
Des Américains, au contraire, on n’attendait rien à tout. Et du coup, même passés eux aussi près de la défaite contre les Norvégiens, ils affichent une feuille de route sans faute et peuvent même rêver à une troisième victoire en poule, un score parfait qu’ils n’ont jamais réussi depuis le passage du Mondial à 16 équipes en 1998 !
Viktor Fasth, conforté titulaire après son blanchissage contre l’Autriche, passe son premier grand test en championnat du monde face à une équipe qui le mettra plus à contribution. Le jeune gardien est encore fébrile quand il lâche le palet devant lui sur un flip sans danger de Blake Wheeler, qui peut reprendre son propre rebond. Maladroit sur les premiers tirs, Fasth réagit cependant très bien sur les retours.

Si la question du gardien s’est posée pour la Suède, elle ne semble pas faire débat dans le camp américain. On aurait imaginé une alternance entre Al Montoya et le plus expérimenté Ty Conklin, mais le plus jeune des deux est titularisé à chaque match par l’ancien gardien Scott Gordon. Cette confiance d’un ex-collègue le rend peut-être un peu impudent dans une sortie derrière la cage : son dégagement est contré par le bon pressing de Mattias Tedenby, qu’il tente de bousculer pour se rattraper. Même à terre, le persévérant Tedenby parvient à glisser le palet vers Marcus Krüger, son vieux complice du Mondial junior 2010 (achevé sur une grosse déception face aux Américains du capitaine Derek Stepan que l’on retrouve ce soir pour la revanche), qui reprend du revers dans la cage vide. Mark Stuart pose sa crosse une fraction de seconde trop tard sur la trajectoire (2-1).

Totalement dominés pendant le deuxième tiers-temps, les États-Unis repartent du bon patin en troisième période avec un tir du poignet de Craig Smith qui frappe le coin du cadre de la cage suédoise. Une révolte très fugitive car la suite est moins glorieuse avec trois dégagements interdits en huit minutes. Quand les Américains essaient de sortir de leur zone avec le palet, c’est encore pire et cela se retourne contre eux. C’est même Montoya, maintenu envers et contre tout devant le filet, qui doit les sauver face à un breakaway de Niklas Persson.

Le masque d’Al Montoya fait valoir son droit de retrait et tombe en avant après avoir reçu un tir violent de Robert Nilsson. Il est réquisitionné pour terminer un match qui aura vraiment tourné au vinaigre pour son possesseur. Un tir de Jimmie Ericsson du haut des cercles passe entre les jambes du gardien des New York Islanders (5-2).
Défaits, les Américains donnent des coups dans les dernières minutes. Loui Erisson rentre blessé au vestiaire sur un cross-check non sifflé de Mark Stuart qui met Pär Mårts dans une juste rage. Seul Jack Johnson a été sanctionnée parmi ces mauvais gestes américains. La Suède transforme la supériorité numérique par un lancer à mi-hauteur de David Petrasek à la ligne bleue (6-2).
La Suède, qui risquait d’être troisième de poule en cas de défaite, retrouve sa primauté logique. Viktor Fasth, après des premières minutes hésitantes, est clairement conforté dans sa place de titulaire. En revanche, les Américains, pour leur part, ont hérité d’un problème de gardien après cette partie cauchemardesque d’Al Montoya.
Désignés joueurs du match : Patrik Berglund pour la Suède et Yan Stastny pour les États-Unis.
Suède – États-Unis 6-2 (1-1, 3-0, 2-1)
Mercredi 4 mai 2011 à 20h15 à la Steel Aréna de Košice. 7401 spectateurs.

Pénalités : Suède 12’ (6’, 2’, 4’) ; États-Unis 4’ (2’, 0’, 2’).
Tirs : Suède 30 (13, 9, 8) ; États-Unis 32 (10, 9, 13).
Évolution du score :
1-0 à 17’31” : Berglund assisté de Thörnberg
1-1 à 18’43” : Fowler assisté de Stepan et Smith (sup. num.)
2-1 à 23’17” : Krüger assisté de Tedenby
3-1 à 30’27” : Sjögren assisté de J. Ericsson
4-1 à 35’16” : Berglund assisté de Thörnberg et Svensson-Pääjärvi
4-2 à 50’29” : Wheeler assisté de Smith
5-2 à 56’01” : J. Ericsson assisté de S. Kronwall et Sjögren
6-2 à 58’50” : Petrasek assisté de Sjögren (sup. num.)
Suède
Attaquants :
Martin Thörnberg (+2) – Patrik Berglund (A, +2) – Magnus Svensson-Pääjärvi (+2)
Loui Eriksson – Niklas Persson (2′) – Robert Nilsson
Mattias Tedenby (+1, 2′) – Marcus Krüger (+1) – Jakob Silfverberg (+1)
Jimmie Ericsson (+1) – Rickard Wallin (C, +1) – Mattias Sjögren (+1)
Défenseurs :
Carl Gunnarsson – David Petrasek (2′)
Staffan Kronwall (+2, 4′) – Oliver Ekman-Larsson (+3)
Daniel Fernholm (+1, 2′) – Tim Erixon (+2)
Gardien :
Viktor Fasth
Remplaçant : Erik Ersberg (G), Mikael Backlund. Absent : Nicklas Grossman (ligaments du genou).
États-Unis
Attaquants :
Craig Smith – Derek Stepan (-1) – Blake Wheeler
Chris Kreider (-1) – Ryan Shannon (-2) – Nick Palmieri (-1)
Chris Porter (-2) – Tim Stapleton (-1) – Jack Skille (-2)
Yan Stastny (-1, 2′) – Paul Gaustad (A, -1) – Mike Brown
Défenseurs :
Jack Johnson (A, 2′) – Cam Fowler (-2)
Mike Komisarek – Mark Stuart (C, -2)
Ryan McDonagh (-1) – Kevin Shattenkirk (-1)
Clay Wilson (-1) – Mark Fayne (-1)
Gardien :
Al Montoya
Remplaçant : Ty Conklin (G).









































