Grenoble – Bordeaux (Ligue Magnus 2017/18, demi-finale, match 1)

Les Brûleurs de Loups font la course en tête

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Les Brûleurs de Loups s’en sont vus mais ils ont fini par venir à bout des Scorpions de Mulhouse (4-2). Ils ont remporté les trois dernières manches, dont deux à l’extérieur pour conclure une série qui s’annonçait très compliquée. Pendant longtemps les Grenoblois se sont heurtés à un mur nommé Surek et ont manqué d’efficacité en power-play. Puis la muraille s’est lézardée et le power-play est redevenu efficace, permettant aux hommes de Terglav de bénéficier de quelques jours de repos avant les demi-finales.

Pour l’occasion, ils récupèrent leurs suspendus, Maxime Legault et Olivier Dame-Malka, tous deux ayant purgé leur peine. Pour Legault, c’est quasiment un nouveau départ en play-off puisqu’il n’a joué qu’un tiers-temps dans la série face aux Scorpions. En revanche Boštjan Goličič, blessé lors du dernier match à Mulhouse, n’est pas présent ce soir.

Les Boxers, sixièmes de la saison régulière, ont pour leur part créé une petite sensation en quarts de finale en éliminant le champion de France en titre en quatre manches sèches. Cela leur a certainement permis d’économiser de l’énergie mais ils risquent également d’avoir perdu un peu de rythme puisque leur dernière rencontre remonte à mercredi dernier. Avec un effectif quasi au complet hormis des blessés de longue date, la troupe à Philippe Bozon semble prête à relever le défi face à une équipe qui ne lui a pas beaucoup réussi cette saison. En quatre confrontations avec Grenoble, les Boxers ne se sont imposés qu’une fois (5-4 aux tirs au but !) pour trois défaites (5-6, 1-4 et 0-3).

La rencontre débute sur un bon rythme, signe que les deux équipes sont bien décidées à ne pas fermer le jeu. Les Boxers sont même plus offensifs avec deux premières tentatives d’Edwards. Suite à une bonne incursion en zone offensive de Joël Champagne, Grenoble obtient une pénalité de Jonathan Janil qui fait trébucher Dame-Malka le long de la bande. Grenoble s’installe bien mais un lancer dangereux de Rodman est dévié par la transversale. Les Boxers se font de nouveau pénaliser lorsque Dieudé-Fauvel accroche Hordelalay, ce qui permet à Grenoble d’évoluer à cinq contre trois pendant 26 secondes. Sans conséquence pour Bordeaux avec un box play plutôt efficace et même un contre de Terrier qui aurait pu surprendre Horak.

Bien installés en zone offensive, les Brûleurs de Loups dominent la possession du palet mais les Boxers arrivent à placer quelques contres à l’image de celui de Tarantino. Un lancer de Giroux passe au-dessus de la cage de Quemener. La pression grenobloise finit par payer avec une nouvelle pénalité concédée par Labelle. Mais le power-play n’arrive pas à s’installer durablement et malgré ces trois infériorités numériques concédées par son équipe en dix minutes, Quemener passe un début de match assez tranquille.

Gabin Ville, légèrement poussé par Kramar, entre en collision avec Quemener. Le banc bordelais réclame une pénalité contre Ville, ce qui n’est pas du goût des arbitres qui sanctionne Bordeaux de deux minutes de pénalité supplémentaires. Et cette fois c’est la bonne pour Grenoble qui parvient à concrétiser à sa quatrième opportunité en supériorité numérique : Tartari trouve Champagne devant la cage dont la reprise instantanée surprend Quemener (1-0, 12’21).

Bien en place, les Brûleurs de Loups dominent mais cela n’empêche pas les Boxers de se montrer dangereux, notamment sur un contre conclu par un tir de Labelle non cadré. Alors que les Grenoblois semblaient s’acheminer vers une fin de tiers tranquille, l’indiscipline les rattrape : Ville puis Côté partent tour à tour en prison, offrant 1’24 de double supériorité numérique à Bordeaux. Installés en zone offensive, les Boxers, avec Petit et Desrosiers à la manœuvre, multiplient les tirs sur la cage grenobloise. Mais la défense grenobloise tient le choc. À sa sortie de prison, Gabin Ville parvient à s’échapper pour se présenter seul face à Quemener mais n’arrive pas à déjouer le portier bordelais. Les Grenoblois semblent avoir fait le plus dur en tuant leurs deux pénalités, mais à peine revenus à cinq contre cinq, ils encaissent un but sur un lancer de Lessard qui profite du trafic devant Horák à seulement 22 secondes de la fin du tiers (1-1, 19’38).

On remet donc les compteurs à zéro au début de la deuxième période. Les Brûleurs de Loups semblent animés de bonnes intentions à l’image d’un bon lancer de Bisaillon mais un enchaînement de pénalités vient freiner leur élan. Kyle Hardy est sanctionné pour avoir dégagé directement le palet en tribunes. La bonne circulation du palet permet un tir dangereux de Desrosiers. Malgré tout, le box play grenoblois semble en mesure de tuer la pénalité au moment où Dame-Malka se fait sanctionner à son tour. Grenoble repart pour deux nouvelles minutes d’infériorité numérique. Les Bordelais n’arrivent pas à trouver de position de tir dangereuse et les deux équipes reviennent à cinq contre cinq. Rodman est touché au visage sur un palet dégagé par Lessard. Il reste quelques instants sur la glace avant de rentrer au vestiaire.

Malgré ce début de tiers un peu compliqué, les Brûleurs de Loups ne renoncent pas. La tension monte d’un cran avec une « balayette » de Tarantino sur Baazzi qui provoque quelques frictions entre les deux équipes. Besch fait trébucher Hardy mais le capitaine grenoblois l’accompagne en prison pour avoir plongé. Alors que le jeu est haché par les nombreuses pénalités, un lancer sur la cage bordelaise de Baazzi est repoussé par Quemener qui laisse un rebond : Rohat est le plus prompt à s’en saisir et pousse le palet au fond (2-1, 27’11).

Grenoble reprend les devants dans la rencontre et semble retrouver un surplus d’énergie. Mais Bordeaux n’est pas en reste et tente de revenir tout de suite sur un palet en retrait de Lessard pour Dieudé-Fauvel qui s’approche de la cage mais n’arrive pas à trouver une ouverture face à Lukáš Horák. Proches de l’égalisation, les Boxers s’en éloignent quelques instants plus tard : Legault parvient à s’infiltrer entre Moisand et Paquin puis bat Quemener d’un tir en lucarne (3-1, 29’29).

Après avoir fait le break, Grenoble tente d’emballer enfin la rencontre et cherche le KO. Bordeaux est en difficulté dans la deuxième moitié de ce deuxième tiers alors que les locaux sont en contrôle du palet. Coup sur coup, Jaatinen d’un côté, Dame-Malka de l’autre, sont tout près de trouver le cadre sur des contre-attaques rapidement menées. Les deux défenses semblent déstabilisées. Sur une accélération d’Hordelalay, Terrier est contraint de commettre une faute pour neutraliser l’attaquant grenoblois. La supériorité numérique qui suit est très bien gérée par Grenoble avec un jeu de puissance bien construit et de nombreux tirs de Giroux et Bisaillon notamment. Quemener est très sollicité mais parvient à repousser les assauts isérois jusqu’au retour à cinq contre cinq.

Mais comme lors de la première période, les Brûleurs de Loups se font surprendre dans la dernière minute sur un but de « raccroc ». Desrosiers récupère le palet derrière la cage sur un contre favorable et lance dans les patins de Horák, qui ne ferme pas suffisamment son angle avec le poteau et laisse glisser le palet derrière la ligne (3-2, 39’27).

Au début de la troisième période, les Grenoblois se retrouvent de nouveau sous la menace girondine. Les deux équipes abordent prudemment le début du tiers, sans se découvrir. Horák doit rester vigilant en sortant un arrêt de la jambière sur un tir du revers malicieux de Felix Petit. Grenoble arrive à faire durablement circuler le palet en zone offensive pour mettre la pression sur les Boxers. Et sur une sortie hasardeuse le long de la bande, Quemener dégage le palet directement sur Tartari à la ligne bleue qui lance à la cage : le palet, contré, revient sur Giroux qui l’expédie dans la cage grande ouverte (4-2, 43’56). Grenoble reprend deux buts d’avance et semble pouvoir voir venir le reste du tiers avec plus d’optimisme. Semble seulement, car une nouvelle fois, l’indiscipline va les rattraper au mauvais moment.

Après un 2 contre 1 emmené par Le Blond et Legault qui aurait pu tuer définitivement tout suspense, Hardy et Labelle s’accrochent mutuellement derrière les buts mais seul Hardy est pénalisé. Alors que Bordeaux n’a pas encore eu d’occasion franche, Tartari se fait pénaliser à son tour pour un cinglage. Pendant 45 secondes, les Boxers peuvent de nouveau évoluer en double supériorité numérique pour revenir dans le match. Philippe Bozon ne s’y trompe pas et demande un temps mort. La pression bordelaise sur la cage grenobloise est étouffante avec McEachen et Edwards en artilleurs, le palet flirte à plusieurs reprises autour d’Horak. Le portier grenoblois repousse un lancer de Suavé dans le trafic et les Brûleurs de Loups finissent par arriver à se dégager jusqu’au retour à cinq contre cinq. Mais comme lors du premier tiers, c’est à ce moment-là qu’ils craquent sur un centre-tir de Rambelo dans le slot : Guillaume coupe la trajectoire du palet et marque, du patin, semble-t-il (4-3, 48’54).

Un but longuement contesté par les Brûleurs de Loups mais validé par les arbitres qui jugent la déviation involontaire. Une fois encore Grenoble se retrouve sous la pression bordelaise. Leclerc tente de faire repartir son équipe vers l’avant mais il se heurte à Quemener. Bordeaux reste dangereux avec notamment Lessard et McEachen qui cherchent des déviations en zone offensive. Dans les dix dernières minutes, Grenoble essaie de ramener le palet en zone offensive à l’image d’Hordelalay auteur d’une bonne remontée de palet avant de trouver Quemener sur sa route. Sur un bon rush en zone offensive, Hardy se fait accrocher derrière la cage par Moisand. Une supériorité numérique qui tombe bien pour Grenoble qui en profite pour faire tourner le chrono tout en lançant à la cage avec Giroux. Bordeaux tente sa chance en contre avec Valier qui ne cadre pas son tir puis Labelle au milieu du trafic devant le slot.

En toute fin de période, alors que les Bordelais auraient pu faire sortir Ronan Quemener, Janil fait trébucher Legault sur une contre-attaque. Les Brûleurs de Loups n’ont plus qu’à gérer les deux dernières minutes. Bozon fait quand même sortir Quemener pour jouer à cinq contre cinq. Rodman manque de peu la cage vide mais quelques instants plus tard, Leclerc récupère le palet en zone défensive et met fin au suspense (5-3, 59’49).

Les Brûleurs de Loups remportent cette première manche dans cette série de demi-finales après avoir mené au score de bout en bout. Mais en manquant de vigilance sur les fins de tiers (deux buts encaissés dans la dernière minute !), ils sont restés tout le temps sous la menace bordelaise alors qu’ils avaient réussi plusieurs fois à faire le break dans la rencontre. Excellents en infériorité numérique avec trois situations de double infériorité numérique très bien négociées, ils se sont fait par deux fois surprendre au retour à cinq contre cinq. Des relâchements coupables à l’image de deux buts de « filous » marqués par Desrosiers et Guillaume qui ont laissé une chance à Bordeaux jusqu’à la fin.

Sur le plan individuel, on retiendra les bonnes performances de Leclerc, très actif, et de Legault, toujours dangereux et avec beaucoup de vivacité, lui qui est de retour de suspension et qui n’a quasiment pas joué dans la série contre Mulhouse.

Les Boxers pour leur part ont semblé avoir beaucoup de mal à entrer dans la rencontre, la faute peut-être à leur longue pause entre les quarts et les demi-finales. Pas efficaces en supériorité numérique, fébriles défensivement avec parfois quelques boulevards offerts aux attaquants grenoblois, les Bordelais ont compensé par beaucoup d’abnégation qui leur a permis de s’accrocher au tableau d’affichage. Quemener a connu un match moyen en n’étant pas irréprochable sur le quatrième but grenoblois. Les Boxers devront élever leur niveau de jeu demain pour éviter de revenir en Gironde avec deux défaites au compteur.

Désignés étoiles du match : ***  Lukáš Horák,  ** Joël Champagne, * Christophe Tartari.

(Photos Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match

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Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « En tant qu’équipe on a bien joué, on a vu les quatre blocs qui gardaient les choses simples. Le gros but de notre quatrième ligne nous a mis dedans en deuxième période, c’est à partir de là qu’on est allé chercher le momentum, on a poussé dur pour aller chercher l’autre but. Il y a juste quelques erreurs de certains joueurs à certains moments du match qu’on ne peut pas faire en play-offs. On voit une équipe de Bordeaux qui a beaucoup de talent, qui attend ses chances. Ils ont marqué comme ça deux buts, c’est là qu’il faut qu’on soit meilleurs demain. On est une équipe qui joue dur, qui est physique, c’est sûr qu’on va prendre des pénalités à un moment, il faut gérer mieux nos émotions, il ne faut pas embarquer dans leur jeu de provocation. On n’est pas au complet depuis le début des play-offs, ça ne change rien. Même quand il nous manque 1, 2 ou 3 joueurs, on arrive à être équilibrés avec 4 blocs, on arrive à être au même niveau. Mais il y a beaucoup de matchs en très peu de temps, les entraînements sont légers, la récupération est la priorité. »

Jean-Philippe Côté (défenseur de Grenoble) : « On approche chaque match de la même façon, Mulhouse avait un style de jeu différent, ils appliquaient leur système à la lettre, ça nous avait donné de la misère mais au fur et à mesure de la série on s’est ajusté. On savait que Bordeaux allait nous donner un autre hockey, ils sont plus agressifs. On a quand même donné trois buts ce qui est dommage parce ce que c’est une équipe qui prend sa chance. Il faut leur donner ça, ils n’ont pas lâché, à chaque fois on marquait un but, ils répondaient. On va regarder les vidéos pour comprendre les contres qu’on a eu, c’est une équipe qui a beaucoup de talent offensivement, on ne peut pas les prendre à la légère en pensant qu’on est au-dessus d’eux. À nous de jouer notre système à la lettre et ça devrait bien aller. »

Philippe Bozon (entraîneur de Bordeaux) : « On a pris un but sur notre première infériorité numérique, on aurait pu un peu mieux la jouer. En règle générale, ce n’était pas l’équipe de Bordeaux à laquelle je m’attendais. Je pense qu’avec la coupure de 10 jours, c’est toujours difficile de trouver le rythme. On ne peut pas refaire l’histoire, il faut faire avec. Une grosse coupure comme ça, c’est un peu trop de temps, c’est dur de garder le rythme des playoffs. Grenoble jouait dimanche, les 4/5 jours, c’est idéal. J’ai vu certains de nos joueurs qui n’avaient pas forcément l’énergie et les jambes. Il y a eu un peu plus ce soir de volonté du côté de Grenoble. C’est à nous de corriger ça immédiatement et d’être prêt pour demain. On est capable de beaucoup mieux et on fera mieux. Pour l’instant il n’y a aucune équipe qui a l’avantage physique. C’est une bonne indication que de ce que va être la série. Si on veut gagner contre Grenoble, il va falloir hausser le niveau et faire plus de choses. On doit faire tout pour être meilleurs. »

Julien Desrosiers (attaquant de Bordeaux) : « Au début de match, on a eu un peu de mal à se remettre dedans. Plus le match avançait, plus on a eu des bonnes occasions de revenir dans le match. C’est une équipe qui a beaucoup de talent et qui réussit à marquer le killer goal, il va falloir apprendre de nos erreurs et se remobiliser pour demain. Il y a des choses qu’on peut améliorer pour éviter certains buts. Ils ont marqué un but en power-play ce soir, ça a été un peu notre péché mignon toute la saison, on a été l’équipe la plus pénalisée du championnat. Leur quatrième but, c’est une mauvaise relance du gardien, le deuxième, c’est un revirement sur notre ligne bleue défensive. Ce sont des choses qui ne doivent pas arriver en play-off, surtout pas contre une équipe comme Grenoble qui a des attaquants très talentueux, on l’a payé cash. On a un bon PK, on a des joueurs qui font du bon boulot. Au début de la série contre Gap, on avait un power-play qui était en feu, un PK un peu moins bien. La tendance s’est inversée, il faudrait peut-être trouver un juste milieu. »

 

Grenoble – Bordeaux 5-3 (1-1, 2-1, 2-1).
Vendredi 9 mars 2018 à 20h la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3100 spectateurs.
Arbitrage de Laurent Garbay et Geoffrey Barcelo assistés de Gwilherm Margry et Joris Barcelo.
Pénalités : Grenoble 14′ (4’, 6’, 4’), Bordeaux 16’ (8’, 4’, 4’)
Tirs : Grenoble 34 (14, 10, 10), Bordeaux 26 (10, 8, 8)

Évolution du score :
1-0 à 12’21 : Champagne assisté de Tartari et Rodman (sup. num.)
1-1 à 19’38 : Lessard assisté de Labelle et Sauvé
2-1 à 27’11 : Rohat assisté de Baylacq et Baazzi
3-1 à 29’29 : Legault assisté de Hordelalay et Côté
3-2 à 39’27 : Desrosiers assisté de Edwards et Petit
4-2 à 43’56 : Giroux assisté de Tartari et Leclerc
4-3 à 48’54 : Guillaume assisté de Rambelo et Desrosiers
5-3 à 59’49 : Leclerc assisté de Rohat (sup. num., cage vide)
 
 

Grenoble

Attaquants :
Alexandre Giroux – Guillaume Leclerc – David Rodman
Gabin Ville (2’) – Joël Champagne (A) – Vincent Kara
Pierre-Charles Hordelalay – Matthieu Le Blond – Maxime Legault
Julien Baylacq – Sébastien Rohat – Matthias Arnaud

Défenseurs :
Kyle Hardy (C) (6’) – Sébastien Bisaillon
Christophe Tartari (A) (2’) – Olivier Dame-Malka (2’)
Jean-Philippe Côté (2’) – Aziz Baazzi
Joona Kunnas

Gardien :
Lukáš Horák

Remplaçants : Antoine Bonvalot (G), Lucien Onno. Absents : Boštjan Goličič (blessé), Teddy Trabichet (commotion).

Bordeaux

Attaquants :
Julien Desrosiers – Felix Petit – Spencer Edwards
Antti Jaatinen – Maxime Sauvé – Olivier Labelle (A) (2’)
Jonathan Lessard – Matthias Terrier (2’) – Peter Valier
Lionel Tarantino – François Paquin – Julien Guillaume
Aina Rambelo

Défenseurs :
Nicolas Besch (A) (4’) – Maxime Moisand (C) (2’)
Benjamin Dieudé-Fauvel (2’) – Jonathan Janil (2’)
Patrick McEachen – Dominik Kramar

Gardien :
Ronan Quemener [sorti de 59’10’ à 59’49’]

Remplaçants : Clément Fouquerel (G), Vincent Cadren. Absents : Mathieu André, Adam Hughesman (blessés).

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