
Ces deux derniers, beaux-frères dans le civil, évoluaient alors tous deux dans la défense viroise, mais depuis ce temps, Rousselin est parti sur la côte basque et s’est mué en attaquant au sein de la redoutable première ligne d’Anglet.
Une ligne qui frappe d’entrée : dès la première contre-attaque, le capitaine Xavier Daramy trompe côté plaque un Geoffroy Marcon qui jette sa crosse de rage d’avoir encaissé ce premier tir (0-1, 00’30 »). Viry réplique cependant dès la première pénalité, contre Larroque : un lancer de la bleue de Stanislav Mistrik est suivi au rebond par Felix Chougui (1-1, 05’03 »).
Les deux équipes n’arrivent pas à se départager, et elles profitent toutes deux d’une obstruction adverse sanctionnée (contre Gautron et Mendy). Ce sont d’abord Patrice Bellier et Géraud Maréchal qui convertissent des rebonds, puis c’est Yvan Kerneis qui égalise de la ligne bleue, un lancer peut-être touché par l’épaule de Bellier (2-2, 17’06 »). L’équilibre se maintient en fin de tiers, avec une occasion franche dans chaque camp. Le tir de Rousselin, seul dans l’enclave, est dévié de justesse par les bottes de Marcon. Celui de Mickaël Denis prend la direction de la lucarne mais est détourné in extremis par le gant de Guillaume Drouot.
En deuxième période, la ligne Rousselin-Daramy-Maréchal va rompre cet équilibre et faire basculer la rencontre. Elle s’avère au-dessus du lot tant techniquement que physiquement, comme le prouvent les deux ailiers qui haussent le ton dans leurs mises en échec.

Si le premier trio angloy a été de toutes les actions dangereuses, sa réussite finit par inspirer le reste de l’équipe. Aurélien Frasier réussit une très jolie déviation dos au but sur un service de la bleue de Hitze. Le temps mort demandé par Viry n’arrête pas l’hémorragie, puisque Jimmy Ferrez reprend dans l’enclave une passe du coin de Maréchal (2-6, 36’03 »). La défense des Jets part en lambeaux : Kerneis a déjà pris une méconduite pour avoir réclamé une faute sur lui, et Mistrik le rejoint en prison parce qu’il s’est plaint que la cage de Drouot se soit mystérieusement déplacée deux fois de suite pendant une infériorité numérique basque. Viry jouait à quatre arrières et en a deux de moins : les remplaçants rentrent forcément en jeu et tiendront leur place.
Le troisième tiers-temps ne permettra pas aux Jets de revenir. À dix minutes de la fin, alors que Mendy purge une de ses trois pénalités de la soirée pour avoir fait trébucher Kerneis, un tir de Chougui, toujours présent dans l’enclave, est dévié par Drouot juste à côté du poteau. Ce sera quasiment la dernière occasion.
Anglet s’impose avec de beaux buts, grâce à un premier trio Rousselin-Daramy-Maréchal qui a peu d’équivalent dans cette division 2. Viry se cherche encore et ses deux renforts offensifs étrangers ont vécu un match très différent. On a beaucoup remarqué les efforts du numéro 4 Felix Chougui, mais il n’est pas le type de joueur qui puisse faire la différence tout seul. On n’a par contre vu que l’ombre de Zdenko Sarnovsky qui, en plus de sa transparence, a observé depuis la prison les deux buts de la cassure.
(photos de Philippe Rivier)

Guillaume Jeannette (défenseur de Viry-Châtillon) : « C’est la première fois que je joue contre mon beau-frère [Sébastien Rousselin], on a souvent joué ensemble par contre. C’était plus particulier pour lui que pour moi, car il n’était pas revenu dans cette patinoire depuis l’incendie, alors je suis dans mes habitudes à domicile. On est très déçu parce qu’on avait fait un bon premier tiers, là où on pèche d’habitude. Mais on a eu un passage à vide au deuxième tiers, on ne peut pas laisser jouer une équipe comme ça… La semaine prochaine [à Évry], ce sera aussi un match particulier. Je retrouverai d’anciens collègues et d’autres que j’ai appris à connaître avant l’été puisque je m’entraînais à Évry. L’équipe a 60% de nouveaux, eux ne seront pas impressionnés, mais c’est vrai que le noyaur dur de l’an dernier se retrouvera face-à-face. S’il y en a un qui peut être nerveux, c’est leur coach [Sylvain Devaux], il a ses raisons, mais entre joueurs, je suis convaincu que ça va très bien se passer. »
Viry-Châtillon – Anglet 2-6 (2-2, 0-4, 0-0)
Samedi 17 octobre 2009 à 20h30 à la patinoire des Lacs. 210 spectateurs.
Arbitrage de Thierry Fraysse et Fabien Linek.
Pénalités : Viry 34′ (4′, 6’+10’+10′, 4′), Anglet 16′ (6′, 4′, 6′).
Tirs : Viry 25 (11, 8, 6), Anglet 34 (13, 11, 10).
Évolution du score :
0-1 à 00’30 » : Daramy
1-1 à 05’03 » : Chougui assisté de Mistrik et Sarnovsky (sup. num.)
1-2 à 16’01 » : Maréchal assisté de Bellier et Saint-Marc (sup. num.)
2-2 à 17’06 » : Kerneis assisté de M. Denis (sup. num.)
2-3 à 28’58 » : Maréchal assisté de Rousselin et Bellier (sup. num.)
2-4 à 31’41 » : Maréchal assisté de Rousselin et Daramy (sup. num.)
2-5 à 32’10 » : Frasier assisté de Larroque et Hitze
2-6 à 36’03 » : Ferrez assisté de Daramy et Maréchal
Viry-Châtillon
Gardien : Geoffroy Marcon.
Défenseurs : Yvan Kerneis (C) [Pierre-Jean Karimbocus de 35’02 » à 45’02 »] – Guillaume Jeannette (A) ; Virgile Ponticelli – Stanislas Mistrik [Sébastien Moraitis de 37’54 » à 47’54 »].
Attaquants : Zdenko Sarnovsky – Hugo Vinatier – Felix Chougui ; Antoine Cohen – Mickaël Denis – Alexis Gautron ; Anthony Denis – Julien Blaugy – Éric Blossier ; Killian Dufaut [à 20′], Loïc Lemoine [à 32′].
Remplaçants : Thierry Lallemand (G), Fabien Foata. Absents : Robin Chrétien (pommette), Benjamin Aubry (épaule), Giovanni Lelièvre (adducteurs), Romain Costes (poignet, accident de moto).
Anglet
Gardien : Guillaume Drouot.
Défenseurs : Julien Hitze – Jimmy Ferrez ; Patrice Bellier (A) – Antoine Courant.
Attaquants : Sébastien Rousselin [défenseur en supériorité et en infériorité] – Xavier Daramy (C) – Géraud Maréchal ; Tom Grat-Guiraute – Mathieu Saint-Marc – Martin Trecu ; Aurélien Frasier – Jean-Michel Larroque (A) – Cyril Mendy.
Remplaçant : Xavier Chatelin (G). Absents : Laurent Cazenave (pied), Christophe Cantos.







































