Après presque quinze mois d’inactivité, à l’exception de quelques stages pour maintenir le contact, l’équipe de France fait son grand retour international. Les Mondiaux des divisions inférieures ayant été annulés, il n’y a pas d’enjeu immédiat, mais le temps de préparation sera si court avant les qualifications olympiques fin août à Riga qu’il est très important de remettre en pratique les systèmes. Le premier adversaire sera justement un de ceux qu’il faudra battre en Lettonie : l’Italie, pour deux rencontres frontalières de chaque côté du tunnel du Mont-Blanc, ce soir à Aoste et demain à Megève.
L’équipe de France, privée de Teddy Da Costa blessé au début de la semaine d’entraînement (et remplacé par Julien Correia), aligne trois débutants. Jordann Bougro – dont le frère Benjamin joue actuellement le Mondial U18 pour la Suisse – a fait son trou dans l’élite suisse cette saison à Fribourg, et le défenseur d’Anglet Jules Boscq a été élu meilleur espoir de la Ligue Magnus. Leurs sélections étaient attendues mais la petite surprise – du fait de son timing – vient d’un débutant tardif qui n’avait pas encore été appelé : l’arrière amiénois Romain Bault connaît sa première « cape » en bleu à 31 ans. C’est un peu l’aboutissement de sa solide carrière pour les Gothiques. Une autre récompense l’attend en fin de match…
Les Italiens ont eux un championnat du monde élite à préparer, mais l’absence de relégation leur enlève de la pression et leur permet de vraiment préparer l’avenir. Ils alignent de nombreux débutants, dont l’un choque par son âge : Enrico Larcher, le défenseur de Cortina, n’a que 16 ans et 10 mois ! Le néo-international le plus vieux est tout de même dans leurs rangs avec Stefano Giliati (33 ans) : c’est parce que le natif de Montréal vient de finir ses deux saisons complètes avec un club italien (Bolzano), nécessaires pour porter le maillot du pays de ses ancêtres.

Le deuxième tiers-temps débute par la première vraie alerte : Vincent Llorca perd le palet derrière sa cage face à Angelo Miceli, qui trouve Miglioranzi en retrait dans l’enclave. Après une altercation entre Bozon et Frank, un coup de crosse de Jordann Perret oblige la France défendre pendant 1’34 » à 3 contre 4. Papillon reste bien placé face à Bardaro et Llorca se sacrifie devant un lancer. C’est ensuite Peter Valier qui prend 2’+10′ pour une charge à la tête sur Bardaro, mais la pénalité est encore tuée, un tir en pivot d’Alex Petan butant sur Papillon. Au retour à cinq contre cinq, l’Italie a encore une occasion en contre-attaque par l’inévitable Bardaro. L’indiscipline a brisé le rythme des hommes de Philippe Bozon qui ne retrouvent plus leur allant de la première période, même quand les joueurs du banc (Moisand et Correia) sont incorporés pour ramener plus de dynamisme. Le système défensif semble certes tenir et contrôler la zone neutre, mais il suffit d’une fois… Alex Petan regagne un palet dans le coin face à Farnier et fait une longue passe aérienne vers Angelo Miceli, qui va trop vite dans le dos de Llorca pour être rattrapé et qui réussit une feinte magnifique sur son revers qui met Papillon sur les fesses (1-0).

La partie est ensuite interrompue pendant plus de cinq minutes parce qu’on n’arrive pas à remettre les poteaux en place dans la glace : la cage est finalement évacuée et remplacée par une autre ! Il reste alors moins de neuf minutes à jouer et il faut vite remettre de l’intensité. Mais les hommes de Bozon ne sont pas – ou plus – dans le bon tempo. Ils passent plus de temps dans leur zone et confondent vitesse et précipitation dans leur jeu de transition. Philippe Bozon sort son gardien à une minute de la fin, mais les efforts des coéquipiers de Damien Fleury restent vains.
La perspective de qualification olympique ou encore l’élite mondiale paraissent bien loin à la vue de ce match de reprise. Des constats qui valent aussi pour l’Italie. Les deux équipes ont encore beaucoup de travail à effectuer pendant ce mois de mai.
Désignés joueurs du match : Angelo Miceli pour l’Italie et Romain Bault pour la France.
Italie – France 1-0 (0-0, 1-0, 0-0)
Samedi 1er mai 2021 à 18h00 à Aoste. Huis clos.
Arbitres : Simone Lega et Omar Piniè (ITA) assistés de Nicola Basso et Alessio Bedana (ITA).
Pénalités : Italie 16′ (0′, 4′, 2’+10′) ; France 20′ (2′, 8’+10′, 0′).
Tirs : Italie 25 (12, 7, 6) ; France 34 (17, 2, 15).
Évolution du score :
1-0 à 38’47 : Miceli assisté de Petan
Italie
Attaquants :
Michele Marchetti – Anthony Bardaro – Angelo Miceli (+1)
Jose Antonio Magnabosco (+1) – Alex Petan (A, +1, 2’+10′) – Daniel Frank (C, 2′)
Tommaso Traversa (A) – Raphael Andergassen – Stefano Giliati [puis Deluca]
Diego Glück ou Thomas Galimberti – Simon Pitschieler – Ivan Deluca [puis Giliati]
Défenseurs :
Sebastiano Soracreppa – Lorenzo Casetti
Phil Pietroniro (+1, 2′) – Gianluca March (+1)
Enrico Larcher – Daniel Glira
Gregorio Gios – Enrico Miglioranzi
Gardien :
Anton Bernard puis à 40’00 Justin Fazio
France
Attaquants :
Jordann Perret (4′) – Peter Valier (2’+10′) – Damien Fleury (C)
Sacha Treille (A) – Fabien Colotti – Rudy Matima
Floran Douay (-1) – Nicolas Ritz – Guillaume Leclerc
Kevin Bozon (2′) – Jordann Bougro (-1) – Loïc Farnier (-1)
Julien Correia
Défenseurs :
Aziz Baazzi (2′) – Romain Bault
Pierre Crinon – Kévin Hecquefeuille (A)
Jules Boscq (-1) – Vincent Llorca (-1)
Maxime Moisand
Gardien :
Quentin Papillon [sorti à 58’30]
Remplaçant : Florian Hardy (G). En réserve : Henri-Corentin Buysse (G), Florian Chakiachvili, Antonin Manavian.








































