
Sergei Shepelev, qui entraîne le Yugra Khanty-Mansitysk depuis 2008 et qui en a conduit les premiers pas en KHL, a ainsi été viré par un directeur général, Andrei Belmach, qui est arrivé… voici trois mois. Le trio Shepelev-Soloviev-Ketov était pourtant considéré comme le plus galonné dans la ligue, chacun ayant une expérience d’entraîneur-chef. Pendant les premières années du Yugra, on louait leur hockey « soviétique », qui avait su conserver les vertus collectives et offensives à l’ancienne.
Aujourd’hui, on dit qu’ils sont restés aux schémas du siècle dernier, et qu’ils n’utilisent pas les outils modernes (entraîneur des gardiens, travail spécifique poussé des unités spéciales…). Le temps a sans doute fait son oeuvre, et la lassitude avec. Et surtout, à toujours rejeter la faute sur ses joueurs ou à lister des excuses, Shepelev semblait incapable de se remettre en question. Oleg Davydov, entraîneur recruté quelques jours plus tôt pour compléter le staff (signe avant-coureur de ce qui se tramait), assumera l’intérim.

Reste à savoir si leurs licenciements amélioreront la situation. Le Yugra est dixième de la conférence est, à cinq points de la huitième place qualificative en play-offs. Le Neftekhimik est douzième, à trois points derrière. Juste entre eux, on retrouve l’Avangard Omsk, qui ne décolle toujours pas… depuis le remplacement du coach finlandais Petri Matikainen par Milos Riha.
À l’ouest, l’Atlant est neuvième et le Lokomotiv onzième, tous deux également en position d’éliminés. tous deux avaient pourtant très tôt renvoyé leurs entraîneurs respectifs…









































