Colmar – Valenciennes (Division 3, groupe C)

31

Cette poule est probablement l’une des plus relevées de la division et sera donc l’une des plus disputées. En effet, hormis les deux favoris Chalons et Valenciennes (sans doute prétendants au tounoi final), la réserve spinalienne (renforcée de 2-3 anciens de l’équipe première dont la légende locale Jan Plch), les Titans colmariens, voire les réserves dijonnaises ou amiénoises, sans oublier les Luxembourgeois, peuvent espérer conquérir les deux autres places qualificatives pour les play-offs.

ColmarLe match de ce soir constituait donc une affiche, et un challenge intéressant pour les Alsaciens, dont le début de saison fut un peu laborieux. Face à eux, des Valenciennois fringants, encore tout auréolés de leur qualification en coupe de France contre les Meudonnais, évoluant une division plus haut. La presse locale titrait même d’un exploit, ce soir, en cas de victoire colmarienne.

Jamais, d’ailleurs, ces Titans n’auraient dû lire cette presse. Ainsi, ils n’auraient sans doute jamais évolué durant ce premier tiers en situation de complexe d’infériorité. Certes, les six diables nordistes majeurs (en comptant leur « impérial » portier Sedlacko) sont nettement au-dessus de la mêlée… et alors ? En évoluant quasiment en spectateurs sur leur propre glace, les Titans ont constitué un inattendu 7e joueur nordiste. Avec comme résultat au bout de vingt minutes, 4 réalisations des visiteurs, lors de 4 opérations portes ouvertes d’une défense colmarienne ô combien passive, comme sur ce cafouillis devant la cage de Jérémy Boehrer, alors que ses propres comparses jouent en supériorité, et que Marek Matej vient concrétiser (0-2 à 6’47 »). Et sans compter deux transversales alors que les Diablotins évoluaient (encore !) en infériorité numérique (5’36 » par Rémi Lageard et 7’43 » par Jakub Bernad). Face à cette bérézina, les Titans tentent, tant bien que mal, de surnager, comme sur ces deux contre-attaques de Jonathan Boehrer (6’18 ») puis Maxime Mathieu (9’45 »), mais le mur Sedlacko bloque tout.

À 4-0, il est très tentant pour celui qui mène de se contenter de gérer le match. Valenciennes ne va pas se gêner d’appliquer cette règle, tout en exploitant la moindre erreur offerte par leurs adversaires, pourtant nettement plus déterminés au sortir des vestiaires. Hélas, trois fois hélas, trois nouveaux oublis colmariens vont être exploités, à commencer par cette sortie de prison nordiste que Bernad exploite de façon très opportune en partant seul, avant de décentrer dédaigneusement pour son collègue Matej (0-5 à 21’05 »). Puis cette réalisation de Lageard, une nouvelle fois idéalement servi par une remontée du même Bernad (0-6 à 25’05 »). Et enfin ce raid du même Bernad qui profite d’une énième hésitation de la défense locale (0-7 à 32’54 »). Écoeurant… surtout que Valenciennes est loin de presser son adversaire. C’en est trop pour les Alsaciens, qui arrivent enfin à stopper l’hémorragie lors d’un excellent travail collectif ponctué d’un tir rageur de Benjamin Leconte (1-7 à 33’31 »)… avant que Matej ne profite d’une erreur de jeunesse du second portier alsacien, obligé de sortir loin de sa zone pour dégager, exposant ainsi sa cage à un rebond défavorable (1-8 à 36’05 »).

Difficile dans ces cas là de rester concentré sur sa partie, quand il reste un tiers à jouer et sept buts à remonter… puis huit quand, une nouvelle fois en supériorité, les locaux trouvent le moyen de se faire assiéger devant leur propre but et de céder sur un tir à mi-distance de Prokop (1-9 à 45’56 »). Puis neuf sur ce missile que Janos finit par envoyer de la bleue (1-10 à 52’19 »). Mais les Titans essaient toujours, butant immanquablement sur le mur Sedlacko, comme sur ces deux arrêts-réflexes consécutifs face à Anthony Pernot puis Mathieu (52’49 »). À force de pousser, les Haut-Rhinois finissent par y laisser des plumes (en l’occurrence deux joueurs sévèrement expulsés pour avoir réagi après un tir lancé juste après un coup de sifflet), mais terminent le match en sauvant l’honneur par trois fois. Ceci aura le don d’énerver le portier visiteur, pas content du tout du relâchement de sa défense dans les trente dernières secondes, relâchement qui lui coûtera de s’incliner devant Pernot (3-10 à 59’42 ») puis Quentin Chauvel (4-10 à 59’57 »).

ValenciennesPour sûr, nous voilà donc revenus, durant ce match, à l’époque de la Division 3 des formations surcylindrées, où une ligne complète de joueurs (d’un niveau très au-dessus de la division), avec 40 minutes de jeu (au minimum) dans les jambes, faisait le match à elle toute seule (je pense notamment au Belfort des Trebaticky et Oulik, au Metz des Undelis, ou au Montpellier – Mustangs des Michalovic et Kaikl, par exemple). Il est bien dommage que Colmar ait abordé les vingt premières minutes en spectateur. Tout simplement parce que l’alignement alsacien, sans doute moins doué que les Janos, Prokop, Matej et Bernad, était bien plus homogène que ne l’était l’alignement global adverse. Il aurait été alors souhaitable de rester avant tout concentré sur le palet, voire sur le joueur adverse, et de guetter l’erreur laissée lorsque le quinté majeur laissait la glace aux autres alignements, nettement plus prenables. Il ne restait alors plus qu’à s’occuper du portier Sedlacko… mais là, c’était une toute autre affaire, tant le Slovaque aura tantôt pu profiter de Colmariens pas toujours tenaces devant ses rebonds, tantôt pu les écœurer, notamment à bout-portant.

Qu’importe, il reste encore d’autres parties à jouer aux Titans pour espérer finir dans les quatre premiers. Le défi est relevable, surtout s’ils arrivent rester concentrés et à faire le ménage devant leur cage.

Les Diables Rouges, eux, ne devraient pas rencontrer de difficultés pour accéder au tour suivant. Reste à savoir à quelle position au classement. En effet, l’équipe est ultra-dépendante de son quinté majeur et de son gardien. Quelle sera la physionomie des matches face à aux effectifs plus rôdés chalonnais ou spinaliens (chez qui ils ont perdu en prolongation) ? Et en filigrane, que faut-il attendre, à terme, pour cette équipe ?

 

Colmar – Valenciennes 4-10 (0-4, 1-4, 3-2)
Samedi 5 novembre 2016 à 17h50 à la patinoire de Colmar. 340 spectateurs
Arbitrage de Thibault Lelièvre et Johan Kirchenbaum.
Pénalités : Colmar 34′ (6′, 6′, 2’+10’+10′) ; Valenciennes 22′ (8′, 6′, 8′).
Tirs : Colmar 38 (8, 16, 14) ; Valenciennes 26 (9, 10, 7).

Évolution du score:
0-1 à 03’09 » : Prokop assisté de Delbecque
0-2 à 06’47 » : Matej assisté de Bernad (inf. num.)
0-3 à 08’48 » : Lageard assisté de Camurat
0-4 à 11’10 » : Bernad assisté de Prokop (sup. num.)
0-5 à 21’05 » : Matej assisté de Bernad
0-6 à 25’05 » : Lageard assisté de Bernad
0-7 à 32’54 » : Bernad assisté de Harmegnies et Grenier
1-7 à 33’31 » : Leconte assisté de Jo. Boehrer et Mathieu
1-8 à 36’05 » : Matej (inf. num.)
1-9 à 45’56 » : Prokop assisté de Bernad et Matej (inf. num.)
1-10 à 52’19 » : Janos assisté de De Gubernatis (sup. num.)
2-10 à 55’53 » : Pernot
3-10 à 59’42 » : Pernot assisté de Jo. Boehrer et Mathieu
4-10 à 59’57 » : Chauvel assisté de Leconte et Pernot

Colmar

Attaquants :
Benjamin Leconte – Maxime Mathieu – Jonathan Boehrer
Pierre Schultz – Anthony Pernot – Julien Fuchs
Joan Koenig – Vincent Besserer – Paul-Victor Schudy ou Quentin Chauvel

Défenseurs :
Eloi Lenner (A) – Benoit Salvin
Sébastien Muller – Mickaël Tin
Hugo Ledosseur – Lucas Maurer
Iliann Eigelthinger

Gardien :
Jérémy Boehrer puis Rudy Le Gallic à 8’48 ».

Valenciennes

Centres :
Jakub Bernad, Rémy Lageard (C), Allan Harmegnies
Ailiers :
Marek Matej – Antoine Delbecque
François Grenier – Maël Harmegnies
Thomas Trambouze – Benjamin De Gubernatis
François Marchal – Jamie Mc Ilroy

Défenseurs :
Ludovic Mathieu – Lukas Prokop
Cyril Debucher – Lukas Janos
Louis Camurat – Sébastien Fronty

Gardien :
Juraj Sedlacko

Remplaçant : Axel Brassart (G).

Les commentaires sont fermés.

On vous envoie quelques cookies, c'est juste pour suivre notre audience, vous pouvez refuser de les recevoir si vous le voulez ! Accepter En savoir plus

eget et, leo. ultricies id nunc dolor. dapibus Donec venenatis, diam Praesent