Les déclarations importantes de la conférence de presse lors du Media Day de Ligue Magnus.
La perspective des Jeux olympiques
Pierre-Yves Gerbeau, président de la FFHG : « C’est une immense chance d’avoir obtenu les Jeux olympiques 2030, à condition d’avoir la garantie de l’État, mais maintenant qu’on a un Premier ministre avec Michel Barnier – qui a organisé les JO 1992 – ça devrait bien se passer. On ne dira pas qu’on l’espère, car ça veut dire que la catastrophe humanitaire en Ukraine continue, mais on a fait ce qu’il fallait pour être aux JO 2026, ce serait le cycle parfait 2026-2028-2030 avec le Mondial à domicile au milieu. »
« On a la patinoire de Chamonix et la patinoire olympique de Nice qui vont arriver. Notre objectif est qu’il n’y ait pas une patinoire, sur fonds publics ou privés, qui se construise sans être carbone zéro ou au moins extrêmement vertueuse. »
La fréquentation et la structuration de la ligue Magnus
Pierre-Yves Gerbeau : « On a encore battu un record de fréquentation, c’est la première fois de l’histoire qu’on est le deuxième sport de salle, derrière le basket. »
Éric Ropert (directeur général de la FFHG) : « On réfléchit avec les clubs sur une ligue, on travaille comme si la ligue était indépendante. On attend le moment pour qu’elle soit viable. On voit les effets de l’initiative qu’on a pris il y a une dizaine d’années, avec le changement de formule du championnat, les statuts des clubs transformés en SASP. Le championnat n’a rien à voir avec quinze années en arrière. »
Le projet de labellisation sociale et environnementale
Grégory Fage (Synerglace) : « Nous avons fêté nos 25 ans cette année. La dynamique est bonne avec les JO. C’est naturellement que nous avons décidé de renouveler notre partenariat avec la fédé de hockey et avec la Synerglace Ligue Magnus pour les deux prochaines saisons. On voulait s’engager plus d’un point de vue social et environnemental. On a décidé de travailler sur la labellisation, de porter un projet tripartite et de le financer (72 000 euros par an pour les 12 clubs). »
Julien Pierre (Fair play for Planet) : « Après ma carrière dans le rugby, j’ai créé un label. C’est la première ligue au monde qui engage l’ensemble de ses clubs dans une démarche vertueuse. On est très fier d’être à vos côtés pour les deux prochaines années. »
Éric Roper : « Le club de Grenoble a déjà lancé le projet avec Fair Play for Planet. Quand Grégory nous a lancé l’idée, on a trouvé que ce pourrait être une marche importante dans la structuration de notre sport. »
Le partenariat média
Éric Ropert : « Depuis un an, on s’est joint les services d’Arnaud Simon, un expert dans le domaine, pour définir nos besoins. Nous avons eu beaucoup de réponses à la consultation et nous avons retenu la société Sportway. Il y aura aussi une multi-diffusion de certains matches sur les antennes régionales de BFM. »
Martin Englund (Sportway) : « C’est un fantastique honneur d’être ici, pas seulement d’avoir l’opportunité de travailler en France, mais parce que le hockey sur glace fait partie de notre pedigree. L’été a été très chargé. Pour augmenter la qualité de la production, nous avons installé beaucoup de nouveaux équipements dans les patinoires de Magnus. C’est la première fois au monde qu’une retransmission se fera avec un opérateur studio traditionnel assisté de l’intelligence artificielle. »
« Nous avons lancé le service mi-août pour la présaison et nous sommes super-excités de l’accueil. Il y a déjà 20 000 comptes enregistrés qui pourraient s’abonner, c’est une indication forte. Je suis heureux de l’accord avec BFM qui peut élargir la base de supporters du hockey, c’est le sport de mon cœur. »
Juste avant que les capitaines (ou représentants) des équipes de Ligue ne prennent la pose, c’est le champion de France qui a comme d’habitude eu les honneurs, en la personne de Guy Fournier, à côté de la coupe Magnus qu’il remporté 17 fois comme joueur, coach ou GM.
La progression du hockey français
Guy Fournier (manager de Rouen) : « Je suis d’autant plus admiratif de mon staff car cette coupe a été ramenée avec les Perret, Hervé, Cantagallo, Goncalves, plein de jeunes d’une vingtaine d’années, qui n’étaient pas assis au bout de banc mais passaient 17 ou 18 minutes sur la glace. Je suis d’une ancienne génération où l’on n’hésitait pas à finir le match à deux blocs. »
« J’ai connu des années où l’équipe de France ne touchait pas le palet, suppliait que le gardien permette de gagner 1-0, aujourd’hui on crée des choses. »
« Je suis arrivé en 1984 dans un club d’élite [NDLR : Viry-Châtillon] où on s’entraînait trois fois par semaine, dont le lundi et le mercredi à 22h. Et c’était le plus haut niveau du hockey. »
« J’ai connu des années où j’arrivais à la patinoire avec zéro stress. J’ai accueilli des VIP en leur disant que si on perdait on leur remboursait la soirée. Je ne le fais plus… On a un championnat homogène et c’est très bien. »
La passation chez les Dragons de Rouen
Guy Fournier : « Thierry [Chaix] est un peu plus discret, mais la chose la plus importante dans l’organisation, c’est la tête dirigeante. C’est le bon moment pour ma retraite, et j’ai toujours dit avec mon président qu’on partirait ensemble. »
« L’important, c’est la capacité à faire le boulot, mais aussi la fibre humaine de s’investir dans la communauté. C’est aussi un vecteur de communication exceptionnelle. Les gens parlent des Dragons à Rouen parce qu’ils gagnent des titres, mais aussi par leur cœur. On est dans un quartier difficile, on a eu des embrouilles, mais on ramène 40 à 50 personnes chaque semaine, dans leur voiture, les vendredis et samedis à la sortie des bars. On a sans doute sauvé des vies comme ça. Je sais que mon successeur Marc-André Thinel a cette sensibilité-là. »









































