Bulletin NHL : La course aux playoffs, que sait-on de la trade deadline, Edmonton (encore), Cory Schneider, la nutrition, Don Cherry et les Canes et de l’amour

413

Le Bulletin NHL fait chaque lundi le tour des nouvelles les plus marquantes de la ligue. Signatures, blessures, échanges, on vous résume le plus important.

 

Le point sur la ligue

On approche des 60 matchs joués et la situation n’est pas plus avancée que la semaine dernière. Dans l’est, Carolina est toujours aussi en forme avec 8 victoires en 10 matchs, divisant les réseaux sociaux avec ses célébrations de but… Les Hurricanes grimpent bien au-dessus de la ligne et ne sont ce matin qu’à un point des séries. Une huitième place occupée par Montréal qui n’a pas pris de point face à Nashville et Tampa, ni Florida le lendemain. Mais Montréal va retrouver un calendrier plus acceptable avec Columbus, Philadelphie, Détroit et New Jersey à l’horizon. Si Boston et Toronto se sont éloignés pour Montréal, la vraie lutte serait plutôt avec la Métropolitaine, où Washington (2e), Columbus, Pittsburgh et Carolina (9e), se tiennent en trois points ! Quatre équipes pour trois places et le facteur X dans cette affaire sera peut-être la décision de Columbus de se séparer de Panarin et Bobrovsky cette semaine. Les Jackets pensent-ils vraiment qu’ils ont une chance d’aller au bout, quitte à perdre leurs deux vedettes pour rien en juillet? Ou vaut-il mieux encaisser les fruits d’un échange et glisser au classement?

Dixième, Buffalo est désormais à six points des playoffs, comme Philadelphie, qui a pris quatre points contre Détroit ce week-end (wouhou) mais semble toujours autant dépendre de Carter Hart et de la bonne réussite du moment.

Dans l’ouest,  les Blues de St. Louis, portés par leur gardien rookie Jordan Binnington continuent leur balade. Les Blues comptent 10 victoires de rang, dont 3 blanchissages de suite. Tarasenko a signé son 12e match de suite avec un point (11 buts, 22 pts). Le Russe a trouvé une entente de rêve avec Ryan O’Reilly. Avec trois matchs de moins que Nashville, St Louis pourrait même mathématiquement être à égalité avec les Preds ! La lutte concerne donc les deux Wild-cards, pour lesquelles Dallas et Minnesota se positionnent exactement sur la Yakuline, Dallas en équipe parfaitement moyenne, et Minnesota en malchanceuse. Comme Columbus dans l’est, le Wild pourrait cependant venir fausser la course car plutôt que de se faire encore sortir au premier tour, l’équipe réfléchit à se lancer dans une mini-reconstruction, quitte à rater les séries. C’est tout ce qu’espèrent Vancouver, Colorado, Arizona ou Chicago qu’on ne voyait pas autrement tenir la course à long terme. 

 

Que sait-on de la trade deadline ?

La trade deadline c’est dans une semaine tout juste… Le 25 février. Et pour l’heure, rien ou presque n’a bougé. Pourtant des gros noms sont sur le marché, bien plus que d’habitude. Alors bougeront, bougeront pas? On parle bien sûr d’Artemi Panarin, bien décidé à tester le marché le 1er juillet prochain. Pareil pour Sergei Bobrovsky. Ces joueurs auraient cependant suffisamment d’impact pour payer le prix de leur service pour les prochains playoffs, même sans les signer par la suite. Surtout que dans le cas de Panarin, cela fait un moment que sa préférence pour une ville au climat chaud limite pas mal les destinations à long terme. D’ailleurs un Los Angeles n’aurait qu’à attendre pour cueillir le fruit mûr en juillet, sauf que l’acquérir cette semaine permettrait de signer le Russe pour 8 ans, contre 7 maximum autrement.

L’autre grand chantier est du côté d’Ottawa. Les dernières informations étaient que Matt Duchene est clairement disponible, alors que les Sens continuent de parler avec le camp Mark Stone. Voici deux joueurs au fort potentiel pour un prétendant au titre.

Autrement, les Rangers cherchent des preneurs pour Mats Zuccarello, sûrement la carte cachée du marché car son prix sera dérisoire comparativement aux autres noms, et son impact a toujours été très sous-estimé dans la ligue. Kevin Hayes est aussi disponible. Mike Hoffman en Floride, Wayne Simmonds à Philly, Gustav Nyquist à Détroit, Charlie Coyle (et toute l’équipe en fait) au Minnesota, Marcus Johansson à New Jersey, Jeff Carter des Kings, voici les principaux candidats à un déménagement. Nashville, Calgary, Winnipeg seront sur les rangs pour se renforcer, des Preds prêts à sacrifier Eeli Tolvanen dans le processus.

On vient d’en glisser un mot, mais le DG du Minnesota, Paul Fenton,  a eu le feu vert pour procéder à des échanges, quitte à rater les séries… À surveiller donc.

 

Edmonton reconstruit (encore)

La chute de Peter Chiarelli ouvre une énième nouvelle ère dans une franchise qui ne fait décidément rien comme tout le monde. Juste avant d’être limogé, Chiarelli avait offert un inexplicable contrat de 2,5 millions de dollars jusqu’en 2022 à Mikko Koskinen, bientôt 31 ans. Cela sonnait le glas de l’expérience Cam Talbot : une fin qui s’est concrétisée cette semaine.

Talbot, qui aura 32 ans cet été, était arrivé à Edmonton en 2015, échangé par les Rangers contre les choix 57 (échangé), 79 (Sergei Zborovsky) et 184 (Adam Huska) de la draft. Quelques mois plus tard, en janvier 2016, Talbot recevait un contrat de trois ans et 4.166.667 dollars par an. Ses performances en demi-teinte depuis deux saisons et sa propre lassitude d’évoluer dans un tel cirque auront été écoutés : le voila parti chez le paradis des gardiens (euh…), Philadelphie, où il servira de mentor au jeune talent Carter Hart.

En retour, Edmonton obtient un gardien de 25 ans, Anthony Stolarz, ex-futur gardien numéro 1 des Flyers, drafté au 2e tour, 45e, en 2012. Stolarz a joué en junior aux London Knights, où il a remporté un championnat OHL et disputé deux coupes Mémorial. Il a aussi joué le All-Star Game de la ligue américaine en 2016. Signé jusqu’à cet été à 761.250 dollars, il compte seulement 19 matchs NHL en carrière, dont 12 cette saison (3,33 buts encaissés, 90,2% d’arrêts).

Un mouvement qui permet aux Oilers de respirer en masse salariale et de pouvoir rappeler Andrej Sekera. Le défenseur slovaque d’expérience est enfin sorti de l’infirmerie et avait été assigné en AHL pour une courte période de « remise en forme ».

 

Les Oilers, encore

Démantelé l’héritage Chiarelli, suite : les Oilers ont cédé Ryan Spooner aux Canucks de Vancouver contre Sam Gagner. Un mouvement mineur de profondeur de banc, absolument navrant sur le plan de l’historique :

-Sponner avait été acquis contre Ryan Strome, lui-même acquis dans l’échange Jordan Eberle. Sacrifier Eberle n’aura donc rapporté… rien du tout. L’ex-Bruin Spooner termine sa courte carrière dans l’Alberta avec deux buts et une passe en 25 matchs.

-Gagner, pour sa part, est un ancien Oiler, échangé en juin 2014 et qui aura déjà beaucoup bourlingué depuis : Arizona, Philadelphie, Columbus, Vancouver… Il ne compte qu’un but et deux passes en sept matchs avec les Canucks, et a passé l’essentiel de la saison aux Toronto Marlies en AHL (37 pts en 43 matchs).

 

Le miracle Schneider

Pour une série noire, ce fut une série noire. Le gardien des Devils Cory Schneider n’avait plus remporté le moindre match NHL depuis le 27 décembre 2017, contre Detroit. Entre blessures à la hanche et catastrophes sur la glace, l’ex-gardien vedette de 33 ans traînait son contrat de 6 millions jusqu’en 2022 comme un boulet. Cette saison, il affichait un pourcentage d’arrêt de 85% jusqu’à une nouvelle blessure.  Relancé par quelques matchs AHL, Schneider a repris le chemin du but des Devils depuis une dizaine de jours avec des apparitions un peu meilleures – mais toujours perdantes.

Le chat noir est parti vendredi. Sur le banc au départ, il a assisté au naufrage de son compère Keith Kinkaid contre Minnesota. Menés 4-1, les Devils vont relever la tête. Schneider n’encaissera aucun but en 15 tirs, et devant lui, ses partenaires vont remonter, égaliser par Lovejoy à moins de trois minutes de la fin et piéger Dubnyk sur une sortie hasardeuse en prolongation, exploitée par Nico Hischier. Dans la foulée, Schneider retrouvait son public dimanche soir pour une victoire 4-1 contre Buffalo, avec 35 arrêts au compteur. Sur ses 5 derniers matchs, Schneider affiche un bilan de 2-2-1, 2,37 buts encaissés et 92,5% d’arrêts.

 

Séries en cours

On applaudira le serial sniper Alexander Ovechkin : le Russe a atteint le plateau des 40 buts contre Anaheim dimanche, pour sa dixième saison à ce plateau depuis 2005-2006. Dix saisons à 40 buts : seuls deux joueurs en ont réussi 4 (Stamkos et Kovalchuk) sur cette période !  Ce 40e but n’aura pas gâché la fête : Anaheim s’est imposé 5-2 lors de la soirée dédiée à Scott Niedermayer. L’ancien défenseur des Ducks a vu son numéro 27 retiré pour la deuxième fois : il l’était déjà chez les Devils du New Jersey.

 

Les assiettes des joueurs NHL changent

Nous l’avions déjà évoqué plusieurs fois mais la nutrition est depuis quelques années le nouveau cheval de bataille de la préparation physique des joueurs NHL. Pas le simple fait d’éviter les frites et de ne prendre qu’une cuite par semaine… Non, nous parlons ici d’adaptation individualisée des menus pour répondre aux besoins de chaque joueur. Un article de The Athletic en début de saison mettait en lumière l’existence de tests génétiques afin de déterminer les molécules bonnes ou mauvaises pour un athlète (par exemple le café ou l’aspirine n’ont pas le même effet selon nos gènes, donc rien ne sert d’en prendre si cela est néfaste). Un autre papier sur Anaheim décrivait l’embauche d’un nutritionniste, le fait de mettre l’emphase sur la prévention plutôt que la guérison des maladies, les cours de cuisine donnés aux conjointes ou encore la gamme étendue de snacks et accessoires (comme les machines à jus) à la disposition des joueurs dans le vestiaire.

Une chronique de Martin Leclerc sur Radio-Canada prenait cette semaine l’exemple des Canadiens de Montréal et de leurs joueurs. Max Domi, qui souffre de diabète, et également atteint par la maladie de caeliaque (intolérance complète au gluten). Karl Azner se dit végétarien à 95%. Jeff Petry et Jesperi Kotkaniemi mangent sans gluten ni produits laitiers. Le journaliste cite également l’exemple d’une « équipe de l’ouest » où pas moins de sept joueurs suivent des régimes particuliers. Interrogé, le nutritionniste du Canadien confirme que depuis cinq ans les pratiques changent beaucoup et que l’équipe a dû s’adapter à domicile mais aussi à l’étranger, dans l’avion, etc. Outre les joueurs avec des restrictions permanentes, d’autres en rajoutent occasionnellement, surtout avant ou après les matchs selon ce qui leur convient le mieux, comme éviter le gluten avant un match pour faciliter la digestion.

 

Don Cherry se paye des Hurricanes… et fait bien rire tout le monde

Nouveau coup d’éclat de Don Cherry ce week-end. L’analyste canadien aux costumes aussi flamboyants que son franc-parler a fait savoir son aversion totale pour les célébrations d’après-match des Hurricanes de la Caroline. Don Cherry conservateur et rétrograde??? Rien de nouveau sous le soleil. Voilà ce que ça donnait:

« These guys, to me, are jerks (abrutis). They better not do this in the playoffs… Young men expressing themselves for the joy of winning…. You don’t do this in professional hockey.  I know all of the broadcasters are afraid to say something, but they’re jerks!

– (Ron MacLean) No, they like it… »

Carolina n’a pas eu peur de répliquer, changeant leur bio Twitter pour « That bunch of jerks with the fun celebrations », et mettant en vente dans la foulée un t-shirt « Bunch of jerks ».

Ajoutons que Don Cherry s’est fait ouvertement critiquer par plusieurs ex-joueurs et journalistes, Aaron Ward par exemple, soulignant non seulement la stupidité de la critique mais également l’impact que cela pourrait avoir sur tous les enfants qui tentent simplement d’avoir du plaisir à jouer au hockey sans se prendre au sérieux.

 

Un peu d’amour

Pour la Saint-Valentin, cette jeune spectatrice aura attiré l’attention de Mitch Marner. Beau geste !

Les commentaires sont fermés.

On vous envoie quelques cookies, c'est juste pour suivre notre audience, vous pouvez refuser de les recevoir si vous le voulez ! Accepter En savoir plus

Curabitur in sed justo neque. sem, risus facilisis id commodo libero