Le bilan du début de saison en Magnus via les stats. Partie 2

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Par Mathieu Brosseau et Thibaud Chatel

Le projet Magnus Corsi propose depuis l’an dernier toute une gamme de statistiques « avancées » visant à mieux comprendre notre championnat national. Petit bilan équipe par équipe avant la reprise. Partie 2 avec les clubs classés de la 6e à la 1e place.

Première partie ici

 

Amiens

C’est certainement l’une des déceptions de cette entame de championnat. En effet, on ne s’attendait pas à retrouver Amiens à la 6e place du classement avec un ou deux matchs d’avance sur de nombreuses équipes (dont Bordeaux, Anglet et Nice qui sont à 3 points ou moins du club picard). De plus, le classement projeté du modèle Camembert ne prévoit pas une belle progression. En effet, il classe le club 6e en fin de saison. Certaines choses ne fonctionnent pas à Amiens.

Tout d’abord, les Gothiques sont légèrement dominés sur la glace en termes de tirs tentés (49%, 9e de la ligue) et plus nettement dominés en terme de buts anticipés (46,5%, 11e). Or, la réussite est loin de compenser cette absence de domination. En effet, Amiens possède un PDO de 99,1 soit le 10e de la ligue. Pourtant, les gardiens sont parmi les meilleurs (2e taux d’arrêts derrière Rouen), mais les joueurs ne parviennent pas à mettre la rondelle au fond. Le taux de réussite des tireurs est de 2,4%, ce qui les classe assez nettement derniers de la ligue.

Alors, évidemment, ce taux de réussite devrait remonter dans les semaines ou les mois qui viennent, mais cela ne saura être suffisant sans le retour d’un Amiens dominant dans le jeu.

Car oui, Amiens a déjà été dominant dans le jeu durant un bon laps de temps. Sans être impressionnants, les Gothiques ont été globalement dominants en terme de tirs tentés et de buts anticipés sur les 6 premiers matchs de la saison. Avec un peu plus de réussite, Amiens aurait réussi un bon début de saison. Malheureusement pour les Picards, depuis ces 6 premiers matchs, l’équipe navigue sous la ligne des 50% de tirs tentés et des buts anticipés, preuve qu’ils sont dominés dans le jeu par la majorité des équipes depuis quelques semaines désormais.

C’est rouge pratiquement partout. Amiens joue à un rythme très élevé depuis le début de la saison (plus de 119 tirs tentés en moyenne, pour et contre réunis, par heure de jeu à 5 contre 5, 4e plus haut total de la ligue).

La défense d’Amiens inquiète car l’enclave est bien rouge. Amiens encaisse 2,8 buts anticipés à 5 contre 5 par 60 minutes (2e plus haut total de la ligue) et 28,8% des tirs concédés sont des chances de marquer (2e plus haut pourcentage de la ligue). Heureusement que Buysse est là pour combler les brèches.

L’attaque tire beaucoup, mais a dû mal à s’approcher du but adverse. Avec 2.4 buts anticipés par 60 minutes à 5 contre 5, Amiens est 8e de la ligue. L’équipe obtient notamment très peu de High Danger Chances puisqu’elle est classée 10e à ce chapitre.

Autrement dit, que ce soit en attaque ou en défense, beaucoup de choses sont perfectibles pour cette équipe.


Aucun joueur n’est au-dessus des 50% pour les tirs tentés et les buts anticipés. Néanmoins plusieurs sont autour des 50% dans les deux cas : Narbonne, Smach, Guillemain, Halley et Plouffe. Le Québécois est la bonne surprise de ce début de saison. Annoncé comme un joueur de 4e ligne, Plouffe semble avoir des qualités techniques qui sont en train de s’affirmer. En effet, lors du dernier match tracké, face à Grenoble, il était 3e de l’équipe pour les sorties en contrôle et 4e pour les entrées en contrôle avec un temps de jeu assez faible. Il est aujourd’hui dans les meilleurs attaquants de la ligue pour les sorties de zone en contrôle (84e percentile). De quoi lui donner un rôle plus important dans l’effectif des Gothiques ?

En dehors de cela, on peut noter que les arrivées d’Anderson et Nyren apportaient énormément de technique à cette défense. Les deux Suédois sont en tête des défenseurs de l’équipe pour la contribution offensive, les sorties de zone en contrôle et les entrées en offensive en contrôle. Ses errements défensifs et le manque de réussite de l’équipe ont été fatals à Nyren, et Anderson se retrouve désormais un peu seul défenseur technique de cette défense.

 

Gap

La carte cachée de ce championnat ? Les Rapaces de Gap avancent à couvert, flirtant davantage avec la 8e place que le podium. Pourtant les indicateurs de jeu sont bons, très bons même.

Aux tirs tentés (56%) et buts anticipés (53%)  ils se classent respectivement deuxième et troisième de la ligue, derrière Grenoble et alternant avec Rouen.

Gap est même la seule équipe à n’être jamais passée sous la barre des 50% de buts anticipés cette saison. Les Rapaces sont constants et ne connaissent pas de passages à vide. Offensivement, ils mènent la ligue pour les buts anticipés obtenus et forment la 3e défense pour ceux concédés.

La carte des tirs est presque un modèle du genre, très rouge en attaque, surtout là où ça compte, au centre de la glace, et bien bleue en défense. Il existe bien quelques difficultés à dégager les rebonds devant la cage de Cook mais cela demeure anecdotique.

Ou pas ? Car si l’on se demande logiquement pourquoi donc Gap ne titille pas le podium avec un tel fond de jeu, c’est qu’il faut se pencher sur les éléments parallèles. Tout d’abord, les gardiens ne se classent que 6e pour le taux d’arrêts à 5 contre 5. Et si cela n’est pas catastrophique, il nous vient bien en mémoire quelques rebonds qui ont coûté des matchs pourtant à portée de main. Ensuite, les unités spéciales sont un point d’interrogation. Là encore, sans être à la rue, elles végètent dans le ventre mou de la ligue, loin du niveau de jeu présenté à 5 contre 5.

Alors, petits réglages du début de saison ? Des coups du sort? Pas mal de blessés ? Lucide, le coach Basile parlait surtout cette semaine d’un manque de réussite. Le bon genre de problème qui se règle avec le temps. Et Gap se place au 5e rang de notre classement projeté pour la fin de saison.

Côté joueurs, les Rapaces sont très homogènes. Elvijs Biezais est le 11e compteur de la ligue aux points par match, Robert Jekimovs 20e. La recrue phare Alexander Mokshantev se distingue également : 2e de l’équipe pour l’animation offensive (tirs+passes), 2e aux entrées de zone et 3e pour les sorties de zone ! À noter aussi le bel impact du jeune Téo Sarlieve, 3e pour la contribution offensive comme pour les entrées de zone. Y a plus qu’à la mettre au fond.

 

Lyon

Si Lyon est actuellement 4e de Ligue Magnus, le classement projeté de notre modèle Camembert ne les classe que 8e à la fin de saison. Alors, pourquoi Camembert hait-il tellement cette équipe, au point de la sortir du portrait des séries ?

Pourtant, l’équipe n’est pas spécialement dominée dans l’enjeu. Lyon parvient à être à 50% (tout pile) en terme de tirs tentés, et à 49,5% pour les buts anticipés. En revanche, la réussite n’est pas tout à fait du côté des Lyonnais. En effet, l’équipe possède le 11e PDO de la ligue (98,9). Les gardiens sont à peu près dans la moyenne de la ligue, mais les tireurs ne convertissent que 3,2% de leurs tentatives, les classant 11e de la ligue. Ce pourcentage pourrait tout à fait remonter dans les semaines ou mois à venir, ce qui permettrait aux Lions de remonter dans le classement anticipé.

En dehors du jeu à 5 contre 5, Lyon possède un très bon powerplay à 9,1 buts par 60 minutes de moyenne (2e de la ligue), mais celui-ci pourrait connaître un coup de mou un jour ou l’autre car il est largement au-dessus de ses buts anticipés. L’infériorité numérique est beaucoup plus problématique car Lyon est 11e de la ligue, que ce soit en buts ou en buts anticipés encaissés par 60 minutes.

Ainsi, si notre modèle classe Lyon si bas, c’est avant tout à cause du manque de réussite offensif et des infériorités numériques. En dehors de ces deux données, Lyon est dans la moyenne de la ligue en termes de domination, de réussite des gardiens de but et est même dans le haut du panier en ce qui concerne le powerplay (en attendant une probable baisse de régime).

Depuis le début de saison, Lyon navigue juste en dessous de la ligne des 50%. On notera tout de même une croissance encourageante juste avant la trêve.


Lyon fait partie des équipes rigoureuses de cette Ligue Magnus : rythme très bas, défense solide et attaque sans risque avec le plus grand pourcentage d’entrées en zone offensive dumpées (envoyées au fond). Évidemment, en contrôlant aussi peu la rondelle, on ne peut être efficace offensivement et Lyon est 10e en terme de buts anticipés créés par 60 à 5 contre 5 (2,3). Seuls 24,5% des tirs tentés sont des chances de marquer (10e de la ligue). On notera toutefois la capacité à décocher beaucoup de tirs High Danger Chances. En défense, l’équipe est rigoureuse, encaisse peu de tirs et protège bien le devant de la cage. Attention toutefois au grand nombre chances de marquer accordées. Lyon encaisse 2,3 buts anticipés par 60 à 5 contre 5 (7e de la ligue), mais 27,9% des tirs concédés sont des chances de marquer (10e de la ligue). Heureusement que le rythme de jeu est faible et que l’équipe concède peu de tirs.


Seul le trio Correia-Verbeek-Mickevics, maître de régularité, est dominant en terme de tirs tentés et de buts anticipés. Correia mène l’équipe en terme de contribution offensive et Mickevics en terme d’entrées de zone en contrôle. Les 3 joueurs sont également en tête de l’équipe au nombre de points par match inscrit à 5 contre 5. D’ailleurs, ce sont les 3 seuls attaquants de l’équipe à apparaître dans le top 100 de la ligue à ce classement. Si la production n’est pas là, Di Dio Balsamo réalise aussi un bon début de saison. Il est notamment en tête de l’équipe et dans le top 10 des attaquants de la ligue pour le nombre de sorties de zone en contrôle.

En défense, Llorca fait bonne impression. Il est dans le premier quart des défenseurs de la ligue en terme de sorties de zone en contrôle et d’entrées en offensive en contrôle.

 

Angers

Pas le temps de s’ennuyer avec les Ducs ! Angers est l’équipe assurant le plus le spectacle cette saison avec plus de 126 tirs pour et contre par heure de jeu à 5 contre 5, le plus haut total de la ligue. Évidemment cela veut dire que ça canarde dans les deux sens et ressortir vainqueur d’un tel style demande d’avoir le cœur bien accroché… ou d’avoir un meilleur gardien.

La heatmap des Ducs ressemble à un court de Rolland-Garros… C’est rouge devant : Angers est 3e de la ligue pour les tirs et les buts anticipés obtenus ! Et c’est rouge derrière… Défensivement, Angers est 9e pour les tirs et buts anticipés accordés.

Ce qui est dommage pour les Ducs, c’est que les unités spéciales fonctionnent bien… en théorie. L’infériorité numérique est la deuxième plus efficace en termes de buts anticipés accordés mais a cependant encaissé bien plus que prévu. La supériorité est deuxième pour les buts anticipés mais vient seulement au 5e rang pour les buts marqués. Au final, l’avantage tactique ne paye pas pour l’instant et le poids du 5 contre 5 demeure prédominant sur les résultats.

À ce petit jeu, Angers a eu du mal à lancer sa saison. La claque face à Grenoble a marqué les esprits mais ce soir là Angers n’avait pourtant pas mérité une telle musette de buts. La courbe des buts anticipés montre que l’équipe est montée en puissance avant de fléchir ces 4-5 derniers matchs. Rien d’alarmant et l’équipe a même fini sur une bonne note avant la trêve avec un match réussi face à Rouen. De bon augure pour la suite.

Côté joueurs, Danick Bouchard mène la danse, entrant dans le top10 de la ligue pour les points par match et de loin le Duc le plus actif en zone offensive avec 38 contributions par 60mn (Matt Carter vient ensuite à 30…). En défense, Justin Hamonic se positionne parmi les tout meilleurs joueurs de la ligue, améliorant l’attaque comme la défense lorsqu’il est sur la glace (100e percentile et 95e percentile pour les pourcentages de tirs et but anticipés relatifs à ses coéquipiers). Et son compère Patrick Coulombe n’est pas loin derrière (93e et 94e percentile). Angers a le talent pour voir venir en attendant le retour de Hardy.

 

Grenoble

L’équipe des Brûleurs de Loups était attendue au tournant suite à son beau mercato, elle a répondu présente sur cette première partie de saison. Sur la glace, Grenoble est dominant : à 5 contre 5 l’équipe contrôle 56,5% des tirs tentés et 57,4% des buts anticipés, elle mène la ligue à ces deux chapitres. En plus de dominer, Grenoble possède énormément de joueurs talentueux ce qui lui permet d’avoir le meilleur pourcentage de tirs à 5 contre 5 convertis en but (5,8%). Les gardiens, bien que sur courants alternatifs, ne sont pas en reste car 96,2% des tirs dirigés vers la cage des Brûleurs de Loups à 5 contre 5 ne sont pas convertis en but (4e de la ligue). Ainsi, Grenoble a le 2e meilleur PDO du championnat (102,0) juste derrière Rouen et plus nettement devant le 3e, Chamonix. Et si ces bons chiffres à 5 contre 5 ne suffisent pas, Grenoble est encore plus impressionnant en unités spéciales. En powerplay, Grenoble inscrit 14,6 buts en moyenne par 60 minutes. Évidemment, les Isérois sont en tête à ce chapitre et très largement, la deuxième équipe (Lyon) est à 9,1 buts/60. En infériorité, Grenoble a encaissé 2,2 buts en moyenne toutes les 60 minutes. Là encore, c’est l’équipe la plus performante, celle qui encaisse le moins de buts.

Alors, dominateurs avec de la réussite à 5 contre 5 et très efficaces en unités spéciales, tout roule pour les Brûleurs de Loups ? Pas vraiment. Un point inquiète un peu, c’est la difficulté qu’a l’équipe à se créer des chances de marquer. Nous y reviendrons au moment d’analyser la heatmap.

Après un début de saison très solide, Grenoble a connu un coup de mou autour des deux matchs contre Mulhouse et de celui contre Amiens. Une période délicate que l’équipe a rapidement laissée derrière elle en se remettant à dominer l’ensemble de ces adversaires aux tirs et aux buts anticipés, y compris Rouen lors de la défaite 5-0 à domicile.


Avant de s’attaquer au point faible de l’équipe (la création de chances en attaque), prenons le temps de dire un mot sur la défense : c’est tout bleu. Grenoble encaisse très peu de tirs (48,7 par 60, seul Bordeaux fait moins) mais surtout, extrêmement peu de chances de marquer (9,5 par 60, Gap est la deuxième meilleure équipe avec 12,8 par 60). Seuls 19,5% des tirs dirigés contre Grenoble sont des chances de marquer ce qui est extrêmement faible. Grenoble possède une défense terriblement solide en ce début de saison.

Étonnamment, c’est en attaque que l’équipe est plus fragile. En bref, elle ne parvient pas assez à s’approcher du but adverse (bleu dans la zone des High Danger, rouge pâle pour le reste de la zone des chances de marquer). En effet, si elle tire beaucoup au but elle ne parvient pas à se créer beaucoup de chances de marquer (14.4 par 60, 8e de la ligue) et encore moins de High Danger Chance (3.4 par 60, 10e de la ligue). En fait, seuls 22,9% des tirs de Grenoble sont des chances de marquer, c’est le pire taux de la ligue. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces difficultés à se créer des chances de marquer, mais un en particulier retient notre attention : ce sont les entrées en zone offensive. Seuls 62,3% des entrées en zone tentées le sont en contrôle (passe ou transport de la rondelle). Il n’y a que Lyon qui choisit plus souvent le dump que Grenoble en Ligue Magnus. Or, il est évidemment plus facile de se créer des chances de marquer lorsqu’on rentre en contrôle en zone offensive. Certes, Grenoble a suffisamment de talent dans son effectif pour marquer sans se procurer énormément de chances de marquer face à la plupart des gardiens de la ligue, mais lorsque les Brûleurs de Loups se retrouvent face aux meilleurs gardiens de Ligue Magnus, cela devient plus dur. Fouquerel et Pintaric ont su le montrer.

Un joueur impressionne dans cette équipe et ce n’est pas forcément celui qu’on attendait : Maxime Legault. Le Québécois a le meilleur pourcentage de tirs tentés et de buts anticipés de la ligue. Même face à Rouen, il a été le plus dominant de l’équipe. En terme de production, il est (assez largement) le meilleur buteur du championnat à 5 contre 5 avec 0,67 but par match. Leclerc réalise également un superbe début de saison, 2e meilleur par match à 5 contre 5 et 3e en points par match à 5 contre 5 du championnat. Il est également parmi les joueurs qui réalisent le plus d’entrées en zone en contrôle et qui contribuent le plus au jeu offensif. Fleury est également très bon dans ces domaines, mais les points ne viennent pas encore à 5 contre 5 (43e en points/match à 5 contre 5)

 

Rouen

Rouen allait-elle pouvoir rivaliser avec Grenoble cette saison? La grande question de l’été a déjà trouvé sa réponse. Pas de problème! Les Dragons ont joué le jeu de la continuité au niveau de leur effectif et de la stratégie, ouvrant juste un tantinet plus le jeu pour un grain de folie supplémentaire avec davantage d’attaque et une défense moins resserrée.

Avec un agenda alourdi par la CHL, Rouen a surtout eu l’air de gérer ses efforts depuis le début du calendrier. Justes assez dominants et accélérant quand il le faut, notamment lorsque des matchs étaient trop serrés à leur goût. Peut-être que les dernières rencontres décisives en CHL ont pesé dans les jambes, mais au final Rouen n’a uniquement perdu la bataille des tirs et buts anticipés à 5v5 que lors des trois dernières journées (Lyon, Grenoble et Angers). Sans pour autant laisser échapper la victoire!

Car la grande force des Dragons est de sembler toujours avoir un as dans sa manche. Celui-ci s’est souvent appelé Matija Pintaric et le duo de gardiens présente le meilleur taux d’arrêts de la ligue. Ajoutons le 3e taux de réussite aux tirs et Rouen superpose à son fond de jeu le meilleur PDO de la Magnus à 102,4. De quoi rattraper les manquements potentiels. Ajoutons des unités spéciales dans le top3 du championnat dans les deux sens, Rouen est proche de la perfection.

La heatmap à 5 contre 5 est d’ailleurs presque un modèle du genre. L’attaque ressemble à une autoroute vers le but adverse. La défense pèche cependant face aux contres adverses qui parviennent trop souvent à s’approcher de la cage de Pintaric… Mais encore faut-il ensuite passer le portier slovène.

Côté joueurs, la ligne Thinel, Lampérier, Ritz a dominé le jeu lors des matchs que nous avons trackés. Les membres du trio apparaissent également parmi les Dragons les plus performants pour la contribution offensive et les entrées de zone. Deschamps-Aleardi-Guttig a eu plus de difficulté mais parvient tout de même à engranger les points. Mais les grosses satisfactions viennent des recrues Michel Miklik, très présent dans la transition, et Joel Caron, meilleur compteur du club avec 15 points. En défense, Dusseau-Langlais assurent la possession, Roy-Chakiachvili la transition et Brodeur-Mäkinen mangent les minutes difficiles. Un dosage complémentaire.

 

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