La victoire du week-end dernier contre les Jets d’Évry-Viry a redonné un peu d’espoir aux Titans colmariens. Certes, il va falloir remporter leurs trois derniers matchs pour espérer accrocher l’une des deux places de maintien offertes. Toutefois, le match de ce soir contre Courbevoie n’aura rien d’une tâche facile puisque les Coqs, après une saison moribonde en dernière place de leur poule Nord, sont pour le moment invaincus dans cette poule de relégation. Un seul point ce soir leur suffirait pour être mathématiquement sauvés. On devine donc que les Franciliens ne comptent pas venir en victimes expiatoires. Les Colmariens, de leur côté, jouent avec quasiment le même effectif que contre Évry-Viry, seul Théo Lobstein remplace Jonas Bourdages en attaque.
Autant la semaine précédente, Colmar avait pu évoluer rapidement à l’aise dans ses baskets en scorant très tôt dans la partie, autant cette entame de match ne se passe pas de la même façon. Courbevoie n’entend pas laisser parler la vivacité des jeunes Alsaciens et reste dans une position d’attente défensive dans sa zone, tout en gênant et grattant tout palet local. Ce sont même eux qui se créent une des premières grosses occasions du match, lors d’une supériorité numérique, qu’Isaac Charpentier repousse de près (4’10). Dans la foulée, puis au fur et à mesure de la période, Colmar accentue l’étreinte devant la cage de Vito Nikolic, non sans connaître des soucis pour créer du trafic dans le slot.

Au retour des vestiaires, les locaux prennent rapidement le taureau par les cornes et s’installent durablement en zone courbevoisienne. Même en désavantage numérique, Antonin Germond trouve le moyen de partir en break mais bute sur la mitaine de Nikolic, avant que Alexis Hermant tente, dans la foulée, « la rince » (25’39). C’est d’ailleurs ce même Hermant qui contourne plus tard la cage du même portier laissée béante, le Croate ayant été pris de vitesse pour se repositionner, mais le jeune Mulhousien ne parvient à concrétiser (30’16). Rageant ! Dans les instants qui suivent, Courbevoie toujours acculé dans sa zone dégage vers Charpentier, via un tir de Louis Benoist, pourtant positionné devant son propre gardien. Le dégagement est cadré, Charpentier est pourtant surpris par le ricochet du palet qui manque de rentrer dans son but… S’ensuit une mauvaise récupération locale qui profite à Palmyre Ligué, accouru en contre (0-1 à 32’01). Le banc des Coqs exulte de cette réalisation inespérée, marquée totalement à contre-courant du match. Le reste du tiers est donc plus crispé pour les Colmariens, qui voient Nikolic plus concentré et plus avare en rebonds, quand ses coéquipiers harcèlent à quatre tout en gardant un attaquant près de sa bleue, guettant le moindre palet lancé.
Pas facile dans ces conditions de retrouver la concentration et l’initiative pour les vingt dernières minutes. Tarik Chipaux choisit, lors d’un intermède surfaceuse (il y a du sang sur la glace, suite à malencontreux mouvement de la crosse de Philéas Perrenoud sur la joue de Benoist), de recentrer ses 4 lignes offensives initiales sur 3. L’initiative est bonne, les neuf Titans montrent une bonne percussion mais butent désespérément sur une crosse ou un placement francilien, les Coqs les privant, de surcroît, de nombreuses passes transversales qu’ils coupent. Les Haut-Rhinois en sont alors contraints à jouer de façon solitaire, et aussi de façon plus haute, pour créer le pressing, mais ils s’exposent fréquemment aux contres à 2 contre 1 des Courbevoisiens. Il reste environ 5 minutes de jeu, crispantes à vivre, et Courbevoie mène le tiers aux tirs. Colmar parvient toutefois, à force de harcèlement, à déstabiliser son adversaire. Qui plus est, lors d’une pénalité de banc francilienne, Anthony Conti rassure les siens d’un tir à mi-distance (1-1 à 56’42). Il était temps ! La physionomie du tiers revient à l’avantage des locaux mais ils ont laissé beaucoup de forces et de lucidité dans le combat, Nikolic sauvant encore de nombreux brulôts. Dans les dernières secondes, Charpentier est sorti pour créer le surnombre devant la cage des visiteurs, mais malgré encore deux tirs tendus que le gardien croate sort de façon désespérée, le temps réglementaire se termine sur un score de parité, ce qui permet aux Coqs de faire entendre bruyamment leur satisfaction du gain du point salvateur.
Il reste toutefois une prolongation à jouer, en trois contre trois, et le gain de 2 points pour Colmar. Le temps pour Perrenoud de tournicoter et d’éreinter par deux fois Nikolic, c’est ensuite Ivan Esipov qui remonte vers le portier visiteur pour (enfin) le tromper d’un tir sur la droite de sa cage (2-1 à 60’42).
Deux points, c’est mieux que rien. Le succès est accueilli de façon mitigée par les Titans. Une victoire en temps réglementaire pour Colmar, et c’était l’assurance que Courbevoie ait encore la pression pour affronter Évry-Viry. Courbevoie ayant acquis son point manquant, c’est maintenant un duel à distance qui va se jouer entre Colmar et Évry-Viry. Colmar devra gagner ses deux parties contre Poitiers, quand Évry devra gagner impérativement, même en prolongation, contre Courbevoie. En sachant que Courbevoie a gagné contre son rival francilien dans cette poule de maintien, mais a perdu deux fois en saison régulière… Les Titans n’ont donc plus toutes les cartes en mains, il ne leur reste plus qu’à jouer leur chance à fond contre Poitiers, en continuant de miser sur leur schéma rapide, accrocheur, culotté, concentré et discipliné.
Colmar – Courbevoie 2-1 après prolongation (0-0, 0-1, 1-0, 1-0)
Samedi 2 avril 2022 à 19h00 à la patinoire de Colmar. 100 spectateurs environ.
Arbitrage de M. Germaneaud assisté de MM. Chouleur et Kirschenbaum.
Pénalités : Colmar 10′ (4′, 4′, 2′, 0′) ; Courbevoie 8′ (4′, 2′, 2′, 0′).
Tirs : Colmar 34 (12, 10, 9, 3) ; Courbevoie 25 (6, 6, 9, 0).
Évolution du score
0-1 à 32’01 : Ligué assisté de Prudent et Leroux
1-1 à 56’42 : Conti assisté de Goncalvès et Hermant (sup. num.)
2-1 à 60’46 : Esipov assisté de Perrenoud et Cruchandeau
Colmar
Attaquants :
Anthony Conti – Maxime Mathieu (C) – Antonin Germond
Alexis Hermant – Antony Goncalvès (A) – Julien Burgert (A)
Shanouk Boiteau – Phileas Perrenoud – Corentin Cruchandeau
Arthur Pousse – Théo Lobstein – Enzo Poirot
Défenseurs :
Léopold Beckmann – Lélian Vix
Ivan Esipov – Joachim Sonnet
Milo Avoine – Eliot Weber
Gardien :
Isaac Charpentier [sorti de 59’55 à 60’00]
Remplaçant : Arthur Krauss (G)
Courbevoie
Attaquants :
Palmyre Ligué – William Prudent (A) – Maxime Leroux
Hugo Héron – Alexandre Hamdan – Thomas Gesquière
Viktor Papp – Maxence Berthaud – Adrien Sel
Défenseurs :
Luc Gesquière – William Place (C)
Lucas Marivin – Louis Benoist
Christophe Bourges – Mathieu Deruelle
Gardien :
Vito Nikolic
Remplaçants : Mathieu Sizaire (G), Mael Coredo, Léo Ravera.







































