenoble) – Jere Rouhiainen (Grenoble) / Malo Ville (Chamonix) – Nicolas Deschamps (Grenoble) – Jonathan Charbonneau (Angers).











































