Rouen, dans le dernier carré, est le seul à pouvoir réaliser le triplé !
Ce qui semblait compliqué il y a un mois, conserver de hautes ambitions dans toutes les compétitions nationales, a été fait par Rouen.

L’enthousiasment Gamyo du début de saison, qui peine à passer la seconde en ce moment, a bien résisté, même sans Kara absent, avec talent dans la dernière passe (Kloz, Kuralt) et dans la finition (Ograjensek et Plch) au premier tiers, bien réagi dans le deuxième, grâce à un fore-check plus haut, une opportunité à cinq contre trois et un magnifique but de Béron, mais a manqué de jus, donc de précision et de lucidité dans le dernier pour espérer mieux que des honneurs.
Les Dragons sont retombés dans leurs travers, quelques erreurs directes dans le premier vingt, une agressivité tiède pendant la première moitié de la période médiane, qui leur a valu de jouer avec le feu. Ils ont aussi confirmé avoir recouvré une terrible efficacité dans leurs unités spéciales (coefficient +125%, digne des grandes marées), et fait la besogne, au charbon, là où ça fait mal, dans la bande et surtout aux rebonds (Koudys, Lampérier, Lacroix, Thinel, Janil).

Les joueurs des bords de Seine égalisaient en supériorité par Maxime Lacroix qui déviait un tir de la pointe de Charland (1-1 à 8’50). Puis, ils prenaient les devants, dans un filet ouvert, par Julien Desrosiers se saisissant d’un retour de tir de Janil (2-1 à 12’10). Néanmoins, les Spinaliens parvenaient à égaliser. Anze Kuralt profitait en zone neutre d’un des nombreux jeux approximatifs de Cunningham pour s’échapper sur la gauche, l’ailier fixait Riopel pour mieux délivrer une offrande à Plch à droite, qui ajustait en hauteur dans une cage dégagée (2-2 à 15’42). Enfin, Rouen s’en tirait à bon compte dans le premier tiers à la faveur de son jeu de puissance. Antonin Manavian dans l’axe, exécutait, malgré lui, une passe parfaite sur la gauche reprise par Guénette esseulé (3-2 à 16’37, ci-dessous).

Le jeu s’est débridé. Le trio arbitral intervient ou non, mais toujours à contre-emploi. Les équipes sont désorganisées. C’est dans ce contexte que l’ancien Amiénois, Gregory Béron, peut chalouper à gauche et délivrer du cercle, un tir balayé dans la lucarne opposée. Magnifique (3-3 à 28’25).
Le RHE76 n’est pas bien. François-Pierre Guénette maîtrise mal sa crosse qui est trop haute et se rend au cachot pour douze minutes (2’+10′). Puis, Daultan Léveillé dégage directement au-dessus du plexi, ce qui contraint les Rouennais à défendre avec deux hommes de moins pendant une minute et seize secondes. Il reste neuf secondes de vie à la double supériorité spinalienne quand Alain Goulet frappe de la pointe (3-4 à 30’42).

Depuis la pénalité de François-Pierre Guénette, les noirs-et-jaunes jouent avec uniquement deux joueurs de centre : Lacroix et Léveillé. Le premier nommé ne se prive pas d’un temps de glace allongé et s’en donne à cœur joie. Marc-André Thinel, de près, d’un petit mouvement des poignets fait passer la rondelle du revers derrière Hocevar sur un rebond d’un tir de l’ex-Steeler (5-4 à 38’31). Juste avant la seconde pause, Daultan Léveillé, l’autre surchargé, se fait remarquer lorsque Charland le sollicite pour une échappée qui ne sera pas fructueuse (38’59). Puis, à deux-contre-presque-zéro, Marc-André Thinel fait adroitement fructifier, toujours du revers, une passe de Lacroix (6-4 à 39’34). Coup doublement dur pour Épinal car Jan Plch écope alors de dix minutes de cachot.

Même si une chance, non cadrée, de Michal Petrak pouvait le faire espérer (55’45), le Gamyo n’a pas réussi à réduire l’écart dans le dernier acte. Malgré tout, Philippe Bozon a appelé son temps-mort et a remplacé son gardien par un attaquant supplémentaire (57’43). Sur la seconde prise de « risque maximale » (cage vide), Julien Desrosiers a récupéré la rondelle, la conduisait en zone offensive et l’offrait dans l’axe, sans opposition, à Maxime Lacroix, l’homme du match (7-2 à 59’54).
Étoiles du match : Maxime Lacroix *** (Rouen), Marc-André Thinel ** (Rouen) Julien Desrosiers * (Rouen)
Rouen – Épinal 7-4 (3-2, 3-2, 1-0)
Mardi 9 décembre 2014 à 20h00 au centre sportif Guy Boissière. 2046 spectateurs.
Arbitres : M. Damien Bliek assisté de MM. Aurélien Smeeckaert et Thomas Caillot.
Pénalités : Rouen 18′ (2′, 6’+10′, 0′) ; Épinal 22′ (8′, 4’+10′, 0′)
Supériorités : Rouen 3/6, Epinal 1/4
Chances : Rouen 6 (2, 5, 0) ; Épinal 4 (1, 2, 1)
Évolution du score :
0-1 à 06’17 » : Ograjensek assisté de Kloz et Moisand
1-1 à 08’50 » : Lacroix assisté de Charland et Coulombe (sup.num.)
2-1 à 12’10 » : Desrosiers assisté de Janil et Lacroix
2-2 à 15’42 » : Plch assisté de Kuralt et Petrak
3-2 à 16’37 » : Guénette assisté de Manavian et Lampérier (sup.num.)
3-3 à 28’25 » : Béron
3-4 à 30’42 » : Goulet assisté de Petrak (double sup.num.)
4-4 à 33’47 » : Koudys assisté de Thinel et Groulx (sup.num.)
5-4 à 38’31 » : Thinel assisté de Lacroix et Groulx
6-4 à 39’34 » : Thinel assisté de Lacroix et Lampérier
7-4 à 59’54 » : Lacroix assisté de Desrosiers (cage vide)
Rouen
Gardien : Nicolas Riopel.
Arrières : Danny Groulx – Antonin Manavian ; Patrick Coulombe – Jonathan Janil ; Léo Guillemain – Wes Cunningham.
Attaquants : Loïc Lampérier – François-Pierre Guénette (A) – Marc-André Thinel (C) ; Julien Desrosiers (A) – Maxime Lacroix – Francis Charland ; Loup Benoit – Daultan Léveillé – Dan Koudys.
Remplaçants : Fabrice Lhenry, Raphaël Faure, Aurélien Dorey, Antoine Mony, Alexandre Lubin et Johan Saint-André.
Épinal
Gardien : Andrej Hocevar (sorti de 57’43 à 59’34 et de 59’42 et 59’54)
Arrières : Vojtek Kloz – Maxime Moisand ; Maxime Ouimet (C) – Alain Goulet ; Martin Charpentier – Gaspr Susanj ; Aziz Baazzi.
Attaquants : Peter Valier – Michal Petrak – Jan Plch (A) ; Anze Kuralt – Gregory Béron – Ken Ograjensek ; Anthony Rapenne – Yannick Offret (A) – Maxime Martin ; Pierre-Charles Hordelalay – Matthieu Leblond – Nicolas Leonelli.
Remplaçants : Pierre Mauffrey (G) et Nathan Ganz. Absents : Vincent Kara (convenance personnelle) et Peter Slovak (?).








































