Dunkerque – Courchevel/Méribel/Pralognan (Division 1, 1re journée)

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Ce samedi 16 septembre marque le renouveau des Boucs de Courchevel / Méribel / Pralognan, qui ont abandonné le nom de Val Vanoise pour leur troisième saison dans l’antichambre de la Ligue Magnus. Changement dans la continuité pour la troupe toujours encadrée par le fidèle Pierre Rossat-Mignod, capable de conserver sa triplette offensive Kalinovic – Pek – Stoklasa, si prolifique au cours du très beau parcours achevé en demi-finales.

Les Corsaires avaient bien commencé leur préparation, empochant deux gains au tournoi de Neuilly face aux deux représentants franciliens de la Division 1, mais ont subi la loi de Brest puis la revanche des Bisons la semaine dernière. Ils présentent un visage nouveau, après avoir salué des visages familiers des dernières saisons : Loïc Destoop, Maxime Brachet, François Moretti et Marc-André Martel, exilé à une petite centaine de kilomètres plus au sud, à l’échelon inférieur. Pour lui succéder, son compatriote Lino Chimienti, de retour lui aussi de blessure, emmène un contingent de 9 recrues composées d’éléments expérimentés tels Lukáš Zeliska et de jeunes tels Geoffrey Parisot, arrivé de Briançon.

Les duettistes Lukas Pek et Martin Kalinovic ne semblent pas ressentir l’absence de leur compère Petr Stoklasa, suspendu et suppléé sur la première ligne par Maxence Wagret. Les visiteurs prennent rapidement le contrôle de la rondelle, bien en place et solides dans les duels. La première incartade dans leur zone est toutefois fatale aux Bouquetins. Rémi Houque résiste à Alexis Gomane derrière le but et centre vers Matej Direr, arrivé à point nommé au second poteau (1-0 à 05’03″). Une accélération d’Antoine Torres ouvre la voie à l’égalisation de Julien Munoz, déjoué par une intervention salvatrice d’un Chimienti à la renverse. Un coup de coude de Duchosal permet aux Corsaires, jusque-là prudents, de tester un Tomáš Pék encore froid. À l’affût d’un essai de Lafrance, David Gaborcik voit l’étau défensif se resserrer sur lui, son compatriote Lukas Zeliska ne trouvant que le métal sur la route de son lancer sur réception. Tomáš Pék capte un slap de Young et doit effacer la deuxième infériorité, conséquence d’un cinglage de Kalinovic, en écartant une nouvelle salve du percutant défenseur canado-britannique.

De retour au complet, les hommes de Pierre Rossat-Mignod auraient pu recoller à la fin d’un tiers avare d’envolées, lorsque Adel Koudry contourne une cage abandonnée par ses adversaires mais secourue par Chimienti. Ils attendront la reprise pour y parvenir, Lukas Pek résistant à Young et Mikušovic pour ajuster de près le gardien canadien (1-1 à 20’52″). Pris de court, Dunkerque ne parvient pas à sortir la tête de l’eau et subit la pression alpine, illustrée par Fournier. Deux fautes de Young et Gaborcik exposent un peu plus les Maritimes, que Matejícek, en force à mi-hauteur, et Kalinovic, en se frayant un passage face à Lafrance, ne peuvent faire vaciller.

Une explication musclée entre Matejícek et Parisot fait un peu plus monter la tension dans une rencontre devenue folle. Oublié sur une mise au jeu, Marek Mikušovic se joue de Pék (2-1 à 28’00″), sept secondes avant une faute de Ballet, dont la conséquence est une nouvelle égalisation, en beauté, de Lukas Pék, d’un tir croisé millimétré (2-2 à 28’38″). Dans la minute suivante, Nicolas Siegfriedt prend le relais de son partenaire Matej Blinka, bloqué à la ligne bleue, pour faire apprécier la qualité de son lancer (3-2 à 29’59″), moins d’une minute avant que Martin Kalinovic ne se joue en beauté de Lukáš Zeliska pour scorer à son tour (3-3 à 30’43″). Son défenseur Pavlicek débordé, Lino Chimienti empêche les blancs et bleus de prendre pour la première fois les devants, en s’opposant in extremis à Nathanael Fournier, isolé au centre.

Le HGD subit les assauts de visiteurs capables de percer son arrière-garde, jusqu’à une échauffourée entre Lukáš Zeliska et Dorian Duchosal, qui a au moins le mérite de secouer le public. Revigorés, les Nordistes multiplient les assauts pour tenter de prendre une quatrième fois l’avantage. Tout d’abord, l’ancien Wasquehalien Matej Blinka, dont la compagne Krystina Stastna est venue donner le coup d’envoi fictif en compagnie de ses équipières du club de volley de Calais, s’échappe sur la gauche pour prendre l’option, inopportune, de lancer en angle au détriment du centre. Puis son compère de la troisième ligne Geoffrey Parisot, véritable poil à gratter pour les Bouquetins, s’extirpe du coin pour provoquer la faute de Gomane.

La supériorité consécutive permet à Marek Mikušovic de distribuer les caviars ; le premier, de l’arrière du but, n’est pas converti par Budínský face à un Pék solide. Le second, une passe transversale de la droite vers la gauche, permet à Adam Young de trouver le fond des filets, sans contrôle (4-3 à 36’02″). La cage chauffe encore sur un assaut de Rémi Houque ; elle est ensuite secourue par l’ultime rempart, vigilant sur un slalom de Vit Budínský, qui isole son capitaine Francis Ballet. Matej Direr, en reprenant du revers le rebond d’un tir de Gaborcik, manque ensuite le cadre.

La deuxième pause n’est pas d’un grand secours pour des visiteurs désormais en difficulté, que les efforts de la paire Kalinovic – Pék ne peuvent épargner bien longtemps. Mikušovic déborde à son tour la défense, Young ayant suivi au centre pour forcer Tomas Pek à un plongeon pour geler le palet. Le gardien slovaque est toutefois moins inspiré dans les secondes suivantes, cherchant dans son équipement un palet qui demeure inerte à quelques centimètres de sa ligne. Malin, Vit Budínský saisit l’occasion pour contourner la cage aux dépens de Petter Lindberg et servir Marek Mikušovic, buteur en deux temps (5-3 à 48’12″). La défense montre de nouveaux signes de faiblesse, Gomane est dépossédé du caoutchouc par Rémi Houque, pour offrir une nouvelle opportunité à Mikušovic, et Geoffrey Parisot multiplie les coups de boutoir. Il en revient à Matej Direr, en pivotant, de s’offrir le doublé (6-3 à 51’14″) et ainsi sceller le sort de la rencontre.

En effet, le retour hypothétique des Savoyards est rendu impossible par une charge dans le dos de Charlet sur Gaborcik, doublement sanctionnée, et un faire-trébucher de Matejícek sur Siegfriedt. Tomáš Pék ferme bien les bottes pour priver son compatriote Marek Mikušovic du triplé. Qu’importe, plus en verve et disciplinés dans la dernière période, les Corsaires auront su prendre la mesure des Bouquetins, pourtant très heureux ces dernières saisons lors de leur venue à Michel Raffoux. Aux hommes d’Antoine Richer de confirmer cette victoire, qui les place à une anecdotique première place au classement, à l’occasion des réceptions à venir d’autres prétendants, Tours et Brest. L’an dernier, la victoire initiale face à Clermont fut suivie d’une disette de deux mois…

Commentaires d’après-match :

Pierre Rossat-Mignod (entraîneur de Courchevel-Méribel-Pralognan) : « Nous avons fait les efforts au deuxième tiers-temps pour recoller, mais à chaque fois sans pouvoir tenir l’égalité longtemps. Au troisième il n’y avait pas photo car ils ont déroulé et ont obtenu les meilleures occasions alors que nous avions moins d’énergie. Nous encaissons des buts en laissant des 3 contre 2 et sur des erreurs stupides. L’équipe sait jouer sur une petite glace, elle a d’ailleurs évolué en préparation à Annecy, cela ne nous a pas gênés et nous a même permis de limiter les espaces. Le parcours en playoffs a fait naître des attentes mais il faut garder les pieds sur terre. Notre budget, s’il n’est pas petit, n’a pas doublé. Le maintien demeure l’objectif.»

 

Dunkerque – Courchevel/Méribel/Pralognan 6-3 (1-0, 3-3, 2-0).
Samedi 16 septembre 2017 à 18h30 à la patinoire Michel Raffoux. 520 spectateurs.
Arbitrage de Frédéric Le Berre assisté d’Aurélien Smeeckaert et Maxime Laboulaye.
Pénalités : Dunkerque 14′ (0’, 14′, 0′), Courchevel/Méribel/Pralognan 30′ (4′, 10′, 6’+10′).
Tirs : Dunkerque 50 (18, 16, 16), Courchevel/Méribel/Pralognan 39 (13, 16, 10).

Évolution du score :
1-0 à 05’03″ : Direr assisté de Zeliska et R. Houque
1-1 à 20’52″ : L. Pék
2-1 à 28’00″ : Mikušovic assisté de Pavlicek et R. Houque
2-2 à 28’38″ : L. Pék assisté de Kalinovic et Lindberg (sup. num.)
3-2 à 29’59″ : Siegfriedt assisté de Blinka
3-3 à 30’43″ : Kalinovic assisté de L. Pék
4-3 à 36’02″ : Young assisté de Mikušovic et Ballet (sup. num.)
5-3 à 48’12″ : Young assisté Budínský
6-3 à 51’14″ : Direr assisté de Martial et Young

 

Dunkerque

Attaquants :
Antoine Houque – Marek Mikušovic (A) – Vit Budínský
Matej Direr – Lukáš Zeliska – Brendan Martial
Matej Blinka – Nicolas Siegfriedt – Geoffrey Parisot

Défenseurs :
Adam Young – Francis Ballet (C)
Martin Pavlicek – David Gaborcik
Jonathan Lafrance (A) – Antoine Houque
Alexis Geoffroy-Lemoine
Martin Poirier à 59’40″

Gardien :
Lino Chimienti

Remplaçants : Pierrick Boudot (G), Jordan De Lat, Nathan Thomm. Absent : Clément Thomas (adducteurs).

Courchevel/Méribel/Pralognan

Attaquants :
Maxence Wagret (A) – Lukas Pék – Martin Kalinovic
Antoine Torres – Lucas Bonnardel – Julien Munoz
Adel Koudri – Nathanael Fournier – Dorian Duchosal (A)
Raphaël Charlet

Défenseurs :
Petter Lindberg – Jirí Matejícek
Jan Zmeskal – Alexis Gomane (C)
Lauric Convert

Gardien :
Tomáš Pék

Remplaçant : Corentin Noré (G). Absents : Petr Stoklasa et Jordan Mugnier (suspendus), Quentin Chevassu.

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