Bulletin NHL : Quenneville, Senators, Plekanec, Nylander, Coupe du monde, commotion cérébrales, retour et blessures

327

Le Bulletin NHL fait chaque lundi le tour des nouvelles les plus marquantes de la ligue. Signatures, blessures, échanges, on vous résume le plus important.

 

Le point sur la ligue

Ça se resserre encore et toujours, à part les rebelles qui nous empêchent de zoomer pour y voir plus clair: Vegas et son PDO à pleurer (et qui a joué 6 de ses 7 derniers matchs sur la route), San José qui n’a même pas besoin de ses gardiens pour gagner, Carolina qui se veut la Belgique de la NHL, Nashville « la vie est belle », et les Islanders. D’ailleurs, me dites pas que les Islanders viennent d’en perdre 3 de suite ! Nooon. On ne l’avait pas vu venir, celle-là (ironie). Et le pire reste à venir.

Colorado a dû tomber sur Edmonton pour enfin gagner de nouveau. Mais eux-aussi sont rentrés dans le rang. Après un début de saison compliqué, le jeu de Pittsburgh retrouve vraiment de l’allure et les Pens s’affirment dans le bon cadran du graphique. Un cadran dont sortent New Jersey et Edmonton et dont s’approche Columbus, où Bobrovsky retrouve des couleurs. Enfin le PDO de Vancouver remonte (sic), Vancouver qui mène sa division malgré un différentiel de buts négatif… (no comment).

 

Fin de l’histoire entre Quenneville et les Blackhawks

L’un des coups de tonnerre de la semaine est tombé du côté de Chicago. Mardi dernier, les Blackhawks ont mis fin au contrat de Joel Quenneville. Âgé de 60 ans, Quenneville dirigeait l’équipe depuis le début de la saison 2008-2009. Son bilan de 452-246-96 est le deuxième meilleur de l’histoire de la franchise. Surtout, il a mené l’équipe à une fiche de 76-52 en playoffs, avec cinq finales de conférence Ouest et trois coupes Stanley.

Il semblait que les relations avec Stan Bowman, le manager général, s’étaient tendues depuis le titre de 2015. L’an passé, Chicago a manqué les playoffs pour la première fois en dix ans. Le début de saison, pénible (6-6-3), a donc sonné le glas de la légende.

« Ce fut une décision très difficile, avec tout le respect que nous avons pour lui et tout ce qu’il a apporté aux Blackhawks de Chicago depuis dix ans. Son tempérament de meneur d’hommes lors des trois coupes parle pour lui, et il sera toujours un membre important de la famille des Blackhawks », a déclaré le président John McDonough.

En réalité, Quenneville paie les pots cassés des décisions du manager général, Stan Bowman. Confronté aux difficultés de maintenir l’effectif après trois coupes dans un monde de plafond salarial, les mouvements de joueurs furent légion, sacrifiant souvent des jeunes joueurs afin de tenir les gros salaires des cadres. Mais surtout, Bowman a beaucoup lutté contre Quenneville en interne : limogeage de son assistant Mike Kitchen, nomination à sa place de Barry Smith, un proche de Bowman, contre la volonté de Quenneville. Les mouvements qui suivirent à l’été 2017 n’ont rien arrangé : départ de Panarin et Hjalmarsson, jamais vraiment remplacés. La presse avait déjà rapporté à l’époque la colère de Quenneville lorsqu’il avait appris l’éviction de Hjalmarsson de son effectif…

Un effectif vieillissant, manquant de vitesse et des choix stratégiques pesants : la liste est large. En 2016, Bowman sacrifie Teuvo Teravainen afin de conserver Bryan Bickell et son contrat onéreux. En juillet dernier, Vinnie Hinostroza fait les frais du contrat de Marian Hossa, offert aux Coyotes puisque le Slovaque ne peut plus jouer. Et que dire de l’échange raté de Philip Danault à Montréal en 2016, des acquisitions discutables de Brandon Manning et Chris Kunitz cette année ?

Ancien Blackhawks, Daniel Carcillo est sans pitié dans l’affaire :
« L’éviction de Quenneville n’est rien d’autre que l’essai désespéré de John McDonogh, Stan Bowman et Al MacIsaac de garder leur emploi. Il y a toujours eu de la tension entre Joel et ces hommes. Barry Smith (assistant) est le meilleur ami de Scott Bowman. »

Même si Quenneville n’est pas parfait – le traitement de Michal Kempny l’an dernier n’est pas à son avantage – il était particulièrement respecté dans le vestiaire. Dans un sondage de la NHLPA, le syndicat des joueurs, 16,5% des joueurs interrogés voulaient jouer pour lui, soit l’entraîneur préféré des votants.

Quenneville bouc-émissaire, ce n’est pas forcément un cadeau pour son remplaçant, Jérémy Colliton. A 33 ans, l’ancien international junior, qui ne compte qu’une poignée de matchs NHL avec les Islanders, avait pris la route de l’Europe. En Suède, il avait du mettre un terme à sa carrière pour cause de commotion. Devenu entraîneur en 2014, il a mené Mora aux sommets, avant de rejoindre l’été dernier l’équipe réserve de Chicago. Cette promotion constitue une pression considérable : il est plus jeune qu’une partie de l’effectif – Brent Seabrook fut son partenaire en junior – et n’affiche aucune expérience majeure. Quelle sera la réaction des joueurs à son arrivée ?

La mission s’annonce difficile… surtout avec la pression de ses supérieurs, comme le président McDonough :
« Je ne dirai pas que c’est une reconstruction, mais plutôt un remodelage. Nous avons toujours des joueurs dignes du Temple de la renommée. Mes attentes, c’est que cette équipe doit jouer les playoffs et, une fois qualifié, tout peut arriver. Nous voulons gagner, encore, remplir notre patinoire de fans qui verrons du hockey spectaculaire. Parfois, c’est difficile et vous devez repartir d’une page blanche. »
Samedi 10, Chicago a perdu son septième match consécutif. Le chantier est énorme en défense, l’attaque est trop déséquilibrée – Kane a dépassé les 28 minutes sur la glace récemment. Le groupe de prospects est brillant (Boqvist, Jokiharku notamment), mais pas tout à fait prêt. D’avance, bon courage, Jeremy Colliton…

Des joueurs des Senators critiquent un entraîneur assistant… dans un Uber 

C’est une drôle d’histoire qui vient frapper les Ottawa Senators depuis la semaine dernière. Alors que l’intersaison a été mouvementée avec l’affaire Hoffman/Karlsson (sans parler des accusations de harcèlement d’un membre du staff) et que la saison en cours n’est pas en très bonne voie dans la capitale canadienne, une affaire hors glace vient s’ajouter à tout cela.

Alors que l’équipe était en déplacement à Phoenix pour affronter les Arizona Coyotes, une vidéo des joueurs prenant un Uber a fuité sur internet. Problème, dans cette vidéo on aperçoit Matt Duchene, Chris Wideman, Chris Tierney et Thomas Chabot se moquer allègrement de entrainement adjoint Martin Raymond en charge du désavantage numérique.

En plus de s’amuser des statistiques catastrophiques du désavantage numérique de l’équipe, Matt Duchene a ajouté qu’il n’avait rien écouté des réunions de Raymond depuis trois semaines car selon lui rien ne change sur cet aspect du jeu malgré les résultats décevants.

Suite à la diffusion de cette conversation qui aurait dû rester privée, les Senators ont publié un communiqué d’excuses provenant des sept joueurs concernés, les quatre cités précédemment ainsi que Dylan DeMelo, Alex Formenton et Colin White. Par la suite, l’entraîneur Guy Boucher s’est emparé du sujet pour calmer le jeu et déclaré que l’affaire serait réglée en interne. Ce fut apparemment le cas puisque dès le lendemain, les Senators se sont largement imposés face aux New Jersey Devils 7-2.

Même si l’incident semble clos en interne, ce n’est pas le cas en ce qui concerne ce qui gravite autour du club. En effet le propriétaire Eugene Melnyk a demandé à ce que la vidéo soit retirée du site du journal Ottawa Citizen, ce que le journal a refusé. En représailles, Ken Warren qui travaille pour le journal s’est vu refuser l’accès à l’avion de l’équipe pour couvrir le prochain déplacement. L’affaire est donc finalement loin d’être terminée.

 

Plekanec dit adieu à Montréal et la NHL

C’est une page qui se tourne en pleine saison pour Montréal puisque Tomas Plekanec a été soumis au ballotage en vue de voir son contrat racheté par le Canadien. Avec l’émergence de nombreux talents au centre de l’attaque du Tricolore, il aurait été difficile de garder le Tchèque dans l’effectif de 23 joueurs. Avec Phillip Danault, Max Domi, Jesperi Kotkaniemi, Matthew Peca et le retour prochain de l’espoir Nikita Scherbak, les occasions de jouer de Plekanec auraient été peu nombreuses.

Conscient de cette situation, Plekanec a préféré se mettre d’accord avec son organisation et choisir sa sortie. Comme l’attaquant au col roulé l’a déclaré de nombreuses reprises, il souhaite se retirer de la NHL en tant que joueur des Canadiens de Montréal. Non réclamé au ballotage, Plekanec va pouvoir retourner en République Tchèque, son pays natal, afin d’y terminer sa carrière de joueur.

C’est donc une carrière riche de 17 saisons passées aux Canadiens de Montréal, entrecoupée de 17 matchs avec les Toronto Maple Leafs l’an dernier, qui s’achève pour Plekanec qui aura tout de même eu l’honneur cette saison de disputer son 1000e match dans l’uniforme qui lui tient le plus à cœur.

 

Maple Leafs et Nylander vers une séparation ?

Le bras de fer continue entre le clan de William Nylander et le Directeur Général des Maple Leafs Kyle Dubas. Comme on le sait depuis le début de ce feuilleton, William Nylander souhaite signer un gros contrat à long terme mais Dubas a une masse salariale à gérer et a indiqué à plusieurs reprises que tous les joueurs doivent faire un effort sur les contrats qu’ils signeront pour garder un effectif compétitif.

Mais la situation presse, car si Nylander ne signe pas un nouveau contrat – avec les Maple Leafs ou une autre organisation en cas d’échange – d’ici le 1er décembre, il sera sur la touche pour le reste de la saison. C’est pourquoi les Maple Leafs auraient demandé aux autres formations de la ligue ce qu’elles seraient prêtes à offrir en échange des services de l’attaquant, selon le journaliste de Sportsnet’s Elliotte Friedman.

Malgré cette demande des Maple Leafs – qui n’a pas été commentée par l’organisation – la priorité est de réussir à trouver un terrain d’entente avec le huitième choix au total du repêchage de 2014. Les négociations seraient actuellement autour d’un contrat similaire à celui de David Pastrnak avec les Bruins de 40M$ sur six années. Peu importe l’issue que prendra le dossier, le dénouement est proche et toutes les possibilités sont ouvertes.

 

Vers un nouveau format pour la Coupe du Monde NHL

Même si l’événement a été populaire dans son ensemble, le Coupe du Monde NHL n’a pas eu le succès espéré par les dirigeants. Le projet est donc toujours dans les tuyaux et Bill Daly, le commissaire adjoint, a confirmé que la ligue et l’association des joueurs poursuivent les discussions.

Prévue en 2020, la prochaine édition aura lieu à condition qu’aucun lockout ne survienne d’ici là. Et le grand changement concerne les équipes participantes. Au revoir la Team Europe et la Team North-America – qui regroupait les joueurs Nord-Américains de moins de 23 ans – qui devraient laisser leur place à des équipes de pays distincts. Reste à déterminer quel pays aura l’honneur de se joindre à la compétition dans un format qui devrait réunir maintenant huit équipes nationales.

 

La NHL trouve une arrangement avec d’anciens joueurs sur une affaire concernant les commotions

On se dirige vers la fin d’une affaire qui remonte à 2016. Cette année-là, une centaine de joueurs s’étaient réunis pour porter plainte contre la NHL à propos des commotions cérébrales. Le reproche des joueurs est que la ligue comme les équipes n’ont pas assuré leur bonne santé et ne les ont pas avertis des effets à long terme après avoir souffert d’une commotion cérébrale.

Un arrangement à hauteur de presque 17 millions de dollars vient d’être trouvé. De cette somme 6.9 millions seraient reversés aux joueurs ce qui représenterait 22000$ par personne.

Parmi les joueurs, Dan Carcillo qui a disputé neuf saisons en NHL a évoqué les raisons de cette plainte. S’il n’est pas amer contre la ligue, il souhaite seulement mettre la pression sur la NHL et que tout cela serve de leçon pour les prochaines générations de joueurs. L’ancien joueur des Blackhawks notamment reversera l’intégralité de la somme touchée à des associations pour la recherche.

 

Hedman retrouve la glace avec le Lightning

Après sept matchs d’absence, Victor Hedman a effectué son retour au jeu samedi face aux Ottawa Senators. Durant son absence le Lightning a continué son bon début de saison avec cinq nouvelles victoires pour deux défaites. Malheureusement pour le défenseur, son retour s’est soldé par une défaite malgré un joli but pour soigner son retour.

Le retour de Hedman ne sera pas de trop pour Tampa Bay qui va entamer un road trip de quatre rencontres mais qui peut voir venir puisque l’équipe de Floride est installé solidement en tête de la division Atlantique avec 25 points.

 

Boeser, Buchnevich et Klingberg sur la touche, Rask fait une pause

Surprenants leaders de la division Pacifique, les Canucks vont devoir se passer d’un de leurs atouts offensifs puisque Brock Boeser a été renvoyé à Vancouver pour consulter un spécialiste alors que l’équipe est en road trip pour six rencontres.

Fréquemment touché aux adducteurs, Boeser a déjà manqué deux rencontres cette saison à cause de ce problème. Le jeune espoir qui a terminé deuxième à la course au trophée Calder l’an dernier ne sera pas de retour au minimum avant le retour des Canucks à domicile le 17 novembre face aux Canadiens de Montréal.

Engagés dans une saison de reconstruction, les New York Rangers vont devoir se passer de leur homme en forme Pavel Buchnevich pour quatre à six semaines. Auteur de six points lors des six derniers matchs où les Rangers ont une belle fiche de 5-0-1, il s’est fracturé le pouce lors de la rencontre face aux Columbus Blue Jackets.

Pour John Klingberg, c’est une blessure au haut du corps qui gêne le défenseur numéro un des Dallas Stars. C’est face aux San José Sharks que Klingberg s’est blessé en voulant bloquer un tir de Evander Kane. Le joueur suédois a dû être opéré de la main et sera absent pour au moins quatre semaines.

Concernant Tuukka Rask, ce n’est pas une blessure qui le tiendra éloigné des terrains. Le gardien en difficulté depuis le début de la saison a demandé à l’encadrement des Boston Bruins de pouvoir prendre congés pour raisons personnelles.

Le directeur général des Bruins, Don Sweeney, a autorisé le Finlandais à s’absenter et déclaré que son absence ne devrait prendre que quelques jours. En attendant c’est Jaroslav Halak qui s’occupera de défendre le filet, suppléé par Dan Vladar qui a été rappelé du club-école.

Source Photo: Kamil Krzaczynski, Associated Press

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :