Autriche – Russie (Championnats du monde, groupe A)

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La Russie a beaucoup perdu pendant ses matches de préparation mais a un calendrier favorable pendant ce mondial, ce qui lui permet en quelques sortes de continuer sa préparation contre toutes les nations les moins bien classées en début de tournoi. La première victime de la machine rouge était française et a pris 7-0. La deuxième rencontre s’avère encore plus déséquilibrée entre le champion olympique et le promu, même si l’Autriche a montré pas mal d’opportunisme lors de son premier match contre la Suisse.

L’Autriche – qui a perdu le défenseur Steven Strong blessé au genou sur la charge d’Andrighetto hier – fait jouer son gardien remplaçant David Madlener, mais il n’a pas trop à s’employer en début de partie tant cette première joute dominicale commence doucement. Quelques passes ratées amènent même les Russes à se faire peur sur des tirs de Schlacher et Zwerger.

À défaut de se montrer tranchante sur les situations installées, c’est finalement sur un contre que la Russie débloque son compteur. Mikhail Grigorenko part seul et bat le portier d’un beau tir plein axe. Puis c’est au tour d’Anisimov de partir tromper le gardien avec l’aide de Buchnevich (photo ci-contre). Une troisième salve slave et Barabanov porte la marque à 3-0 en moins de 10 tirs.

En deuxième période la Russie continue de se créer des occasions sans avoir l’air de vraiment forcer son talent.

Martin Schumnig sauve un 3 contre 1 du bout de la crosse mais sur la combinaison suivante Grigorenko inscrit son deuxième but de la partie au terme d’un très beau dribble contre le gardien. La défense autrichienne est à l’agonie, perd les duels, peine à sortir le palet et enchaîne les dégagements interdits. Si bien qu’aussitôt que l’offensive russe construit son redoutable jeu de passe, la défense est découpée, Kirill Kaprizov s’offre une cage ouverte imparable pour le 5-0, bien servi par le travail de Pavel Datsyuk qui a des petits airs de Red Wings dans son maillot du jour.

Un cinglage de Nikita Nesterov permet cependant aux Autrichiens de souffler un peu en supériorité numérique et de réveiller Vasili Koshechkin. Enfin Maxime Manin clôt la marque de la deuxième période sur une échappée, Madlener laissant filer le palet entre ses jambes malgré le retour de Clemens Unterweger. (photo ci-dessous)

Bien disciplinée, l’Autriche ne concède sa première pénalité qu’en troisième période. Les avants russes paraissent manquer de motivation et le power-play sans conviction s’achève sans but. Le gardien du SKA Saint-Pétersbourg Igor Shestyorkin a remplacé son compatriote de Magnitogorsk pour cette ultime période qui n’est pas des plus passionnantes. Ilya Mikheyev réveille un peu les supporters russes avec un joli tir qui transperce Madlener au terme d’une échappée.

L’Autriche ne fera donc pas mieux que la France malgré quelques belles tentatives en fin de tiers-temps pour sauver l’honneur. Aucun but encaissé en deux rencontres, 14 buts marqués. Même sans forcer la Russie quant à elle déroule et peut tranquillement préparer des échéances qui offriront davantage d’adversité.

Désignés joueurs du match : Peter Schneider (Autriche) et Mikhail Grigorenko (Russie).

Commentaires d’après-match :

Thomas Hundertpfund (Autriche) : « L’adversaire était d’un niveau supérieur à nous. Des matches comme celui-ci ou celui contre la Suède peuvent nous aider, car ils se jouent à plus grande vitesse que ce à quoi nous sommes habitués, donc ça peut nous permettre d’élever notre rythme pour les rencontres importantes pour nous, la France et le Bélarus. J’ai regardé le match entre eux hier, et ce sera une grosse bataille contre chacun. Il faudra d’abord jouer contre la Suède et la Slovaquie puis ensuite se concentrer pour gagner ces deux matches. »

Ilya Mikheyev (attaquant de la Russie) : « J’étais content de marquer ce but. J’ai réussi à accélérer et à prendre le défenseur de vitesse. On a joué contre des équipes plus fortes en préparation mais notre tâche est de jouer tous les matches de ce tournoi. La France et l’Autriche ont toutes les deux eu des moments forts. »

Autriche – Russie 0-7 (0-3, 0-3, 0-1)
Dimanche 6 mai 2017 à 12h15 à la Royal Arena de Copenhague. 9502 spectateurs.
Arbitrage Timothy Mayer (USA) et Tobias Wehrli (SUI) assistés de Miroslav Lhotsky (CZE) et Peter Sefcik (SVK).
Pénalités : Autriche 2′ (0′, 0′, 2′), Russie 2′ (0′, 2′, 0′).
Tirs : Autriche (7, 7, 4), Russie (17, 10, 14).

Évolution du score :
0-1 à 09’34 : Grigorenko
0-2 à 11’42 : Anisimov assisté de Buchnevich
0-3 à 13’19 : Barabanov assisté de Mikheyev et Yakovlev
0-4 à 23’52 : Grigorenko assisté d’Anisimov
0-5 à 30’21 : Kaprizov assisté de Datsyuk et Dadonov
0-6 à 37’58 : Manin assisté de Kaprizov
0-7 à 53’57 : Mikheyev

Autriche

Attaquants :
Manuel Ganahl (A, -1) – Thomas Hundertpfund (C, -2) – Peter Schneider (-1)
Brian Lebler (A, 2′, -4) – Konstantin Komarek (-3) – Fabio Hofer (-6)
Dominic Zwerger – Alexander Rauchenwald – Daniel Woger (-2)
Patrick Spannring (-1) – Patrick Obrist (-1)

Défenseurs :
Martin Schumnig (-4) – Clemens Unterweger (-4)
Dominique Heinrich (-1) – Stefan Ulmer (-1)
Layne Viveiros (-2) – Markus Schlacher (-1)
Patrick Peter (-1) – Mario Altmann (-1)

Gardien :
David Madlener

Remplaçant : David Kickert (G). En réserve : Bernhard Starkbaum (G), Steven Strong (D, genou), Lukas Haudum (A)

Russie

Attaquants
Kirill Kaprizov (+2) – Pavel Datsyuk (C, +2) – Yevgeni Dadonov (A, +1)
Mikhail Grigorenko (+3) – Artyom Anisimov (+3) – Pavel Buchnevich (+3)
Maxim Mamin (+2) – Sergei Andronov (A, +1) – Maxim Shalunov
Alexander Barabanov (+1) – Ilya Kablukov (+1) – Ilya Mikheyev (+2)

Défenseurs
Vladislav Gavrikov (+2) – Bogdan Kiselevich (+2)
Nikita Nesterov (2′, +1) – Nikita Zaitsev (+1)
Nikita Tryamkin (+3) – Dinar Khafizullin (+1)
Yegor Yakovlev (+4)

Gardien
Vasili Koshechkin puis Igor Shestyorkin à 40’00

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