Danemark – France (tournoi EIHC)

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L’équipe de France se met en quelque sorte dans l’ambiance en se rendant au Danemark, pays organisateur des prochains championnats du monde en mai. La première rencontre du tournoi l’oppose à l’équipe locale devant plus de 2000 spectateurs : idéal pour se mettre dans le bain.

Les Bleus alignent une équipe plus jeune que prévu car Florian Hardy, Kévin Hecquefeuille, Damien Fleury et Sacha Treille sont blessés. Le défenseur Aziz Baazzi et les attaquants Julien Correia et Guillaume Leclerc ont été appelés en remplacement. Personne n’a en revanche été rappelé pour substituer Hardy, et ils ne sont donc que deux gardiens à faire le voyage, le revenant Buysse et l’habitué Ronan Quemener : celui-ci est bien connu ici Aalborg puisqu’il a porté les couleurs du club local la saison passée avant son expérience moins réussie en Autriche et son atterrissage à Bordeaux. Il est donc dans un environnement familier pour un défi international de haut niveau.

Le sélectionneur du Danemark, Janne Karlsson, a en effet eu pour politique de rassembler tous les meilleurs joueurs disponibles. Hormis les expatriés nord-américains ou de quelques championnats qui n’observent pas la trêve olympique (comme la Liiga finlandaise), il a donc formé une équipe très forte, pour cette répétition générale avant les Mondiaux. Il n’a eu pour sa part qu’un seul forfait à déplorer, Matthias Asperup, qui a été remplacé par Nick Olesen, l’actuel meilleur buteur du championnat danois (27 buts).

Face à un tel adversaire, il est positif de voir la France prendre le meilleur départ. Teddy Da Costa se crée la première grosse occasion, sauvée par Sebastian Dahm. Les Bleus sont aussi vigilants à éloigner le danger quand Steffen Klarskov vient le porter dans l’enclave.

Deux pénalités bien tuées par les Danois commencent cependant à renverser le cours de la partie. Lorsque les Français font à leur tour deux visites en prison, Quemener devient de plus en plus sollicité, en particulier sur une missile de la ligne bleue de Philip Larsen, élu meilleur défenseur de la KHL en janvier. En fin de tiers, un lancer de Nicklas Jensen frappe la transversale et part dans les airs.

Au retour des vestiaires, la France démarre de nouveau pied au plancher. Cette fois Teddy Da Costa concrétise ce temps fort, de près. Mais la première ligne danoise se montre redoutable à chacune de ses présences, avec le quintuple champion d’Allemagne Mads Christensen et les deux vedettes des Jokerit Helsinki (Peter Regin et Nicklas Jensen). Quemener s’interpose heureusement quand Christensen sert une belle passe à Regin.

Un cinglage sifflé à l’encontre de Stéphane Da Costa est exploité par le Danemark pour revenir dans le match. Pendant l’avantage numérique, l’envoi de la ligne bleue de Philip Larsen est dévié par Morten Madsen. La crosse n’était-elle pas haute que la barre transversale ? L’arbitre, bien placé, accorde le but. Et à deux secondes seulement de la sirène, les Danois repassent devant (2-1) quand Mads Christensen exploite un rebond lâché par Quemener.

Pour ne rien changer, la France commence fort de nouveau au troisième tiers-temps. La pression est forte sur la cage de Dahm, qui réalise plusieurs bons arrêts face à Besch, Romand ou Rech. Ce sont encore les pénalités qui brisent l’élan tricolore. La crosse haute de Perret permet d’abord au Danemark de reprendre la main, avec un tir de Regin bien capté par Quemener.

Puis, à cinq minutes de la fin, Valier (retenir) et Manavian (dureté) sont envoyés ensemble en prison. À cinq contre trois, Philip Larsen peut s’avancer pour faire parler sa puissance, et Nichlas Hardt conclut. Christensen prend une pénalité liée aux nouvelles règles plus sévères sur les mises au jeu, et Dave Henderson sort alors son gardien pour jouer à 6 contre 4. Stéphane Da Costa marque alors un but que Dahm aurait semble-t-il pu arrêter. À 3-2, tout redevient ouvert, et Quemener est à nouveau sorti pour essayer d’égaliser. Mais ce coup-ci, Frederik Storm réussit à regagner le palet à sa ligne bleue et voit Julian Jakobsen libre d’aller marquer en cage vide.

Le Danemark – qui a perdu Philip Larsen blessé dans un duel au troisième tiers – remporte la 30e victoire de son histoire face à l’équipe de France. Les Bleus gardent tout de même un avantage historique avec 41 succès.

Désignés joueurs du match : Ronan Quemener pour la France et Nicholas B. Jensen pour le Danemark.

 

Danemark – France 4-2 (0-0, 2-1, 2-1)
Mercredi 15 février 2018 à 19h00 au Gigantium d’Aalborg. 2178 spectateurs.
Arbitrage de Mads Frandsen et Martin Theiltoft Christensen (DAN) assistés de Lasse Dahlerup (DAN) et Andy Dalton (GBR).
Pénalités : Danemark 8′ (4′, 0′, 4′), France 12′ (4′, 2′, 6′).
Tirs : Danemark 32 (14, 8, 10), France 21 (9, 6, 6).

Évolution du score :
0-1 à 24’30 : T. Da Costa assisté de Gallet
1-1 à 33’47 : Madsen assisté de Larsen et N. Jensen (sup. num.)
2-1 à 39’58 : Christensen assisté de Regin et N. Jensen
3-1 à 56’17 : Hardt assisté de Larsen et Regin (double sup. num.)
3-2 à 57’47 : S. Da Costa assisté de Romand (sup. num.)
4-2 à 59’24 : Jakobsen assisté de Storm et D. Nielsen
Danemark

Attaquants :
Mads Christensen (4′) – Peter Regin (C, 2′) – Nicklas Jensen (2′)
Frederik Storm (+1) – Morten Madsen – Nichlas Hardt (+1)
Jonas Røndbjerg – Julian Jakobsen (+1) – Mikkel Højbjerg
Lasse Lassen – Steffen Klarskov – Morten H. Poulsen
Nick Olesen

Défenseurs :
Philip Larsen – Nicholas B. Jensen (+1)
Daniel Nielsen (+1) – Nicolai Weichel (+1)
Lasse Bo Knudsen – Matias Lassen
Philipp Bruggisser (-1)

Gardien :
Sebastian Dahm

Remplaçant : Simon Nielsen (G).

France

Attaquants :
Anthony Rech – Stéphane Da Costa (C, 2′) – Peter Valier (2′)
Timothé Bozon – Teddy Da Costa (2′) – Bastien Maia
Jordann Perret (-1, 2′) – Eliot Berthon – Romain Gutierrez
Floran Douay (-1) – Rudy Matima (-1) – Guillaume Leclerc (-1, 2′)
Jérémie Romand

Défenseurs :
Nicolas Besch (A) – Antonin Manavian (A, 2′)
Olivier Dame-Malka (-1) – Hugo Gallet (-1)
Damien Raux – Jonathan Janil
Thomas Thiry

Gardien :
Ronan Quemener

Remplaçant : Henri-Corentin Buysse (G). En tribunes : Aziz Baazzi, Julien Correia.

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