En dehors de la Ligue Magnus, c’est la Coupe de France qui lance la compétition officielle, avant les championnats des différentes divisions. Retour sur ce samedi soir de reprise en classant les oppositions par division.
Des clubs de division 3 pas tous écrasés
Un quota de seulement six clubs de division 3 avait été autorisé à s’engager en Coupe de France cette année. Seul candidat à avoir participé au dernier carré final, Avignon n’a pas été retenu par la fédération et avait publiquement exprimé sa frustration. L’équipe de D3 située dans sa zone géographique, le voisin Nîmes, a subi le carton du jour face à Roanne (1-13), avec 3 buts et 3 assists pour la toute dernière recrue Lyly Jokinen, qui n’a pas eu besoin d’adaptation.
L’écart a été identique pour Metz face à Dijon, une équipe pourtant repêchée en D2 après sa relégation (2-14). La gardienne de l’équipe de France, Justine Crousy-Théode, a joué les deux premières périodes dans les cages mosellanes, elle a tenu un quart d’heure comme son équipe (0-1) mais a ensuite cédé sous les coups de boutoir. Le nouvel attaquant américain des Ducs, Colton Sipperley, s’est bien amusé avec 5 buts, mais il ne faut pas qu’il s’attende que l’adversité soit aussi facile en championnat.
Dans la zone nord, les équipes de D3 ont mieux tenu défensivement… malgré deux divisions d’écart face aux formations de D1 ! Champigny-sur-Marne a résisté contre Meudon (0-8) Les joueurs français des Comètes ont inscrit 7 buts sur 8, dont un triplé pour Antoine Mony. On s’inquiétait pour Compiègne face aux Dunkerquois candidats à la montée en Ligue Magnus, le score final est tout à fait honorable (1-11) même si les Corsaires ont fait tourner et donné du temps de jeu aux jeunes joueurs du club. Timothé Guillemot (17 ans) a mis 1 but – son premier en senior – et 1 assist.
Dans le « désert français des patinoires » qu’est le sud-ouest, il y avait deux équipes de D3 sur quatre engagés et chacune a mis 3 buts. Le capitaine de Brive, l’ex-international Victor Barbero, a même ouvert le score contre Toulouse-Blagnac et mis deux buts, sans pouvoir empêcher la défaite de l’équipe qu’il encadre (3-12).
Plus remarquable encore, la prestation des Dragons de Poitiers, encouragés par 829 spectateurs. Ils ont aussi marqué les premiers, par Evgeny Muratov, et surtout ils ont livré une solide opposition jusqu’à la fin face à Clermont-Ferrand (3-6). De quoi prouver que les Poitevins seront des candidats sérieux à la montée en D2…
Oppositions de D2 : les Trois Frères
Le prix du spectacle offensif est attribué au duel 100% D2 entre Châlons-en-Champagne et Evry/Viry, deux équipes qui se retrouveront en championnat et qui ont donné un bel avant-goût aux 996 spectateurs avec un score de 7-8. Le but décisif a été inscrit par la recrue américaine des Jets, Andrew Doucet, auteur d’un doublé.
Orléans a été la dernière équipe officiellement engagée en D2 après son passage en Commission d’Appel, mais elle a été la première à réjouir son public avec deux buts pour ses deux joueurs lettons Burkits et Vitols dans les six premières minutes. Aleksis Burkits a remis ça en deuxième période avec le but du 3-2 mais Reims a peu à peu repris le dessus (3-7) grâce au joueur du match Guillaume Coulombe (3 buts et 1 assist).
L’autre opposition entre équipes de division 2 a donné lieu à la résurrection tardive, celle des Albatros de Brest tout juste relégués de D1. Et on peut dire une chose : heureusement que les frères Motreff sont là ! Si le cadet Valentin Motreff avait marqué le premier, La Roche-sur-Yon avait renversé la situation en sa faveur par Quentin Durand et Arthur Chauvet. Mais à deux minutes de la fin, l’aîné Nicolas Motreff (revenu de Suisse pour entraîner l’équipe) a sorti son gardien et le benjamin Valentin Motreff – les deux frangins ont 14 ans d’écart – a alors égalisé in extremis ! Olivier Binet-Bérubé a marqué le but gagnant en prolongation et le public du Rinkla aura donc peut-être l’occasion de revoir un adversaire de D1 à l’occasion du prochain tour de Coupe.
Des derbys D2/D1 qui rappellent des souvenirs
Les équipes parisiennes de D2 n’ont pas existé face à la division supérieure. Les Français Volants, qui « recevaient à l’extérieur » Valenciennes, se sont inclinés 10-0 dans le Nord. Tout aussi blanchis et plumés, les Coqs de Courbevoie, dans un derby contre Neuilly-sur-Marne qui leur rappelle le temps où ils évoluaient en D1… le score en moins (0-9, avec 3 buts et 2 assists pour Lucas Besson).
S’il y a une affiche qui rappelle de grandes heures, c’est bien le chaud derby Mulhouse-Épinal. Forcément, l’Illberg a fait le plein avec 1061 spectateurs. Fraîchement promus en D2, les Scorpions ont tenu le score vierge 18 minutes contre le champion de D1 ! La recrue Filip Hudak a alors soulagé les Wildcats, imité vers la mi-match par deux buts en deux minutes pour Peter Hrehorcak et Alexandre Lubin. Le capitaine mulhousien a relancé le suspense à 1-3 dans le dernier quart d’heure, et le score final apparemment large est faussé par deux buts en cage vide (1-5)
Villard-de-Lans jouait en D2 il y a encore deux ans, et n’a évité la redescente que de justesse, mais s’il faut une preuve que les Ours se sont hissés au niveau de la D1, c’est l’ampleur de leur victoire à Valence (3-9) avec 5 buts pour Bjorn Robinson.
Il n’y a pas eu le même écart du côté de Montpellier, où le gardien Michael Stiliadis a fait front devant l’Avalanche du Mont-Blanc. Vladislav Tunik et le fils prodigue de retour Andréas Fleutot ont marqué pour les Hauts-Savoyards, la réduction du score d’Erik Cermak n’ayant pas suffi (1-2).

La présaison ne compte pas
Et les affiches entre clubs de D1 ? Morzine-Avoriaz et le HCMP s’étaient affrontés samedi dernier en amical (1-4), mais la présaison n’est pas forcément représentative. La fin de match a été sensationnelle. Les Bouquetins ont sorti leur gardien à deux minutes de la fin pour jouer à 6 contre 4 à la faveur d’une pénalité local, Austin Mourar a égalisé… mais trente secondes plus tard Casper Andersson a redonné l’avantage – définitif cette fois – aux Pingouins (3-2).
La présaison ne compte pas, disait-on ? Cholet y avait obtenu 6 victoires en 6 matches. Et clac, pour la reprise officielle, les hommes de Julien Pihant ont été battus par Caen, emmené par un doublé de son nouveau centre tchèque Radek Vesely. Et pourtant, là aussi, il y a eu sortie du gardien après une pénalité et jeu à 6 contre 4. Là aussi, il y a eu égalisation in extremis, par la recrue-phare Clément Masson à 18 secondes de la fin. Mais aux tirs au but, Ronan Quemener a arrêté 4 tentatives sur 5 et donné la victoire aux Drakkars (3-4).
Décidément, les résultats de présaison, c’est du bidon ! Tours y a accumulé les contre-performances, 5 défaites en 5 matches, dont un 4-6 contre Nantes. Mais cette fois, les Corsaires n’en ont pas mis un, blanchis par Sébastien Raibon (33 arrêts, et un poteau). Les Tourangeaux en ont mis autant, avec un doublé de Steven Fournier, un but de la quatrième ligne (signé Léo Lesage) et un en cage vide de Bourgaut (4-0). Le prêt des deux défenseurs bordelais Ulysse Tournier et Hubert Dogémont a beaucoup aidé la défense tourangelle.
Le promu de D1 Lyon a frappé très vite avec un but de Dmitri Dudkin après… 16 secondes ! Le Russe était le meilleur buteur de la poule sud D2 avec Valence (à égalité avec Lucas Chautant qui a inscrit 1 but et 1 assist). L’autre recrue de l’intersaison, l’international Peter Valier, a mis 3 points, et le LHC a prouvé qu’il n’avait pas forcément besoin de plus pour être compétitif en division supérieure. Résultat, 6-4 contre Chambéry malgré les doublés de Valentin Grossetête et Antoine Fertin, tous deux prêtés par Grenoble au partenaire savoyard après avoir commencé la saison en Ligue Magnus.
Les résultats de la Coupe de France 2026









































