Répartition des joueurs de Division 1 2018-2019 par lieu de naissance

photo de Jean-François Battaglini
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Il y a quelques jours, vous avez pu découvrir l’analyse de la répartition des joueurs de Ligue Magnus par lieu de naissance (la première partie concernait l’analyse internationale et régionale, la seconde traitait de la dimension départementale et locale). Voici donc pour la deuxième année consécutive le même exercice pour le championnat de Division 1, avec les premières comparaisons qui vont pouvoir s’effectuer d’une saison sur l’autre.

Au préalable de l’analyse, voici toutes les explications nécessaires au bon suivi de l’enquête : les tableaux et éléments de contexte qui vous seront proposés sont accompagnés d’une carte interactive, que vous trouverez en début d’article. Cette carte vous permettra de matérialiser les données évoquées.

Dans sa version visible directement, un point (orange pour la Division 1) symbolise une commune concernée, y compris à l’étranger. En cliquant sur ce point, une étiquette vous fera apparaître l’ensemble des informations à son sujet (nombre de joueurs, nom(s) et club(s) de ce(s) dernier(s)). Apparaissent également des icônes contenant le logo d’une équipe engagée dans le championnat (les logos sont la propriété des clubs concernés). Cela représente l’équipe dans laquelle le joueur évolue. En cliquant sur l’icône, on retrouve l’identité du joueur. La plupart de ces étiquettes contiennent une photo du joueur. La totalité de ces photos est issue des sites de la Fédération Française de Hockey sur Glace (https://www.liguemagnus.com/ ou https://www.hockeyfrance.com/championnats ), et en sont la propriété.

Il vous est possible de naviguer sur la carte via la souris ou le pad, pour vous déplacer progressivement. Les boutons « + » et « – » vous seront précieux pour zoomer ou dézoomer, toutes les données ne sont pas apparentes à une échelle trop large, en particulier pour les villes comptant de nombreux joueurs. Le mode plein écran apporte un confort à la visibilité, mais vous isole des explications contenues dans l’article (il conviendra en plein écran de retirer tous les calques d’analyse qui apparaissent directement).

Vous serez régulièrement invités à utiliser les calques (bouton « voir les calques »). Chaque équipe est représentée par un calque indépendant (« Données Brest », « Données Briançon », etc). En masquant le calque des treize autres formations du championnat (« Voir les calques » puis cliquer sur l’œil pour masquer), vous avez la possibilité de voir la répartition des joueurs pour une seule équipe de Division 1. Il convient alors de recliquer sur l’œil pour faire réapparaitre les données masquées.
Surtout, ces calques vous permettront de suivre les données analysées en temps réel. En début de chaque partie, nous vous demanderons d’afficher le calque d’analyse correspondant.

Un dernier point sur les données traitées, le panel qui est pris en compte : pour rappel, entrent dans l’étude les joueurs ayant « statistiquement » pris part à une rencontre de saison régulière de Division 1, ce qui correspond aux joueurs de champ comptant à minima une présence sur feuille de match, et aux gardiens montés au jeu au moins une fois. Un joueur possédant un astérisque apparait à la fois dans l’analyse de la Ligue Magnus et celle de la Division 1 (transferts, licences bleues…).

Voici donc la carte pour la saison 2018-2019 de Division 1 :

Voir en plein écran

REPARTITION INTERNATIONALE :
(Pour suivre ces données sur la carte, nous vous invitons à cliquer sur la dernière icône « voir les calques », puis l’icône œil correspondant à la ligne « Données internationales », pour afficher le contenu correspondant).

L’année passée, 392 joueurs avaient pris part au championnat de Division 1. Le total se stabilise avec une très légère augmentation, portant la somme 2018-2019 à 399 joueurs. Nous sommes assez loin de l’accroissement significatif que connaît la Ligue Magnus (+ 16 joueurs en une saison, + 21 depuis 2016-2017), et paradoxalement, ce delta obtenu tend plutôt à faire penser à un resserrement des effectifs, dans la majorité des cas.

Car il y a la règle et il y a ses exceptions. Certes la Division 1 2018-2019 a compté sept acteurs de plus que son exercice précédent, mais la différence de joueurs mobilisés entre les équipes est impressionnante. En cela les Éléphants de Chambéry dénotent particulièrement puisque cette formation compte à elle seule un panel de 40 joueurs marqués, auxquels nous pouvons ajouter Jonathan Joanette et Perttu Hynönen respectivement partis en cours de saison à Brest et Marseille ! Dans le même temps, les équipes de La Roche sur Yon et du Mont Blanc ont aligné 35 joueurs différents cette saison, alors que la somme se porte à 25 pour des équipes comme Brest, Cergy, Neuilly ou encore Tours, et ce alors que les Remparts comptent 3 gardiens dans la répartition.

Cet écart entre les équipes ne peut s’expliquer par le seul recours aux licences bleues, même si c’est un facteur impactant. Si Chambéry s’est appuyé sur neuf joueurs de Grenoble (sans compter les juniors purs) et Mont Blanc sur huit jeunes chamoniards, La Roche sur Yon n’a bénéficié d’aucun appui extérieur pour porter l’un des effectifs les plus denses. Et à contrario, d’autres équipes bénéficiant de prêts de l’échelon supérieur ne comptent pas pour autant un panel aussi fourni (28 joueurs pour Caen ou Dunkerque, 26 pour Briançon ou Cholet).

Sur ces 399 joueurs, 236 sont nés sur le territoire français. C’est en valeur absolue le même total que la saison dernière mais puisque le panel est un peu plus important cette saison, la part des joueurs français se retrouve en recul. Contrairement à la Ligue Magnus qui a inversé la tendance cette saison, le pourcentage de joueurs français de naissance en Division 1 passe pour la première fois sous la barre des 60%, et semble ne pas savoir stopper sa baisse plutôt régulière.

Il conviendra de suivre les effets sur ce championnat des changements dans la réglementation des effectifs, dès la saison prochaine.

Ce sont 16 nationalités différentes qui sont représentées cette saison (contre 18 en 2017-2018). La deuxième place est comme toujours dévolue au Canada, mais avec une baisse significative du nombre de joueurs (54 joueurs) et du pourcentage dans la répartition ( – de 2,3 points de pourcentage).

Plus de joueurs en valeur absolue, moins de nations représentées, une part de joueurs français et canadiens en baisse, cela ne peut que profiter à d’autres pays. C’est le cas notamment mais petitement de la Slovaquie, qui prend la troisième place cette année. Avec 30 joueurs (soit autant que les Québécois), le pourcentage passe à 7,5% ce qui correspond à une courte augmentation de 0,4 point de pourcentage.

Mais le bon en avant de la saison est à mettre au crédit de la Finlande, très présente cette année en Division 1. Sa part a tout simplement doublé, passant de 2,3% à 5% ! Le fait que Marseille, promue, ait pris part à la saison, n’y est sans doute pas innocent car la filière finlandaiise a toujours plu du côté des Spartiates. Cette année encore, on compte dans leur effectif 4 joueurs de cette nationalité (Jaakko Heiskanen, Niklas Westerlund, Eetu Vento et Perttu Hynönen). Autre fait marquant : la saison dernière n’avait vu aucun joueur letton dans le championnat. Cette saison ils sont 7 à avoir pris part aux rencontres de Brest (Gatis Sprukts), Marseille (Deniss Baskatovs, Lauris Bajaruns), Montpellier (Aleksandrs Galkins, Raimonds Danilics) ou encore Neuilly (Edgars Dikis, Kirils Galoha). Notons qu’en Ligue Magnus, la part des joueurs lettons augmente également, témoignage de confiance envers cette nationalité de plus en plus représentée.

RÉPARTITION RÉGIONALE :
(Pour suivre ces données sur la carte, nous vous invitons à cliquer sur la dernière icône « voir les calques », puis sur l’icône œil correspondant à la ligne « Données internationales » pour masquer les données, et enfin sur l’icône œil correspondant à la ligne « Données régionales », pour afficher le contenu correspondant).

Légende :
– 0 joueur = couleur blanche
– de 1 à 9 joueur(s) = couleur jaune
– de 10 à 19 joueurs = couleur rose
– de 20 à 29 joueurs = couleur orange
– 30 joueurs et plus = couleur rouge

À quoi reconnaît-on une vraie terre de hockey ? La saison passée, 30,1% des joueurs de Division 1 nés en France étaient issus d’Auvergne-Rhône Alpes. Un pourcentage impressionnant qui ne pouvait être rendu indépendant des trois formations engagées de la région. Cette saison, Auvergne-Rhône Alpes a perdu une entité puisqu’à la montée de Chambéry, il faut opposer la relégation d’Annecy et du HCMP (deux clubs au fort ancrage territorial). Pourtant, avec 76 natifs, la part prend 2,1 points de pourcentage et passe à 32.2%.
Il est vrai que compter sur Mont-Blanc et Chambéry facilite tout de même les choses en ce domaine : parmi les Français de naissance, les Yétis ont fait appel à 75,9% de joueurs du cru régional, et les Eléphants à 80,8%.
Et la tendance n’est pas prête de s’inverser puisque les quatre demi-finalistes du championnat de Division 2 (dont deux seront promus) proviennent d’Auvergne-Rhône Alpes.

Toujours très largement, la deuxième région représentée est l’Ile de France, avec 41 joueurs. La saison passée, les Franciliens avaient fait un bond de 6,2 points de pourcentage dans le panel français. Pour 2018-2019, c’est une baisse de 1,7 point, mais une fois encore les huit départements sont représentés. Surtout, il est à noter que dans cette catégorie, ce ne sont que 14,1% des joueurs qui apparaissent à la fois sur le registre Ligue Magnus et Division 1, contre 26,3% pour la région Auvergne-Rhône Alpes.

Si la Normandie demeure sur le podium des régions représentées (21 joueurs, 8,9% du panel français), elle est désormais rejointe par Provence-Alpes Côte d’Azur (+2,1 points de pourcentage par rapport à la saison passée), qui ne bénéficie pas forcément d’un effet « promotion des Spartiates », car seulement quatre joueurs de cet effectif sont nés dans la région.

RÉPARTITION DÉPARTEMENTALE :
(Pour suivre ces données sur la carte, nous vous invitons à cliquer sur la dernière icône « voir les calques », puis l’icône œil correspondant à la ligne « Données départementales », pour afficher le contenu correspondant).

Légende :
– 0 joueur = pas de remplissage

– de 1 à 4 joueur(s) = couleur jaune
– de 5 à 9 joueurs = couleur rose
– de 10 à 19 joueurs = couleur orange
– 20 joueurs et plus = couleur rouge

50 départements français sont représentés, soit le même total que la saison passée. Les départements de l’Allier, des Alpes Maritimes, de l’Eure, de la Guadeloupe, de l’Orne, du Tarn et du Territoire de Belfort ont laissé leur place à la Sarthe, au Pas de Calais, à l’Indre, à l’Ille et Vilaine, au Morbihan, aux Hautes-Pyrénées et au Doubs.

Les positions de tête ne changent pas : le plus fort total demeure pour la Haute Savoie, avec 32 représentants cette saison. C’est une augmentation d’1,3 point de pourcentage, ne souffrant aucunement de la relégation d’Annecy. L’augmentation est parfaitement identique à celle de l’Isère, à la deuxième place avec 28 joueurs.
Derrière en revanche, les choses se bousculent. La troisième place était partagée par le Val d’Oise et le Nord, mais les pourcentages baissent pour ces deux départements (respectivement – 1,3 et -2,1 points de pourcentage), en dépit du fait qu’ils aient conservé leur équipe dans la division (Cergy et Dunkerque). La Savoie talonnait ce duo, mais si Chambéry est toujours là, la relégation de Courchevel-Méribel-Pralognan a eu un impact sensible sur l’effectif, passant de 11 à 6 joueurs (-2.2 points de pourcentage).

Tout ceci fait les affaires des Hautes-Alpes, qui prennent la troisième place comme en Ligue Magnus. 16 joueurs de Division 1 en sont issus, et, contrairement à ce qui pourrait être imaginé, sans dépendance à un effet « licence bleue ». Trois joueurs sont communs au registre Ligue Magnus et Division 1, et un seul a évolué à Gap et Briançon, dans ce qui est plutôt un support numéraire aux Rapaces (Lucas Bonnardel). L’ensemble des natifs de Gap sont des joueurs de Division 1 « purs » (Charly Cirgues, Alexis Dicharry, Joris Rama, Louis Seignez et Hugo Sigüenza).
Le premier département du versant Nord est la Seine-Maritime, avec 11 joueurs (4.7%, +0.9 point de pourcentage).

RÉPARTITION LOCALE :
(Cette analyse ne nécessite pas de calque supplémentaire sur la carte interactive).

94 villes françaises apparaissent dans le panel, soit cinq de moins que la saison passée. Si la plupart des départements ne sont représentés que par une à trois villes, la répartition est parfois beaucoup plus importantes, comme la Haute-Savoie et ses neuf communes ou les six du Val d’Oise.

Grenoble est la ville à l’effectif le plus important avec 16 joueurs (dont six communs avec l’étude de la Ligue Magnus). Derrière la capitale iséroise, on retrouve Sallanches et Briançon avec 11 joueurs (respectivement quatre et trois joueurs communs avec la Magnus). Cela suit en toute logique la tendance départementale, considérant le fait que les représentants de Haute-Savoie se disséminent dans la pluralité des communes concernées.

Deux villes étrangères rejoignent le tableau des principales communes, puisque sept joueurs sont natifs de Montréal (ville même), et sept autres de Prague.

Les 14 formations de la Division sont représentées dans cette répartition (en comptant Pontoise pour la ville nouvelle Cergy-Pontoise, et Chamonix pour l’entité Chamonix Mont Blanc). Chambéry (6 joueurs), Tours (4 joueurs), Dunkerque et La Roche-sur-Yon (3 joueurs), ainsi que Marseille (2 joueurs) ont la particularité de voir l’ensemble de leurs représentants évoluer dans l’équipe locale. À l’inverse, aucun joueur de l’effectif des Bisons de Neuilly-sur-Marne n’est originaire de la ville. Le seul représentant nocéen du championnat est Mickaël Goujot, et il évolue du côté des Aigles de La Roche sur Yon.

 

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