C’est tout simplement hors du commun ! Les équipes d’Hockey Archives ont pu sortir les anciens tableaux et la calculette pour porter une statistique incroyable : à l’occasion de l’ouverture demain de la saison 2023-2024 de Division 1, l’entraîneur de l’Étoile Noire Daniel Bourdages officiera pour la 1 000e fois en tant qu’entraîneur de l’équipe première strasbourgeoise en championnat de France (toutes divisions, toutes phases confondues).
Nous ne pouvions passer à côté de cette occasion pour rendre hommage à l’incroyable parcours du natif de Lachine, incontournable dans le paysage du hockey hexagonal. Il nous a gentiment accordé un long et passionnant entretien pour revenir sur son épopée en Alsace, du début des années 1990 à aujourd’hui, ses temps forts et sa vision sur la discipline.
(Entretien réalisé en mars 2023)
Revenons à l’origine, quel fut votre parcours avant de devenir entraîneur senior ?
Daniel Bourdages : Évidemment j’ai commencé par jouer, dans toutes les catégories jusqu’à mes 21 ans. À côté j’ai débuté le coaching assez jeune, à partir de 1981, et là encore dans toutes les catégories car cela était lié à mes études, d’abord un baccalauréat en éducation physique puis une maîtrise en éducation. Pour valider cette maîtrise il fallait choisir un « sujet d’observation », je coachais déjà une équipe et le recteur a permis de libeller mon diplôme en maîtrise d’éducation spécialisée dans le hockey sur glace.
En marge de mes études, j’ai été chargé d’enseignement des sports collectifs à l’Université du Québec (Montréal) pendant trois ans. Lors de cette dernière année j’ai coaché les Midget AAA de Montréal-Bourassa, avec sur la glace de futurs joueurs NHL aujourd’hui à la retraite (Ian Laperrière, Joël Bouchard) ! Il y avait également deux Français, Richard Aimonetto et Jean-Jacques Depetro.
« Une décision prise en urgence, au téléphone au réveil »
Vous étiez entraîneur dans le circuit junior québécois à la fin des années 1980. Comment en êtes-vous arrivés à poser vos valises à Strasbourg en 1990 ?
Ça c’est quelque chose ! En février 1990, je me suis entendu avec le club de Montréal-Bourassa, et dans le même temps je devenais éducateur physique à l’école secondaire Édouard-Montpetit, une chance pour l’époque où il était extrêmement difficile d’obtenir un poste régulier. En réalité, la fiche de poste indiquait une préférence pour engager un enseignant possédant une maîtrise d’éducation spécialisée hockey sur glace. Comme j’avais fait moi-même la requête au recteur pour que soit bien mentionnée cette spécialité, j’étais tout simplement le seul du Québec à avoir cette mention ! J’ai donc obtenu le poste sans avoir à me battre.
Deux semaines plus tard, mon épouse finlandaise était à Strasbourg en vue de passer un concours organisé au Conseil de l’Europe. La Finlande venait de devenir membre du Conseil, ce qui nécessitait la présence de ressortissants finlandais pour y travailler. On ne pensait pas que cela irait aussi vite mais à l’issue de l’entretien oral, le jury lui a directement proposé le poste en lui demandant de suite si elle acceptait. Il était quelque chose comme 13 heures à Strasbourg, c’était le petit matin au Québec, elle m’a réveillé en me téléphonant et il fallait donner la réponse sur le moment. J’ai dit « OK, on y va », mais en raccrochant on réfléchit à l’échange et je peux dire que cela fait un effet bizarre ! Tous mes projets professionnels étaient remis en cause. Je lâchais en quinze jours un poste mine de rien prisé au Québec, en renonçant à mon boulot d’éducateur physique et responsable du sports études, j’étais au début de ma carrière d’entraîneur, certes sans savoir si je pouvais y faire ma place, mais je ne savais même pas s’il y avait du hockey à Strasbourg, que je ne connaissais absolument pas.
Avec le poste occupé par votre épouse, aviez-vous à l’époque l’intention de vous inscrire dans la durée en France et dans le club, ou considériez-vous alors cela comme une étape parmi d’autres à venir dans votre jeune carrière d’entraîneur ?
C’était une opportunité incroyable pour mon épouse, et il ne fallait pas la laisser passer. Pour autant elle me disait « si on n’aime pas ça, on revient ! ». C’était sans doute pour me rassurer, mais au fond j’avais confiance dans le projet. Pour vivre d’une carrière d’entraîneur, il faut pouvoir coacher à un très haut niveau et je n’en étais pas rendu là. Le plus difficile était donc sans doute de laisser mon métier, puisque c’est un très bon poste au Québec, mon équipe du Midget AAA également, mais j’étais serein et je m’étais mis en tête que je ferai quelque chose à Strasbourg, quelque soit ce qu’il y avait à construire.
Du point de vue du coaching, j’étais extrêmement motivé et je voulais investir mes connaissances, quitte à partir de très bas, je voulais laisser une trace.
Un choix d’entraîneur à mains levées !
Avez-vous des souvenirs de votre toute première saison ? On imagine qu’atterrir à Strasbourg à l’époque, où tout le hockey était à construire, depuis le circuit québécois, devait constituer un véritable choc culturel !
En arrivant en ville, mon premier réflexe a été de demander où se trouvait « l’arena », mais personne connaissait le terme à Strasbourg ! Quand je suis finalement arrivé à la patinoire, j’avais demandé à rencontrer le président Gerhard Beck. J’ai été surpris d’apprendre que l’équipe était en train de s’entraîner avec un joueur qui menait, mais que leur entraîneur était parti en vacances à Paris ! Il leur avait en outre annoncé qu’il arrêterait à la fin de la saison. J’ai donc proposé de prendre une séance, à l’issue de celle-ci le président m’a demandé si j’étais intéressé à continuer, puis il est allé dans le vestiaire des joueurs en mon absence. J’attendais avec mon attaché-case, mes diplômes et mes certificats, et pendant ce temps ils ont fait un vote à main levée pour savoir s’ils devaient me garder pour la saison d’après ! Même si je n’avais pas encore contractualisé, j’ai souhaité toutefois prendre les dernières séances d’entraînement de la saison, pour voir leur implication.
Il est certain que cela a demandé une vraie adaptation. L’organisation Midget que je venais de quitter avait été désignée meilleure organisation sur les quatre années précédentes, c’était tellement structuré, rigoureux. À Strasbourg au départ, certains joueurs arrivaient en retard, sans échauffement avant d’entrer sur la glace, certains fumaient avant le match, cela m’a un peu choqué quand même ! Et j’y ai passé du temps car je voulais vraiment être au contact d’athlètes, je tenais à ce qu’ils arrivent tous une heure avant, qu’ils se conditionnent… Du coup rapidement le trésorier de l’époque m’a demandé si je ne pouvais pas alléger un peu les consignes, et y aller plus mollo ! C’est donc surtout au niveau de la discipline qu’il y a eu beaucoup de réaménagement.
À l’époque au Wacken (NDLR : ancienne patinoire de Strasbourg), tout était bétonné. J’étais fatiguant pour les services techniques car je leur demandais en permanence de percer des trous, accrocher des anneaux pour installer des élastiques et des crosses lestées.
Sportivement, en hockey mineur, les grands rivaux de l’époque étaient Épinal et la fameuse équipe de Dunkerque avec les frères Rozenthal qu’il fallait absolument battre un jour !
Quelles étaient d’ailleurs les objectifs sportifs dans les années 90 ? La volonté était-elle de grandir ou de conserver un fonctionnement de petites associations ?

À vrai dire, on a un peu dépassé les attentes. Il faut savoir qu’au Wacken, nous n’avions pas la glace avant le 1er novembre. Graduellement, nous sommes passés de Division 2 à Division 1 (NDLR : accession en 1995-1996) avec uniquement un joueur étranger (le Canadien Jason Crawford puis le Finlandais Reinho Hyvarinen) et une équipe de jeunes locaux, quelques Spinaliens qui à l’origine n’avaient pas le niveau pour jouer avec Épinal et quelques Belfortains quand il n’y avait pas d’équipe là-bas. Mais on s’entraînait énormément, je ne les lâchais pas et ces gars aimaient ça. Avec l’enthousiasme et la révélation de joueurs doués et plein d’envie comme Stéphane Hohnadel ou Maxime Schuchewytsch, on a gravi les échelons. Le processus s’est poursuivi avec beaucoup de travail et le recrutement de bons joueurs comme Stéphane Julien, qui a ensuite connu une carrière incroyable en DEL notamment. Ce qui fait que nous aurions pu prétendre à l’élite bien plus tôt, nous sommes même passés par un barrage face à Dunkerque en 2004 (victoire 4-3 puis défaite 7-5 après prolongation).
À deux reprises, le club a été sollicité pour savoir si nous voulions monter car l’objectif fédéral était d’élargir le championnat élite. Si ma volonté propre était d’accepter, le club a refusé ne se sentant pas prêt, notamment avec cette glace indisponible jusqu’à novembre ce qui aurait obligé à disputer les huit premiers matchs de la saison à l’extérieur, une gageure pour un promu. Avec le recul, je pense que les dirigeants avaient finalement raison, maintenant que nous avons connu la Magnus comme « enfant pauvre ».
« Je voulais tout faire dans le club »
Vous débutez votre 34e saison d’entraîneur de Strasbourg avec ce record de 1 000 matchs de championnat à la tête de l’équipe alsacienne. Quelles sont selon vous les clés d’une telle longévité ?
Généralement on ne se pose pas cette question. Dès mon arrivée, je m’occupais de toutes les équipes du club, et cela a duré pendant 13 ou 14 ans. Tous les jours j’étais à la patinoire jusqu’à 23 heures et le dimanche matin, entre l’école de glace et les seniors. Mais j’étais plein d’énergie et je fourmillais d’idées, du coup c’était parfait avec ma passion et ma volonté de former des jeunes, coacher l’équipe senior, je voulais tout faire.
Le respect mutuel avec les dirigeants a guidé nos actions. Je n’ai jamais mis en doute la relation que nous avions, nous nous sommes beaucoup fait confiance, et pourtant, je leur ai souvent donné l’occasion de me virer ! Je n’ai pas un caractère facile, mais c’est toujours dans le but de faire progresser le club. S’ils n’avaient pas senti cela ni mesuré les progrès, je pense qu’ils auraient regardé ailleurs, en tout cas c’est ce que j’aurais fait à leur place. Mais cela ne veut pas dire que nous avons toujours eu des saisons faciles, en particulier avec le passage en Ligue Magnus.
Si vous deviez citer votre plus beau souvenir à ce jour à la tête de l’Étoile Noire, quel serait-il ?
C’est certainement la finale de Ligue Magnus disputée contre Rouen (saison 2010-2011) et le parcours pour arriver là. On termine onzième de la saison régulière, puis on bat Épinal, Gap (troisième) en perdant les deux premiers matchs sur une série en cinq matchs et où on l’emporte là-bas dans les derniers instants (4-6), et ensuite le deuxième Angers, ce qui a donné lieu à une énorme fête. Quand est venue la finale contre le premier de la saison Rouen, nous étions déjà heureux d’être arrivé à ce stade, malgré la défaite à l’issue.
Ce que je retiens et que je trouve beau, c’est une photo que je possède de l’équipe à l’issue du dernier match. Sur cette photo, on voit cinq joueurs blessés. Je me dis que pour notre équipe jeune que personne n’attendait cette saison là sur un parcours de play-offs jusqu’en finale, ça avait été une vraie guerre de tranchées. Les joueurs avaient tellement tout donné, que certains ne pouvaient plus être alignés au dernier match. Cette photo touchante me rappelle ce que c’est que d’aller jusqu’au bout.
Parlons de sujet qui fâche, quel est à l’inverse votre plus grand regret ou votre plus grande déception ?
Je pense à une demi-finale de coupe de France contre Rouen à domicile (NDLR : la même saison 2010-2011, défaite 2-3 de Strasbourg). Le but vainqueur a été inscrit en fin de match par un joueur que j’avais fait venir personnellement en France et à Strasbourg quelques années auparavant, Julien Desrosiers. Il a marqué d’un revers incroyable alors qu’il restait environ trois minutes à jouer.
Mais on a une histoire singulière avec Rouen en demi-finale : la saison suivante au même stade, on perd là-bas (4-1) mais eux perdent Fabrice Lhenry à l’issue du match. Ils iront en finale, qu’ils perdront contre Dijon (6-7 a.p.).
Vous avez côtoyé d’innombrables joueurs au fil des années. Quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?
Il y en a de multiples. Dans les années avant Magnus, il y a eu Reinho Hyvärinen. Il a joué un rôle majeur dans la progression de l’équipe et dans l’accession à l’échelon supérieur. Ensuite je pense à Jason Groleau. C’était tout un guerrier ! Il a beaucoup contribué à faire venir les spectateurs car c’était un défenseur extraverti, fantasque, et je pense que tous les joueurs qui ont joué contre lui s’en souviennent encore !
De la même époque j’ai aussi envie d’évoquer Stéphane Hohnadel. Je l’ai eu tout jeune et il a marqué la construction du projet en tant que joueur puis dirigeant. Comme dit auparavant nous avons eu la chance d’avoir Stéphane Julien pendant une saison puis Julien Desrosiers, des joueurs qui ont performé et ensuite pu connaître de grandes carrières.
Plus récemment, je pense à Pesi Petriläinen, qui a été notre grand-chef à l’époque de la finale, un énorme leader. Il n’avait pas de grosses statistiques mais c’était un défenseur finlandais à la carrière immense. C’était l’un des meilleurs joueurs de la Ligue, il était imbattable alors qu’on jouait Angers, qu’on jouait des Mallette, Thinel… C’était aussi un gars assez spécial ! Il me répondait « moi, je veux apprendre le français ! » quand je lui demandais ce qu’il venait faire à Strasbourg, alors qu’il était encore jeune, toujours à l’époque aux portes de la sélection et qu’il avait été capitaine à Tampere. Et il est allé au bout de son idée, il a appris le français !
Je veux aussi bien sûr citer Vladimir Hiadlovsky, un autre extraverti qui est devenu un excellent entraîneur des gardiens. À la même période nous avons eu Jan Pardavy : la curiosité avec lui c’était l’humilité extrême dont il faisait preuve alors qu’il avait un CV incroyable. C’était fou de coacher un joueur pareil, capable de te dire « Daniel, mets-moi avec les deux plus jeunes, il n’y a pas de souci ». Il n’était pas venu pour faire des stats, pour se montrer, il n’avait pas besoin de Strasbourg dans sa carrière, il voulait juste de la régularité. Je souhaite avoir une pensée aussi pour Michal Cesnek, qui est décédé. C’était un gars adoré de tout le monde.
Mais de nos belles années en Magnus, on pourrait tous les citer. Une bonne partie de notre effectif de l’époque était constitué de joueurs qui n’avaient pas vraiment leur place ailleurs en élite, comme Pierre-Antoine Devin venu suite à la relégation de Caen, ou bien Élie Marcos, notre capitaine. Il était avec Hiadlovsky le chef du vestiaire, où on ne pouvait pas rentrer avec nonchalance. Les touristes se faisaient sortir, tu devais tout donner pour l’équipe ! Je n’avais pas à dire deux fois la même chose, parfois même je n’avais rien à dire, sur l’éthique de travail, la préparation des matchs… grâce à Élie qui a été un grand capitaine.
Enfin présentement je n’oublie pas Sébastien Trudeau qui fait en permanence du bon boulot, un joueur hyper fidèle au club, excellent professionnel. Son intelligence de jeu est très élevée et dans le même temps il est tellement agréable à coacher.
Vous avez connu le hockey français à des époques différentes et à des niveaux différents. Quel est votre regard sur l’évolution de la discipline dans le pays ?
Ce qui est curieux pour évoquer le plus haut niveau, c’est que nous sommes en train de revivre un processus connu à l’époque où le championnat cherchait à se structurer, avec de très fortes différences entre les clubs. L’écart entre les quatre plus grandes formations et les autres grandit de plus en plus, le championnat est clairement coupé en deux. Il y a un risque de désintérêt, et du coup un risque de voir certaines équipes disparaître de l’élite pour gagner en intérêt. Et quand la Ligue Magnus se retrouvera à dix ou à huit, il y aura un ennui à l’inverse de la Division 1 de plus en plus compétitive et attrayante. On cherchera peut-être alors à venir piocher des clubs comme Dunkerque, Nantes et Strasbourg pour refaire une élite plus dense en espérant rééquilibrer les budgets, etc… C’est une roue qui tourne…
Mais il y a en l’état un vrai risque de découragement. Quand on voit en fin de saison régulière (2022-2023) une équipe de Magnus qui se présente sur un match avec quatorze joueurs et deux gardiens, ça ne fait pas sérieux et ce n’est pas ce qu’on recherche d’une ligue élite.
À côté de cela, le hockey français évolue comme il évolue dans le monde. La NHL se renouvelle en permanence, et cela concerne aussi la provenance des joueurs. C’est profitable pour le hockey dans tous les pays y compris la France, pour l’image et la structuration. C’est en outre assez simple aujourd’hui pour un entraîneur de voir ce qu’il se passe ailleurs, les différentes méthodes de coaching, avec les vidéos sur les réseaux sociaux. Je ne suis pas doué avec Internet et pourtant j’y arrive, donc c’est possible pour tous ! Cela fait progresser le niveau des coachs et le niveau tactique en France. Et les joueurs progressent également, grâce à ses méthodes d’entraînement qui évoluent.
Quelle est votre vie en dehors du hockey sur glace ?
(Rires) J’ai un chien que je dois promener trois fois par jour (NDLR : l’échange s’est tenu à l’issue de la balade canine) ! J’aime de plus en plus cuisiner, je joue au tennis et j’ai d’autres loisirs mais en réalité, le hockey c’est H24, sept jours sur sept. Dès le réveil, j’ai le hockey dans la tête, j’essaie de consacrer du temps à d’autres activités mais ça me rattrape toujours. Dès que la saison s’achève, je regarde encore du hockey et je prépare la saison suivante avec l’aide de vidéos pour tenter de renouveler mes méthodes, en particulier les nouveaux concepts autour des unités spéciales… Durant les créneaux estivaux de glace, j’aime beaucoup travailler avec les jeunes du club et parfois quelques seniors de l’équipe qui sont restés dans le coin, pour organiser trois entraînements par semaine pendant un ou deux mois, et travailler notamment la technique individuelle. On se rend d’ailleurs compte que ces sessions ont un impact réel : quand Élie Marcos est arrivé d’Amiens, il n’était pas le joueur confirmé qu’il était devenu au moment de quitter Strasbourg. Mais c’était un assidu de ces entraînements d’été, ça révèle beaucoup de la volonté et ça porte ses fruits dans les saisons.
Au final pour moi, c’est hockey, hockey, hockey !
Que comptez-vous faire quand vous aurez raccroché ? Votre histoire se poursuivra-t-elle à Strasbourg, au Canada ou ailleurs ?
Nous en parlons de plus en plus dans la famille. Pour ma part, je me vois encore dans mes fonctions pour deux ans, si le club me veut encore. Je me sens bien et je pense être encore capable de tenir la route quelques temps.
Et pour la suite, les choses doivent encore se confirmer mais pour l’instant on se dirigerait vers la Finlande, c’est une tentation de famille. Ce sera difficile de soudainement lâcher complètement le hockey, donc peut-être aider une équipe là-bas, en assistant-coach ou bien auprès des jeunes. On verra.
À l’occasion de la réception de Meudon ce samedi 7 octobre, le club de Strasbourg organise un évènement spécial pour célébrer les 1 000 matchs de Daniel Bourdages.









































