
Cologne a bien repris espoir en menant enfin une rencontre dans la série lors du match n°3 grâce à un but à mi-match de Jason Jaspers, qui faisait mouche dans un trou de souris sous le bras de Rob Zepp. Ce but n’a eu pour effet que de réveiller les Ours Polaires qui alignèrent immédiatement trois buts en moins de trois minutes (3-1). « Les meilleurs matches de playoffs sont ceux qu’on ne joue pas » annonçait à l’aube du quatrième match Don Jackson. Ses joueurs se sont alors exécutés pour aller l’emporter à la Lanxess Arena (0-3), balayer leur adversaire en quatre rencontres et s’offrir un peu de repos avant les demi-finales. Uwe Krupp et ses joueurs s’arrêtent en quarts de finale, pour sa première saison l’ex-sélectionneur national n’a donc pas réussi à faire mieux que son prédécesseur.
Autre équipe passée par un tour préliminaire, Düsseldorf qui a disposé d’Iserlohn. Le ticket obtenu en deux matches offrait comme adversaire pour les quarts de finale Ingolstadt, deuxième de la saison régulière. Ingolstadt amorça avec brio la série par une victoire à domicile (5-3) mais Düsseldorf a trouvé les ressources pour égaliser, également à domicile (5-1). Après une courte victoire au match n°3 (3-2), l’équipe bavaroise a fait le break à l’extérieur (1-6) grâce à une performance éblouissante de son international allemand Thomas Greilinger. Auteur de huit buts sur toute la série, il en a inscrit la moitié lors de cette unique rencontre. Düsseldorf aura cru jusqu’au bout du match 5 pouvoir continuer encore un peu sa saison, mais trois buts en quarante-cinq secondes pour Ingolstadt ont totalement renversé la vapeur (4-3).

Si l’on pouvait penser alors que cette victoire était surprenante, étant donné que les Tigres avaient été défaits à deux reprises à Wolfsburg cette saison, leur victoire à domicile (7-0) dans le deuxième match ne l’était pas. Ils avaient en effet gagné leurs deux oppositions en Bavière cette saison. C’est plus la marque qui a de quoi surprendre dans ces playoffs, marque à laquelle Laurent Meunier contribua à deux reprises par un but et une passe. Wolfsburg n’y était plus et s’inclinait encore une fois à domicile (1-3) avant de terminer par une lourde défaite en Bavière (7-3). Straubing qui balaie une tête de série en quatre matches secs, voilà une surprise à laquelle peu de gens s’attendaient outre-Rhin. Laurent Meunier termine co-meilleur pointeur de son équipe après cette série, cumulant deux buts et trois passes.
La série supposée la plus serrée devait se disputer entre Mannheim et Hambourg, respectivement quatrième et cinquième. Deux victoires chacun cette saison, à la fois à domicile et en déplacement, sur des marques plutôt étriquées… Cette série aurait pu aller en sept matches. C’était sans compter sur les hommes d’Harold Kreis qui se sont mis en ordre de marche après une fin de saison régulière bafouillée qui leur a coûté un meilleur classement.
Si sur la glace la série commençait plutôt bien pour les Aigles avec une victoire et un blanchissage pour Fred Brathwaite (4-0), la blessure de Chris Lee sur une mauvaise charge (d’ailleurs non sanctionnée) était une épine dans les serres des Aigles. Ils se sont finalement passés du meilleur défenseur de DEL 2011/2012 tout au long de la série. De l’aveu de Benoît Laporte, entraîneur des Freezers, son équipe n’a commencé à jouer à son véritable niveau qu’à partir du troisième match, remporté 1-2. Ils avaient entre temps perdu à domicile la deuxième rencontre sur un score terrible (1-8). Emmenés par un Yanick Lehoux déchaîné, pour ses premiers playoffs depuis trois ans, les Aigles ont réglé la série en cinq matches après deux victoires sur la même marque (3-1). L’autre grand artisan de cette qualification se nomme Fred Brathwaite, qui a écœuré les attaquants de la cité hanséatique au long de ces cinq rencontres.
Les demi-finales de DEL (meilleur des cinq matches) :
Berlin 65% – Straubing 35%
Ingolstadt 50% – Mannheim 50%





































