Championnats français 2020/21 : on y voit plus clair

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La CNSCG a presque terminé l’étude des dossiers et la plupart des clubs ont donc été validés pour les championnats à venir. Il n’y a donc pas d’hémorragie dans cette intersaison particulière, mais avec les incertitudes sur la situation épidémiologique, il est clair que la saison à venir sera compliquée à gérer pour tout le monde, clubs comme fédération.

Il ne manque au départ à cette heure en Ligue Magnus que deux clubs, dont le dossier reste en cours d’étude :  Rouen et Mulhouse. Dans les deux cas, il s’agit de clubs qui sont légitimement prudents du fait des limitations des capacités d’accueil de leur patinoire.

Les Scorpions, qui ont revu leur budget à la baisse de 20%, savent à quoi s’en tenir : une jauge réduite de 1605 spectateurs à seulement 546 dans la patinoire de l’Illberg. Les Dragons ont encore des doutes sur les conditions d’accueil du public à l’île Lacroix, qui est justement en travaux cet été pour être agrandie à 3078 places (la réception du chantier est pour fin août). Sauf que cette capacité est évidemment théorique dans les conditions actuelles… Cela explique que le RHE n’ait pas encore ouvert sa campagne d’abonnements (repoussée à la semaine prochaine) et n’a recruté qu’un joueur extérieur (Vigners) en se contentant pour l’instant de prolonger les deux tiers de son effectif.

Les dix autres clubs sont validés pour la saison 2020/21 de Ligue Magnus, mais trois font l’objet de mesures d’encadrement. Bordeaux a vu sa limitation des frais généraux à 1,2 million d’euros reconduite, mais avec une masse salariale « joueurs » limitée à 600 000 euros.

La situation des deux clubs haut-alpins, dont les capitaux propres sont négatifs, reste problématique.

Briançon, endetté, est placé sous recrutement contrôlé et est sanctionné de 3 points de pénalité avec sursis pour n’avoir pas respecté ses objectifs financiers de la saison précédente. Gap est pour sa part sanctionné de 3 points ferme et aura sa masse salariale « joueurs » réduite à 500 000 euros.

En division 1, 11 clubs sur 14 sont maintenant validés. Il manque Chambéry, Clermont-Ferrand et Mont-Blanc, dont les dossiers sont en cours d’étude.

Mais quatre clubs sont sous mesures d’encadrement. Cholet, Marseille et Montpellier font l’objet d’une surveillance renforcée. Tours, sanctionné de 3 points ferme + 3 points avec sursis, aura une masse salariale limitée à 200 000 euros.

En division 2, 18 clubs sur 20 sont validés. Il manque Rouen et Valence dont les dossiers restent en cours d’étude. Outre la surveillance automatique prévue par le règlement pour les promus (Reims et Poitiers cette année), Valenciennes et Vaujany font aussi l’objet de contrôle renforcé pour revenir à l’équilibre.

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