Après leur défaite en prolongations contre Marseille (4-5 après prol.), les Brûleurs de Loups ont bien réagi en allant s’imposer à Bordeaux (6-4) à l’issue d’un match convaincant où ils avaient pourtant pris un mauvais départ (menés 2-0). Cette victoire permet aux Brûleurs de Loups de rester au contact des Marseillais en tête de la Ligue Magnus et de ne pas laisser le doute s’installer dans une période où les matchs sont peu nombreux, CHL oblige. Il faudra enchaîner ce soir contre Nice, une équipe surprise de ce début de saison qui a déjà fait tomber Bordeaux (5-1) et plus récemment Angers il y a une semaine (3-1). Ce sera l’occasion de retrouver quelques têtes connues du côté de Pôle Sud, comme Nicolas Nogaretto et Maxime Toukmatchev ou encore Jean-François Dufour, manager général des Aigles. Pour cette rencontre, les Brûleurs de Loups retrouvent dans leur alignement Jānis Švanenbergs, de retour de blessure, qui remplace Dimitri Thillet, légèrement touché à Bordeaux. Pierre Crinon avait lui retrouvé la compétition samedi à Bordeaux après ses huit matchs de suspension. Axel Prissaint est lui toujours à l’infirmerie. Du côté niçois, c’est l’attaque qui est décimée avec trois attaquants qui ne peuvent être alignés ce soir : Nicholas Cherkowski, Loïc Coulaud et Édouard St-Laurent.
Sacha Treille est le premier à lancer à la cage, son tir est repoussé par Alexis Shank mais sur une contre-attaque rapide de Samuel Regis, Lucas Colombin peut prendre un tir détourné par Jordan Kooy, le back-up grenoblois titularisé pour la deuxième fois de la saison ce soir. Le ton est donné dans ce début de rencontre animé. Fertin prend à son tour un lancer bloqué de la mitaine par Shank. Mais la première grosse opportunité grenobloise est dans la crosse de Grossetête parfaitement décalé par Siraudin face à la cage mais Alexis Shank réalise un arrêt important pour éviter l’ouverture du score. Puis un tir de Boivin est dévié au passage par Dair mais Shank détourne opportunément de la jambière. Sur une contre-attaque rapidement jouée entre Boivin et Dair, les deux joueurs se font la passe de trop devant la cage niçoise alors que la défense des Aigles était prise hors de position. Mais Nice arrive aussi à porter le danger sur la cage de Kooy, notamment sur un lancer de Regis à la ligne bleue qui cherchait la déviation de Colombin. Druskinis prend un tir repoussé bloqué de la mitaine par Kooy qui avait la vue dégagée.
Les Aigles connaissent un temps fort avec une nouvelle opportunité de Nogaretto cette fois qui prend un tir en bonne position. Leclerc initie la réaction grenobloise avec un dribble en zone offensive mais il n’arrive par à prendre un tir. Colombin hérite du palet seul au second poteau mais n’arrive pas à le contrôler. Alexandre Gagnon prend un tir repoussé de la jambière par Kooy alors que les Brûleurs de Loups ont plus de mal à approcher la cage niçoise. Mais sur un palet ressorti par Sarliève, ce dernier trouve Deschamps face à la cage qui décale parfaitement Leclerc lequel conclut cette belle action collective par un tir dans la cage grande ouverte (1-0, 16’55). Les Brûleurs de Loups ouvrent le score mais Grossetête se fait pénaliser dans la foulée pour avoir faire trébucher Rommel. C’est la première supériorité numérique du match pour les Aigles qui peuvent revenir à hauteur avant la pause. Nice installe le jeu de puissance, Nogaretto butte sur Kooy alors qu’Alexandre Gagnon manque lui de peu la cage sur un tir en bonne position. Ça chauffe sur la cage grenobloise mais le boxplay grenoblois, bien en place, permet de tuer la pénalité ce qui valide l’avance grenobloise d’un petit but à la première pause alors que Nice a plus tiré à la cage dans ce tiers (14 tirs à 8).
Les Brûleurs de Loups débutent tambour battant la deuxième période avec un premier lancer de Sacha Treille, repoussé par Shank. La deuxième vague est la bonne : Auvitu prend un tir repoussé par Shank qui laisse un rebond, exploité par Treille qui traînait devant le slot et qui n’a plus qu’à pousser le palet derrière la ligne (2-0, 20’35). Le début de tiers est idéal pour Grenoble qui met d’entrée Nice à distance. Les Brûleurs de Loups continuent de mettre la pression sur la cage niçoise, Siraudin prend un tir dans l’axe, Shank relâche le palet mais Grossetête n’arrive pas à exploiter le rebond. En précipitant son dégagement, Loizeau envoie le palet au-dessus de la balustrade et se fait sanctionner pour un retard de jeu. Grenoble obtient donc une opportunité de creuser l’écart en supériorité numérique. Le jeu de puissance grenoblois est bien installé, le palet circule dans la zone offensive et Beauchemin prend un premier tir, repoussé par Shank. Puis Sacha Treille manque de peu une déviation juste devant le slot. Auvitu puis Treille prennent leur chance sur des tirs à mi-distance. Finalement la conclusion vient d’un très beau jeu en triangle initié par Auvitu qui trouve Grenier lequel remet immédiatement sur Beauchemin qui marque dans une cage grande ouverte (3-0, 24’19). Les Brûleurs de Loups concrétisent leur domination en supériorité numérique et continuent de dominer les débats dans ce deuxième tiers-temps. Un tir de Grenier passe de peu à côté, mais, sur une remontée de palet rapide des Grenoblois, la défense niçoise est de nouveau prise en défaut : Dair décale Boivin esseulé qui ajuste Shank d’un tir en lucarne opposée (4-0, 25’52). Marc-André Levesque demande un temps mort pour arrêter l’hémorragie.
Les Aigles, en grosse difficulté en ce début de deuxième tiers-temps, se montrent un peu plus entreprenants mais le cinquième but grenoblois est tout proche lorsque Sarliève passe en retrait à Windlert qui manque la lucarne sur une reprise à bout portant. Les Brûleurs de Loups continuent d’investir la zone offensive avec un tir de Laakso dévié par Beauchemin. Mais les Brûleurs de Loups sont pénalisés pour une charge en dehors du jeu de Pierre Crinon sur Colombin. Les Aigles ne mettent pas longtemps à s’installer en supériorité numérique : Regis centre en retrait devant la cage pour Alexandre Gagnon lequel ajuste Kooy à bout portant d’un tir en lucarne (4-1, 30’07). Nice se relance en supériorité numérique dans ce match mais pas pour longtemps… sur l’engagement, Leclerc ramène le palet en zone offensive et trouve Auvitu en retrait qui met le palet sur la cage niçoise. Leclerc tente de marquer de près, le palet revient sur Grossetête et Siraudin qui tour à tour tentent leur chance pour finalement le pousser derrière la ligne (5-1, 30’27). Grenoble reprend tout de suite quatre buts d’avance et continue d’imprimer son rythme en zone offensive. Un tir de Noël est dévié par Shank avant que celui-ci ne gèle le palet sur un tir de Bachelet. Les Niçois souffrent dans leur zone défensive, Jules Lefebvre est pénalisé pour avoir accroché Paul Siraudin en zone neutre. Nouvelle supériorité numérique pour Grenoble et cette fois la concrétisation est encore plus rapide : Grenier décale Beauchemin qui trouve Treille laissé libre de tout marquage devant le slot et le capitaine grenoblois ne se fait pas prier pour ajuster Shank (6-1, 33’54). Le score prend de l’ampleur au détriment des Niçois qui continuent de prendre l’eau dans ce tiers cauchemardesque pour eux. Les vagues grenobloises ralentissent sur la cage niçoise en fin de tiers. Regis centre pour Nogaretto bien placé devant le slot mais Kooy parvient à geler le palet. Noël prend un lancer de la ligne bleue, repoussé par Shank. Dans les ultimes secondes du tiers-temps, Matias Bachelet est sanctionné pour une crosse haute sur Nobes ce qui permet à Nice de terminer en supériorité numérique pour quelques secondes.
Les Brûleurs de Loups ont pris le large dans ce deuxième tiers-temps et les Aigles ne se font guère d’illusions sur leur possibilité de rattraper leur retard de cinq buts dans cette troisième période. Ils débutent avec Isaac Charpentier devant le filet qui a pris la relève d’Alexis Shank et en situation de supériorité numérique pour près de deux minutes. Le power-play est l’occasion de réduire le score avec un premier tir de Regis qui passe de peu à côté. Les Aigles installent leur jeu de puissance mais n’ont pas la même réussite que lors de leur deuxième supériorité numérique, le boxplay grenoblois parvenant cette fois à dégager régulièrement le palet. La pénalité est d’ailleurs tuée par les Brûleurs de Loups mais à cinq contre cinq, les Niçois continuent à se montrer entreprenants avec une bonne incursion de Vigners qui vient butter sur Kooy. Grenier est sanctionné pour un cinglage sur Rommel ce qui permet à Nice d’enchaîner avec une deuxième supériorité numérique dans ce tiers-temps. Le jeu de puissance niçois n’arrive pas trouver de situation de tir très dangereuse. Ruel prend un lancer bloqué facilement par Kooy alors que Nogaretto tente un one timer qui n’est pas cadré. Ces sont les seules occasions niçoises dans cette supériorité numérique et la pénalité est tuée par Grenoble. Les débats sont plus équilibrés dans ce troisième tiers-temps, Dair prend un tir dans l’axe qui manque le cadre de peu.
Les Brûleurs de Loups sont plus indisciplinés dans cette dernière période, cette fois c’est David Noël qui se fait sanctionner pour une charge avec la crosse sur Ruel et les Aigles enchaînent avec un nouveau power-play. Le palet circule en zone offensive, Vigners fait le tour de la cage et tente sa chance de près mais Kooy repousse. Rommel puis Regis prennent des tirs de la ligne bleue. Mais un gros travail de forecheck de Grossetête est récompensé car Charpentier le fait trébucher, mettant fin à la supériorité numérique niçoise. Les Brûleurs de Loups se retrouvent en supériorité numérique après le retour de Noël sur la glace et installent tout de suite le jeu de puissance. Grosse séquence pour les Grenoblois en zone offensive avec des tirs successifs d’Auvitu et de Treille qui échappent de peu au cadre. Il s’en faut de peu pour que les Niçois n’encaissent un nouveau but en infériorité numérique mais Grenoble marque finalement à cinq contre cinq sur une contre-attaque rapidement jouée par Téo Sarliève qui décale parfaitement Deschamps lequel conclut avec panache (7-1, 54’04). Les affaires niçoises ne s’arrangent pas surtout que Colombin est pénalisé à son tour pour avoir accroché Grenier. Charpentier doit plonger sur un palet dévié par Deschamps alors que les Aigles continuent de subir en infériorité numérique face à un power-play grenoblois toujours aussi actif. Cette fois la pénalité est tuée par le boxplay niçois. En fin de match, Cirgues, seul face à la cage, a une grosse opportunité mais il n’arrive pas à contrôler le palet. Kooy rassure sa défense avec un arrêt très propre sur un gros tir de Rommel.
Après un premier tiers-temps équilibré et même à l’avantage des Niçois, les Brûleurs de Loups ont passé la vitesse supérieure et ont littéralement fait exploser la défense des Aigles, prise de vitesse et qui a subi pendant tout le deuxième tiers-temps. Avec un excellent power-play porté par Grenier et Beauchemin, un Auvitu toujours dominant et un Treille efficace (doublé ce soir), Grenoble a étouffé Nice en mettant une grosse pression en zone offensive. Les attaquants grenoblois se sont montrés très réalistes (six buteurs différents sur les sept buts) et les quatre lignes grenobloises ont tourné à plein régime pour créer un écart au score difficilement rattrapable. Le troisième tiers a été plus équilibré mais avec un score déjà acquis, les Brûleurs de Loups pouvaient se contenter de laisser venir. On retiendra également la bonne prestation de Kooy devant le filet grenoblois qui a été de nouveau convaincant après son blanchissage face à Cergy. Défensivement, les hommes de Juujärvi n’ont pas laissé grand-chose même s’ils se sont relâchés en concédant quelques pénalités au troisième tiers. Mais le boxplay s’est bien comporté et n’a laissé aucune chance à Nice de revenir dans le match. Cette victoire, conjuguée à la défaite de Marseille à Amiens, permet aux Brûleurs de Loups de reprendre la tête de la Ligue Magnus. Place maintenant à la coupe de France mardi à Lyon pour un seizième de finale qui promet.
Les Aigles repartent eux les valises pleines après un match compliqué défensivement notamment où Alexis Shank a été sorti après deux tiers-temps. Pas directement responsable sur les buts encaissés, il n’a guère été aidé par sa défense qui a laissé trop d’espace aux attaquants grenobloise autour du slot. Le power-play a été efficace sur la deuxième opportunité mais un relâchement sur le coup d’envoi a vite enrayé l’espoir d’un retour. Déjà malmenés à Chamonix, les Aigles montrent qu’ils ont des difficultés à l’extérieur et ne confirment pas leur bon match face à Angers. Les Niçois auront l’opportunité de se reprendre mardi en coupe de France contre Mont-Blanc avant un double affrontement face à Gap le week-end prochain.
Désignés meilleurs joueurs du match : Sacha Treille (Grenoble) et Samuel Regis (Nice)
(Photos de Philippe Crouzet)
Commentaires d’après-match :
Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « C’est une belle victoire qui nous permet de reprendre les devants au classement, c’est une bonne chose pour nous. C’est une belle victoire d’équipe avec beaucoup de confiance pour le groupe, c’est bien. J’ai bien aimé la réaction après le but qu’on prend… notre ligne n°4 qui remarque tout de suite derrière ça leur a cassé les jambes et leur envie de remonter au score donc ça c’était le gros point positif pour moi de ce soir. On parle de confiance d’équipe, quand on est en haut, c’est bien, tout roule. Il faut continuer là-dessus, il faut continuer à travailler fort et c’est tout bon. On a eu plus de power-plays que d’habitude, c’est aussi le côté positif parce que ça veut dire qu’on a réussi à créer des fautes donc ça c’est important. Et on a eu du succès là-dessus donc tant mieux et on va continuer à travailler quand même. Ça fait plaisir mais il y a aussi beaucoup de choses à améliorer donc on va continuer. »
Alexandre Grenier (attaquant de Grenoble) : « C’est une victoire d’équipe, on a marqué les buts au moment opportun. Et on a suivi le momentum durant toute la partie. Et en deuxième période, on est sorti très fort, on a capitalisé sur nos chances, et ça a donné un bon résultat. C’est gentil des gens qui ont voté pour moi, c’est très apprécié. Mais ça ne change pas ma manière de jouer ou quoi que ce soit mais c’est bien de voir que j’ai le support des gens. L’ambiance ici c’est magnifique, je crois que c’est la meilleure en France que j’ai vue à date. Ça commence avec l’hymne national français que je trouve très important au niveau des gens, c’est magnifique à voir et puis le support qu’on a des deux côtés de l’arena, c’est magnifique. »
Nicolas Deschamps (attaquant de Grenoble) : « C’était un match assez complet. On ne leur a pas donné grand-chose, le seul bémol un peu ce sont les prisons qu’on prend, on en prend un peu trop mais sinon c’était un beau match, chaque ligne a contribué, c’est important et puis ça met tout le monde en confiance aussi. Ça fait du bien de marquer, on essaie d’aider l’équipe le plus qu’on peut, ce soir on a perdu Dimitri qui n’était pas avec nous mais Janis a fait un bon boulot avec moi et Téo donc tant mieux, on marque le premier, on met l’équipe dans le bain et puis c’est important, on essaie de contribuer offensivement mais aussi d’être responsable dans notre zone. C’est encore un peu tôt, c’est sûr qu’on veut être dans le haut du tableau, mais c’est encore tôt, on se concentre sur un match à la fois même si ça fait un peu cliché de le dire, on essaie de remporter tous les matchs. A Lyon, ça va être un bon test. On a eu beaucoup d’entraînements ces derniers temps aussi, on jouait un peu moins de matchs donc on a pu pratiquer sur certains trucs, ce soir ça a montré qu’on était prêts, on les a respectés et on a travaillé sur les petits trucs qu’on avait à améliorer. On ne leur a pas donné grand-chose ce soir. »
Grenoble – Nice 7-1 (1-0, 5-1, 1-0)
Vendredi 16 octobre 2026 à 20h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Clément Goncalves assistés de Alexia Cheyroux et Yohann Creux-Beaugiraud
Pénalités : Grenoble 10’ (2’, 4’, 4’), Nice 8’ (0’, 4’, 4’)
Tirs : Grenoble 33 (8, 17, 8), Nice 29 (14, 7, 8)
Engagements : Grenoble 29 (10, 13, 6), Nice 35 (9, 13, 13)
Évolution du score :
1-0 à 16’55 : Leclerc assisté de Deschamps et Sarliève
2-0 à 20’35 : Treille assisté de Auvitu et Grenier
3-0 à 24’19 : Beauchemin assisté de Grenier et Auvitu (sup. num.)
4-0 à 25’52 : Boivin assisté de Dair et Beauchemin
4-1 à 30’07 : Gagnon assisté de Regis et Rommel (sup. num.)
5-1 à 30’27 : Grossetête assisté de Siraudin et Leclerc
6-1 à 33’54 : Treille assisté de Beauchemin et Grenier (sup. num.)
7-1 à 54’04 : Deschamps assisté de Sarlieve et Svanenbergs
Grenoble
Attaquants :
Sacha Treille (C) – Matias Bachelet (2’) – Alexandre Grenier (2’)
Christophe Boivin – François Beauchemin – Aurélien Dair
Nicolas Deschamps (A) – Jānis Švanenbergs – Téo Sarliève
Paul Siraudin – Guillaume Leclerc – Valentin Grossetête (2’)
Défenseurs :
Yohann Auvitu (A) – Aleksi Laakso
David Noël (2’) – Filip Windlert
Pierre Crinon (2’) – Antoine Fertin
Gardien : Jordan Kooy
Remplaçant : Thomas Boursier (G). Absents : Matija Pintarič (G), Cebald Debiak (prêté à Chambéry), Cody Donaghey (blessé), Axel Prissaint (blessé), Dimitri Thillet (blessé), Niklas Terglav (prêté à Gap), Stepan Nemtyrev (prêté à Chambéry).
Nice
Attaquants :
Alexandre Gagnon (A) – Henrik Rommel – Rolands Vigners (C)
Nicolas Ruel – Teemu Loizeau (A) (2’) – Lucas Colombin (2’)
Fletcher Anderson – Hugo Nogaretto – Mathieu Gagnon
Maxime Toukmatchev – Jules Lefebvre (2’)
Défenseurs :
Samuel Regis – Colin Morillon
Louis Cirgues – John Druskinis
Ewen Jribi-Chauvière – Adam Nobes
Gardien :
Alexis Shank puis Isaac Charpentier (2’) [de 40’ à 60’]
Absents : Nicholas Cherkowski, Loïc Coulaud, Édouard St-Laurent (blessés).












































